| TPP : Washington et Tokyo échouent à trouver un accord |
Les dirigeants des Etats-Unis et du Japon ont reconnu avoir échoué à boucler un accord jeudi matin sur les enjeux commerciaux à l'issue d'un sommet, bien qu'ayant négocié jour et nuit jusqu'à l'arrivée du président américain à Tokyo. Les deux pays sont engagés dans des pourparlers difficiles pour un ambitieux partenariat trans-Pacifique (Trans-Pacific Partnership, TPP), vaste accord de libre-échange qui regrouperait 12 pays au total. "Les ministres vont poursuivre les négociations", a déclaré le chef du gouvernement japonais, Shinzo Abe, lors d'une conférence de presse conjointe avec son invité Barack Obama. Les deux hommes venaient d'achever une réunion qui n'a pas permis de s'entendre sur les problèmes bloquants l'accès au marché japonais, bien qu'ils aient ordonné à leurs subordonnés d'œuvrer sans relâche jusqu'au dernier moment. A l'instar de l'Europe, les Etats-Unis se plaignent de ne pas pouvoir assez proposer leurs produits aux Japonais, à cause de mesures protectionnistes qui ne disent pas toujours leur nom. Le Japon voudrait, lui, que le marché automobile américain soit plus ouvert aux importations nippones. Washington voulait conclure les négociations du TPP avant la fin 2013, mais la résistance nippone l'a empêché. Outre les Etats-Unis et le Japon, cette zone comprendrait l'Australie, Brunei, le Canada, le Chili, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. |
| La visite du président Obama a aussi un important volet stratégique. Et M. Obama a apporté jeudi un ferme soutien au Japon dans le différend territorial qui l'oppose à la Chine, mais aussi accusé Moscou de ne pas respecter les accords sur l'Ukraine. Lors d'une conférence de presse après un sommet avec le premier ministre japonais, M. Obama a affirmé que les îles Senkaku étaient "couvertes" par le traité de défense Etats-Unis-Japon. L'un des principaux objectifs de cette tournée qui, après le Japon, mènera Barack Obama en Corée du Sud, en Malaisie et aux Philippines, est précisément de rassurer ses alliés régionaux sur la détermination de Washington à se tenir à leurs côtés et à faire de l'Asie, comme annoncé maintes fois, la priorité de la diplomatie américaine (lire l'article). |
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| La reprise se poursuit en Espagne |
| Sortie timidement en 2013 de sa deuxième récession en cinq ans, l'Espagne a enregistré au premier trimestre sa plus forte croissance du PIB depuis le début de la crise, il y a six ans, à 0,4 %,selon les estimations de la Banque d'Espagne publiées jeudi. Si elle est confirmée, cette croissance serait la plus forte enregistrée en depuis le premier trimestre 2008, lorsque le PIB avait crû de 0,5 %. L'Espagne avait en 2008 était doublement frappée par l'éclatement de la bulle immobilière et la crise financière mondiale, qui ont plongé le pays dans une profonde crise et deux récessions. L'Espagne a enregistré une timide croissance de 0,1 % au troisième trimestre 2013, qui s'est renforcée au dernier trimestre avec une hausse de 0,2 %. "Au cours du premier trimestre 2014, l'économie espagnole a prolongé la trajectoire de reprise progressive de l'activité, dans un contexte qui a vu une nouvelle avancée de la normalisation sur les marchés financiers et la consolidation graduelle de l'amélioration sur le marché du travail", affirme la Banque d'Espagne. |
| Même si la Banque d'Espagne se montrait jeudi relativement optimiste quant au marché du travail, l'emploi reste le principal point noir de l'économie espagnole. Le niveau du taux de chômage, à 26,03 %, reste proche du record historique. |
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| Inégalités : la France dans la moyenne européenne |
| La France a un niveau d'inégalités proche de la moyenne européenne, mais s'en sort mieux que ses voisins en terme de pauvreté et d'exclusion sociale, selon une étude de l'Insee publiée jeudi. Le coefficient de Gini, qui mesure le degré d'inégalité dans la distribution des revenus, frôle en 2011 la moyenne européenne, avec 30,5 % (30,6 % dans l'UE). La France est ainsi moins égalitaire que la Suède ou la République tchèque, mais plus égalitaire que la Roumanie, la Grèce ou le Portugal. Le risque de pauvreté et d'exclusion a concerné 11,8 millions de personnes en 2012 en France, soit un Français sur cinq. Pour les trois indicateurs – nombre de personnes ayant un niveau de vie inférieur de 60 % au niveau médian, nombre de personnes privées de certaines ressources ou exclues du marché du travail – la France est en dessous de la moyenne européenne, tout comme neuf autres pays. |
| "Cette position tient au fait que notre pays fait partie des plus avancés en termes de niveau de développement économique ; elle est aussi due à l'importance relative de transferts sociaux", écrivent les auteurs dans l'ouvrage"La France dans l'Union européenne". Cependant avec la crise les inégalités ont augmenté légèrement plus en France que dans l'UE (+ 0,7 % d'augmentation du coefficient de Gini contre une baisse de 0,3 %). |
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Facebook dépasse les attentes grâce aux mobiles |
| Le réseau social a annoncé mercredi des résultats du premier trimestre supérieurs aux attentes, le premier réseau communautaire mondial ayant notamment tiré parti d'une nouvelle accélération de l'activité de sa division publicitaire pour appareils mobiles. L'entreprise a précisé que ses revenus publicitaires mobiles avaient représenté 59 % de ses revenus publicitaires totaux sur les trois premiers mois de l'année, contre une part de 30 % il y a un an. Le chiffre d'affaires de Facebook sur la période est ressorti à 2,5 milliards de dollars (1,81 milliard d'euros), soit une hausse de 72 % par rapport au premier trimestre 2013. |
| Facebook revendique 1,28 milliard d'utilisateurs mensuels actifs au 31 mars, soit une hausse de 15 % sur un an. Sur ce total, 1,01 milliard consultent les services du groupe à partir d'un appareil portable. |
| TEXTOS |
Conjoncture : le moral des entrepreneurs français s'est légèrement dégradé en avril, l'indicateur qui le mesure revenant à 94 points contre 95 en mars, a annoncé jeudi l'Insee. Par secteur, c'est en particulier dans les services, l'industrie et le bâtiment que le climat s'est dégradé, tandis que le moral des chefs d'entreprise dans le commerce de détail s'est un peu amélioré, a détaillé l'Insee.
