| S&P maintient le AA de la France mais reste prudente |
| L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) a maintenu vendredi la note évaluant la qualité de crédit de la France, saluant les efforts de réformes. L'agence "confirme les notes à long terme 'AA' et à court terme 'A-1+' en devises et en monnaie locale qu'elle attribue à la République française", selon un communiqué. La note à long terme, la plus connue, est ainsi la troisième meilleure possible dans la gradation de S&P. Elle maintient aussi une perspective "stable" pour ces notes, ce qui signifie que "les facteurs de risque pesant sur la qualité de crédit de la France s'équilibrent et que la possibilité d'un relèvement ou d'un abaissement de la note dans les deux ans à venir est inférieure à une sur trois". Standard and Poor's écrit par ailleurs que la baisse des charges des entreprises contenue dans le pacte de stabilité est "un facteur positif" et estime que l'actuel gouvernement "se démarque clairement à moyen terme", par ses efforts de réduction des dépenses, tandis qu'il "semble progresser dans la voie de réformes structurelles afin d'améliorer l'environnement des affaires". "Le plan de réduction du coût du travail et de la fiscalité des entreprises pourrait renforcer la compétitivité et le potentiel de croissance de l'économie même si à court terme l'effet sur la croissance est incertain car il dépend de l'évolution des dépenses d'investissement du secteur privé et de la manière dont elle compensera ou non la baisse de la dépense publique", juge l'agence. |
| Bémol toutefois, Standard and Poor's juge le gouvernement français trop optimiste sur la réduction du déficit public, écrivant dans son communiqué : "Nous prévoyons que le déficit public atteindra 3,8 % du produit intérieur brut en 2014 et déclinera à 2,7 % en 2017", là où Paris espère atteindre un ratio de 1,3 % en 2017. Par ailleurs, les mesures du Pacte "pourraient se révéler insuffisantes pour relancer l'emploi", soit le principal objectif du Pacte de responsabilité, estime Standard and Poor's. |
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| Progression des ventes de PSA |
| PSA Peugeot Citroën a vu son chiffre d'affaires augmenter de 1,9 % à 13,3 milliards d'euros au premier trimestre, les taux de change défavorables n'ayant pas complètement effacé la hausse de ses ventes. Le premier constructeur automobile français a vendu 7,7 % de véhicules en plus dans le monde par rapport au premier trimestre 2013 à 726 000 unités. Il a profité de la bonne santé de ses deux plus gros marchés, l'Europe et la Chine, explique-t-il dans uncommuniqué publié vendredi. PSA a ainsi vendu 16 % d'unités en plus en Europe et 18,3% en Chine. Ses ventes ont reculé en revanche en Russie et en Amérique latine. Le chiffre d'affaires de sa division automobile, la plus importante, s'affiche en hausse de 2 % à 8,9 milliards. Ceci s'explique par la progression des immatriculations et des prix, qui "compensent l'impact fortement négatif des changes de – 4,5 %". PSA bénéficie du succès du crossover Peugeot 2008 et de la Citroën C4 Picasso. La Peugeot 308, élue voiture de l'année, connaît un bon début avec 70 000 commandes depuis son lancement, indique-t-il. |
| Le groupe réunit à 14 heures son assemblée générale, qui devrait donner l'ultime feu vert nécessaire au lancement d'une augmentation de capital de 3 milliards d'euros permettant à l'Etat français et au chinois Dongfeng de faire leur entrée à son capital. |
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| Compétitivité industrielle : la France décroche encore |
