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dimanche 30 novembre 2014

Les Suisses rejettent trois textes, sur le forfait fiscal, l'or et l'immigration

Le Huffington Post

Les Suisses rejettent trois textes, sur le forfait fiscal, l'or et l'immigration


COMPTE NON DECLARE ETRANGER
Les Suisses ont rejeté trois textes dimanche 30 novembre 2014 | REUTERS
INTERNATIONAL - Les trois textes soumis dimanche 30 novembre à votation en Suisse ont été rejetés, selon les résultats officiels.
La majorité des 26 cantons suisses a en effet refusé ces textes, alors qu'il s'agissait d'une condition requise pour qu'ils soient adoptés. De ce fait, ces textes, appelés initiatives populaires, sont considérés comme rejetés.
Le texte concernant concerne la suppression des forfaits fiscaux pour les millionnaires étrangers a été rejeté par 60% des électeurs, et celui pour les réserves d'or obligatoires pour la Banque nationale suisse à 76%.
Pour ce dernier, le vote portait sur trois points: rapatrier l'or de la Suisse conservé à l'étranger, interdire à la BNS toutes ventes futures d'or et enfin, si le "oui" l'emportait, celle-ci aurait dû détenir au moins 20% de ses actifs en or physique.
Enfin, le texte sur l'immigration, appelé Ecopop, qui visait à limiter l'immigration au nom de la protection de l'environnement, a lui été rejeté à 74%, soit un pourcentage bien supérieur aux résultats des sondages publiés avant la consultation. Même dans le canton du Tessin, le texte n'a obtenu que 36% de voix "pour", alors que les sondages prévoyaient un large "oui".
Un îlot de prospérité
Ecopop souhaitait limiter le solde migratoire annuel du pays à 0,2% de la population (environ 16.000 personnes), contre 83.000 actuellement, au nom de la protection de l'environnement et pour mettre fin au bétonnage du pays. Il prévoyait aussi que la Suisse consacre 10% de son aide au développement à des mesures de contrôle des naissances dans les pays du Sud.
"Ce texte était mal rédigé et maladroit", a reconnu dimanche l'un de ses initiateurs Philippe Roch, un ancien haut-fonctionnaire suisse à la retraite. De son côté, un autre responsable de l'initiative en Suisse alémanique s'est déclaré "attristé par le fait que "l'argent a prévalu sur la nature".
En février, les Suisses avaient voté à la surprise générale une initiative de l'UDC (droite populiste), qui demandait le rétablissement de quotas et contingents pour limiter l'immigration du pays dans un délai de 3 ans.
"Le peuple a voté 'non' à Ecopop, car il attend de voir comment l'initiative de l'UDC est mise en oeuvre, cela ne remet en cause le fait qu'il faut limiter l'immigration", a commenté l'élu Luzi Stamm, un des barons de l'UDC.
Considérée à l'étranger comme un ilôt de prospérité avec peu de chômage, la Suisse attire de nombreux étrangers qui rêvent de s'y installer et d'y travailler.
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"Les deux combats de Sarkozy", l'édito d'Anne Sinclair

Le Huffington Post



WEEK-END DE DROITE 
"Les deux combats de Sarkozy", l'édito d'Anne Sinclair

                                            


Anne Sinclair Headshot



Les deux combats de Nicolas Sarkozy

Publication: 

