Translate

lundi 12 novembre 2012

Dix mille militaires et leurs familles ont manifesté à Lisbonne


Dix mille militaires et leurs familles ont manifesté à Lisbonne

s'informerDans un silence seulement coupé par « Grândola, Vila Morena » (l’hymne populaire de la Révolution du 25 Avril 1974 qui a mis fin à la dictature au Portugal), brandissant un carton rouge dirigé contre les coupes du budget d’État, dix mille militaires portugais et leurs proches ont manifesté samedi à Lisbonne, protestant aussi contre la fin de la gratuité dans les transports publics.
Pereira Cracel, président de l’Association des Officiers des Forces Armées, a déclaré que, dans beaucoup de cas, la fin des transports gratuits « représente deux cents euros par mois ; c’est suffisant pour maintenir bien des militaires loin de leurs familles ». Il a souligné que de nombreux militaires, endettés, en seront bientôt « à ne pas pouvoir faire face aux dépenses quotidiennes ».
En marge de la manifestation, le capitaine Otelo Saraiva de Carvalho, un des dirigeants de la Révolution d’avril 1974, a dit au Jornal de Notícias, que « le fait de retirer des revenus est un préjudice et une violation des garanties de leur contrat [de militaires] comme, du reste, la réduction des pensions ». Pour lui, il s’agit d’une « indication » au gouvernement pour qu’à travers « la renégociation de la dette ou par quelque autre moyen », il recule sur ses « mesures brutales d’austérité ». Selon l’ancien « Capitaine d’Avril », le gouvernement  « pourrait se voir confronté à une sérieuse révolution de la part du peuple, incontrôlable, où les forces armées et de sécurité pourraient en venir à ne pas donner leur appui au gouvernement et à seulement intervenir pour éviter une irruption d’une extrême violence ».

Un procès intenté par des paysans qui accusent la FNSEA de les avoir syndiqués « à leur insu » s’ouvre à Toulouse


Un procès intenté par des paysans qui accusent la FNSEA de les avoir syndiqués « à leur insu » s’ouvre à Toulouse

s'informerAujourd’hui doit être jugée au tribunal de Toulouse, une affaire opposant des responsables de coopératives affiliées à la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) à deux syndicats agricoles (Confédération Paysanne et Coordination Rurale) ainsi que l’organisation des producteurs de grains (OPG). Ces derniers accusent les coopératives d’avoir prélevé « d’office » une cotisation sur les sommes revenant aux agriculteurs, pour la verser à des syndicats de la FNSEA.
Les producteurs de céréales « sont obligés en France de fournir leur grain à un organisme stockeur, qui établit la facture et y inscrit des retenues, c’est exorbitant » explique le président de l’OPG. Ils se « retrouvent syndiqués à leur insu ».
Des pratiques issues de l’époque où la FNSEA était « syndicat unique », dans les années 1950-1960, dénonce l’avocate de la Confédération paysanne, liées selon elle, à la « cogestion par la FNSEA avec l’État depuis 1946 de toutes les instances économiques, le Crédit agricole, la Coopération et la Mutualité sociale agricole (MSA) ».
Pour l’avocat des accusés, « il n’y a pas discrimination car la Confédération paysanne n’a jamais demandé à la moindre coopérative d’interroger les coopérateurs sur leur volonté d’adhérer à la Confédération ».
« En France, on n’adhère pas automatiquement à un syndicat en entrant dans une profession, c’est un acte volontaire et individuel, l’adhésion automatique n’existe plus depuis Vichy » a répondu l’avocate de la Confédération paysanne.

dimanche 11 novembre 2012

Live - dimanche 11 novembre - 19h : Soirée Argentine en direct - Vidéo Dailymotion

Live - dimanche 11 novembre - 19h : Soirée Argentine en direct - Vidéo Dailymotion

« Notre Maire en grève de la faim » – le POI de Sevran informe la population et fait une proposition


« Notre Maire en grève de la faim » – le POI de Sevran informe la population et fait une proposition

prendre position

Le POI de Sevran informe la population et fait une proposition.

10 novembre 2012 - notre Maire en grève de la faim.

Nous voulons nos 30 millions indispensables pour nos services publics.

