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jeudi 18 juin 2026

VU DU DROIT - D’un 18 juin, l’autre…Jeudi 18 juin 2026

 

Nous venons d’apprendre que la créature portée au pouvoir par le coup d’État du printemps 2017 vient de décider d’annuler la commémoration de la fête nationale de la république française.

Le 14 juillet prochain, 86 ans après la première fois le 13 juin 1940, une troupe nazie va descendre en parade l’avenue des Champs-Élysées. Les héritiers ukrainiens des nazis allemands vont défiler dans une cérémonie organisée sous l’égide d’une UE dirigée par les descendants des mêmes. Pour parfaire le tout, et bien nous faire comprendre le statut de notre malheureux pays, le psychopathe a décidé d’interdire au profit d'un chant qui ne nous concerne pas, l’exécution de l’hymne national. Celui chanté par les fusillés du Mont-Valérien, les combattants de Bir Hakeim, et sur les mêmes Champs-Élysées, par les Français libres le 25 août 1944 dans Paris libérée.

Et ce 18 juin dans un pays abaissé, assurant ‘un pays étranger de sa soumission, Macron raconte des histoires de football. Depuis son élection, il nous aura méthodiquement, humilié tous les jours.

Jorge Luis Borges, le grand écrivain argentin, l’aveugle de Buenos Aires, disait : « le destin d’un homme, aussi long et compliqué soit-il, se résume en fait au jour où il sait définitivement qui il est ». Le 18 juin 1940, face à la défaite qui frappait son pays, Charles de Gaulle sut définitivement qui il devait être. Ce qu’il réalisa, pendant les quatre années suivantes, qu’il qualifia lui-même « d’épouvantables ».

Un an plus tard, le 18 juin 1941, pour l’anniversaire de son appel, il prononça un autre discours qui commençait par ces phrases :

« Le 17 juin 1940 disparaissait à Bordeaux le dernier gouvernement régulier de la France. L’équipe mixte du défaitisme et de la trahison s’emparait du pouvoir dans un pronunciamento de panique. Une clique de politiciens tarés, d’affairistes sans honneur, de fonctionnaires arrivistes et de mauvais généraux se ruait à l’usurpation en même temps qu’à la servitude. Un vieillard de quatre-vingt-quatre ans, triste enveloppe d’une gloire passée, était hissé sur le pavois de la défaite pour endosser la capitulation et tromper le peuple stupéfait.

Le lendemain naissait la France Libre. »

En cinq phrases imparables de Gaulle écrivait l’histoire. 86 ans plus tard ils sont encore tous là, la clique est au complet. Les politiciens tarés, les affairistes sans honneur, les fonctionnaires arrivistes, les mauvais généraux, il ne manque personne. Chaque terme prononcé évoque un ou plusieurs visages d'aujourd'hui.

Arriverons-nous à nous libérer de cette nouvelle équipe mixte du défaitisme et de la trahison ?

Saurons-nous, les chasser, les épurer, les juger et les punir ?

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