Un week-end de droite. Coïncidence symbolique d'assister, en même temps, à l'élection des présidents des deux formations qui ambitionnent d'être face à face au deuxième tour de 2017.
100% des voix. Pas de candidat(e) face à elle. Pour Marine Le Pen, son élection fut une promenade de santé, et quelle santé! Acclamée ce dimanche à Lyon par des militants énamourés, elle communique à la salle son optimisme - "Nous n'imaginions pas que nous irions aussi vite et aussi loin" - et malgré un discours moins éloquent que d'habitude, affiche un organigramme du parti à sa main.
A l'UMP, ce fut moins unanime et moins triomphal pour le nouveau-ancien président. Hortefeux enthousiaste sur le "score exceptionnel" de Nicolas Sarkozy, Le Maire heureux, Juppé souriant, Fillon sur ses gardes, Sarkozy discret : les mines et les paroles en disaient beaucoup samedi soir. Si l'élection de Nicolas Sarkozy était certaine, son score de 64,5%, bien que très net, est cependant une déception pour celui qui fut élu il y a dix ans avec vingt points de plus.
Mais sa victoire est incontestable, il se retrouvera dès lundi en position de "shadow président", et devient clairement le chef de l'opposition. On ne se rappellera plus son score, il tient la maison, l'argent, la procédure et va réinvestir les médias : à ses concurrents, il laissera peu de place au soleil, et occupera l'essentiel du temps de parole réservé à son parti. Alain Juppé a-t-il eu tort de ne pas lui disputer la place? Il n'y a pas deux chefs dans un parti.
Cela dit, quoique claire, le résultat de l'élection de samedi fut quand même une surprise, si on se rappelle de la rentrée de Nicolas Sarkozy dans l'atmosphère, qui devait tout balayer sur son passage.
On a retrouvé un Sarkozy intact, avec les travers qu'on lui connaissait, accentués. Agité il le reste, impulsif tout autant, revanchard, il demeure. Désinvolte ajouteront ceux qui ont été sidérés de le voir avec légèreté donner raison à ceux qui demandaient l'abrogation de la loi Taubira. "Bonimenteur" aussi comme jamais, titrait Libérationvendredi, en relevant toutes les approximations qu'il ressasse depuis bien longtemps.
Ce Sarkozy-là fut une surprise. Ce Sarkozy-là n'a pas réfléchi au-delà de sa volonté de vengeance. Sa vraie fausse retraite ne lui a pas servi à grand-chose. Ni à se retourner sur son mandat et en tirer un bilan honnête, ni à élaborer des propositions nouvelles qu'il aurait pu sérieusement travailler, ni à corriger la ligne Buisson, de fracture et d'imprécations. Oui, Nicolas Sarkozy a étonné par son retour en caricature de lui-même.
Mais est-ce vraiment important ? Je pense qu'il s'en moque. Il ne faut jamais sous estimer Nicolas Sarkozy. Usé, disent certains? Mais il s'est usé déjà tant et tant de fois qu'il sait comment mettre des rustines pour cacher l'érosion, quitte à prendre le contre pied de ce qu'il vient de défendre. Son image serait dégradée? Qu'importe, pourvu qu'il arrive au second tour, et se fasse élire par défaut, fût-ce avec un score bien plus faible que celui de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen.
Mais si Nicolas Sarkozy veut étouffer Alain Juppé et rassembler ensuite des suffrages venus d'ailleurs que des rangs UMP, il va falloir qu'il se démarque d'un FN qui se banalise alors que sa droite à lui se radicalise. Sur l'immigration, sur l'insécurité, sur l'identité heureuse ou malheureuse de la France, sur le vivre ensemble, les deux discours tendent à se ressembler. Et même sur l'Europe : Nicolas Sarkozy est certes opposé à la sortie de l'euro que réclame comme une panacée sa concurrente d'extrême droite. Mais ses coups de boutoir contre l'Europe passoire ressemblent de plus en plus à ceux de la présidente du FN.
Il a donc deux combats à mener dans l'année qui vient : bondir sur les plates-bandes plus centristes de Juppé et le faire apparaître comme un homme du passé. Convaincre un électorat centriste, de plus en plus sceptique, que voter Sarko ou voter Le Pen, ne sont pas des choix similaires, et que cela vaudra la peine, encore une fois, de se déranger.
Mais rien n'est impossible à cet homme caméléon, la plasticité idéologique est son arme. En 2007, il fit campagne sur une positive énergie pour réformer la France. En 2012, sur le repli frileux vers une identité française menacée. S'il parvient à sauter à pieds joints de la dénonciation à la proposition, de la vindicte à la bonhomie, de la revanche à l'union, pour prouver que les idées du FN ne passeront pas par lui, il nous surprendrait vraiment.
Et la gauche dans tout ça? Elle gouverne dans l'indifférence, et s'interroge sur le futur congrès du PS. Les 'frondeurs' disent "vive la gauche". Vivre ou survivre? Au terme de ce week-end, elle était aux abonnés absents.
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Syrie: les jihadistes de l'EI subissent de lourdes pertes à Kobané

