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jeudi 18 juin 2026

Mon actu insoumise du Jeudi 18 juin 2026

 



                        

La censure à visage découvert : Patrice Faure ou l’autoritarisme en héritage.
Par Jean-Pierre Pinon.
​L’interdiction par la préfecture de police du concert organisé par La France Insoumise pour la Fête de la musique n’est pas un simple acte administratif ; c’est une faute politique majeure qui révèle la nature profonde de ceux qui dirigent aujourd’hui notre sécurité.
En invoquant des risques imaginaires et en justifiant sa censure par la présence d’artistes qui ne figurent même pas à l’affiche, le préfet de police, Patrice Faure, s’est rendu coupable d’une pitrerie institutionnelle qui disqualifie sa fonction.
​Une docilité qui remonte à l’Élysée
Il ne faut pas s’y tromper : Patrice Faure n’est pas un haut fonctionnaire neutre, héritier de la tradition républicaine. Il est l’homme de confiance d’Emmanuel Macron. En tant qu’ancien directeur de cabinet du Président, il a été formé à la cour de l’Élysée, là où l’on confond intérêt général et maintien coûte que coûte d’une ligne politique.
Nommer un "ex-dir’cab" à la tête de la police parisienne, c’est transformer le maintien de l’ordre en un outil de combat politique.
Cette décision de censurer une initiative démocratique sous des prétextes fallacieux n’est que la suite logique d’une carrière construite sur la soumission à l’exécutif.
​Un passif qui en dit long
Le pedigree de M. Faure ne surprendra que ceux qui ignorent son passage dans les outre-mer. Sa carrière a laissé des traces amères :
​En Guyane (2017-2019) : Il y a laissé le souvenir d’un préfet perçu comme autoritaire, sourd aux réalités du terrain et aux revendications sociales, à tel point qu’il a été publiquement conspué par ceux qu’il était censé administrer.
​En Nouvelle-Calédonie (2021-2023) : En tant que Haut-commissaire, il a orchestré un référendum vécu par une large part de la population comme une opération de passage en force, confortant son image d’exécutant zélé d’une politique autoritaire et verticale.
​Le visage d’une République qui a peur.
Ce concert interdit, c’est le symbole d’un pouvoir qui n’a plus d’autre réponse que le silence imposé. En inventant des menaces pour justifier le bâillon, Patrice Faure démontre le sérieux qui est le sien : celui d’un militaire reconverti qui traite le débat public comme un champ de manœuvres à pacifier.
Le "nouveau monde" macroniste, une fois de plus, tombe le masque. En bâillonnant la Fête de la musique, le préfet Faure ne protège personne : il révèle simplement la peur d’un gouvernement qui, incapable de convaincre, finit par interdire.
Cette dérive autoritaire n'est pas un accident de parcours, c'est la marque de fabrique de cet État policier que nous refusons de cautionner.
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