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dimanche 31 mars 2013

Tout sur l’œuf (et pas que de Pâques)

                                                        Sciences et avenir

Tout sur l’œuf (et pas que de Pâques)

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À Pâques, les œufs en chocolat sont à l’honneur. Mais que sait-on... des œufs de poules ? Petit tour d’horizon.

 JACQUES LOIC / PHOTONONSTOP
                                                          JACQUES LOIC / PHOTONONSTOP

UNE PRODUCTION IMPOSANTE
La France est le premier producteur de l’Union Européenne : pas moins de 13 milliards d’œufs produits par an ! Avec 45 millions de poules pondeuses, cela représente en moyenne 290 œufs par poule, comme le rappelle l'INRA dans un dossier spécial consacré à ce sujet d'actualité.
En 2011, 72 % des élevages français gardent leurs poules en cage, 12 % les élèvent en plein air et 5 % au sol. Les élevages biologiques représentent 7 % de la production, et la filière des œufs bio est celle qui connaît le plus fort dynamisme.
L’élevage en cage place les poules en petits groupes, 70 maximum. En les séparant de leurs déjections, on réussit à maintenir les poules dans un bon état sanitaire.
L’élevage au sol et en plein air améliore les conditions de vie de l’animal, mais peut présenter quand même des risques : les œufs peuvent être en contact avec des poussières ou des éléments souillés. Il est donc nécessaire de le ramasser rapidement pour éviter toute contamination. Dans les élevages de type industriel, les œufs tombent et sont récoltés aussitôt pondus, prévenant tout risque sanitaire.

LA COQUILLE, UN FABULEUX MATÉRIAU PROTECTEUR

L’œuf est un aliment extrêmement bien protégé du milieu extérieur. Outre sa coquille qui offre une protection, le blanc possède de nombreuses propriétés antibactériennes. Son pH alcalin (entre 7,6 et 9,5), ainsi que sa viscosité et son hétérogénéité en font un milieu très impropice au développement des bactéries. Les enzymes lysozyme et ovotransferrine possèdent un pouvoir bactéricide très efficace.
La lysozyme est d’ailleurs très utilisée dans l’industrie agroalimentaire depuis sa découverte en 1922, qui s’en sert comme conservateur naturel. L’industrie pharmaceutique l’emploie aussi contre les infections virales et bactériennes.

LE POUVOIR NUTRITIF DE L'OEUF

L’œuf est extrêmement nourrissant, et contrairement à certaines idées reçues, très bon pour la santé. Il contient moins de 100 kilocalories pour 60 grammes, dont 60 % d’eau, 13 % de protéines et 10.5 % de lipides. Presque tous les nutriments essentiels à l’alimentation sont présents dans l’œuf, sauf la vitamine C et le calcium, qui se trouve uniquement dans la coquille.
Cru, les protéines de l’œuf sont mal digérées, alors qu’une fois cuit, leur digestion est quasi-totale. Toutefois un jaune trop cuit se digère moins facilement. Préférez donc les œufs pochés, mollets ou à la coque !
L’œuf est également reconnu pour son effet coupe-faim. Au petit-déjeuner, l’effet de satiété est plus marqué que pour les produits à base de céréales (pain, croissants, céréales).

ET QUEL EFFET SUR LA SANTÉ ?

On a longtemps accusé l’œuf d’augmenter le taux de cholestérol sanguin. Toutefois, plusieurs études récentes tendent à remettre en cause notre conception « négative » du cholestérol. Chez la majorité des personnes en bonne santé, l’organisme est capable de réguler naturellement le cholestérol, en diminuant son absorption en cas d’excès. Le cholestérol est par ailleurs un élément indispensable à la fabrication des cellules, il n’est pas foncièrement mauvais.
Pour près de 95 % de la population, une consommation journalière d’œufs (jusqu’à 3 par jour) n’a aucune influence sur la cholestérolémie de l’homme.
L’œuf fait partie des 14 allergènes alimentaires les plus fréquents en Europe. Il représente 30 % des allergies alimentaires chez les moins de 15 ans, mais est souvent transitoire chez l’enfant. Dans la plupart des cas, l’allergie se guérit entre les âges de 4 et 7 ans.
La cuisson a également son effet, elle a tendance à diminuer le pouvoir allergène. Ainsi, certains enfants doivent éviter les omelettes, mais peuvent (dans certains cas) consommer des gâteaux.
La présence d’œuf dans un produit fait l’objet d’un étiquetage obligatoire en Union Européenne.
L’œuf recèle donc de nombreux talents cachés. Son pouvoir d’émulsion, ses effets bactéricides, sa composition nourrissante, le fort rendement avec lequel il est produit, etc. Ne marchons donc pas dessus… et mangeons-le !
Lionel Huot, Sciences et Avenir, 30/03/13
À VOIR ÉGALEMENT. Joyeuse Planck !