| La perte de compétitivité française sur la dernière décennie est principalement due à de faibles gains de productivité, en particulier face à l'Allemagne et à l'Espagne, c'est la conclusion d'une étude publiée vendredi par le Boston Consulting Group (BCG). Sur la dernière décennie, l'indice de compétitivité de la France est passé de 115 à 124, une augmentation qui s'explique principalement par la lenteur de ses gains de productivité, devant l'augmentation des dépenses énergétiques, en particulier en gaz naturel, et la hausse des salaires. Conséquence : alors que la France était plus compétitive que l'Allemagne en 2004, elle a été dépassée par son voisin au cours de la décennie, non seulement du fait d'une augmentation plus rapide des salaires mais également de la faible croissance de sa productivité : + 5 %, contre 14 % pour l'Allemagne. Avec l'Espagne l'écart de compétitivité s'est accentué, passant de 10 à 16 points, quand il a carrément doublé avec le Royaume-Uni (16 points en 2014 contre 7 en 2004). Là encore, l'écart s'explique avant tout par la différence de gains de productivité, bien plus importants pour l'Espagne (+ 23 %) et le Royaume-Uni (+ 20 %). |
| Parmi les 25 plus gros exportateurs mondiaux, BCG classe la France dans le groupe des pays à coûts élevés, qui continuent de perdre en compétitivité, avec l'Italie, la Belgique, la Suisse et la Suède. Les Pays-Bas et la Grande-Bretagne ont presque stabilisé leur compétitivité, tout comme l'Inde et l'Indonésie. |
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| Suspense autour d'Alstom |
| L'Autorité des marchés financiers (AMF) a demandé la suspension de la cotation du titre Alstom dans l'attente de la publication d'un communiqué par la société, a déclaré vendredi une porte-parole du régulateur. Un conseil d'administration d'Alstom se réunira ce vendredi après-midi, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier, alors que circule depuis jeudi l'hypothèse d'un rachat de tout ou partie du groupe français par l'américain General Electric (GE). L'agence de presse Bloomberg a en effet affirmé mercredi, en citant des sources proches du dossier, qu'un rachat d'Alstom par GE pourrait être annoncé "dès la semaine prochaine" pour un montant avoisinant 13 milliards de dollars. Le groupe français connu du grand public pour ses TGV, mais qui est aussi notamment présent dans les équipements de centrales électriques, s'est contenté déclarer jeudi dans un communiqué qu'il n'était "pas informé" d'une offre de GE. |
| Arnaud Montebourg a déclaré vendredi au "Monde" que le gouvernement français travaillait sur d'autres solutions pour Alstomqu'un rachat par General Electric. Le ministre a également affirmé que le gouvernement n'avait pas été informé de ce projet par Alstom, dont il indique avoir rencontré jeudi le PDG, Patrick Kron. Une rencontre entre le premier ministre, Manuel Valls, M. Montebourg et le patron de General Electric est également prévue "prochainement", indique-t-il, affichant la "préoccupation et la vigilance patriotiques" de la France. |
| TEXTOS |
Ukraine : Kiev pourrait signer lundi prochain un accord prévoyant la fourniture annuelle par la Slovaquie de 10 milliards de mètres cubes de gaz à Kiev, a déclaré jeudi le ministre de l'économie slovaque, Tomas Malatinsky. Moscou a presque doublé le prix de son gaz naturel vendu à l'Ukraine et menace de suspendre ses fournitures en raison des arriérés de paiement du gouvernement de Kiev envers la Russie. Le conseil d'administration du FMI se réunira le 30 avril pour discuter d'un plan d'aide à l'Ukraine.
France : les chômeurs sont sceptiques quant aux effets du pacte de responsabilité sur l'emploi, 66 % estimant qu'il n'aura aucune conséquence sur l'emploi, selon unsondage OpinionWay publié vendredi.
Portugal : Lisbonne, qui s'apprête à sortir de son plan d'aide de 78 milliards d'euros accordé il y a trois ans, recevra une dernière tranche d'aide de la zone euro en juin, a annoncé jeudi le Fonds de soutien de la région, le FESF.
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Russie : S&P a abaissé hier la note de solvabilité de la Russie de "BBB" à "BBB-", et a gardé sa perspective à "négative", en raison des tensions grandissantes entre Kiev et Moscou. "La situation géopolitique tendue pourrait voir des sorties supplémentaires significatives de l'économie russe des capitaux étrangers comme nationaux, et pourrait du coup fragiliser les perspectives déjà faibles de croissance", a annoncé l'agence.
