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dimanche 20 avril 2014

Valls, Macron, Sapin: ce que signifie la présence massive de disciples de Rocard au pouvoir

Valls, Macron, Sapin: ce que signifie la présence massive de disciples de Rocard au pouvoir





«Ma revanche viendra», aurait confié Michel Rocard, le 15 mai 1991, à son directeur de cabinet Jean-Paul Huchon. Ce jour-là, le Premier ministre se trouve sur le perron de l'hôtel Matignon. Ses cartons sous le bras, il quitte la rue de Varenne à la demande du président de la République, François Mitterrand, au terme de trois années d'une cohabitation haineuse entre les deux hommes.
Rocard s'imagine déjà en héraut du PS pour la présidentielle de 1995. Succéder à Machiavel en son palais de l'Elysée, voilà une revanche qui aurait de l'allure. Mais l'histoire en a décidé autrement, l'ancien maire de Conflans-Sainte-Honorine n'ayant, depuis lors, jamais été en mesure de se porter candidat (et ce n'est pas faute d'avoir essayé).
Sa revanche est finalement intervenue le 31 mars dernier, jour où François Hollande a nommé Manuel Valls au poste de Premier ministre. Vingt-cinq après, le rocardisme faisait son retour au coeur du pouvoir.
Le nouveau chef du gouvernement a en effet posé ses premiers pas en politique dans ceux de son prédécesseur. Au cours des années 80, il présidait les Clubs Forum, ces regroupements de jeunes rocardiens. Entre 1988 et 1991, il a travaillé à Matignon aux côtés de son mentor comme chargé de mission. Et, dans une récente interview, Michel Rocard assure lui-même que, «bien sûr», Valls est rocardien.
Déjà, en mai 2012...
Bien que mitterrandiste, François Hollande le social-démocrate n'a d'ailleurs pas attendu la moitié de son mandat pour confier des postes-clés aux disciples de l'ancien Premier ministre. Depuis mai 2012, nombre de personnalités se réclamant de l'héritage de Rocard, ou ayant commencé leur carrière à ses côtés, sont à la barre du pouvoir socialiste.

A l'Elysée, le jeune Emmanuel Macron, secrétaire général adjoint de la présidence en charge de l'économie, présenté comme tout-puissant, ne se reconnaît ainsi comme mentor que l'ex de Matignon. La directrice de (...) Lire la suite sur Slate.fr

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