Translate

dimanche 29 juillet 2018

Benalla, la gauche lui dit merci

Lu dans le DL du 28/07/2018

LE BILLET PAR GEORGES BOURQUARD

 Benalla, la gauche lui dit merci

 Si Alexandre Benalla n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer. Pas pour remettre de l’ordre dans les rues les jours de manif’mais pour mettre de l’ordre dans les rangs de l’opposition de gauche. Voilà que grâce à ce surprenant personnage, la gauche se met d’accord pour présenter une motion de censure commune contre le gouvernement.
 C’est pas la gauche plurielle mais ça y ressemble bougrement. Ainsi la France Insoumise, le P.C. et le P.S. vont voter comme un seul homme un texte qui n’a aucune chance de faire chuter le gouvernement. 
Ce n’est pas le résultat qui compte, c’est l’intention.
 Jusque-là, c’était « je t’aime moi non plus » entre tous ces députés se réclamant de différentes chapelles de la gauche, le groupe socialiste allant jusqu’à se fracturer allégrement lors de l’examen de certains textes gouvernementaux.
 Désormais, c’est front uni contre Macron. 
Jusqu’au prochain épisode.
 Dans ce grand charivari auquel bientôt plus personne ne comprendra quelque chose, Jean-Luc Mélenchon annonce qu’il votera aussi l’autre motion de censure, celle des Républicains. 
Au diable l’avarice.
 Il ne sera pas le seul, Marine Le Pen apportera également son soutien au texte de défiance présenté par le parti de Laurent Wauquiez. 
Comme d’habitude Dieu reconnaîtra les siens mais ce sera un miracle.
 La dernière fois qu’un gouvernement est tombé à la suite d’une motion de censure, c’était celui de Pompidou en octobre 1962. Autant dire dans l’Antiquité.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire