Translate

vendredi 7 décembre 2012

Florange : Edouard Martin déclare la guerre à Jean-Marc Ayrault



Un article du monde:http://www.lemonde.fr


Florange : Edouard Martin déclare la guerre à Jean-Marc Ayrault

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 
Abonnez-vous
à partir de 1 €
 Réagir Classer Imprimer Envoyer
Partager   google + linkedin

Edouard Martin, représentant de la CFDT sur le site de Florange, réagit à l'annonce d'un accord entre le gouvernement et ArcelorMittal, vendredi 30 novembre.

Il avait le visage fermé. On le sentait épuisé et fou de rage. Edouard Martin, le leader CFDT d'ArcelorMittal, charismatique figure de proue des métallurgistes lorrains, a littéralement déclaré la guerre à Jean-Marc Ayrault, jeudi 6 décembre, en milieu d'après-midi, à son retour à Florange. "On est tous écoeurés. On est à bout. On n'en peut plus. On nous enfonce la tête sous l'eau ", a –t-il lâché d'entrée de jeu, entouré de ses lieutenants, devant le local syndical de l'usine.

Malgré le froid glacial, on sentait Edouard Martin s'échauffer au fil des minutes, devant la presse qui buvait ses paroles. Que pense-t-il du retrait de la candidature d'ArcellorMittal du projet européen Ulcos ? "C'est un deuxième coup de poignard. La trahison continue, répond-il, la voix dure. On avait cru atteindre le comble du cynisme avec Sarkozy. Eh bien, on n'avait pas encore atteint le paroxysme ! On a deux ennemis maintenant : Mittal et le gouvernement !" Soudain, la voix d'Edouard Martin se casse. Il reprend, en ravalant des sanglots : "On a joué le jeu. On a voulumontrer à Paris qu'on pouvait être des partenaires. Ayrault, hier soir, n'était donc pas au courant de la trahison de Mittal ?", s'interroge-t- il, à nouveau saisi par la fureur. Puis il interpelle directement François Hollande : " j'en appelle au président de la République et je lui dis : est-ce que vous êtes tranquille avec votre conscience ?"
"IMBÉCILE OU COMPLICE"
Mais c'est le Premier ministre qui a eu droit aux coups les plus rudes d'Edouard Martin. "Il n'y a qu'Ayrault et les imbéciles pour croire [Mittal]. Soit Ayrault est un imbécile soit il est complice", a-t-il asséné, affirmant "regretter" d'être allé la veille à Matignon.
Quelques minutes plus tard, le syndicaliste tournait les talons et prenait le chemin des hauts-fourneaux, promettant des actions qui "prendraient tout le monde par surprise". Lesquelles ? Edouard Martin n'a pas voulu le dire. Une heure plus tard, il regagnait le local syndical, renonçant dans l'immédiat à occuper les usines d'ArcelorMittal mais ayant laissé sur place des vigies. Leur mission : surveillerl'éventuel arrêt des vannes de gaz, qui permettent de garder au chaud les hauts-fourneaux.
Une chose est sûre : la figure de proue des métallurgistes lorrains continuera d'utiliser les médias pour poursuivre son combat.

jeudi 6 décembre 2012

Le POI a organisé un meeting à Béziers pour soutenir Maryse Launais, candidate à la législative partielle


Le POI a organisé un meeting à Béziers pour soutenir Maryse Launais, candidate à la législative partielle