Syrie: les jihadistes de l'EI subissent de lourdes pertes à Kobané




Le groupe Etat islamique (EI) a perdu au moins 50 combattants en 24 heures à Kobané, l'un des bilans plus lourds pour les jihadistes depuis qu'ils tentent de prendre cette ville kurde syrienne frontalière de la Turquie.
Ces jihadistes ont péri "dans des frappes aériennes de la coalition dirigée par les Etats-Unis, dans les violents combats contre les Kurdes et dans cinq attaques suicide menées à travers Kobané", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
L'EI, qui contrôle de vastes territoires en Syrie et en Irak, tente de conquérir Kobané depuis la mi-septembre mais se heurte à la résistance des Kurdes soutenus par la coalition internationale qui mène des raids contre les jihadistes en Syrie depuis le 23 septembre.
Les avions de la coalition ont également conduit samedi soir de nombreuses frappes sur Raqa et dans les environs de cette ville du nord devenue la "capitale" de l'EI, touchant 30 positions jihadistes, a indiqué l'OSDH, sans donner de bilan des victimes.
"Cela faisait longtemps qu'un nombre aussi élevé de cibles n'avaient pas été visées", a souligné le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
Samedi, l'EI avait mené pour la première fois une double attaque suicide contre un poste-frontière tout proche de Kobané, contrôlé par les Kurdes, et dont la prise lui permettrait d'encercler totalement la ville.
Si Kobané tombe, les jihadistes contrôleraient une longue bande territoriale à la frontière syro-turque.
Après avoir reculé face aux Kurdes ces dernières semaines grâce notamment aux frappes de la coalition, "les jihadistes ont tenté de surprendre les forces kurdes par ces attaques suicide, mais ont échoué", a indiqué M. Abdel Rahmane.
Des responsables du principal parti kurde syrien PYD et l'OSDH ont affirmé que les kamikazes étaient venus "du côté turc" de la frontière, mais Ankara a dénoncé un "mensonge grossier".
Le principal parti kurde de Turquie a exigé dimanche l'ouverture d'une enquête sur le sujet.
"Est-ce que les villages (turcs) évacués par l'Etat l'ont été pour faciliter le passage des gangs du groupe EI?", a demandé un député du Parti démocratique populaire (HDP) dans une question écrite au Premier ministre Ahmet Davutoglu.
- Rencontre Poutine-Erdogan -
Le dossier syrien devrait être au menu de la rencontre lundi à Ankara du président russe Vladimir Poutine, fervent soutien de Damas, avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, farouche opposant à Bachar al-Assad.
Mais l'émergence de la menace jihadiste a vu les deux pays se rejoindre sur la nécessité de lutter contre l'EI.
"Il pourrait y avoir un rapprochement sur la Syrie car l'apparition de l'EI est un développement que la Russie a au moins autant d'intérêt, si ce n'est plus, que la Turquie à combattre", estime ainsi Ilter Turan, de l'université d'Istanbul.
Le conflit en Syrie a commencé en mars 2011 par un mouvement de contestation pacifique contre le régime, qui s'est ensuite transformé en rébellion armée, puis complexifié avec l'apparition de groupes jihadistes, dont l'EI.
Dans les provinces de Deraa (sud) et d'Alep, des raids de l'armée syrienne ont fait dimanche 29 morts, dont sept femmes et trois enfants, a rapporté l'OSDH.
La veille, toujours selon l'OSDH, le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, a exécuté 13 combattants de l'opposition, après que l'un d'entre eux a tué un commandant jihadiste.
Près de 200.000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit. D'autres, par millions, ont été obligées de fuir leurs foyers, des centaines de milliers vivant désormais dans des abris de fortune, en Syrie ou dans les pays voisins.
En Irak, la situation humanitaire s'est aussi dégradée depuis le début de l'année, et plus particulièrement depuis juin, avec la vaste offensive de l'EI dans le pays.
Désormais, plus de 2 millions de personnes y sont déplacées, ce dont se sont alarmées des ONG dimanche, soulignant que les premières neiges commençaient à tomber.

