| Des milliers de patrons ont manifesté avec détermination |
| Sifflets, pétards et mégaphones : les patrons qui défilaient lundi à Paris en direction du ministère de l'économie étaient pourvus d'un attirail de manifestants aguerris pour leur premier cortège dans la capitale depuis quinze ans. Selon le président de la Confédération général du patronat et des petites et moyennes entreprises (CGPME), Jean-François Roubaud, qui appelait à la manifestation, dix mille chefs d'entreprises ont manifesté – 6 000 à Paris et 4 000 à Toulouse. Selon la police, ils étaient 2 200 dans la capitale et plus de 2 000 dans la Ville rose. A Toulouse, quelques chefs d'entreprise se sont symboliquement enchaînés devant la préfecture de Haute-Garonne, sous des pancartes proclamant par exemple, "Six entreprises de proximité meurent toutes les heures", ou encore"Impôts, taxes, charges, trop c'est trop". A Paris, le cortège s'est arrêté non loin du ministère de l'économie, protégé par plusieurs rangées de barrières métalliques et de gendarmes mobiles. Les trois grandes confédérations patronales (CGPME, Mouvement des entreprises de France – Medef – et Union professionnelle artisanale – UPA) avaient appelé à une semaine de mobilisation pour "décadenasser" l'économie française. M. Roubaud, a demandé "la suspension immédiate" de trois mesures combattues par le patronat : le compte individuel de pénibilité, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2015, la durée minimale de vingt-quatre heures hebdomadaires pour les nouveaux contrats à durée déterminée et l'obligation d'informer les salariés au moins deux mois avant toute cession d'entreprise. |
| L'entrée en vigueur du compte pénibilité cristallisait le ressentiment des patrons, à l'image de Frédéric Corre, garagiste à Saint-Brieuc (22), qui estimait que cette mesure allait "contraindre énormément" les chefs d'entreprise. Le Medef, qui n'a pas appelé à manifester, a prévu cette semaine des réunions de militants et une campagne sur les réseaux sociaux. Son président, Pierre Gattaz, qui assure défendre l'emploi, a appelé le gouvernement à mettre ses actions en conformité avec "ses belles paroles". Emmanuel Macron lui a répondu mardi en l'appelant, à son tour, à faire en sorte que les quelque 41 milliards de réductions de charges et de fiscalité des entreprises trouvent leur contrepartie. |
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| Rafale : enfin une vente à l'horizon ? |
| Les ministres de la défense français et indien se sont mis d'accord lundi pour surmonter leurs différences en vue de la finalisation d'un contrat, estimé à quelque 12 milliards d'euros, portant sur la livraison de 126 avions de combat Rafale, fabriqués par Dassault Aviation. Cela fait près de trois ans que l'avionneur français et l'Inde ont entamé des négociations exclusives au sujet de ce contrat. "Nous pouvons dire que les négociations sont sur le point d'aboutir", a-t-on déclaré à Reuters dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian, actuellement en visite en Inde. Selon les termes de l'accord, qui serait le premier contrat à l'exportation décroché par le Rafale depuis son lancement en 1989, les 18 premiers appareils seraient fabriqués en France et envoyés en Inde et les 108 autres exemplaires seraient construits par l'entreprise publique indienne Hindustan Aeronautics. |
| Il y a près d'un mois, Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, avait affirmé à Reuters, que la signature du contrat du Rafale en Inde d'ici à mars 2015 était un "objectif raisonnable". |
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| La culture, 3e employeur européen |
| Les industries culturelles européennes ont généré un chiffre d'affaires de 535,9 milliards d'euros en 2012 et représentent 7,1 millions d'emplois, ce qui fait de ce secteur le 3e employeur européen, selon une étude du cabinet EY. Ainsi 19,1 % de ces emplois sont occupés par des moins de 30 ans, précise cette étude commandée par le Gesac (Groupement européen des sociétés d'auteurs et de compositeurs). L'industrie culturelle européenne se situe juste derrière l'hôtellerie-restauration (7,3 millions d'emplois) et la construction (15,3 millions). Les industries culturelles "représentent deux fois plus d'emplois que l'industrie automobile, le seul secteur des arts visuels emploie davantage que le secteur des télécommunications", souligne EY. |
| Ces industries sont "ancrées au cœur du numérique", ajoute EY, soulignant que "70 % du temps moyen passé par les Européens sur une tablette est consacré à la consommation d'un bien culturel". |
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| Yo-yo des cours du baril de brut |
| Les cours du pétrole sont parvenus à rebondir lundi après avoir chuté à leur plus bas niveau en cinq ans. Ainsi, à Londres, le brent pour livraison en janvier a terminé en hausse de 2,39 dollars à 72,54 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) après être tombé en cours de séance jusqu'à 67,53 dollars, un niveau plus vu depuis octobre 2009. Dans le courant de la journée, le retour de nombreux opérateurs américains, absents jeudi et vendredi pour cause de fête annuelle de Thanksgiving, s'est accompagné d'un retournement du marché. "Maintenant que l'OPEP [Organisation des pays exportateurs de pétrole] a déclaré une guerre des prix aux pays non membres du cartel" en espérant que la chute des cours freine la progression de leur offre, "les investisseurs se demandent si cela peut avoir un effet sur la croissance de la production américaine", a remarqué Andy Lipow de Lipow Oil Associates. |
| "Dans l'immédiat, l'offre américaine va sûrement continuer à croître pendant encore au moins douze à dix-huit mois au fur et à mesure que les investissements qui ont déjà été décidés vont se mettre en route", a avancé le spécialiste. "Ensuite on commencera peut-être à voir un ralentissement de la croissance aux Etats-Unis", a-t-il ajouté, en soulignant que d'autres projets plus coûteux au Canada, dans l'Arctique ou au large des côtes du Brésil pourraient pâtir davantage de la chute des cours. |
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| 60 milliards de dollars |
C'est la somme que les banques américaines et européennes ont payé (quelque 48 milliards d'euros) de janvier à septembre 2014 pour régler les litiges qui les visaient, un montant représentant le tiers des sommes versées entre 2009 et 2014, selon une étude du cabinet Boston Consulting Group publiée mardi. Entre 2009 et septembre 2014, les litiges ont coûté 178 milliards de dollars (143 milliards d'euros) aux principaux groupes bancaires européens et américains (Bank of America, JPMorgan Chase, Citigroup, Morgan Stanley, Wells Fargo, Goldman Sachs, BNP Paribas, Crédit Suisse, Deutsche Bank, UBS, HSBC, Barclays, Royal Bank of Scotland, Rabobank, Lloyds Banking Group, Standard Chartered, ING, Santander), selon des données compilées dans l'étude. Les coûts liés aux litiges ont nettement augmenté depuis le début de la crise financière, les banques américaines ayant réglé à elles seules 65 % de la facture totale. Une disproportion qui s'explique par des régulateurs américains particulièrement actifs : la quasi-totalité (98 %) des 115 milliards de dollars payés par les banques américaines viennent de demandes de leur régulateur, tout comme près de la moitié (45 %) des 63 milliards versés par les banques européennes. |
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| BLOG |
| Contre-choc pétrolier : les Saoudiens mènent une guerre des prix contre le pétrole de schiste américain |
L'Arabie saoudite est bien engagée dans une guerre des prix contre le pétrole « de schiste » américain, a affirmé le ministre du pétrole saoudien durant la réunion à huis clos de l'Opep, jeudi 27 novembre à Vienne, révèle l'agence Reuters.
Riyad s'est opposée à toute réduction de la production lors de cette réunion, au grand dam du Venezuela, de l'Iran et de plusieurs autres membres du cartel des pays exportateurs dont les budgets sont sapés par la glissade des cours du baril. Cette glissade s'est amplifiée de façon spectaculaire vendredi, le baril de brent cotant aux alentours de 70 dollars en fin de la journée, après avoir perdu 10 dollars en moins d'une semaine.
« Naïmi a parlé de rivalité avec les Etats-Unis pour les parts de marché. Et ceux qui voulaient une réduction de la production ont compris qu'une telle réduction était impossible, parce que les Saoudiens veulent une bataille de parts de marché », rapporte une source anonyme briefée par un ministre de l'Opep et citée par Reuters.
Il n'y a donc pas d'alliance entre Riyad et Washington, comme certains le supposaient, et le refus de l'Arabie saoudite de s'associer à un mouvement de réduction des extractions ne vise pas, ou pas seulement, à infliger une bonne suée à la Russie et à l'Iran.
L'Arabie saoudite semble entreprendre de rappeler à chacun, hors de l'Opep comme au sein de l'organisation, qu'elle est l'unique reine au centre de l'échiquier pétrolier mondial...
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Lu sur Oil Man
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : Dette : la zone euro ralentit, la France accélère |
| Le Figaro Economie : Le gouvernement prêt à l'offensive contre le diesel |
| Financial Times : Le rouble ébranlé par la baisse des prix du pétrole met la Russie sous pression |
| The Wall Street Journal : Moody's dégrade la note du Japon |
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