Nous ne voulons pas d’un autre budget municipal d’austérité pour 2013.

tract sevran 11 nov
Cliquez pour télécharger et imprimer le communiqué du POI de Sevran.
Le Maire de Sevran a décidé le 9 novembre devant l’Assemblée Nationale d’entreprendre une grève de la faim. Il demande que l’Etat rembourse les 5 millions que la ville a avancés pour réaliser des travaux commencés avec des subventions accordées qui n’ont toujours pas été versées. Sans ces 5 millions des chantiers comme ceux de la nouvelle crèche rue de Livry ou de l’Ecole Crétier risquent d’être immédiatement arrêtés faute de pouvoir payer les entreprises.
Il demande aussi 5 millions par l’augmentation de la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU) en discussion à l’Assemblée Nationale. Il propose + 180 millions à répartir entre les 100 Communes les plus pauvres au lieu de + 120 millions prévus par le gouvernement répartis entre les 250 Communes les plus en difficultés.
Sans ces 5 millions de DSU, le budget de la Ville pour 2013 ne peut pas être équilibré et la ville est menacée de mise sous tutelle par le Préfet et la Cour des Comptes.
Pour le Comité sevranais du POI, le Maire de Sevran a toutes les raisons de se révolter, comme nous tous, contre l’asphyxie financière des Communes et des services publics organisée par les gouvernements successifs.

Pour autant, est-ce l’affaire personnelle du Maire?

Non, les sevranais sont tous concernés par l’asphyxie financière de la Ville.

Il n’est pas acceptable que le Gouvernement Hollande-Ayrault ait décidé de poursuivre le gel des Dotations Globales de Fonctionnement (DGF) aux Collectivités territoriales décidées depuis 2010 par le gouvernement Sarkozy-Fillon.
C’est 400 millions de moins aux Communes pour 2013 ! L’équivalent de 40 écoles publiques de 12 classes que la plupart des Communes n’ont plus les moyens de se payer. C’est le prix à payer par les Communes au Traité européen de super-austérité que le gouvernement a fait ratifier par une majorité parlementaire PS-UMP avec, hélas, le soutien de Stéphane Gatignon.
M. le Maire précise d’ailleurs lui-même que le budget 2013 qu’il prépare pour Sevran resterait un budget d’austérité, même avec les 5 millions qu’il réclame. En effet, les services de la Ville ont calculé que ce sont 30 millions qui manquent chaque année au budget de notre Ville de 51 000 habitants gérée avec le budget d’une ville de 30 000 habitants !
Le Conseil Municipal du 26 juin a validé ce calcul en réclamant cette somme au nouveau gouvernement.
Nous connaissons tous les conséquences des budgets annuels de rigueur de la Villeimposés depuis la fermeture des principales entreprises (Kodak, Westinghouse…): reports réguliers des travaux sur les édifices municipaux (Cinéma, nouvelle école au quartier Sud, gymnases…); problèmes de voirie, d’entretien, de nettoyage et de gardiennage des bâtiments communaux dévolus au secteur privé; impôts locaux exorbitants, augmentation des tarifs publics, blocage des promotions et multiplication des CDD (36% des agents de la ville sont en emploi précaire)…

Cela doit cesser

Nous voulons que l’Etat rembourse tout de suite à la Ville ce qu’il lui doit.
Et nous voulons, avec le Conseil Municipal du 26 juin dernier, les 30 millions d’Euros indispensables qui manquent tous les ans cruellement au budget de notre ville.
Nous refusons qu’au lieu de ces fonds publics le Maire aille mendier auprès des banques, qui prêtent à des taux spéculatifs de plus en plus élevés, endettant la Commune pour des années.
C’est indispensable pour ramener les impôts locaux exorbitants à des taux supportables par la population et présenter un budget 2013 de sauvegarde et de défense des services publics permettant de tenir les engagements pris devant la population.

N’est-il pas temps d’organiser, dans l’unité, avec le Conseil Municipal une manifestation de toute la ville au siège du gouvernement ?

