Peu importe, si le taux de pauvreté atteint un niveau record avec 9,8 millions de personnes concernées en 2023 (15,4 % de la population), selon les chiffres livrés hier par l’Insee. Peu importe, s’il faut en revenir aux années 70 pour trouver une situation comparable. Le tout assorti d’inégalités qui ne cessent de se creuser. Les droites tiennent leurs coupables : les pauvres eux-mêmes. De Sarkozy et ses harangues contre « l’assistanat » à Retailleau et sa « France des honnêtes gens qui travaillent » en passant par Wauquiez et le « cancer de la société », l’obsession des LR à fustiger les privés d’emplois se double d’une volonté permanente de réaliser des économies sur leur dos. Une recette reprise à son compte par la Macronie. Elle a fait de leur rêve une réalité avec la réforme du RSA qui oblige les allocataires à 15 heures d’activité sous peine de sanctions.
Mais dans ce funeste concours, les uns et les autres n’ont pas dit leur dernier mot et les élus locaux s’appliquent avec zèle à mener la chasse. Comme dans le Nord, où une structure ad hoc a carrément été créée pour débusquer les contrevenants ou encore dans l’Allier où le flicage est confié… à une boîte privée. Tant pis si les fraudes sont en réalité résiduelles et « l’insertion » à marche forcée inefficace. Ce qui compte pour tout ce beau monde c’est de maintenir l’illusion que des gens vivent par plaisir et fainéantise au RSA - soit sous le seuil de pauvreté - pour mieux dédouaner le système qui a toujours eu besoin de son armée de réserve.
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