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Donald Trump et l’Iran ont signé l’accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
5 000 morts de la chaleur par an en France, des influenceurs pour le quai d'Orsay, discours de clôture du G7 par Emmanuel Macron, beaucoup d'heures supplémentaires chez les apprentis.
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Donald Trump et l’Iran ont signé l’accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
Le président américain, Donald Trump, a signé, depuis le château de Versailles, l’accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Un exemplaire papier de l’accord a été signé, puis une photographie a été envoyée aux autorités iraniennes, précise la présidence française.
“Je peux confirmer la signature”, a également déclaré un responsable américain à l’AFP, interrogé sur l’information selon laquelle le dirigeant des Etats-Unis aurait personnellement signé un exemplaire de l’accord lors d’un dîner au château de Versailles, avec le président de la République Emmanuel Macron à l’issue du sommet du G7.
De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a également confirmé la signature de l’accord avec Washington. “Le texte du protocole d’accord d’Islamabad a été finalisé par la signature des présidents Donald Trump et Massoud Pezeshkian. Il est désormais temps de mettre à l’épreuve la mise en œuvre de cet accord”, a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï. Il a ajouté que cette signature avait été faite électroniquement et qu’une cérémonie de signature “n’a pas vraiment sa place”.
Le gouvernement suisse avait initialement annoncé une cérémonie de signature dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne. Téhéran avait ajouté que le président du Parlement iranien, le négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, et le vice-président américain J.D. Vance y assisteraient.
La chaleur tue plus de 5 000 personnes chaque année en France
La chaleur provoque désormais 5 398 décès chaque année en France, alerte une étude d’Oxfam consacrée à l’impact du changement climatique sur la santé. Alors que la France vient de connaître la vague de chaleur la plus précoce de son histoire, la répétition des épisodes caniculaire est “une bombe sanitaire passée sous les radars du gouvernement”, alerte l’ONG.
Contrairement aux idées reçues, les effets de ces épisodes caniculaires ne se limitent pas à la déshydratation des personnes âgées. Selon le rapport, la chaleur augmente de 7% le risque de décès par infarctus, dont les femmes meurent deux fois plus, lors des 1% des journées les plus chaudes de l’année. Les canicules de plus de sept jours augmentent de 70% le risque d’insuffisance rénale aiguë.
La canicule de mai a provoqué davantage de coups de chaleurs chez les enfants et les 15-44 ans, selon Santé publique France. Pour Cécile Duflot, la directrice générale d’Oxfam France, les politiques publiques françaises sont inadaptées. “La prévention sur les personnes âgées a plutôt bien progressé, mais on a laissé de côté les moins de 45 ans qui ont été plus victime lors de cette vague de chaleur”, dénonce-t-elle auprès de France Inter. “On a un plan grand froid, mais on n’a pas de plan grand chaud global”, poursuit-elle avant de conclure : “On n’est pas prêts.”
Selon Oxfam, le réchauffement climatique aggrave également les inégalités. À l’été 2025, la chaleur a été 31% plus meurtrière dans les dix départements les plus pauvres de l’Hexagone et de Corse que dans les dix départements les plus riches. Le risque de surexposition aux fortes chaleurs est dix fois moins important pour les habitants des 20% des quartiers urbains les plus favorisés.
Le rapport pointe également la fragilité du système de santé face au réchauffement climatique. 37% des hôpitaux sont situés dans des zones inondables, rapporte Oxfam.
Face à cette triple crise, climatique, sanitaire et sociale, Oxfam a calculé que 17 mois de bénéfices de TotalEnergies suffiraient pour couvrir l’ensemble des investissements nécessaires à l’adaptation du secteur jusqu’en 2050.
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Le Quai d’Orsay et sa galaxie d’influenceurs
Et si French Response, ce compte rattaché au ministère des Affaires étrangères et chargé de combattre les attaques contre la France sur les réseaux sociaux à grand renfort de mèmes et de punchlines, n’était que la partie immergée de l’iceberg ? Car le Quai d’Orsay s’entoure, depuis déjà plusieurs années, d’un réseau d’analystes aux comptes influents sur les réseaux sociaux.
