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jeudi 24 avril 2014

Actualités internationnales , jeudi 24 avril 2014


( Sources le Monde.fr)

Réconciliation Hamas-OLP, au grand dam d'Israël
Les Palestiniens ont signé mercredi à Gaza un nouvel accord de réconciliation, s'attirant la vindicte des dirigeants israéliens au moment où le processus de paix est totalement enlisé. Israël a réagi en accusant le président palestinien, Mahmoud Abbas, d'avoir choisi "le Hamas et non la paix" et en annulant une session de
négociations avec les Palestiniens prévue mercredi soir. M. Abbas a répondu que les négociations avec Israël et la réconciliation palestinienne n'étaient pas contradictoires, affirmant l'engagement des Palestiniens en faveur de la paix sur
la base du droit international. L'administration américaine, qui considère le Hamas comme une organisation terroriste, a cependant estimé que l'accord pourrait"sérieusement compliquer" les efforts de paix. Selon les termes de cet accord, l'OLP, reconnue internationalement comme le seul représentant du peuple palestinien, et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, sont convenus de former un gouvernement de "consensus national". Ce gouvernement, dirigé par M. Abbas et composé de personnalités indépendantes, sera constitué d'ici à cinq semaines, a indiqué un communiqué conjoint lu par le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, en présence d'une délégation de l'OLP. Aussitôt, des scènes de liesse populaire ont éclaté dans toute la bande de Gaza aux cris d'"Unité, unité !". Le Hamas et le Fatah, principal parti de l'OLP, ont déjà signé des accords de réconciliation au Caire (avril-mai 2011) et à Doha (février 2012) pour mettre fin à la division politique entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Mais les échéances fixées alors ont été constamment repoussées.


Bangladesh : la mue inachevée du secteur textile
Les drames humains laissent toujours, dans la chair et la psyché des rescapés, d'indélébiles stigmates. Celui qui a eu lieu au Bangladesh le 24 avril 2013 –l'effondrement de l'immeuble Rana Plaza, à Dacca – ne fait pas exception. Un an jour pour jour après cette tragédie, qui a causé la mort de 1 135 ouvriers du textile et fait plus de 2 000 blessés (la pire catastrophe industrielle qu'ait connue le pays), les survivants demeurent marqués au fer rouge, et luttent pour renouer avec une existence normale, souligne la Deutsche Welle. Certains, encore fragiles sur le plan psychologique ou incapables physiquement de mener à bien les tâches qui leur incombaient naguère, se trouvent privés d'emploi (Dhaka Tribune) ; d'autres s'efforcent de gérer le traumatisme grâce à des thérapies originales comme le théâtre, observe Al-Jazira. Optimiste, le Daily Star se réjouit d'avancées notables, telles que le relèvement du salaire minimum, la création de syndicats ou la nomination d'inspecteurs du travail chargés de veiller au bon fonctionnement des usines. Il faut dire que l'enjeu économique n'est pas mince. Dans le pays, en effet, l'industrie du textile emploie environ 4,4 millions de personnes (dont 80 % de femmes) et pèse près de 22 milliards de dollars par an, précise le quotidien bangladais. Las, tempère le Washington Post, il serait absurde de croire que le secteur a fait table rase de toutes ses anciennes pratiques. Outre la persistance de failles sécuritaires béantes, la corruption perdure, tout comme la sous-traitance illégale. Par ailleurs, de nombreuses familles de victimes n'ont touché qu'une indemnisation partielle. A cela s'ajoutent enfin des divergences de vue entre multinationales européennes et américaines, rapportent le FT et le NY Times. Pour Lucy Siegle, du Guardian"il est temps de changer un modèle commercial fondé sur une forme d'esclavage". Sans quoi, prédit-elle, "il y aura d'autres Rana Plaza".

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