L’Irak dix ans plus tard

                              

L’Irak dix ans plus tard

L’héritage de la « guerre au terrorisme » est la mort de la liberté
Il y a dix ans aujourd’hui, le régime Bush envahissait l’Irak. On sait que la justification pour l’invasion n’était qu’un paquet de mensonges orchestré par le régime néoconservateur de Bush afin de tromper les Nations Unies et le public étasunien.
Le secrétaire d’État de l’époque, le général Colin Powell, a regretté avoir été utilisé par le régime Bush pour tromper les Nations Unies avec de faux renseignements, ce que les régimes de Bush et Blair savaient. Mais les ignobles médias, ces pressetitués, ne se sont toujours pas excusés auprès du peuple étasunien pour avoir servi le régime corrompu de Bush et son ministère de la Propagande et du Mensonge.
Il est difficile de bien discerner le plus abject : le régime corrompu de Bush, les pressetitués qui l’ont rendu possible ou le régime corrompu d’Obama qui refuse de poursuivre le régime Bush en justice pour ses crimes de guerre sans équivoques, ses crimes contre la Constitution et le droit législatif étasuniens, ainsi que ses crimes contre l’humanité.
Dans son livre “Cultures of War”, l’éminent historien John W. Dower observe que les actes de guerre concrets perpétrés par les Japonais au XXe siècle ainsi que la présidence impérialiste de Bush au XXIe siècle « nécessitent une analyse comparative des crimes de guerre, de la torture et des autres transgressions. Le passé sombre du Japon impérial a laissé une marque indélébile sur l’honneur et la renommée du pays et il reste à voir combien de temps la réputation des États-Unis sera ternie. À cet égard, les planificateurs de guerre de l’administration Bush ont beaucoup de chance d’avoir été capables d’échapper à toute forme d’enquête formelle sérieuse, nullement comparable à celle effectuée par les puissances alliées vis-à-vis du Japon et de l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. »
Dower cite Arthur Schlesinger Junior ; « Le président Bush a adopté une politique “d’autodéfense par anticipation” terriblement très similaire à la politique employée par le Japon impérial à Pearl Harbor à une date qui vivra dans l’infamie, comme l’a affirmé un ancien président étasunien. Franklin D. Roosevelt avait raison, mais aujourd’hui, ce sont les Étatsuniens qui vivent dans l’infamie. »
Les Étasuniens paient des sommes considérables pour continuer à vivre honteusement dans l’infamie. Joseph Stiglitz et Linda Bilmes ont calculé que la guerre d’Irak a couté aux contribuables étasuniens 3000 milliards de dollars. En fait cette estimation est encore optimiste. La dernière étude conclut que la guerre pourrait en réalité coûter aux contribuables étasuniens le double de ce qui est avancé.
Afin de payer les profits qui se sont acheminés dans les poches du complexe militaro-sécuritaire étasunien pour ensuite devenir des contributions politiques, les Étasuniens risquent de perdre leur sécurité sociale, leur assurance-santé et toute la cohésion sociale assurée par le système de sécurité sociale.
Le coût humain de l’infamie étasunienne en Irak est extraordinaire : 4,5 millions d’Irakiens déplacés, au moins un million de civils tués, laissant des veuves et des orphelins, une classe professionnelle qualifiée qui a déserté le pays, une infrastructure en ruine, une cohésion sociale détruite par le conflit entre sunnites et chiites provoqué par Washington et sa destruction du gouvernement de Saddam Hussein....
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Le miroir aux alouettes de la discipline bancaire (7e partie)

                            

Série : Banques – Peuples : les dessous d’un match truqué !