S'exprimant sur la situation notamment en Syrie et en Irak, le pape François a demandé dimanche que tous les dirigeants religieux, politiques, intellectuels musulmans condamnent "clairement" et sans ambiguïté le terrorisme islamiste.

Le dernier post de Jean-Luc Mélenchon sur sa page facebook ,dimanche 30 novembre 2014

https://www.facebook.com/JLMelenchon


Ce dimanche dessine le paysage de la droite et la pente des événements politiques en France. C’est la stabilité et offensive à l’extrême-droite. L’historiette charmante de la troisième génération des Le Pen est une contribution remarquable à la dédiabolisation de la marque Le Pen. Par contre la marmite reste en pleine ébullition dans la droite officielle. Le score de l’opposant à Nicolas Sarkozy permet aux commentateurs de faire comme si le résultat était un match nul. Erreur. Nicolas Sarkozy a gagné. Il va piloter la machine et son savoir-faire est intact. La preuve : il a gagné ! Et cela contre tous les médias et contre une large part de l’appareil des notables de l’UMP. Sarkozy aura l’initiative, le battu et ses soutiens sont cantonnés au rôle de tireurs dans le dos pour de long mois. D’une façon ou d’une autre la droite et le centre sont condamnés ou à se regrouper autour de Nicolas Sarkozy ou à partir divisés vers l’élection présidentielle. Ils se diviseront, bien sûr. La ligne de pente est donc prise. Tout est en place pour le grand remplacement de la droite par l’extrême droite qui a déjà imposé tous ses thèmes de ce côté de l’espace politique. Elle dispose d’une équipe unie et cohérente, une stabilité reposant sur trois générations de chefs, et une volonté d’union des droites majoritaire à la base.
De notre côté, notre responsabilité est plus grande que jamais. Il faut rassembler les forces de la résistance à la pente dramatique prises par l’histoire dans toute l’Europe. C’est évidemment impossible autour du PS dont la politique au gouvernement est la première cause de la catastrophe qui s’avance. Je veux donc prendre ma part avec énergie au travail pour l’union de l’opposition de gauche au gouvernement. Celle-ci doit s’obliger à fédérer le peuple à partir de ses aspirations au bien vivre et au bon gouvernement en mettant fin à la monarchie présidentielle. JLM

FN: Marine Le Pen attaque Hollande et Sarkozy et renforce ses positions en interne

FN: Marine Le Pen attaque Hollande et Sarkozy et renforce ses positions en interne


