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lundi 14 mai 2018

Les pilotes de Brussels Airlines (aussi) se mettent en grève


13 mai 2018

Les pilotes de Brussels Airlines (aussi) se mettent en grève

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Il y a un petit parfum venu de France – et d'Air France – dans le conflit que lance, lundi  14 et mercredi 16  mai, une grande partie des pilotes de SN Brussels Airlines. Près de 600 vols seront annulés et 63 000 passagers touchés par ce mouvement, qui n'est que le deuxième dans l'histoire de la société, née en  2006 sur les restes de la défunte Sabena.
Contraints à des efforts salariaux depuis 2012, les pilotes espéraient que le rachat de leur compagnie par Lufthansa, en  2017, la sortirait de l'ornière. Ils ont rapidement déchanté après le licenciement de leur patron, Bernard Gustin, et de son bras droit, Jan De Raeymaeker, remplacés par des dirigeants allemands. Et le sort qui sera finalement réservé à SN Brussels dans l'ensemble Eurowings, filiale du groupe allemand, reste incertain.
Christina Fœrster, la nouvelle directrice générale de la compagnie belge, a été clairement parachutée pour restaurer la rentabilité de l'entreprise, qui a subi 26  millions d'euros de pertes au premier trimestre et va perdre quelque 10  millions supplémentaires en raison de la grève.
Les pilotes ont rejeté une proposition d'augmentation de 3  % au 1er  janvier 2019 et de 3  % en  2020. Vendredi 11  mai, la direction a promis de leur soumettre rapidement un nouveau plan, axé surtout, semble-t-il, sur l'allégement de la charge de travail et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Pour ce qui est des investissements – et donc de la survie à long terme –, en revanche, les 3 900 employés auraient du souci à se faire. Le directeur de la communication de Lufthansa, Andreas Bartels, a fait savoir – en niant toute menace – que la société n'avait pas l'habitude d'investir " dans une flotte dont le positionnement en termes de coûts n'est pas correct "" Nous investissons là où il y a des perspectives de croissance ", a ajouté M. Bartels. Or, Eurowings dans son ensemble a perdu 203 millions d'euros depuis le début de l'année.
Jean-Pierre Stroobants (bruxelles, correspondant)
© Le Monde

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