Situation explosive au Cambodge
Vendredi 3 janvier, l’armée a tiré sur les manifestants à Phnom Penh faisant 7 morts et près de 40 blessés (la plupart par balles) selon la presse. La police et des hommes en civil quadrillent la capitale et installent des barricades. Toute manifestation est interdite. Les responsables syndicaux sont menacés d’arrestation. Deux leaders du parti d’opposition ont été convoqués devant le Tribunal de Phnom Penh pour actes criminels et troubles à l’ordre public.
Pour sa part le ministère français des Affaires étrangères précise dans un communiqué du 5 janvier : "(…) Il est important que le dialogue politique puisse reprendre rapidement, afin que les différentes parties œuvrent ensemble au bon fonctionnement des institutions, dans le calme et la retenue".
Les observateurs soulignent la "fébrilité" du gouvernement d’autant que de nombreuses couches de la population revendiquent : ouvriers, fonctionnaires, enseignants, dont les faibles salaires sont amputés par une inflation galopante. D’autre part les agriculteurs (80% d’une population de 15 millions d’habitants) n’arrivent plus à survivre. 50 000 d’entre eux ont été expulsés et n’ont plus de revenu.
La crainte du régime est que ces mouvements convergent sur Phnom Penh.
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