Le miroir aux alouettes de la discipline bancaire (7e partie)

« Les marchés sont devenus trop grands et complexes et ils évoluent trop vite pour être assujettis à la supervision et aux réglementations du XXe siècle. Il n’est pas surprenant que ce Léviathan financier mondial dépasse la pleine compréhension des acteurs du marché, fussent-ils les plus avisés. Les régulateurs financiers sont chargés de surveiller un système beaucoup plus complexe que ceux qui existaient quand on rédigea les réglementations régissant encore les marchés. » |1|
Cette affirmation d’Alan Greenspan, directeur de la Réserve fédérale de 1987 à 2006, a été reprise par tous les gouvernants des pays les plus industrialisés. Ils ont fait comme si les banques et les autres sociétés financières privées allaient s’auto-discipliner, tout en cherchant à satisfaire leurs intérêts particuliers, égoïstes. Alan Greenspan poursuit : « Le contrôle des transactions s’effectue désormais essentiellement grâce à la surveillance réciproque des traders. Pour protéger ses actionnaires, chaque prêteur tient à jour les positions des investissements de ses clients. Les régulateurs peuvent toujours prétendre qu’ils gardent l’œil ouvert mais leurs capacités sont très réduites. » |2|
La supposée capacité des banques et autres zinzins à s’autoréguler n’était que de la poudre aux yeux destinée à leur permettre de faire ce que bon leur semble. Alan Greenspan, l’ensemble des gouvernants des pays industrialisés, une armée d’experts et de commentateurs financiers, véritables illusionnistes prenant les citoyens pour des crétins, ont répété la fable de l’autorégulation des marchés jusqu’à la nausée. « Les marchés étant devenus trop complexes pour une intervention humaine efficace, les politiques anti-crise les plus prometteuses sont celles qui maintiennent une flexibilité maximale du marché : la liberté d’action pour les principaux acteurs du marché, tels que les hedge funds, les fonds d’actions privés et les banques d’investissements. » |3| Le cataclysme financier de 2007-2008 et ses effets dramatiques dans la durée ont opposé un démenti cinglant à ces incantations. Les acteurs des marchés financiers sont totalement incapables de s’autoréguler, ils n’en ont d’ailleurs aucunement le désir, encore moins la volonté. C’est une évidence démontrée par toutes les crises financières qui ont égrené l’histoire du capitalisme. Les gouvernants ont alors adopté un autre discours : « L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laisser-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini. » |4|. En réalité, six ans après le début de la crise, cinq ans après l’annonce d’un retour à davantage de réglementation, le bilan se réduit largement à des effets d’annonces. Acoquinés aux dirigeants des banques, les gouvernants et les législateurs ont pris très peu de mesures contraignantes à l’égard des sociétés financières.
Une mesure contraignante dans un océan de laxisme
Depuis le 1er novembre 2012, dans l’Union Européenne, il est dorénavant interdit d’acheter un Credit Default Swap (CDS –voir encadré-) pour se protéger du risque de non remboursement d’une dette d’un État si on ne possède pas cette dette |5|. Les sanctions à prendre contre les sociétés et les personnes qui ne respecteront pas cette interdiction ne pas définies, elles sont de la compétence des États. Cela laisse une importante marge de manœuvre aux banques et autres sociétés financières qui voudraient contourner l’interdiction ou l’enfreindre. C’est à peu près la seule mesure significative prise par les autorités européennes pour mettre de l’ordre dans le secteur financier. ...
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Banque centrale européenne : embrouille et secret défense

                              

