Centrafrique: Catherine Samba-Panza, la maire de Bangui, élue présidente de transition
Le HuffPost avec AFP | Publication: 20/01/2014 15h06 CET | Mis à jour: 20/01/2014 19h03 CET
Catherine Samba Panza le 20 janvier 2014 | AFP
INTERNATIONAL - Le parlement centrafricain a choisi lundi 20 janvier la maire de Bangui pour assurer la transition à la tête du pays. Catherine Samba-Panza a été élu présidente de transition au second tour. Elle aura pour mission première de ramener la paix dans un pays déchiré par des tueries interreligieuses.
La nouvelle présidente centrafricaine a recueilli au second tour de scrutin 75 voix, devançant l'autre candidat, Désiré Kolingba, fils d'un ancien chef de l'Etat, qui a obtenu 53 suffrages, selon les résultats lus dans la salle et suivis d'applaudissements de l'assistance qui a entonné l’hymne national centrafricain. Aucun des huit candidats au poste de président de transition n'avait obtenu la majorité absolue au premier tour.
Lors de sa prise de fonctions, Catherine Samba Panza avait indiqué avoir trouvé une "ville en état de délabrement total, avec des besoins importants en termes d'eau, d'assainissement, de santé, d'éducation". Elle succède à l'ex-président Michel Djotodia,contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses.
"Mes enfants (...) déposez vos armes"
Prenant la parole devant les parlementaires dès son élection, la maire de Bangui - première femme de l'histoire de Centrafrique à accéder à ce poste- a lancé un "appel vibrant" à renoncer aux armes. "Je lance un appel vibrant à mes enfants anti-balaka (miliciens chrétiens) qui m'écoutent. Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes", a-t-elle déclaré, ajoutant: "à mes enfants ex-Séléka qui m'écoutent aussi, déposez vos armes".
Née le 26 juin 1954 de père camerounais et de mère centrafricaine, elle est décrite comme une battante ayant déjà une longue expérience politique. Dans un portrait consacré en juillet dernier à la présidente élue, La Croix évoquait "le verbe précis, la pensée claire, le regard droit" de "cette chef d’entreprise de 58 ans". "Elle n’appartient ni à l’ancienne rébellion Séléka, ni aux hommes politiques qui sautent de ministère en ministère au gré des coups d’État (...)", racontait aussi le quotidien....
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