Maryse Launay candidate du POI à Béziers
s'informerDevant une centaine de participants à un meeting « de résistance contre tous les plans d’austérité du gouvernement Hollande Ayrault » organisé par le POI, lundi dernier, Maryse Launais a exposé les raisons de sa candidature à l’élection législative partielle de Béziers, dimanche prochain.
Parmi les militants à la tribune, au palais des congrès de Béziers, autour de la militante pour la défense des bureaux de poste, Christophe Benoit, son suppléant, professeur et syndicaliste, deux des secrétaires nationaux du POI, Gérard Schivardi maire de Mailhac et Daniel Gluckstein.
« Béziers : le bilan effarant d’années de soumission aux diktats de l’Union européenne » a dit Maryse Launais, énonçant tous les services municipaux privatisés, la casse de la viticulture conduisant 1 049 ménages sous le seuil de pauvreté, 30 milliards de coupes budgétaires ont été soustraits au service de la population avec le budget 2013  pour rembourser la dette des banquiers spéculateurs », a-t-elle poursuivi.
« Où sont les obstacles ? » a-t-elle demandé, en répondant que « la députée PS sortante est fière d’avoir voté les emplois d’avenir précaires et le budget 2013 » et que « le député Chassaigne venu soutenir le candidat PCF déclare : “ Le gouvernement n’est pas mon ennemi ? ” Il ne faudrait donc pas combattre cette politique ? »
La résistance est là, il s’agit de l’organiser ont souligné les deux secrétaires nationaux du POI, venus apporter leur soutien et donner à la campagne la dimension politique globale qui permet, ont-ils conclu, de développer le POI.
De g. à dr. : Didier Gadéa, viticulteur syndicaliste, Gérard Schivardi, maire de mailhac secrétaire national du POI, Daniel Gluckstein, secrétaire national du POI, Patrice Sifflet, militant syndicaliste, président du meeting, Maryse Launais, candidate du POI dans la 6e circonscription de l'Hérault, Christophe Benoit, candidat suppléant, professeur et syndicaliste dans l 'enseignement, Jacques Boyer, élu municipal, militant laique et militant de la Libre Pensée, Angélina Roche, étudiante.
De g. à dr. : Didier Gadéa, viticulteur syndicaliste, Gérard Schivardi, maire de Mailhac secrétaire national du POI, Daniel Gluckstein, secrétaire national du POI, Patrice Sifflet, militant syndicaliste, président du meeting, Maryse Launais, candidate du POI dans la 6e circonscription de l’Hérault, Christophe Benoit, candidat suppléant, professeur et syndicaliste dans l ‘enseignement, Jacques Boyer, élu municipal, militant laique et militant de la Libre Pensée, Angélina Roche, étudiante.Meeting POI Béziers
filet pointilles gris

picto_prendre_positionMaryse Launais, Christophe Benoit (POI) à Dolores Roqué (PS) : — Le choc de compétitivité approuvé par le MEDEF qui multiplie les cadeaux aux patrons, tu l’aurais voté ?
— On a eu un d
— On a eu un débat, on applique les décisions du parti.

(Communiqué des candidats du POI, Maryse Launais et Christophe Benoit, à l’élection partielle de Béziers) Ce mardi 4 décembre les candidats du Parti Ouvrier Indépendant (POI), Maryse Launais et Christophe Benoit ont rencontré l’ex députée et candidate socialiste Dolores Roqué.
En effet, partisans de l’unité pour combattre la politique de l’actuel  gouvernement PS/EELV, les militants du POI sont disponibles pour soutenir tout pas en avant, toute mesure, tout acte réel et concret qui permettrait de résister à la politique de l’Union Européenne et de son TSCG.
Ainsi la délégation a expliqué son inquiétude face aux choix fait par le gouvernement : ratification du TSCG avec l’UMP, vote du budget d’austérité, vote des emplois d’avenir etc.
A Maryse Launais expliquant : « continuer cette politique, c’est prendre le risque de conduire le pays à la ruine. Continuer à voter les mesures qui découlent de l’adoption du TSCG, le choc de compétitivité approuvé par le MEDEF, les emplois d’avenir, le budget d’austérité… c’est pousser les électeurs dans les bras du Front National », Dolores Roqué a répondu : «  j’appartiens à un parti auquel je dois une discipline ».
Donc Madame Roqué, tout en se disant « opposée à l’austérité dans les manifestations à Béziers », nous explique qu’ensuite, une fois à l’assemblée, elle votera les mesures d’austérité !
A Christophe Benoit expliquant : « Le choc de compétitivité approuvé par le MEDEF qui multiplie les cadeaux aux patrons, tu l’aurais voté ? » Dolores Roqué a répondu : « On a eu un débat, on applique les décisions du parti. »
Donc il faut appliquer le choc de compétitivité !
A la délégation expliquant : « Les emplois d’avenir ne proposent que le prolongement de la précarité pour nos jeunes et vont remplacer les emplois sous statut », Dolores Roqué a répondu : «Les emplois d’avenir, c’est 120 000 jeunes sans qualification et en rupture embauchés, je ne pense pas que ce dispositif soit négatif ».
Donc il faut proposer des emplois précaires aux jeunes, qui prendront la place de vrais emplois !
A Maryse Launais proposant : « Un projet de loi, initié par Gérard Schivardi, est actuellement signé par des centaines d’élus demandant la liberté pour les communes de s’associer ou pas. Si vous êtes élue, déposerez – vous cette proposition de loi ? » Dolores Roqué a répondu : « Je pourrais le déposer mais je ne vois pas à quoi cela servirait. L’objectif, c’est l’Europe politique. »
Mme Roqué « pourrait le faire »… mais ne le fera pas au nom de « l’Europe politique » !
A Maryse Launais proposant le projet de loi, soutenu par 8000 élus de toutes tendances rétablissant le monopole public de la Poste , abrogeant les directives postales européennes et abrogeant la loi de privatisation de la poste, Madame Roqué répond qu’elle « pourrait le présenter »  mais stipule que : «  les services publics seront redéfinis par l ‘acte 3 de la décentralisation ».
Nous n’aurions donc plus l’égalité républicaine en matière de services publics  sur tout le territoire national, et plus de fonctionnaires d’Etat !
Enfin, à l’évocation de la question de la dette et de  la nécessité de l’abroger pour en finir avec le versement des intérêts à la spéculation, Dolores Roqué a expliqué : « La dette ? Nous ne pouvons la répercuter sur l’avenir. »
Donc il faut continuer de payer la dette qui a déjà ruiné la Grèce , l’Espagne, le Portugal !
C’est donc clair : sur toutes les questions évoquées, pour Dolores Roqué, il faut continuer : le remboursement de la dette, les emplois d’avenir précaire, la disparition des communes, le choc de compétitivité… Sur chacun de ces  sujets, il n’y a pas lieu selon elle de remettre en cause la politique de l’actuel gouvernement !
Nous le répétons : cette politique est une impasse dangereuse. En refusant la moindre rupture avec la politique actuelle du gouvernement, en acceptant de vous conformer à la « discipline » de vos dirigeants, vous prenez le risque, Madame Roqué, de faire monter le désespoir, de démoraliser vos propres électeurs,  et de faire revenir une droite décomplexée, avec un fort vote pour le Front National.
Nous appelons les militants à se regrouper pour empêcher que cette destruction sociale continue :
La dette et le TSCG doit être abrogée !
La jeunesse doit avoir le droit à un avenir contre la précarité !
Liberté pour les communes !
Défense de tous les acquis ouvriers contre les coups de la Troïka  !
Militants de toutes tendances : unissons-nous pour défaire la politique du gouvernement Hollande/Ayrault !
Le prochain congrès du POI vous ouvre ses portes pour que cette discussion puisse se mener
Pour tout contact : Maryse Launais / launais.maryse@neuf.fr