Nous ne voulons pas d’un autre budget d’austérité, pour Sevran comme pour toutes les autres Communes victimes de la même politique de réduction des dépenses publiques menées par le Gouvernement Hollande-Ayrault.
N’est-il pas temps, plus que temps, comme l’a déjà proposé Serge Grimaldi, conseiller municipal de Sevran (liste DEMOCRATIE COMMUNALE) d’organiser, dans l’unité, avec le Conseil Municipal une manifestation de toute la ville au siège du gouvernement : l’Etat doit payer ce qu’il nous doit, nous voulons nos 30 millions, nous ne voulons pas d’un autre budget de rigueur pour 2013.
N’est-il pas à l’ordre du jour d’en appeler aux élus des toutes les Communes victimes, comme nous, de la politique d’austérité du gouvernement ?
POI de Sevran - 8 rue Henri IV, 93 270 SEVRAN - 01 43 83 42 86 ou 06 30 72 81 44 - poi.sevran@wanadoo.fr

le 14 novembre vu par le Front Syndical de Classe


le 14 novembre vu par le Front Syndical de Classe


Front Syndical de Classe                                                              Créé par des militants CGT et FSU
Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net


« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la
défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l'unité,
son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs
que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la
nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et
poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »
H. Krasucki

Le Front Syndical de Classe est affilié à la Fédération Syndicale Mondiale


Le 14 novembre comme au Portugal, en Espagne,en Grèce… Grève générale !
Contre-feu à la grève générale.Le 3 octobre dernier, la CGTP lançait un appel à la grève générale au Portugal pour le 14 novembre. L'idée de transformer la grève portugaise en grève "ibérique" a tôt fait de faire son chemin en Espagne, et finalement les deux confédérations espagnoles (UGT et CCOO) décident également d'un appel conjoint à la grève générale le 14 novembre. Qui plus est, les grecs aussi sont dans les starting-blocks : ils avanceront d'ailleurs la grève générale aux 6 et 7 novembre, pour cause de convocation de leur Parlement aux fins d'adoption de nouvelles mesures d'austérité demandées par la Troïka.

Du coup le comité exécutif de la CES, réuni le 17 octobre dernier, a senti passer le vent du boulet avec l'internationalisation de la grève générale dans l'Europe du Sud qui est en marche, avec risques potentiels  pour eux d'extension aux autres pays socialement dévastés (ou sur le point de l'être) par les plans de rigueur.
Nos Chérèque européens ont donc mis en place un contre-feu destiné à "contenir les risques" de l'onde de choc du 14 novembre ibériquogrec : un 14 novembre version CES, version « Europe sociale » : en effet, la CES condamne bien les politiques d’austérité –dont les effets catastrophiques ne peuvent plus être niés- 
comme n’étant pas la solution à la crise, et "demande un contrat social pour l’Europe avec un vrai dialogue social, une politique économique favorisant des emplois de qualité, une solidarité économique entre les pays, et la justice sociale" mais sans alerter sur le fait que précisément l’Union européenne est construite sur la mise en concurrence entre les travailleurs, et donc que l'Europe sociale n’est qu’un mirage inaccessible !

Manœuvres pour faire accepter l’austérité aux travailleurs.

Tandis que le "dialogue social" entre "partenaires sociaux" est partout utilisé pour faire accepter aux salariés les dites mesures d’austérité au nom de la compétitivité, du remboursement de la dette et de la résorption 
des déficits publics et donc leur faire payer la facture de la crise !
De leur côté, les 5 syndicats français qui appellent à l’action le 14 novembre indiquent :"[les mesures d’austérité] mettent à mal le modèle social européen par ailleurs mis en cause par la concurrence et parfois le 
dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales. "
Mais c’est ne pas voir que par construction, par raison d’être l’Union européenne est bâtie sur la concurrence "libre et non faussée" et que le dumping social et la dérégulation, la mise à mort des services publics constituent la raison d’être de la Commission européenne. 
Comment expliquer autrement les tentatives réitérées d’imposer la directive Bolkenstein ou l'encouragement aux grands groupes à délocaliser à l’intérieur de l’espace européen en jouant sur les disparités de salaires comme c’est le cas de PSA qui veut fermer à Aulnay alors qu’il n’y a pas longtemps il a investi dans une usine récente à Trnava en Slovaquie !
Les objectifs, les modalités et les perspectives du 14 novembre doivent donc être précisés et recadrés dans une autre perspective que celle d’une colère passagère de peur que les peuples se détournent du projet européen comme le précise la CES !
Les attaques contre les travailleurs découlent du choix en faveur des marchés financiers (la dette, les attaques
contre les budgets publics) et en faveur du patronat (la compétitivité et les cadeaux fiscaux !) et de leur système.

