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Affaire Lyhanna, Français arrêtez de crier. Ça importune le président et les magistrats vous répondent qu'ils s'en moquent
Quand le procureur antidrogue est drogué jusqu'aux yeux et deale avec son dealer, le CSM répond : circulez, il n'y a rien à voir.
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Coucou les amis magistrats, vous êtes vraiment formidables !
Vous n’en ratez pas une, jamais. En pleine affaire Lyhanna, et malgré un blocus médiatique total, on apprend quand même que le procureur patron de la lutte contre les narcotrafics dans les départements les plus gangrenés (le ressort du tribunal de Bobigny), était un consommateur acharné des produits interdits. Celui qui devait poursuivre au nom de la République les trafiquants, passait son temps à dealer avec eux pour sa propre consommation. Pendant cinq ans (au minimum), il se charge la gueule de méthamphétamine, de 3-MMC et de GBL. C’était pour arriver en forme aux chemsex. Tout se passait bien, il roupillait aux audiences, en manquait certaines, était auditionné comme témoin dans une affaire d’overdose mortelle (!!!) sans aviser sa hiérarchie (ce sont les flics qui ont porté le pet). Pour sa propre consommation, il dealait avec son dealer, qu’il se gardait bien de mettre hors d’état de nuire. Non mais ! Il allait quand même pas respecter son serment et accomplir la mission pour laquelle les Français le payent.
Il s’est justifié en disant que comment qu’il était pas trop fatigué, à cause du stress du boulot (dans le meilleur des cas une vingtaine d’heures par semaine), et puis il avait été frappé par un deuil puisqu’il y a six ans en arrière, l’oncle du cousin de sa belle-sœur avait eu un AVC.
Mais on allait voir ce qu’on allait voir, procédure disciplinaire et tout le toutim. Dura lex sed lex. On allait pas laisser passer ça. Imaginez que vous cherchiez une baby-sitter pour vos enfants, et que l'agence vous envoie la femme de Fourniret.
Le conseil de discipline pour les magistrats ça s’appelle le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), il est super connu pour être impitoyable. Non pas en matière de proposition de sanction, là il n’hésite pas à se foutre carrément de la gueule du monde. Mais à l’occasion des audiences ont vous donne de sacrés cours de morale. Et pendant leur discours ils vous forcent à regarder le bout de vos godasses. C’est hyper violent.
Alors notre procureur amateur de chemsex mortelles (c’est vous dire si on devait se charger sévère dans les petites sauteries de notre ami magistrat), il a passé un sale quart d’heure : « c’est très mal ce que vous avez fait. Les chemsex passe encore, mais ne pas informer votre hiérarchie que vous étiez impliqué dans une overdose mortelle c’est idiot. Parce que vous savez très bien que votre hiérarchie ne pratique pas l’adage « faute avouée est à moitié pardonné » mais sa propre adaptation : « faute avouée est totalement pardonnée ».
Bon après il a fallu passer à la proposition de sanction et le CSM égal à lui-même, impitoyable comme nous avons dit, a respecté sa jurisprudence : « circulez il n'y a rien à voir ».
Il a d’abord pointé que le magistrat ayant prêté serment de servir la nation en veillant à faire respecter la loi, avait fait exactement le contraire en commettant des « infractions pénales ». Et il a continué sur ce registre violent : « En transgressant un interdit absolu au regard de ses missions professionnelles de magistrat, qui plus est en charge de la lutte contre le narcotrafic, M. X a gravement jeté le discrédit sur l’institution judiciaire et porté atteinte à son image, engageant dès lors sa responsabilité disciplinaire. A ce titre, il a manqué aux devoirs de son état, de probité et d’honneur et commis une … si faute disciplinaire ». Ouahhhh, plus implacable tu meurs !
Et la proposition de sanction est tombée, absolument terrifiante : une rétrogradation et une mutation.
C'est-à-dire que dalle.
Ben oui, vous vous ne vous attendiez quand même pas qu’un magistrat délinquant drogué jusqu’aux yeux, trahissant son serment, et sa mission de poursuite du narco trafic pour faire le contraire, allait être foutu à la porte ? Ça va pas la tête ! Cela aurait été carrément du nazisme.
Décidément, amis magistrats vous avez de la suite dans les idées. En pleine affaire Lyhanna, à l’heure où le peuple français qui vous paie, et vous a confié la mission de le protéger, crie sa souffrance et son incompréhension, vous lui signifiez à quel point vous n’en avez rien à battre.
C’est une excellente idée, continuez comme ça.
Avant de partir, merci de m’offrir un café.
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