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Transport : le député socialiste Thomas Thévenoud propose des taxis d'une seule couleur comme à New York, et dotés de la géolocalisation, un forfait aéroport et un prix unique de 6,86 euros pour la course d'approche, dans un rapport remis ce jeudi au premier ministre. Ce sont là quelques- unes des 30 propositions dévoilées par l'élu au Parisien et à RMC avant même la remise de ce document à Manuel Valls et censées remédier au conflit entre les taxis et les sociétés de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC).
Bangladesh : des milliers de personnes ont exprimé leur colère jeudi sur le site du Rana Plaza, un an après l'effondrement du complexe textile, demandant une aide accrue pour les victimes de la pire catastrophe industrielle du Bangladesh.L'effondrement du Rana Plaza a tué 1 138 ouvriers et blessé plus de 2 000 personnes, mettant en lumière les conditions de sécurité déplorables dans les ateliers textiles et les salaires et conditions de travail misérables.
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| "L'Europe doit sortir de sa tétanie institutionnelle, dont la routine bureaucratique a pallié l'absence de projet politique" |
Déclaration du président du Medef, Pierre Gattaz, dans une tribune publiée jeudi par L'Opinion. Il prône "la création d'un exécutif permanent de la zone euro" pour aborder les défis de la croissance et de l'emploi "de façon cohérente, légitime et efficace". Le patron des patrons français réclame en outre une harmonisation fiscale au sein de l'Union, jugeant que "la mise en place d'une assiette commune consolidée d'impôt sur les sociétés, abolissant les régimes d'exception qui nourrissent l'évasion fiscale au sein de la zone, serait le premier symbole de cette détermination [communautaire]". "Les entreprises françaises sont déterminées, comme leurs homologues de l'Union, à créer des emplois durables sur le site Europe.Mais l'Europe que nous voulons a besoin aujourd'hui d'un nouvel élan, fort et intelligible", plaide-t-il à trois semaines des élections européennes, qui auront lieu en France le 25 mai. |
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| BLOG |
Les entreprises du numérique recrutent, les formations se multiplient
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Les entreprises du secteur numérique recrutent et le font savoir. Réunies au sein du syndicat professionnel Syntec Numérique, les entreprises de service numériques (les ex-SSII) ont ainsi contribué à la création d'une association de promotion de leurs métiers et des filières qui y mènent : Pasc@line. « Nous travaillons également sur l'adéquation des formations avec les besoins des entreprises de façon à les faire évoluer », explique Noël Bouffard, le président de Pasc@line et directeur délégué à la direction générale de Sopra, une entreprise du numérique qui recrute quelques 1 700 personnes par an, dont une très grande majorité de jeunes diplômés.
Un véritable enjeu pour cette entreprise comme pour toutes celles, pas seulement dans les services, qui peinent encore à trouver les profils « numériques » dont elles ont besoin. Mais aujourd'hui des formations voient le jour à la vitesse du Web.
Des écoles d'ingénieurs plus ou moins spécialisées
Dans son classement des meilleures écoles d'ingénieurs du numérique, L'Usine digitale plébiscite cette année Télécom ParisTech devant une école moins renommée mais qui monte d'année en année : l'ISEP. « Le numérique est aujourd'hui omniprésent, par exemple dans l'aéronautique comme dans la robotique, la santé comme dans la finance, deux secteurs dans lesquels nous développons aujourd'hui des parcours spécifiques », explique Michel Ciazynski, son directeur général.
Le numérique est partout et de plus en plus d'écoles y forment, comme l'Epita, l'Efrei, Télécom ParisTech, l'ISEP, l'ECE, Supélec ou l'Ensimag dans l'informatique « pure ». « Les écoles d'ingénieurs spécialisées forment environ 6 000 des 8 000 ingénieurs que nous recrutons chaque année, les autres viennent d'écoles plus généralistes », commente Noël Bouffard. Car nombreux sont également les spécialistes du numérique à être aujourd'hui diplômés des écoles Centrale ou Polytechnique, tant le secteur recrute largement et tant les dimensions numériques sont aujourd'hui présentes partout.
De nombreuses formations universitaires
Si les écoles du numérique font aujourd'hui beaucoup parler d'elles, les universités possèdent également des formations de grande valeur…
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Lu sur Il y a une vie après le bac
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : Déficit : les zones d'ombre du plan Valls |
| Le Figaro économie : Déficit : le pari risqué du gouvernement |
| Financial Times : Deutsche Bank invité à augmenter son capital |
| The Wall Street Journal : Les agences de notation en pleine forme |
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