TOUS ENSEMBLE donc le 14 novembre :

- Contre toute mise en cause des cotisations sociales dans le financement de la protection sociale et les nouveaux cadeaux au patronat (20 milliards) préconisés par le rapport Gallois et repris par Ayrault!
- Contre l’augmentation de la TVA et de la CSG
- Contre la diminution des pensions et des salaires
- Contre l’exigence du MEDEF qui revendique l’abaissement des droits concernant 18 millions de salariés actifs du privé et 11 millions de retraités dans la négociation qui va s’ouvrir sur les retraites complémentaires 
ARRCO et AGIRC,
- Contre les délocalisations, les fermetures d’entreprises et de sites, contre les soit-disant plans sociaux en fait vrais plans de licenciements et pour le maintien des emplois.
- Contre la flexibilisation du marché du travail et la remise en cause des garanties nationales du Code du travail !
Ni consensus « compétitif » , ni pacte budgétaire !

Sans aucune espèce d’illusion sur une conférence sociale bidon, engageons la lutte detous les travailleurs et de tous les secteurs pourl’abrogation du pacte budgétaire proposé par le gouvernement socialiste et approuvé par le parlement (socialistes et droite), instrument de la régression économique et sociale et contre 
les mesures du plan Ayrault-Gallois  réclamées depuis très longtemps par le MEDEF!
La CES ne peut plus cacher les effets catastrophiques de la construction européenne à l’heure où partout en Europe monte la lutte des peuples contre les plans d’austérité et pour la défense des conquêtes de l’après seconde guerre mondiale.
De puissantes mobilisations populaires, des travailleurs et de la jeunesse, des étudiants se développent : Grèce, Espagne, Portugal mais également en Belgique, en Angleterre et en Allemagne.
C’est ce chemin qu’il nous faut prendre en France en donnant une autre dimension et d’autres perspectives à ces luttes sans les laisser dévoyer vers le sauvetage forcené et suicidaire de l’euro et d’une construction 
politique tournée contre les peuples !
Et nous faisons résolument nôtre le positionnement de la CGT portugaise qui présente le 14 novembre comme une étape dans la lutte que les travailleurs engagent et « appelle tous les syndicats et tous les 
travailleurs à se joindre à cette forme supérieure de la lutte, pour la convergence avec d'autres secteurs de la société, pour une alternative politique efficace, pour le développement économique et le progrès social, pour la sauvegarde des intérêts des travailleurs et du peuple portugais, pour un régime démocratique et l'affirmation nécessaire de la souveraineté nationale. »

Depuis 30 ans les profits immédiats sont présentés comme les emplois de demain !
En réalité les profits n’ont cessé d’aller dans la poche des actionnaires.
Rien ne change avec le plan Ayrault-Gallois et rien ne remplacera la lutte« TOUS ENSEMBLE »!


Pour adhérer au Front syndical de Classe :
 - Adhésion individuelle : 30 euros par an (10
pour les bas revenus) Chèque (à l'ordre de "Front
Syndical de Classe") à envoyer au trésorier :
Jacky Omer/FSC, 11 rue de Tivoli, 13005
Marseille
frontsyndical.classe@laposte.net

Le budget européen présenté à la hausse par la Commission de Bruxelles sème la zizanie


Le budget européen présenté à la hausse par la Commission de Bruxelles sème la zizanie

