Communiqué de presse
Privatisation des routes de
France : Un scandale national !
Le Gouvernement au
travers d’un plan de relance autoroutier sur la période 2014-2020, et dans le
cadre contraint des dépenses publiques, lance un grand programme de
privatisation des routes de France. « L’or gris » du bitume va continuer de
couler à flots pour les concessionnaires d’autoroutes.
Ø La
CGT s’oppose à toute forme de privatisation de réseaux et de transfert de
personnels et réaffirme sa revendication d’une maîtrise publique du réseau
routier national avec bien entendu des agents publics. Unanimement les
fédérations syndicales du ministère de l’Ecologie et des Transports se sont
prononcées contre de nouvelles privatisations.
Pourtant, un véritable plan de
relance des investissements des infrastructures est nécessaire pour le
développement multimodal et complémentaire des modes de transport, mais on s’en
éloigne après le « grand oral » du Président de la République.
Après les scandaleuses
privatisations des sociétés d’autoroutes en 2005, bradant le patrimoine routier
à des grands groupes privés qui ont engrangé pas moins de 2 milliards d’€ de
bénéfices net en 2011, le Gouvernement actuel poursuit cette politique dévastatrice
en voulant céder de nouvelles routes nationales par de nouvelles concessions
aux sociétés privées concessionnaires actuelles, au prétexte de ne pas avoir la
volonté politique de mobiliser 3,7 milliards d’€ pour la modernisation et la
mise à niveau de sécurité des infrastructures routières.
Ce qui va passer par un
allongement des durées des concessions actuelles, sachant qu’un an
supplémentaire de concession représente un chiffre d’affaire de plus 2
milliards d’€, source d’importants profits.
C’est la double peine pour
l’usager contribuable, qui a, largement par ses impôts, financé les réseaux
routiers et qui devra maintenant en payer l’usage à travers des péages en
constante augmentation !
C’est la liquidation du
patrimoine national et du service public routier qui est en marche !
Ø D’autres
solutions de financement sont possibles, comme le propose la CGT, avec la
création d’un pôle financier public, permettant de disposer de ressources
nouvelles en dehors des contraintes du marché. Rappelons que le manque à gagner de la suspension par
le Gouvernement de l’écotaxe poids lourds s’élève à plus d’1 milliards d’€
Ø La
CGT revendique également le retour des autoroutes concédées sous la maitrise
publique pour la garantie d’un service public routier.
Montreuil, le 17 janvier 2014
Contacts : Fédération nationale CGT Equipement-Environnement : 01
55 82 88 75 – Fédération nationale CGT
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