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Visite d'Etat d'Emmanuel Macron au Royaume-Uni
Donald Trump déclare que le Hamas est pour un cessez-le-feu, la Maison Blanche nie toute responsabilité dans les inondations au Texas, Macron reprend la main sur le dossier de l'entrisme islamiste.
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Visite d'Etat d'Emmanuel Macron au Royaume-Uni
Emmanuel Macron sera l'invité du roi Charles III lors de sa visite d'Etat au Royaume-Uni, dix-sept ans après la dernière venue officielle d'un chef d'Etat français outre-Manche, quand Nicolas Sarkozy était reçu par la reine Elizabeth II en 2008.
Le président de la République se rend à Londres avant son homologue américain Donald Trump, attendu lui en septembre. Son déplacement sera ponctué par un discours au Parlement britannique ainsi qu’une série d'annonces sur la défense ou l'immigration sur fond de rapprochement après le Brexit.
Il s'agit de la "première visite d'Etat d'un chef d'Etat de l'Union européenne au Royaume-Uni depuis le Brexit", relève la présidence française. Cette visite s'inscrit ainsi dans la volonté de relance de la relation entre le Royaume-Uni et l'UE affichée par le Premier ministre britannique Keir Starmer depuis juillet 2024.
Un sommet réunira, outre Emmanuel Macron et Keir Starmer, une douzaine de ministres des deux pays, dont ceux des Affaires étrangères, de la Défense, de l'Intérieur, de l'Energie et du Commerce.
Les deux pays entendent renforcer leur coopération en matière de défense et actualiser les accords de Lancaster House de 2010 en réponse aux nouveaux enjeux actuels.
La France et le Royaume-Uni sont les deux seuls pays européens dotés de la bombe nucléaire et Emmanuel Macron s’est déjà dit prêt à discuter avec d’autres pays européens du déploiement d'avions français équipés de l'arme atomique. De son côté, le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait participer à la dissuasion nucléaire aéroportée de l'Otan, avec des avions de chasse F-35A, en complément de la dissuasion par sous-marin dont il dispose aujourd'hui.
Le Premier ministre britannique et le président français co-présideront, en visioconférence depuis la base de Northwood près de Londres, une réunion des pays "volontaires" pour un renforcement de la défense de l'Ukraine face à la Russie. Ils échangeront avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et d'autres dirigeants, dont le chancelier allemand Friedrich Merz et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui seront réunis à Rome au même moment pour une conférence sur la reconstruction de l'Ukraine.
Le sujet de l'immigration illégale sera aussi au programme. Londres finance une partie des moyens français dans ce secteur à la frontière franco-britannique. Paris souhaite pouvoir intervenir dans les eaux peu profondes et arrêter les "taxi-boats" de migrants jusqu'à 300 m des côtes françaises.
Le sommet abordera la coopération en matière de lutte contre les franchissements illégaux, de lutte contre les passeurs et leur modèle économique, mais aussi le traitement d'enjeux plus structurels liés à l'attractivité du Royaume-Uni pour les migrants. En 2024, quelque 36 800 arrivées sur les côtes britanniques ont été recensées, soit une augmentation de 25% par rapport à 2023.
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Selon Donald Trump, le Hamas souhaite un cessez-le-feu
Lors d'un dîner à la Maison Blanche en présence du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, le président américain s'est dit convaincu que le Hamas était prêt à accepter un cessez-le-feu à gaza. "Ils veulent une rencontre et ils veulent ce cessez-le-feu", a-t-il déclaré. "Je ne pense pas qu'il y ait un blocage. Je pense que les choses avancent très bien".
L'émissaire américain Steve Witkoff doit se rendre dans la semaine à Doha, où se tiennent des discussions sur un possible accord entre Israël et le Hamas, a annoncé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, en conférence de presse.
Benyamin Nétanyahou a annoncé avoir présenté la nomination du président des Etats-Unis pour le prix Nobel de la paix, en lui remettant la lettre qu'il a envoyée au comité norvégien. "À l'heure où nous parlons, il rétablit la paix dans un pays, dans une région après l'autre", a loué le Premier ministre israélien.
La Maison Blanche nie toute responsabilité dans les inondations au Texas
Alors que le cinquième jour de recherche démarre, un nouveau décompte fait état de plus de 100 décès. La colonie de vacances "Camp Mystic", dont les dortoirs se situaient au bord du fleuve Guadalupe, a confirmé la mort de 27 jeunes filles et d'une animatrice. Certains habitants se sont plaints, au cours du week-end, de ne pas avoir été avertis assez tôt des risques d'inondations.
Donald Trump a réfuté toute responsabilité entre l'imprévisibilité de la montée des eaux et les coupes budgétaires. Pour le gouvernement, il n'y a aucune défaillance des services météo, ni en raison des coupes budgétaires, ni en raison des licenciements imposés depuis des mois. "En amont de ces inondations le service de météorologie a fait son travail, il a livré des prévisions détaillées, précises et des alertes", assure la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
Au Texas, fief républicain avec un grand électorat pro-Trump, les élus locaux viennent à la rescousse du président américain. Le sénateur Ted Cruz sait que ce genre de crise peut faire perdre des points auprès de l'opinion publique à Donald Trump, et plus largement à son camp qui, disposant d’une mince majorité au Congrès, pourrait le perdre lors des élections de mi-mandat.
Emmanuel Macron a repris la main sur le dossier de l'entrisme islamiste
À l'issue d'un Conseil de défense et de sécurité nationale, le président a annoncé la création de nouveaux outils de sanctions financières et administratives pour mieux lutter contre l'"entrisme" islamiste, notamment des Frères musulmans. Emmanuel Macron demande un texte applicable dès la fin de l’année en complément de la fameuse loi "séparatisme" de 2021.
Même si le code électoral empêche l'État d'interdire une candidature communautaire, Emmanuel Macron souhaite "sensibiliser l'opinion publique" dans la perspective des élections municipales de 2026, avec un appel à la vigilance auprès des préfets et du ministère de l'Intérieur qui pourront croiser leurs fichiers. Enfin, le président annonce qu'il réunira les représentants de l'islam de France à l'automne, assurant prôner un "discours d'apaisement".
Ces mesures témoignent d'une reprise en main par Emmanuel Macron de ce dossier symbolique pour lequel il a lui-même assuré la communication auprès des journalistes. Le Président fustige des propositions qui ne sont pas assez efficaces, enjoint au ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau de revoir sa copie et au Premier ministre de mieux discipliner la parole au sein du gouvernement.


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