s'informerVendredi, les États membres de l’Union européenne et le Parlement européen n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur le budget 2013 élaboré par la Commission. La Commission demandait pour 2013 un budget de 138 milliards d’euros soit une hausse de 6,8 %. Elle réclamait également une rallonge pour combler un trou de 8,9 milliards d’euros pour 2012.
Pour 2013, 7 des 12 États contributeurs nets (pays dont les retours sont inférieurs à leur contribution) se sont opposés à la hausse de 6,8 % : Royaume- Uni, France, Allemagne, Finlande, Suède, Pays-Bas et Autriche, disant qu’ils doivent eux-mêmes faire des économies budgétaires. Ils refusent l’augmentation de leur quote-part et veulent limiter la hausse des dépenses à 2,8 %, c’est-à-dire à un niveau proche de l’inflation.
« Nous avons pris des mesures drastiques aux Pays-Bas, nous ne pouvons pas accepter que le budget européen augmente » a déclaré le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijsselbloem.
Le projet de la Commission entrainerait une augmentation de la contribution française de 1,6 milliard d’euros.
Le Commissaire au budget Janusz Lewandowsky doit soumettre « une proposition de compromis » mardi, date limite pour sortir de l’impasse.
Andréas Mavroyanis, ministre chypriote chargé des Affaires européennes a dit croire à un accord mardi mais « ne peut pas exclure le scénario d’un échec », auquel cas la Commission devra faire une nouvelle proposition. Il a ajouté qu’un échec «risque d’empoisonner les négociations sur le budget pluriannuel 2014-2020 » à l’ordre du jour du sommet européen extraordinaire des 22 et 23 novembre.

« Il n’y a pas que Sevran », lance le maire en grève de la faim pour obtenir la solidarité nationale


« Il n’y a pas que Sevran », lance le maire en grève de la faim pour obtenir la solidarité nationale

Sevran
s'informerStéphane Gatignon, le maire de Sevran (Seine-Saint-Denis), commune grandement touchée par le chômage et la pauvreté, a entamé une grève de la faim  vendredi devant l’Assemblée Nationale. Les députés doivent fixer mardi prochain le montant des subventions territoriales : dotation de solidarité urbaine et dotation de développement urbain. Il en réclame le doublement pour sa commune sinon, « on risque une implosion totale des collectivités locales en 2013 », prévient-il en soulignant qu’« il n’y a pas que Sevran ».
Ainsi par exemple, le Conseil général  de Seine Saint Denis a-t-il décidé, le 11 octobre,  d’augmenter le tarif des cantines des collèges de 23 à 100 % selon le revenu des familles. Une augmentation de 70 à 330 euros par an et par enfant.
Dans le Doubs, des maires du pays de Montbéliard font circuler une pétition, soutenue par le POI, pour l’annulation d’une taxe de 8,28 % sur les factures EDF votée par le syndicat mixte d’électricité du Doubs (SYDED), où la population est représentée par les délégués de l’intercommunalité, eux-mêmes délégués des élus municipaux.
Depuis les lois de décentralisation, dont la première remonte à 1982, l’État a transféré nombre de compétences aux régions et départements, sans que la totalité du financement soit assurée. Cet étranglement des collectivités territoriales sur le plan financier s’aggrave en ce moment, notamment avec l’adoption du traité budgétaire européen (TSCG) en octobre dernier, qui impose des mesures d’austérité renforcées  à tous les niveaux.
filet pointilles gris
prendre position

Le POI du Doubs apporte son soutien total aux maires du Doubs qui font signer la pétition pour l’abrogation de la taxe de 8,28% sur les factures EDF

Le comité local du Parti ouvrier indépendant de Montbéliard apporte son soutien total aux maires du Doubs qui prennent l’initiative de faire signer la pétition qui demande que soit abrogée la taxe de 8,28% sur les factures EDF.
Cette taxe, si elle n’était pas abrogée, frapperait durement tous les habitants, tous les commerçants, tous les artisans, les paysans qui habitent les communes de moins de 2 000 habitants. Elle frapperait les communes elles-mêmes.
Cette taxe a été votée par les délégués au SYDED, Syndicat mixte d’électricité du Doubs. Ce vote soulève plusieurs problèmes : les votants au SYDED sont des délégués des intercommunalités. Les intercommunalités sont dirigées par les délégués des conseils municipaux. Les votants étaient donc des délégués des délégués des élus municipaux. Finalement, beaucoup parmi les habitants qui sont visés par cette taxe ne savent pas au juste qui l’a votée.
La majorité de droite du SYDED a pu réussir cette année à faire passer sa politique, alors que l’an dernier elle n’y était pas arrivée. Pourtant, au printemps, le peuple a nettement indiqué qu’il voulait en finir avec la politique de la droite en chassant Sarkozy et sa majorité au Parlement.
Comment se peut-il que des délégués qui ont eu le mandat de leur intercommunalité d’aller voter contre la taxe se soient abstenus au moment du vote ? C’est le cas des deux délégués du PMA (Pays de Montbéliard Agglomération), qui siègent avec Pierre Moscovici au Conseil de la communauté d’agglomération.
Le POI se félicite de la prise de position du député socialiste Frédéric Barbier, suppléant de M. Moscovici. Son opposition à la taxe et son argumentation rejoignent celles des maires initiateurs de la pétition.
Le POI appelle tous ses militants et sympathisants qui habitent ces communes à prendre contact avec leur maire et se mettre à sa disposition pour donner le plus grand retentissement possible à cette campagne.
Le POI s’adresse à tous les partis et organisations politiques se réclamant du mouvement ouvrier, pour réaliser l’unité sur la revendication et envisager ensemble ce qui peut être fait afin d’aider à son aboutissement et que cette taxe soit retirée.
filet pointilles gris
picto_agir 2