Etats-Unis : Apple, Google, Intel et Adobe ont signé un accord pour mettre un terme à des poursuites les accusant en Californie d'avoir formé une entente illégale pour ne pas débaucher leurs salariés respectifs.
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| "On ne peut pas laisser penser aux Français que nous serions en train de réaliser une purge", |
Olivier Faure, porte-parole du PS, a jugé vendredi"relativement modeste" le plan gouvernemental d'économies, qui n'est pas "une purge", comparé aux pays voisins. Il a opposé des licenciements de fonctionnaires en Grande-Bretagne, une "baisse directe, immédiate" des salaires en Espagne ou Grèce, et le gel envisagé du point d'indice de la fonction publique française. "Il faut prendre la mesure de la difficulté et accepter aussi les moments de pain noir", a demandé le nouveau porte-parole socialiste. Il a relevé que des réformes structurelles prennent "beaucoup plus de temps". D'où la nécessité, "avant d'y parvenir, de prendre des mesures difficiles, parfois douloureuses, mais nécessaires". M. Faure a contesté que le groupe PS soit "très divisé. On a un débat pour l'instant normal, légitime. Tant que les mesures ne sont pas annoncées, il est logique que tout le monde débatte". "Ce qui m'étonne un peu, c'est qu'on puisse, avant même d'avoir la réponse du gouvernement, c'est qu'on dise que l'on ne votera pas", a observé le responsable. Trois députés socialistes, Laurence Dumont, Jean-Marc Germain et l'ancien secrétaire d'Etat Christian Paul, proches de Martine Aubry, annoncent vendredi dans Libération qu'ils ne voteront pas le programme de stabilité mardi à l'Assemblée nationale. |
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Les Etats-Unis prêts à enterrer la neutralité du net
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Les grands fournisseurs d'accès à Internet (FAI) américains pourraient bientôt obtenir gain de cause. Jeudi 24 avril, la Federal Communication Commission (FCC), le gendarme américain des télécoms, va dévoiler un nouveau cadre réglementaire, encore au stade de projet, remettant en cause la neutralité du net. Ce principe, défendu par les grandes sociétés Internet, assure un traitement équitable entre tous acteurs du Web.
A l'heure actuelle, les opérateurs ne peuvent, par exemple, pas faire payer les gros consommateurs de bande passante pour maintenir une vitesse de connexion rapide sur leur site. La FCC semble cependant prête à revenir sur cette interdiction : les nouvelles règles permettront désormais aux FAI de facturer un "traitement préférentiel". Autrement dit, une connexion optimale pour les sites qui acceptent de payer.
NETFLIX ET YOUTUBE DANS LE VISEUR
Netflix et YouTube (et donc Google) sont les deux premiers visés par cette menace. Les deux plates-formes de vidéos sont de très loin les plus gros consommateurs de bande passante aux Etats-Unis. S'ils refusent, il s'exposent à un débit limité et prennent ainsi le risque de voir les internautes fuir vers des concurrents qui ont accepté de payer. Et qui sont donc plus rapides. Reed Hastings, le patron de Netflix, a déjà indiqué que sa société n'aurait pas d'autre choix que d'accepter les conditions des FAI. Pourquoi ses abonnés accepteraient de payer 8 dollars par mois pour un service devenu lent et inutilisable ? L'impact pourrait être important", prédit Michael Pachter, analyste chez Wedbush Securities. Jusqu'à 936 millions de dollars par an ! "Netflix pourrait être amené à augmenter ses prix, sans en tirer le moindre profit", poursuit-il.
MENACE SUR L'INNOVATION… |
Lu sur Silicon 2.0
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : Alstom, fleuron sur la sellette |
| Le Figaro économie : General Electric prêt à racheter l'essentiel d'Alstom |
| La Tribune : Tout sur le business de la maison connectée |
| Financial Times : La Russie attise les tensions en Ukraine |
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