Marine Le Pen, réélue dimanche à Lyon présidente du Front national, s'en est prise à François Hollande et Nicolas Sarkozy, accusés d'avoir "tout raté", et a renforcé ses positions en interne.
Élue en janvier 2011 une première fois à Tours, alors qu'elle était opposée à Bruno Gollnisch pour succéder à son père, le cofondateur du parti, Mme Le Pen a été réélue, sans candidat face à elle, avec 100% des suffrages exprimés: il y a eu 22.329 votants et seulement... 17 bulletins nuls, d'après les chiffres communiqués à l'AFP par celui qui est désormais 1er vice-président chargé des affaires juridiques, Jean-François Jalkh.
M. Jalkh a annoncé un taux de participation de "53%", ce qui donne 42.100 adhérents à jour de cotisation et donc autorisés à voter sur les 83.000 adhérents revendiqués.
Forte de sondages la plaçant en tête d'un premier tour prochain de l'élection présidentielle, Mme Le Pen s'en est pris directement à François Hollande et à Nicolas Sarkozy, redevenu président de l'UMP samedi, les accusant d'avoir "tout raté" devant plus de 3.000 adhérents enthousiastes scandant "On est chez nous" et agitant des drapeaux tricolores.
"Ils se bagarrent aujourd'hui pour savoir qui montera sur la deuxième marche", derrière elle, lors de l'élection présidentielle" en 2017, a-t-elle moqué, lors du XVe congrès du FN qui s'est achevé dimanche.
L'échec principal qu'elle leur a imputé, c'est sur la question de la République dont elle s'est portée garante, citant sur l'estrade Victor Hugo mais aussi, plus surprenant, l'ancien numéro un chinois Deng Xiaoping.
"Les seuls qui devraient être encore autorisés à parler de République française, c'est nous!", a-t-elle proclamé, s'inquiétant du chômage record, du non-respect de la laïcité, de la méritocratie qui souffrirait, du "communautarisme", de l'organisation territoriale avec la réduction du nombre de régions, etc.
"Chaque communauté religieuse, sexuelle, ethnique essaie de tirer (la République) à elle, en en faisant craquer un peu plus les coutures", a-t-elle accusé.
Alors que ses troupes progressent scrutin après scrutin, Mme Le Pen a demandé dimanche à ses adhérents de "rassurer" les Français" sur "l'aventure" que pourrait constituer le parti d'extrême droite à leurs yeux et leur a demandé de "rassembler", message qui peut avoir une vocation externe comme interne.
- 'Le fameux "Front familial"' -
Le congrès, réunion statutaire, avait aussi pour fonction de permettre un rafraîchissement des instances du parti. Après un premier mandat marqué par une relative synthèse ménageant les différentes sensibilités, Mme le Pen a imprimé sa marque de manière plus visible dans le nouvel organigramme.
Steeve Briois, Louis Aliot, Florian Philippot et désormais Nicolas Bay, nouveau secrétaire général et patron de l'administration du parti: le "marinisme" progresse au sein du bureau exécutif, même si les "historiques", M. Jalkh, Wallerand de St-Just et Marie-Christine Arnautu, complètent l'instance avec Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du parti.
Comme annoncé samedi, la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, qui a triomphé au vote interne des militants, ne rentre pas au saint des saints du parti: "Je ne voulais pas que Marine Le Pen se fasse reprocher le fameux "Front familial"", a-t-elle expliqué.
Elle a rejeté à l'avance toute idée "d'incarner (elle-même) une ligne", alors que le vote des militants pour départager ses "nuances" avec M. Philippot, bras droit de sa tante finalement 4e, était l'un des -rares- enjeux du congrès. Elle espère cependant avec ce vote avoir conquis sa "propre légitimité".
La benjamine de l'Assemblée restera membre d'un bureau politique renouvelé, sorte de "gouvernement" du parti avec 43 membres, dont nombre de proches de Mme Le Pen plus anciens (Edouard Ferrand, Bruno Bilde) ou arrivés plus récemment (Valérie Laupies, Bernard Monot), un proche de M. Philippot (Gaëtan Dussaussaye), une poignée de partisans de M. Gollnisch, mais aussi au moins un proche de la députée du Vaucluse (Aymeric Chauprade).

Huit personnes font leur entrée, neuf leur sortie, dont Fabien Engelmann, le maire d'Hayange (Moselle), contesté jusqu'au sein du FN.

Front national : réélue à la tête de son parti, Marine Le Pen veut atteindre l'Élysée

Front national : réélue à la tête de son parti, Marine Le Pen veut atteindre l'Élysée





Comme la célébration de la victoire du marinisme, le XVe congrès du Front national, qui s'est tenu samedi et dimanche à Lyon, a validé la stratégie de la présidente réélue (seule candidate) avec 100 % des suffrages et affiché clairement le cap vers la présidentielle.
Un lion (ou une lionne) enlacé dans la flamme frontiste, une vague puissante, des paysages magnifiques… Dans son discours de clôture amorcé par ces images, Marine Le Pen a dessiné une nouvelle fois le tableau noir de la France. Pour mieux s'afficher comme l'alternative, elle a lancé: «Messieurs Sarkozy et Hollande, vous avez tout raté!» Puis, tournée vers cette «magistrature suprême» qu'elle voit comme le moyen de reconstruire le pays, elle a enfin promis, sous les applaudissements d'une salle pleine, de libérer le «peuple de France». «Les seuls qui devraient être encore autorisés à parler de République française, c'est nous!» a-t-elle proclamé.
La composition des nouvelles équipes dirigeantes du Front national révèle l'émergence de figures récentes. Dans un parti qui a toujours fonctionné selon des logiques internes, basées notamment sur l'ancienneté, ces ascensions nouvelles ne sont pas anodines. Le marinisme, devenu ainsi un axe stratégique de développement, montre que le mouvement a mesuré la capacité d'attraction de Marine Le Pen dans la société française.
Théo, un jeune militant de Lorraine et fils de socialiste engagé, n'aurait jamais compté parmi les 83.000 adhérents si Jean-Marie Le Pen était encore président. Aussi, trois sujets le séduisent dans le FN d'aujourd'hui: l'État stratège, la critique de l'Union européenne et l'approche sociale. Contrairement à Steeve Briois, qui croit «dur comme fer» à une (...) Lire la suite sur Figaro.fr

