La promesse d'Emmanuel Macron de légaliser l'euthanasie est devenue la priorité gouvernementale. Une session extraordinaire du Parlement devrait permettre aux députés de voter la loi sur « l'aide à mourir » à la mi-juillet. Ce texte, l'un des plus permissifs et transgressifs au monde, serait adopté malgré l'opposition réitérée du Sénat et contre l'avis majoritaire des professionnels de santé. Faire adopter la proposition de loi sur « l'aide à mourir » est une priorité pour ses partisans, gouvernement et présidente de l'Assemblée Nationale en tête. Elle prend le pas sur plusieurs projets de loi d'une brûlante actualité, l'un contre les violences urbaines, l'autre sur la justice criminelle, un autre encore sur la protection des enfants , après les viols dans le périscolaire et le meurtre de la jeune Lyhanna (LSDJ n°2703). Afin de la soustraire à « l'embouteillage » législatif (Le Figaro,11/06/2026), « l'aide à mourir » va disposer d'un coupe-file pour être adoptée définitivement à la mi-juillet, malgré le désaccord croissant entre les parlementaires, au sein du corps médical, et dans l'opinion, sur ce sujet majeur de civilisation. Après son deuxième échec au Sénat, le 11 mai dernier (LSDJ n°2696 ), et faute d'un compromis entre députés et sénateurs de la Commission mixte paritaire réunie le 2 juin, la proposition de loi visant à instaurer un droit à «l'aide à mourir » a été modifiée par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, du 8 au 10 juin. Le texte modifié réintroduit un choix entre l'euthanasie et le suicide assisté, dont l'issue serait qualifiée contre toute vraisemblance de « mort naturelle»… La personne aura le choix de s'administrer elle-même la substance létale ou de recourir à un médecin ou à un infirmier. « Cela revient à impliquer encore plus les soignants dans la procédure, alors qu'une bonne partie est hostile à cette proposition de loi » déplore Alliance Vita (11/06/2026). Si le « délit d'entrave » à l'aide à mourir a disparu avec le « délit d'incitation », la clause de conscience ne s'appliquera ni aux pharmaciens qui refuseraient de fournir une substance létale (cf. cet entretien au JDD (08/06/2026) du docteur Agnès Certain, pharmacien hospitalier à Paris), ni aux chefs d'établissement qui s'opposeraient à ce que l'euthanasie soit p… Philippe Oswald |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire