![]() |
UK : bye bye Keir Starmer !
Non lieu pour le scandale du chlordécone, des pourparlers Iran-Etats-Unis sous tension, Marche contre le racisme à Paris, élections législatives en Éthiopie, canicule et réseau ferroviaire.
| |||||||||||||||
UK: Keir Starmer démissionne de son poste de Premier ministre
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission ce lundi 22 juin 2026, mettant fin à un peu moins de deux ans à la tête du gouvernement.
Dans un discours ému prononcé devant le 10 Downing Street, Starmer a reconnu avoir perdu le soutien de ses députés travaillistes. Il a informé le roi Charles III de sa décision et a précisé qu’il resterait en fonction jusqu’à l’élection d’un nouveau leader du Parti travailliste.
« Je resterai en poste en tant que Premier ministre jusqu’à ce que le concours soit terminé, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer un transfert de pouvoir ordonné. »
Starmer a expliqué que la question posée par son parti était désormais de savoir s’il était la personne la mieux placée pour conduire le Labour jusqu’aux prochaines élections législatives. Il a affirmé avoir « entendu la réponse » et l’avoir acceptée « avec bonne grâce ».
Son autorité s’était déjà fortement érodée après les mauvais résultats des élections locales et régionales de mai 2026. La situation est devenue intenable après la victoire éclatante d’Andy Burnham lors d’une élection partielle la semaine dernière, qui permet à son principal rival de revenir à la Chambre des communes et de lancer un défi pour la direction du parti.
Starmer a demandé au Comité exécutif national du Labour d’organiser rapidement un nouveau scrutin interne, avec l’ouverture des candidatures le 9 juillet. L’objectif est d’avoir un nouveau leader en place avant la rentrée parlementaire de septembre.
Andy Burnham, maire de Greater Manchester, est actuellement le grand favori pour prendre la tête du parti. D’autres figures, comme l’ancien ministre de la Santé Wes Streeting, pourraient également se présenter.Avec cette démission, le Royaume-Uni s’apprête à avoir son septième Premier ministre en dix ans.
La cour d’appel de Paris confirme le non-lieu dans l’affaire du chlordécone
La cour d’appel de Paris a confirmé, lundi 22 juin 2026, le non-lieu prononcé en 2023 dans le scandale sanitaire du chlordécone aux Antilles. Après plus de 20 ans de procédures, cette décision clôt définitivement la voie pénale, sans poursuites possibles contre les responsables présumés.
Une information judiciaire avait été ouverte en 2008 à Paris suite à de premières plaintes déposées dès 2006 par des associations antillaises (producteurs, consommateurs, défenseurs de l’environnement et de la santé). En 2023, deux juges d’instruction avaient prononcé un non-lieu tout en qualifiant les faits de « scandale sanitaire » et d’« atteinte environnementale » aux conséquences durables sur la vie des populations guadeloupéenne et martiniquaise.Les parties civiles avaient fait appel. L’audience s’était tenue à l’automne 2025. Le ministère public avait requis la confirmation du non-lieu, provoquant une vive colère aux Antilles.
Classé comme cancérogène possible depuis 1979 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), le chlordécone a été massivement utilisé dans les bananeraies des Antilles de 1972 à 1993, grâce à des dérogations ministérielles, alors qu’il était interdit en métropole depuis 1990.
Selon l’Anses et Santé publique France, plus de 90 % de la population adulte en Guadeloupe et en Martinique présente des traces de ce pesticide dans l’organisme. Il a durablement pollué les sols, les nappes phréatiques et la chaîne alimentaire.
Malgré la reconnaissance d’une responsabilité de l’État par le Parlement et certaines indemnisations civiles accordées par la justice administrative, cette confirmation du non-lieu marque la fin définitive des poursuites pénales dans ce dossier.
Des pourparlers Iran-Etats-Unis sous tension
Le Qatar, pays médiateur dans les négociations visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a confirmé le lancement des pourparlers en Suisse entre les Etats-Unis et l'Iran. Le début des discussions intervient quatre jours après la signature d’un protocole d’accord, déjà malmené, pour mettre fin aux hostilités. Mais dimanche soir, la délégation iranienne a quitté le lieu où se tenaient ces pourparlers, après un message sur les réseaux sociaux de Donald Trump, jugé “insultant”, selon l'agence de presse gouvernementale Irna. Avant de quitter le lieu des pourparlers, le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait conseillé aux Etats-Unis de “peser leurs mots”.
Le président américain a enjoint à Téhéran d'empêcher ses alliés au Liban de “causer des problèmes”, sans quoi les Etats-Unis reprendraient leurs frappes sur l'Iran. “Nous frapperons l'Iran très fort à nouveau, comme nous l'avons fait la semaine dernière, si ce n'est plus fort encore”, a lancé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, en référence aux affrontements entre le Hezbollah, allié de Téhéran, et Israël, dans le sud du Liban.