L’objectif : lutter, à moindre coût, contre les tentatives d’ingérences en diffusant ses éléments de langage et la position officielle de la France sur un ensemble de sujets diplomatiques et géopolitiques. Un moyen supplémentaire – mais surtout déguisé – d’appuyer l’Etat dans la “guerre informationnelle” qu’il mène face aux puissances étrangères comme la Russie, la Chine ou les Etats-Unis.
Tout part d’une brouille entre La France insoumise et l’un de ces supposés “influenceurs”. Début juin, le député insoumis Bastien Lachaud et Jean-Luc Mélenchon accusent le Quai d’Orsay de disposer d’un réseau d’influence chargé de diffuser ses “éléments de langage” sur les plateformes sociales. Dans leur viseur : Louis Duclos, un analyste et consultant en géopolitique aux quelque 74 000 abonnés sur X. D’après eux, cet habitué des chaînes d’information “travaillerait” en sous-main, aux côtés d’autres comptes influents, avec le ministère des Affaires étrangères.
Le ministre n’a pas répondu aux sollicitations de Bastien Lachaud, mais au sein du Quai d’Orsay, une source confirme que le ministère “briefe” un réseau d’analystes influents sur un ensemble de sujets diplomatiques et géopolitiques. Ces quelques dizaines de personnes, qui tiennent des veilles spécialisées sur des sujets variés comme la guerre en Ukraine ou le conflit israélo-palestinien, ne sont pas rémunérées. Selon cette même source, ces collaborations reposent avant tout sur une logique de “service d’information” plutôt que sur des partenariats formels.
Briefings officieux, notes d'information, déclarations officielles du ministre… Le ministère transmet un ensemble d'informations, habituellement réservées à la presse, à des créateurs de contenus.
Ces comptes spécialisés s’intéressent par ailleurs à des détails techniques ou géographiques très pointus. Là où un journal télévisé ne retiendra qu’une information globale, un spécialiste de l’Ukraine se penchera par exemple sur “la nature exacte” de l’aide envoyée par la France ou le détail des sanctions imposées à la Russie, fait-on valoir. Un moyen pour le ministère de mieux valoriser “l’action précise de la France à l’étranger”.
Tous les créateurs de contenus assurent qu’ils piochent à leur guise dans les informations du Quai d’Orsay, selon l’intérêt qu’ils y trouvent pour leur compte. Ils soulignent également que leurs échanges avec le ministère des Affaires étrangères ne portent “en aucun cas” sur des sujets de politique intérieure et que les critiques qu’ils pourraient émettre sur tel ou tel parti politique depuis leurs réseaux sociaux ne sont que le fruit de leurs opinions personnelles.
Mais cet engagement suscite parfois quelques frustrations chez certains créateurs de contenus qui ont le sentiment de “prendre des coups” pour l’Etat sans rétribution financière. Conférence des ambassadeurs, réunions thématiques, visite du ministère… En échange de leur mobilisation, ils sont parfois invités à des événements organisés par le Quai d’Orsay, l’occasion de nouer des liens avec des diplomates ou de rencontrer l’équipe ministérielle.
Conférence de presse d’Emmanuel Macron en clôture du sommet du G7
Le chef de l'Etat français a dressé un bilan positif du sommet du G7, au dernier jour de la rencontre qui était cette année présidée par la France. Durant trois jours, les dirigeants de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni – ainsi que la présidente de la Commission européenne et les dirigeants de plusieurs pays invités – ont échangé sur plusieurs dossiers clés, notamment la guerre en Ukraine et l'accord sur la fin du conflit au Moyen-Orient.
La rencontre annuelle des dirigeants du Groupe des sept “se tenait dans un contexte extrêmement difficile de fragmentation du monde, de conflits”, a rappelé Emmanuel Macron au début de sa prise de parole. “Ce G7 a été objectivement un succès, parce qu'il a été un moment d'unité, de discussions de qualité et de vraie coopération entre les dirigeants qui se sont retrouvés ici”, a souligné le chef de l'Etat.