Toulouse : Jean-Luc Mélenchon : « Non à l'austérité en Europe »




3/12/2012 | Politiquearticle n 2959 | 

Toulouse : Jean-Luc Mélenchon : « Non à l'austérité en Europe »

Huit mois après son grand meeting place du Capitole, le leader du Front de Gauche à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, actuel député européen a tenu un meeting à Toulouse, pour dire « Non à l’austérité en Europe ».



Crédit photos : MIKAËL BOREDENAVE



Ce rassemblement est organisé par le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC 31) qui a rassemblé près de 1500 personnes. Les participants ont écouté les discours de trois ténors de Gauche : Jean-Luc Mélenchon, mais aussi l’ex-candidat à l’élection présidentielle pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Philippe Poutou et Gérard Onesta, ancien député européen sous l’égide Europe Ecologie les Verts (EELV).

Le mot d’ordre était simple dire « non à l'adoption à marche forcée par l’oligarchie européenne du traité européen ou traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » 


Cet article a été publié par:http://www.networkvisio.com

Florange : Ayrault tente de rassurer des élus qui ne veulent pas être «cocus deux fois»

http://www.publicsenat.fr <----- voir vidéo sur le site

Florange : Ayrault tente de rassurer des élus qui ne veulent pas être «cocus deux fois»

François Vignal
Le 06.12.2012 à 17:56

Le projet de hauts fourneaux de nouvelle génération Ulcos est repoussé, six jours après l’accord signé avec Mittal. Le sidérurgiste et l’exécutif renvoient à un projet Ulcos 2. «Impression de se faire entuber», selon le député PS Michel Liebgott. Ayraut annonce au Sénat un «comité de suivi».
Le dossier de Florange est encore loin d’être réglé. Le groupe ArcelorMittal a retiré le projet Ulcos. Une technique de nouvelle génération pour le captage et le stockage du CO2. Mais rien ne se fera à Florange dans l’immédiat « à cause de difficultés techniques », a annoncé ce matin la Commission européenne. Peu de temps après, le sidérurgiste affirme par communiqué que le retrait du dossier Ulcos ne signifie pas l'abandon du projet. Matignon affirme de son côté que l'accord passé avec Mittal est « toujours valable ». « Ainsi qu’il l’a exposé hier à l’intersyndicale de Florange, le Premier ministre confirme que parmi les engagements pris par ArcelorMittal figure celui de reprendre et poursuivre le projet Ulcos. (…) Le groupe s’est engagé à poursuivre ce projet et donc à investir dans cette nouvelle phase de recherche, qui s’appuiera sur le centre recherche-développement de Maizières-lès-Metz », précise le communiqué. Mais ce sera un projet Ulcos 2, dont la date reste hypothétique.
Quand Ayrault confond majorité et opposition au Sénat
Sûrement la fatigue ou le stress. Ou la tendance du Sénat, depuis plusieurs semaines, à rejeter les textes du gouvernement par l’association des voix PCF et UMP. Toujours est-il que Jean-Marc Ayrault s’est emmêlé les pinceaux lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat. Répondant à une question de Pierre Laurent (PCF) sur Florange, il se tourne vers les bancs de l’opposition UMP et lance : « L’affaire est suffisant sérieuse et grave pour éviter les réactions un peu simplistes et qui demandent sans doute de votre part, Mesdames et Messieurs les sénateurs de la majorité, un peu de modestie et de respect face à une région qui souffre et qui s’inquiète ». Un lapsus (à voir dans la vidéo à 8'20) qui a amusé certains sénateurs… de l’opposition.

