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dimanche 20 avril 2014

Marine Le Pen prend pour cible Manuel Valls

Marine Le Pen prend pour cible Manuel Valls





Lorsque le Front national dénonce le gel d'indice des fonctionnaires, la non-revalorisation des retraites et des prestations familiales, l'affaiblissement des services publics, le smic au rabais et la non-maîtrise des tarifs publics comme ceux de l'électricité, il ne s'oppose pas seulement à la politique de Manuel Valls. Il veut surtout apparaître comme le premier défenseur de l'État.
Certains relèvent parfois des «points de convergence» avec des idées de la gauche radicale. Pour autant, Marine Le Pen a-t-elle fait le grand écart entre le discours ultralibéral qui fut celui du FN et une nouvelle approche étatiste de l'économie française? «Le grand virage fut le passage de témoin entre Marine Le Pen et son père. Son discours accompagne l'évolution sociologique de son électorat», observe Stéphane Zumsteeg, directeur du département opinion chez Ipsos. Il note que ces électeurs sont issus de manière croissante des milieux populaires. Ouvriers, employés, salariés du secteur public… «Elle a saisi la balle au bond pour se tourner vers ces gens-là, d'où la défense de l'État et des acquis sociaux», poursuit-il en expliquant que ce virage lui permet de donner de la «crédibilité à son discours économique» et «d'élargir la palette programmatique» du parti, alors que, sous Jean-Marie Le Pen, le FN «ne parlait que d'immigration et d'insécurité».

«Drame social»

Stéphane Zumsteeg «ne pense pas» que la couleur jacobine d'un Front national proposant l'interventionnisme économique face à Bruxelles et aux marchés présente un risque politique pour un parti frontiste qui s'éloignerait ainsi d'une partie de son électorat, notamment dans le sud de la France où l'État a souvent été perçu comme le diable. «Ce n'est pas cela qui fera fuir l'électorat traditionnel de droite ou (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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