Bruno Le Roux : le dernier des hollandais
Par Stainville, Raphaël | LeFigaro.fr 
LeFigaro.fr/Stainville, Raphaël - Sorti indemne de l'épisode des municipales, Bruno Le Roux pensait voir son pouvoir renforcer au sein du dispositif présidentiel. C'était sans compter avec la colère
Du dispositif initial imaginé par François Hollande après son élection, c'est le seul pion qui n'a pas bougé après la débâcle des municipales et le grand ménage de printemps opéré par le Président. Jean-Marc Ayrault a été remplacé par Manuel Valls à Matignon. Harlem Désir, l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste, a été exfiltré au gouvernement pour service non rendu. Pierre-René Lemas a cédé le secrétariat général de la présidence de la République à Jean-Pierre Jouyet, un intime de François Hollande. Reste Bruno Le Roux. Le député socialiste de Seine-Saint-Denis, battu à la mairie de Saint-Ouen, a un moment été pressenti pour s'installer Place Beauvau, alors que ni le Président ni Manuel Valls n'arrivaient à s'entendre sur le nom du futur ministre de l'Intérieur, avant d'être finalement maintenu à la tête du groupe PS à l'Assemblée nationale.
Au Palais-Bourbon, ce «jeune vieux briscard», selon l'expression d'un sénateur PS, élu pour la quatrième fois député à 47 ans, y fait figure de hollandais pur jus. Pour cet apparatchik qui a grimpé une à une les marches du pouvoir, la présidence du groupe était même une consécration. Bruno Le Roux avait fait savoir qu'il n'ambitionnait rien d'autre et fait montre d'un certain savoir-faire pour contrôler l'aile gauche du PS, lui laissant la bride longue tout en maintenant le dialogue avec certains de ses membres. «Avec son style faussement dilettante, confie un poids lourd de la majorité, Bruno parvient à absorber des coups que bien d'autres n'arriveraient pas à encaisser. Il faut souligner que nous n'avons jamais été pris en défaut de louper un seul vote, nous n'en avons raté (...) Lire la suite sur Figaro.fr
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