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vendredi 25 juillet 2025
Là- bas si j'y suis - Gaza. Exterminez toutes ces brutes !...Vendredi 25 juillet 2025
Gaza. Exterminez toutes ces brutes !
« Il n’y a pas de civils innocents à Gaza. »
C’est ce qu’affirment 64% des Israéliens selon une enquête publiée par l’université hébraïque de Jérusalem le 11 juin dernier. 87% des partisans de la coalition au pouvoir partagent cette opinion.
« Ce qu’on appelle tuer des innocents est devenu la norme ». Le journal Haaretz a publié le 27 juin une suite de témoignages de militaires israéliens impliqués à Gaza. Un officier supérieur confie : « Ma plus grande crainte est que les tirs contre les civils ne soient pas le résultat d’une nécessité opérationnelle ou d’un manque de discernement mais plutôt le fruit d’une idéologie partagée par le commandement sur le terrain ».
Dans cette tragédie en direct sous nos yeux, ce n’est plus « la revanche compréhensible » suite au massacre du 7 octobre 2023, ni au « droit d’Israël d’assurer sa sécurité » mais l’élimination totale d’un peuple, non pas pour ce qu’il fait mais pour ce qu’il est.
Face à l’indignation devant le génocide en cours à Gaza, Macron fait la promesse d’une reconnaissance de l’État de Palestine pour septembre prochain à l’ONU. Mieux vaut tard que jamais. Cent quarante-huit États ont déjà reconnu la Palestine, dont l’Espagne, l’Irlande, la Norvège etc. Les réactions haineuses du gouvernement israélien et de ses soutiens à l’extrême droite en France comme à Washington montrent la détermination du camp génocidaire.
Ce n’est pas une guerre coloniale avec domination et exploitation, ce n’est plus la lutte contre le Hamas et ses combattants mais c’est une destruction contre l’existence même du peuple palestinien sans distinction, hommes, femmes, enfants. Au mieux par l’exode et la déportation massive sinon par la destruction, par les armes, par l’empêchement du moindre soin ou par la famine.
Qualifier l’adversaire de « nazi » est une vieille habitude chez les dirigeants israéliens. Mais ce qui semblait un abus de langage est devenu une conviction majoritaire. Or, face à ce monstre qui va à nouveau vous détruire, la seule issue est de le détruire d’abord par tous les moyens jusqu’au dernier.
En instrumentalisant l’Holocauste comme bouclier idéologique pour justifier sa politique, l’actuel pouvoir israélien discrédite le concept de génocide, qui de la Namibie au Rwanda, concerne toute l’histoire de l’humanité, et contribue à construire une pensée historique et un rempart contre le pire.
Lâcheté, médiocrité, indignation surjouée, répression du soutien à la Palestine, resterons-nous vraiment impuissants devant ces nouveaux assassins de la mémoire ?
Daniel Mermet
Omer Bartov, un historien israélien face au génocide
Au nom de la race allemande, les nazis se sont acharnés à faire disparaître l’art moderne, qu’ils appelaient « Entartete Kunst », « art dégénéré ». À Munich en 1937, ils présentaient une grande exposition pour montrer toutes ces horreurs. Mais, malgré humiliations, destructions et spéculations, cet art a survécu, toujours vivant, toujours à vif spécialement aujourd’hui où il devient comme une alarme et une arme face à l’avancée de Trump, au génocidaire Nétanyahou et aux extrêmes droites partout acharnées à éliminer les dégénérés d’aujourd’hui. Papier passionnant de Daniel Mermet à relire sur le site de Là-bas si j’y suis : https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/degenere-e-s-de-tous-les-pays-unissons-nous
Nique ta race ou nique ta classe ?
Race ou classe ? Voilà le genre de sujets qui fâche. Pour limiter la casse, nous vous proposons de revenir tranquillement sur notre entretien vidéo avec l’historien Gérard Noiriel et le sociologue Stéphane Beaud, pour leur livre « Race et sciences sociales. Essai sur les usages publics d’une catégorie », qui avait déchaîné une tempête dans un verre d’eau nommé Twitter à l’époque.
Le meilleur d’Olive aussi cet été. Souvenez-vous de ce détail très particulier qui avait retenu l’attention de l’éditorialiste de la matinale de France Inter au lendemain des résultats du 1er tour des législatives : Rima Hassan portait un keffieh lors de la soirée électorale ! Olive avait écrit : https://la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/signe-culturel-ostentatoire
Nationaliser le bonheur commence par virer ces passions tristes qui nous bouffent comme des punaises de lit et rétrécissent la surface de la cage. Contre ça il faut des biscuits, il faut des provisions, il faut des armes. En voilà pour tout l’été… Un choix d’articles à découvrir ou à redécouvrir avec des surprises qui viendront au fil de l’eau.
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