Il y a quatre ans, on pouvait légitimement discuter de l’intérêt de boycotter ou non la Coupe du monde au Qatar, ce Mondial de trop, concentré des excès du capitalisme jusqu’au grotesque, mais aussi des lubies antiécologistes, antisociales et antitransparence d’une Fifa (Fédération internationale de football association) devenue une version réelle de l’Étoile de la mort de Star Wars. Quatre ans plus tard, la faillite du football professionnel, telle que la Fifa a choisi de le dévoyer sans aucune limite, n’a jamais été aussi évidente. La privatisation du football est achevée, et les matchs de ce mois de juin n’auront plus grand-chose à voir avec le jeu de ballon universel qui unit ses adeptes à travers tous les terrains du monde. La compétition a été élargie à quarante-huit pays – au détriment de l’intérêt comme de la santé des joueurs – pour se donner les atours de l’universalisme façon Jeux olympiques (JO). Hypocrisie suprême quand une partie des joueurs, supporteurs et supportrices, journalistes et arbitres sont interdits de participer à cause de leurs seules origines. L’Allemagne nazie, au moins, avait laissé Jesse Owens en 1936 concourir aux JO de Berlin et démontrer l’absurdité de ses thèses. Abonnez-vous à partir de 1 euro pour découvrir ce parti pris |
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