Ces pourparlers, centrés sur le programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant même qu'ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des combats au Liban malgré une clause de l'accord prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts sans exception, et l'annonce par Téhéran d’une refermeture du détroit d’Ormuz en représailles. Le président américain Donald Trump a menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran.
L'Iran a déclaré que la situation au Liban serait le “principal” sujet des pourparlers. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï a aussi précisé que les questions du déblocage des avoirs gelés iraniens et de ses ventes de pétrole seraient également abordées. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a répété que l'Iran ne cherchait pas à se procurer la bombe atomique. “Toutefois, nous ne renoncerons pas à notre droit à l'enrichissement”, a-t-il ajouté, alors que le Traité de non-prolifération, dont l'Iran est signataire, garantit ce droit à des fins civiles.
Notre publication est financée uniquement par ses lecteurs. Pour recevoir les prochains contenus du Monde Moderne, devenez abonné, gratuit ou payant.
Marche contre le racisme à Paris, à l’appel de La France insoumise
Plusieurs milliers de personnes ont participé à la marche contre le racisme et l'extrême droite à Paris, à l'appel de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis-Pierrefitte. “Le racisme ne recule pas seul, les discriminations non plus, elles avancent quand on détourne le regard”, a affirmé Bally Bagayoko devant la foule, au début de la marche. La CGT et Assa Traoré, du collectif Justice pour Adama, étaient également présents.
Des drapeaux palestiniens ou insoumis flottaient dans le cortège. Des manifestants portaient des maillots de foot floqués “Mélenchon 27”. Le slogan italien Siamo tutti antifascisti (Nous sommes tous antifascistes) a également résonné dans la rue. Les élus insoumis étaient venus nombreux : parmi eux, Rima Hassan, Manuel Bompard, Mathilde Panot et Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle 2027.
Au milieu du cortège, une banderole était brandie pour honorer la mémoire de victimes de crimes racistes, comme Brahim Bouarram, mort en 1995 après avoir été jeté dans la Seine par des skinheads néonazis, ou Djamel Bendjaballah, mort écrasé par un militant d’ultradroite.
Pour clôturer cette marche et à l'occasion de la Fête de la musique, un concert est organisé sur la place de la République par La France insoumise. La préfecture de police l'avait interdit, mais le tribunal administratif a suspendu cette décision, jugeant cette interdiction insuffisamment motivée.
En Éthiopie, le parti du Premier ministre remporte 90% des sièges à l’Assemblée
Le parti du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a remporté les législatives, raflant 90% des sièges attribués, a annoncé la Commission électorale, appelée Nebe, à Addis Abeba. Le Parti de la prospérité obtient 438 sièges sur les 486 attribués lors de cette élection à la Chambre des représentants du peuple, qui en compte théoriquement 547.
Les 38 sièges attribués à l’État régional du Tigré resteront vacants, le scrutin n’ayant pu y être organisé, pas plus que dans huit circonscriptions de l’État régional de l’Amhara, pour des raisons de sécurité. Le scrutin sera par ailleurs réorganisé dans 15 circonscriptions de trois autres États régionaux. La guerre a fait environ 600 000 morts, et environ un million de personnes restent déplacées.
La nouvelle Chambre des représentants du peuple élira le Premier ministre à l’ouverture de la session parlementaire, entre fin septembre et début octobre. Il fait peu de doutes qu’Abiy Ahmed sera candidat à sa propre succession. Salué à son arrivée au pouvoir en 2018 pour sa politique d’ouverture et la libération de prisonniers d’opinion et de journalistes, le Premier ministre éthiopien est de plus en plus critiqué à l’extérieur pour sa répression des voix dissidentes, et des journalistes sont à nouveau derrière les barreaux.
Situation incontrôlable dans les trains à cause de la canicule
Michel Quidort, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), dénonce “une situation incontrôlable” dans les trains, alors que la France traverse un épisode de canicule sur une large partie du pays. La Fnaut décrit “un matériel roulant très ancien où la climatisation ne tient pas le coup avec les températures actuelles” sur les lignes Intercités.
“Les trois lignes Intercités sinistrées, Paris-Limoges-Toulouse, Paris-Clermont et Bordeaux-Marseille, sont victimes d’un non-renouvellement du matériel pendant des décennies”, assure Michel Quidort. Il rappelle que “le matériel corail sur les Intercités date du milieu des années 70” et décrit un “matériel dépassé avec des locomotives qui ont des problèmes de fiabilité.”
La Fnaut regrette enfin les retards de livraison des 12 rames commandées pour les lignes Paris-Limoges-Toulouse et Paris-Clermont. Censées être livrées en 2026, elles auront finalement près d’un an de retard.
Revue de presse sous canicule!
Vous êtes actuellement un abonné gratuit à Le Monde Moderne. Pour profiter pleinement de l'expérience, améliorez votre abonnement.
© 2026 Le Monde Moderne
112 avenue de Paris, CS 60002, 94306 Vincennes Cedex



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire