Lu dans le DL du 28/07/2018
LE BILLET
PAR GEORGES BOURQUARD
Benalla, la gauche
lui dit merci
Si Alexandre Benalla n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer. Pas
pour remettre de l’ordre dans les rues les jours de manif’mais pour
mettre de l’ordre dans les rangs de l’opposition de gauche.
Voilà que grâce à ce surprenant personnage, la gauche se met
d’accord pour présenter une motion de censure commune contre le
gouvernement.
C’est pas la gauche plurielle mais ça y ressemble
bougrement.
Ainsi la France Insoumise, le P.C. et le P.S. vont voter comme un seul
homme un texte qui n’a aucune chance de faire chuter le gouvernement.
Ce n’est pas le résultat qui compte, c’est l’intention.
Jusque-là, c’était « je t’aime moi non plus » entre tous ces députés
se réclamant de différentes chapelles de la gauche, le groupe
socialiste allant jusqu’à se fracturer allégrement lors de l’examen de
certains textes gouvernementaux.
Désormais, c’est front uni contre
Macron.
Jusqu’au prochain épisode.
Dans ce grand charivari auquel bientôt plus personne ne comprendra
quelque chose, Jean-Luc Mélenchon annonce qu’il votera aussi
l’autre motion de censure, celle des Républicains.
Au diable l’avarice.
Il ne sera pas le seul, Marine Le Pen apportera également son
soutien au texte de défiance présenté par le parti de Laurent
Wauquiez.
Comme d’habitude Dieu reconnaîtra les siens mais ce sera
un miracle.
La dernière fois qu’un gouvernement est tombé à la suite d’une
motion de censure, c’était celui de Pompidou en octobre 1962. Autant
dire dans l’Antiquité.
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