Mardi 29 juillet 2025 Bonjour,Derrière le terme «génocide», il y a, d’abord, un juriste. Raphaël Lemkin est né en Pologne et a émigré aux Etats-Unis. Une grande partie de sa famille a été tuée par les nazis. C’est lui qui est à l’origine de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948. Le Temps s’est entretenu avec son héritière, Elisa von Joeden-Forgey, la directrice de l’Institut Lemkin, sur les événements en cours à Gaza. Dans cette édition, il est aussi question de la capitulation d’Ursula von der Leyen sur les droits de douane face à Donald Trump et des vacanciers russes qui s’en vont faire trempette en Crimée sous le soleil et sous les bombes. A la une: «L’Etat israélien veut se débarrasser des Palestiniens»
 IMAGO/MOSAB SHAWER / IMAGO/Middle East Images Pourquoi c’est important: Relancées par les plans de l’Etat hébreu visant à «concentrer» la population dans le sud de Gaza et, surtout, par la famine, les accusations de génocide à Gaza ont ressurgi ces dernières semaines. Aux racines du mal: Elisa von Joeden-Forgey a consacré sa carrière à l’étude des génocides et de la Shoah. L’Institut Lemkin, qu’elle dirige, considère qu’Israël mène un «processus de génocide» depuis bien avant le 7-Octobre. «Tout ce qu’il fallait, disions-nous, c’était une sorte de déclencheur», tranche-t-elle. Lire l’interview Un «génocide à Gaza»? Le Temps a tracé la ligne de démarcation entre les experts, toujours plus nombreux, qui emploient ce terme et ceux qui contestent la perpétration du «crime des crimes». Il faudra des années avant que la Cour internationale de justice ne rende son avis. Pour mieux comprendre les acteurs en présence Insupportable inaction. «Après environ un an et demi de silence, tel pays se félicite à présent d’avoir finalement apposé sa signature au bas d’une lettre, certes bien tournée, mais qui n’engage à rien. Tel président d’un autre pays promet de reconnaître que les ruines inhabitables de Gaza appartiennent bien à un Etat nommé Palestine», écrit notre journaliste Luis Lema, pour qui «le temps des admonestations et des promesses devrait être pourtant largement révolu». Lire l’éditorial |
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