«Le projet va être repris»

Interrogé cet après-midi lors des questions d’actualité au Sénat par le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, Jean-Marc Ayrault a dû s’expliquer devant les sénateurs. « Non, (Mittal) n’a pas porté de coup de grâce (au projet). Il n’a dit que ce qui avait été dit clairement dans la négociation. (…) C’est d’un commun accord que nous avons constaté en effet que le projet, s’il restait en l’état, mettait en péril le projet Ulcos », a-t-il affirmé. « Ce qui a été dit par ArcelorMittal à ma commission, c’est que ce projet va être repris. Et le gouvernement va y être associé ». 150 millions d’euros sont réservés « aux titres des investissements d’avenir ».
Pour s’assurer d’un suivi des engagements pris, le gouvernement va mettre en place « un comité de suivi » piloté par le sous-préfet de Thionville François Marzorati. Une annonce que le premier ministre a faite ce midi en recevant à déjeuner les élus locaux de la région.

Projet Ulcos d'ici 2 ans ?

Aucun parlementaire UMP n’a répondu présent à l’invitation de Jean-Marc Ayrault. Seuls 9 élus, dont 3 députés PS et le président de région PS Jean-Pierre Masseret se sont rendus à cette rencontre en présence d’Arnaud Montebourg. Aucun sénateur n’était présent. « Les sénateurs sont fâchés. Je pense à M. Todeschini. Je partage sa fâcherie », affirme Michel Liebgott, député PS de Moselle.
Si aucun parlementaire UMP ne s’est rendu à Matignon, pas besoin d’eux pour mettre en garde le gouvernement. « On a des doutes », lance Michel Liebgott. « L’engagement, c’est qu’un nouveau dossier Ulcos 2 sera déposé. Mittal et le gouvernement s’engagent pour qu’il le soit. Mais cette rupture technologique va demander du temps, de la recherche. Ce n’est peut-être pas dans les semaines, dans les mois, mais dans les deux années qui viennent que ce projet aboutira », souligne le député. Ce matin, l’annonce par Mittal de la fin du projet Ulcos première version a de nouveau douché les espoirs. « On a eu l’impression de se faire entuber », balance Michel Liebgott. « Si jamais on perd l’industrie métallurgique et les matériaux de demain, on sera cocu deux fois », craint Jean-Yves Le Déaut, député PS de Meurthe-et-Moselle. Le président PS de région Jean-Pierre Masseret, qui aurait préféré une nationalisation, reste pragmatique. « Il faut vivre dans le réel en politique », reconnaît l’élu.

«Il y aura bien 600 suppressions d’emplois», selon l’UMP Grosdidier

Au Sénat, Jean-Marc Ayrault a répété qu’il n’y avait « pas de plan social à Florange, pas de suppression d’emplois. Cet objectif a été atteint ». Un optimisme que ne partage par le sénateur UMP de Moselle François Grosdidier. « Il y aura bien 600 suppressions d’emplois dans la filière chaude qui ne seront pas remplacés », a-t-il affirmé sur le plateau de l’émission On refait la séance, sur Public Sénat. Il ajoute : « On ment quand on parle de 180 millions d’investissements. Si on enlève les investissements de maintenance, il n’y en a plus que pour 50 millions sur 5 ans ». La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann relance elle l’idée d’une nationalisation.
Les syndicats, reçus hier par Jean-Marc Ayrault, ne compte pas lâcher. Pour le leader syndical Edouard Martin (CFDT), l’abandon d’Ulcos 1 montre qu’ArcelorMittal « a enfumé tout le monde ». Cette annonce signe « l'arrêt de mort de la filière liquide », soit les hauts fourneaux lorrains. Le syndicaliste a annoncé que des métallos de Florange vont occuper les hauts fourneaux du site. « A partir d'aujourd'hui, on prend possession de l'usine, on va dans les hauts fourneaux », a lancé Edouard Martin. « On est tous écœurés, on a été trahis ».