Sarkozy va créer un "comité des anciens premiers ministres" UMP

Sarkozy va créer un "comité des anciens premiers ministres" UMP


UMP - Après son élection à la tête de l'UMP dimanche, avec un score de 64,5%, il ne s'était exprimé que sur Facebook, dans un message où il annonçait que "le temps (était) désormais venu de passer à l’action".
Dimanche soir, sur le plateau du 20-Heures de TF1, Nicolas Sarkozy a pris pour la première fois la parole en public depuis qu'il est redevenu président du parti de l'opposition.
Pendant une dizaine de minutes, il est revenu sur son élection à la présidence de l'UMP et a notamment annoncé la création d'un "comité des anciens premiers ministres" UMP, dont Dominique de Villepin a déjà accepté d'en faire partie.
Par ailleurs, l'ancien président de la République souhaite donner la parole aux militants de l'UMP, au sein d'un parti dont il "souhaite" changer le nom. "Je veux un parti moderne où les adhérents pourront donner leur opinion", a-t-il déclaré.
Plus d'informations à venir...
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Sarkozy entame sa marche pour 2017 face à de vives résistances

Sarkozy entame sa marche pour 2017 face à de vives résistances





PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy, redevenu chef de l'opposition de droite deux ans et demi après sa défaite à la présidentielle, est confronté au défi du rassemblement face à des rivaux plus déterminés que jamais à lui contester sa prééminence de fait pour 2017.
Dix ans après son sacre à la tête de l'UMP (85,04%), où il était parvenu à neutraliser la concurrence pour forger une machine électorale au service de ses ambitions élyséennes, le scénario est tout autre pour l'ancien chef de l'Etat.
Elu samedi au premier tour avec 64,5% des voix, loin du plébiscite espéré, Nicolas Sarkozy va devoir composer avec les voix dissonantes du parti, particulièrement celle de son ancien ministre Bruno Le Maire qui a réussi une percée avec 29,18%, et oeuvrer à l'organisation d'une primaire "ouverte" qui le rebute.
"Il n'y a pas de chèque en blanc", a résumé dimanche sur France Info le député Benoist Apparu, soutien d'Alain Juppé.
Nicolas Sarkozy s'est engagé samedi, dans un message sur sa page Facebook, à "créer les conditions du plus large rassemblement" et à tourner le page de "deux années de querelles internes et de divisions", mais les avertissements de ses rivaux augurent mal de l'entreprise de pacification.
Ainsi Alain Juppé a-t-il estimé samedi soir qu'on ne pouvait faire avancer les choses "dans le conflit interne".
"Je suis prêt à l'aider, bien sûr, si on est sur la ligne que j'ai indiquée, le rassemblement de la droite et du centre", a dit l'ancien Premier ministre, qui prône une primaire ouverte à l'UDI et au MoDem -- une proposition qui lui a valu les huées de militants sarkozystes le 22 novembre dernier à Bordeaux.
UNE "DIVERSITÉ" ENCOMBRANTE
François Fillon, déterminé à aller "jusqu'au bout" de la compétition pour 2017, quitte à se présenter sans l'étiquette du parti au premier tour de la présidentielle, a invité Nicolas Sarkozy "au respect de toutes les opinions exprimées".
"L'union n'est pas soumission. Un grand parti moderne accepte la différence", a-t-il souligné dans un communiqué.
L'élection du 29 novembre marque bel et bien l'ouverture des hostilités pour 2017.
Un nouveau prétendant a été adoubé par les urnes : Bruno Le Maire, 45 ans, qui prend de vitesse les autres "quadras" de son camp pour la primaire (Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Baroin, Laurent Wauquiez...) même s'il se défend de penser à 2016.
L'ex-ministre de l'Agriculture de Nicolas Sarkozy, ancien disciple de Dominique de Villepin, a prévenu que le nouveau président de l'UMP devrait respecter le voeu de "renouveau" exprimé par les militants.
Les "sarkozystes", comme Christian Estrosi, s'emploient à relativiser l'influence du député de l'Eure en affirmant que les suffrages qui se sont portés sur son nom "pour beaucoup, étaient de ceux qui avaient d'autres champions".
Nicolas Sarkozy, qui a dit durant la campagne son hostilité aux "écuries" et aux "chapelles", entend traduire en priorité cette "diversité" dans le futur organigramme de l'UMP.
DÉBUT DES CONSULTATIONS LUNDI
Il recevra dès lundi les principaux responsables du parti, dont Bruno Le Maire à 09h00. Ce dernier, qui exclut un poste dans l'état-major, a réuni dimanche sa garde rapprochée pour préparer "l'après". Il refuse une mise à bas de l'UMP actuelle, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, et compte se faire entendre.
"On pense qu'il n'est vraiment pas utile de perdre du temps à refaire des statuts, à nous regarder le nombril", a déclaré l'un de ses soutiens, le député Franck Riester, sur BFM TV.
Laurent Wauquiez a assuré sur France 3 que Nicolas Sarkozy voulait s'entourer d'une équipe "très plurielle" même si les noms de ses fidèles sont cités dans plusieurs médias pour les postes stratégiques.
Frédéric Péchenard, directeur de campagne de l'ancien chef de l'Etat, serait pressenti pour la direction générale, le député du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle pour les fonctions de trésorier. Le poste de secrétaire général, numéro deux du parti, occupé actuellement par Luc Chatel, attise les convoitises de Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet.
Le plus dur viendra ensuite : redresser financièrement le parti, avec en arrière-plan l'affaire Bygmalion, un système présumé de fausses factures durant la campagne de 2012 potentiellement menaçant pour Nicolas Sarkozy, accorder les courants sur une ligne idéologique, et préparer les primaires.
Un nouveau parti, vraisemblablement rebaptisé, verra le jour "juste après les élections cantonales (départementales)", fin mars 2015, selon Laurent Wauquiez.