Il a rappelé le contenu des neuf déclarations conjointes adoptées à l’unanimité par les Etats du G7, qui portaient sur des sujets aussi variés que la lutte contre le narcotrafic, les déséquilibres macroéconomiques, la protection des mineurs en ligne, la lutte contre l’épidémie d’Ebola en Afrique ou les minerais critiques. Sur ce dernier dossier, “face à une Chine qui a parfois accumulé des réserves stratégiques, nous sommes tous face à des risques de surdépendance, et donc de vulnérabilité de nos chaînes de valeur”, a souligné Emmanuel Macron.
“Nous avons acté d’y aller ensemble, en G7 et même G7+, avec les cinq pays invités (Brésil, Corée du Sud, Inde, Kenya et Egypte) au sommet, a-t-il rapporté. Nous allons ensemble bâtir des projets de coopération, réduire ensemble nos risques de dépendance, diversifier ensemble nos sources d’approvisionnements.”
Le président s'est aussi félicité des discussions menées par le Groupe des sept sur la guerre en Ukraine, lors d'une réunion en présence du président ukrainien, Volodymyr Zelensky. “Nous nous sommes engagés à accroître les pressions sur la Russie, y compris par un renforcement de nos sanctions”, a-t-il souligné, en référence à la déclaration conjointe adoptée par les dirigeants.
Selon le chef de l’Etat, “c’est la première fois que nous avons une telle convergence en G7” sur l’Ukraine. “Et c’est la première fois que nous portons des conclusions aussi claires”, a-t-il estimé, soulignant que les Etats s’étaient engagés à renforcer leur aide à l’Ukraine, notamment en lui accordant des licences pour accroître sa production militaire.
Ce sommet s'est tenu au lendemain de l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran sur un cessez-le-feu au Moyen-Orient. “C'est un très bon accord, a déclaré Emmanuel Macron. Il met fin à une situation de très grande instabilité et dont les conséquences pour nos économies étaient terribles.”
Dans une déclaration commune, les dirigeants du G7 ont “réaffirmé que le droit de passage en transit, sans entraves, sans redevance, à travers le détroit d’Ormuz était la pierre angulaire du début de cet accord”, a noté le président français. Emmanuel Macron a aussi rappelé “la disponibilité” d’une coalition, à l’initiative de la France et du Royaume-Uni, pour sécuriser le passage maritime.
Le Groupe des sept s’est par ailleurs accordé sur “la nécessité de défendre l’intégrité territoriale, la souveraineté du Liban”, où Israël poursuit ses opérations militaires. Ses membres ont par ailleurs appelé à “accélérer les efforts humanitaires et de reconstruction” à Gaza, et “à mettre un terme aux violences en Cisjordanie”.
La majorité des apprentis font des heures supplémentaires
Deux-tiers des apprentis préparant une formation de niveau CAP à Bac+2 font des heures supplémentaires, et 84% d’entre eux sont exposés à au moins un facteur de pénibilité, selon une étude de la Dares, le service statistique du ministère du Travail.
Cette étude de la Dares se fonde sur les réponses à une enquête de plus de 8 000 jeunes, entrés en apprentissage en 2018 pour préparer une formation d’un niveau CAP à bac+2 et toujours en contrat durant l’année scolaire 2019-2020. Parmi eux, 67% ont déclaré faire des heures supplémentaires. Un taux qui monte à 71% pour les apprentis des métiers de bouche, avec des heures supplémentaires ne donnant jamais lieu à compensation pour un quart d’entre eux.
Les apprentis des métiers de bouche et de services aux particuliers sont également concernés par les horaires de travail atypiques, le samedi, le dimanche, tôt le matin ou tard le soir. En parallèle, 84% des apprentis interrogés sont exposés à au moins un facteur de pénibilité, 63% à plusieurs. Il s’agit notamment d’exposition à des fumées ou à des poussières, au bruit, à des températures élevées ou à des températures basses. Les taux d’exposition sont plus élevés pour ceux qui travaillent dans des entreprises petites ou moyennes, de moins de 250 salariés.
Revue de presse québecoise
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