13novembreLe 13 novembre prochain Gérard Schivardi conduira une délégation d’élus au ministère de l’Intérieur

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Gérard Schivardi,
Secrétaire national du POI.
logoio.jpg?w=150&h=42Le 13 novembre prochain, je conduirai une délégation d’élus pour la défense des communes au ministère de l’Intérieur.
Le combat lancé en 2002 pour la défense des communes, et notamment leur libre administration face à l’intercommunalité forcée, est en train de porter ses fruits, car des maires de toutes tendances nous rejoignent.
La délégation que je vais conduire à Paris sera composée en majorité de maires et de conseillers généraux du Parti socialiste. Ils sont confrontés, comme tous, aux schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI), à travers lesquels les préfets veulent leur imposer de rejoindre une intercommunalité forcée dont ils ne veulent pas.
Nous allons aussi envoyer un courrier à Mme Lebranchu, qui est en charge de la Décentralisation, car ils ont tellement nommé de ministres chargés des maires que nous ne savons pas exactement de quoi chacun s’occupe.
Plusieurs de mes collègues m’ont exprimé leur déception du fait que la majorité de gauche au Sénat et à l’Assemblée nationale n’a pas abrogé la loi du 16 décembre 2010 imposant les regroupements forcés des communes.
Le mois dernier, François Hollande a fait un discours aux états généraux des territoires. Regrettant que de Gaulle n’ait pas pu aller jusqu’au bout de la régionalisation, il a annoncé que le projet de l’acte III de la décentralisation serait prêt début novembre.
Or ce projet prévoit la mise en place de métropoles gigantesques regroupant les communes, les départements, et même les régions. Là est peut-être l’explication de la volonté du gouvernement Ayrault de poursuivre la politique de regroupement engagée par ses prédécesseurs.
De plus, ces métropoles qui « bénéficieraient » de nouveaux transferts de compétences et de personnels jusqu’ici sous la responsabilité de l’Etat, auraient le pouvoir de déroger aux lois de la République et au Code du travail, à l’instar du conseil unique d’Alsace ; tout cela au nom de la compétitivité et de l’abaissement du coût du travail.
C’est la mise en œuvre des consignes de l’Union européenne concernant la régionalisation et la réduction des déficits publics encadrée par le TSCG.
Mais la résistance est grande, tant chez les maires attachés à l’existence des 36 000 communes, cellules de base de la démocratie, que dans la population, ou encore parmi les fonctionnaires d’Etat promis aux transferts.
J’en veux pour preuve le report au printemps de l’adoption du projet de loi acte III de la décentralisation, report annoncé par Mme Lebranchu au congrès de l’Association des départements de France.
Rien n’est joué.
C’est la raison pour laquelle mes collègues du Gard, de la Loire, de Moselle, du Bas-Rhin, de l’Ain, des Côtes-d’Armor et d’autres encore, confrontés aux SDCI dont ils ne veulent pas, m’ont annoncé leur intention de participer, avec le dossier de leur commune, à la délégation que je conduirai.
Chaque jour, à Mailhac, arrivent des dizaines de signatures d’élus soutenant cette délégation. Je sais que je peux compter sur le POI pour faire connaître ce combat à tous les élus.

Faites le savoir