C’est un « pognon de dingue » dont le montant - contrairement à celui des allocations sociales - ne fait frémir ni Emmanuel Macron ni ses comparses, bien au contraire. D’ailleurs, jusque-là on ne savait même pas précisément quelle somme était en jeu. Une première énigme savamment entretenue mais résolue par la commission d’enquête sur les aides publiques aux entreprises qui a rendu ses conclusions, hier. « 211 milliards d’euros. Dont 48 milliards de dépenses budgétaires et subventions directes. Dont 88 milliards de dépenses fiscales. Dont 75 milliards d’exonérations et allègements de cotisations sociales patronales. Maintenant vous savez », résume son rapporteur, le sénateur communiste Fabien Gay, également directeur de l’Humanité.
Un montant colossal qui en fait le premier poste de dépense de l’État. Pour quelle efficacité ? Toute la question est là désormais alors qu’entre absence de conditionnalité et défaut d’évaluation le pouvoir ne s’en est, à dessein, pas trop préoccupé misant vaille que vaille sur la fumeuse théorie du ruissellement.
Transparence et évaluation - assortie d’objectifs - figurent donc en tête des recommandations de la commission sénatoriale. Tout comme la rationalisation du maquis des quelque 2 252 dispositifs existants. Quant à l’édiction de règles telles que la soustraction des dividendes distribuables du montant des aides publiques ou encore leur remboursement en cas délocalisation, elles pourraient constituer de premiers pas vers un système plus juste. Un début d’alternative à la cure d’austérité de 40 milliards d’euros que François Bayrou s’apprête à présenter la semaine prochaine.
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