(Sophie Louet)
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Juppé ne demande rien sauf la primaire

Juppé ne demande rien sauf la primaire





Samedi soir, Alain Juppé a été l'une des premières personnalités de l'UMP à réagir à l'élection de Nicolas Sarkozy. Et au-delà des traditionnelles «félicitations très amicales» qu'il a adressées au nouveau président de l'UMP, l'ancien premier ministre a très précisément exprimé ce qu'il attendait de la nouvelle équipe qui allait se mettre en place et, surtout, de son patron.
«J'attends qu'il apaise d'abord parce qu'il y a eu des tensions incontestables, a-t-il expliqué. Et il faut rassembler. C'est à lui de prendre maintenant des initiatives.» Le maire de Bordeaux, candidat déclaré à la primaire de 2016, s'est même dit «prêt à l'aider, bien sûr», mais à condition que Nicolas Sarkozy suive la ligne qu'il prône: «celle d'un large rassemblement de la droite et du centre». Une semaine plus tôt, au meeting de Nicolas Sarkozy à Bordeaux, c'est pourtant cette ligne que les militants ont copieusement sifflée.
En tout état de cause, Juppé place Sarkozy sous surveillance. Avant l'élection, il avait expliqué qu'il serait «vigilant» sur la nouvelle direction que prendrait l'UMP. Samedi, il a confirmé, en riant, qu'il n'allait «pas s'endormir». Et si le message n'était pas assez clair, il a encore appelé au «renouveau» de sa famille politique. Le renouveau? C'était le slogan de Bruno Le Maire.

Primaire pour la présidentielle

Entre le nouveau président de l'UMP et les membres de la direction provisoire de l'UMP, dont Alain Juppé faisait partie au côté de Jean-Pierre Raffarin et François Fillon, rien ne semble pourtant simple. Les trois anciens premiers ministres (...) Lire la suite sur Figaro.fr