Mélenchon soutient le "prisonnier" Assange à l'ambassade d'Equateur à Londres


Mélenchon soutient le "prisonnier" Assange à l'ambassade d'Equateur à Londres

Les hauts-fourneaux de Florange vont être occupés


 DES SYNDICALISTES COMPTENT OCCUPER LES HAUTS-FOURNEAUX DE FLORANGE


Les hauts-fourneaux de Florange vont être occupés



PARIS (Reuters) - Des ouvriers de Florange vont occuper jeudi les hauts-fourneaux du site sidérurgique lorrain de Florange pour exiger la renégociation de l'accord conclu entre Paris et ArcelorMittal, a annoncé le syndicaliste CFDT Edouard Martin.
Parallèlement, une intersyndicale réunie jeudi pour la première fois à l'usine ArcelorMittal de Basse-Indre (Loire-Atlantique), près de Nantes, a prévu une "action" dont les modalités restent à définir lundi.
Une soixantaine de postes vont être supprimés à Basse-Indre par le transfert à Florange des deux premières étapes de sa production.
Jean-Marc Ayrault a vanté mercredi l'accord conclu avec le groupe sidérurgique pour préserver l'emploi à Florange, mais des représentants des salariés le jugent totalement insuffisant et dénoncent une "tromperie".
"A partir d'aujourd'hui, on prend possession de l'usine, on va dans les hauts-fourneaux", a déclaré Edouard Martin, accompagné d'une quinzaine de syndicalistes à i>TELE.
Edouard Martin s'est adressé, devant les caméras, au président François Hollande.
"On vous y appelle solennellement, M. le président, reprenez le dossier en main. Dites à Mittal ça suffit, dehors! (...) Vous attendez quoi, qu'il y ait un malheur, ici?", a-t-il lancé.
"Nous, nous allons être votre malheur si vous ne cessez pas ce mensonge, cette tromperie. Et c'est une promesse, et nous on a l'habitude de tenir nos promesses".
IMBROGLIO AUTOUR DU PROJET ULCOS
La tension est montée d'un cran dans la matinée quand un porte-parole de la Commission européenne a annoncé qu'ArcelorMittal avait retiré la candidature du site de Florange pour le projet européen Ulcos de stockage de CO2.
Peu de temps après, le géant mondial de l'acier a assuré que le projet Ulcos n'était pas abandonné à long terme malgré le retrait de cette candidature.
"Cela ne signifie en aucun cas l'abandon du projet Ulcos. Cela signifie qu'aujourd'hui, dans l'état actuel des recherches, étant donné les difficultés techniques rencontrées, le projet Ulcos remis dans le cadre de l'appel d'offre NER 300 -phase 1- ne peut être mis en place", dit un communiqué.
Cette déclaration n'a pas rassuré les syndicalistes. "Mittal vient de montrer qu'il avait déjà le mensonge en tête avant de signer l'accord", a estimé Edouard Martin.
Une rencontre mercredi entre Jean-Marc Ayrault et les syndicats avait tourné au dialogue de sourds.
Le gouvernement n'entend pas demander à Lakshmi Mittal de revenir à la table des négociations et souhaite plutôt se concentrer sur la mise en oeuvre de l'accord, avait fait savoir Matignon dans la soirée.
Le Premier ministre, qui met en avant le fait d'avoir évité plus de 600 licenciements et prévu un comité de suivi des accords, a confirmé sa position lors d'une rencontre jeudi matin avec les élus de Moselle.
"Je ne suis pas rassuré, il y a un dispositif qui se met en place qui n'est pas encore installé. Moi, j'attends trois semaines, un mois, pour vérifier qu'il est mis en place", a dit à la presse Michel Liebgott, député PS de la Moselle.
"S'il est effectivement mis en place, on aura les moyens de vérifier qu'ArcelorMittal joue le jeu ou pas", a-t-il ajouté, précisant que dans le cas contraire, il voulait en revenir à l'idée d'une nationalisation temporaire.
Gérard Bon, avec Guillaume Frouin à Nantes, édité par Yves Clarisse

François Hollande et Jean-Marc Ayrault à l'épreuve de Florange


François Hollande et Jean-Marc Ayrault à l'épreuve de Florange