Banque centrale européenne : embrouille et secret défense

Tous aux abris ! La panique règne à la Banque centrale européenne (BCE) dirigée par Mario Draghi, suppôt comme chacun sait ou devrait savoir de la tristement célèbre Goldman Sachs. Alors les assiégés dressent les barricades pour sauver leurs coffres en péril. Deux éléments nouveaux viennent conforter cette impression, révélés l’un par l’allemand Deutsche Wirtschaftsnachrichten, l’autre parMediapart.
C’est quoi, cette embrouille
Les Deutsche Wirtschaftsnachrichten (en clair, Nouvelles économiques d’Outre-Rhin) vient donner un éclairage avisé sur les dessous du plan de “sauvetage” de Chypre par la BCE.
Contrairement à ce qui s’était passé avec la décote des emprunts grecs, celle des obligations chypriotes était tout bonnement impossible car elles servaient d’ultimes garanties à une BCE déjà submergée de titres pourris par les défaillances de l’Europe quartier sud.
La banqueroute des banques chypriotes se serait traduite par une perte pour la BCE de quelques 12 milliards d’euros, qui aurait déclenché un système de transfert immédiat équivalent (Target 2), en vrai argent sonnant et trébuchant, par les pays membres (dont 3 milliards rien que pour l’Allemagne).
On comprend mieux l’acharnement de la Troïka, et plus précisément de Mario Draghi, à “sauver” coûte que coûte ce qui pouvait rester de l’édifice bancaire chypriote. Quitte à pulvériser le tabou de l’inviolabilité supérieure des créanciers et des actionnaires. Quitte à violer les règles mêmes de l’UE en matière de liberté de circulation des capitaux.
On comprend aussi que nos malfrats de Bruxelles aux abois ne peuvent plus laisser tomber l’euro sous peine de voir leurs protégés de créanciers perdre sèchement toutes les dettes issues d’un Target 2. Deutsche Wirtschaftsnachrichten :
« Vu sous cet angle, le hold-up organisé des banques chypriotes est ce qu’il y a de moins grave. Draghi et les sauveteurs de l’euro ne se battent pas pour sauver Chypre, ils se battent pour leur propre survie. »
La BCE sous la protection… du secret défense !
Mediapart, décidément seul et unique média français d’investigation qui se respecte, vient de lever un autre faisan symptomatique de l’affolement qui saisit nos oligarques de Bruxelles et de Francfort.
La Cour de justice européenne vient de voler au secours de la BCE en lui accordant le bénéfice… du secret défense ! Ce qui exempte la forteresse de M. Draghi, déjà hors de tout contrôle démocratique, de rendre compte de ce qui y est commis si bon lui semble.
Chose qui tombe parfaitement bien quand on sait que cette décision fait suite à une demande de documents par l’agence Bloomberg pour savoir comment Goldman Sachs — où officiait alors un certain Mario Draghi — avait pu plumer la Grèce en faisant exploser son taux d’endettement. Martine Orange (Mediapart) :
« Lorsque la BCE s’était vu demander communication de ces documents, elle avait refusé au motif qu’ils étaient dépassés. L’embarras des instances européennes était d’autant plus manifeste que le sujet mettait en cause son contrôle, la responsabilité de Goldman Sachs et faisait peser le soupçon sur Mario Draghi. »
On le voit, les crabes défendent becs et pinces leur panier et sont prêts à tout, absolument tout, pour ne pas finir dans le court-bouillon d’une justice populaire qu’ils n’auraient pas volé. Il n’y a guère que dans la froidure nordique islandaise que des malandrins, difficilement présumables innocents de par la perversion intrinsèque du système qu’ils servaient, sont pour l’heure inquiétés.
Mais voici que se profilent pour 2014 des élections qui donneront amplement l’occasion de mettre ce linge sale européen sur la table. Et, qui sait, d’en profiter pour botter quelques culs.
Chroniques du Yéti
http://yetiblog.org/index.php?post/bce-sauve-qui-peut
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Hugo Chavez : un transfert historique !

                               

Hugo Chavez : un transfert historique !

Les peuples ont été fortement touchés par la mort d’Hugo Chavez. Les réactions ont été extraordinairement fortes, dépassant le territoire du Venezuela et de l’Amérique latine, pour concerner d’une manière ou d’une autre, l’humanité dans son ensemble. C’est un phénomène qui peut être qualifié d’historique.
Le Chavisme dépasse l’effet du charisme : ces réactions faites de douleur et d’émotion concernent ceux qui savent ce que l’angoisse sociale veut dire dans le concret de leurs vies ou dans le concret de la vie des personnes qu’ils rencontrent. Ce phénomène possède une signification : celle d’un transfert envers l’homme, Hugo Chavez, qui a marqué, marque et marquera l’Histoire, ce qui mérite donc le terme de « transfert historique »
J’utilise ce terme de « transfert » puisque c’est à partir d’un transfert qu’un psychanalyste peut dire quelque chose sur les phénomènes sociaux et politiques, et vais préciser un peu plus ce terme de transfert. Aujourd’hui il est plus fréquemment parlé de transferts de joueurs de foot et des sommes d’argent astronomiques qui les accompagnent ou encore de transferts de fonds et de leurs convoyeurs, que de transfert psychanalytique.
Qu’est-ce que le transfert dans l’orientation psychanalytique du terme, quel est ce concept moteur d’une psychanalyse ?
Cela concerne tout d’abord les sentiments nés des trois passions fondamentales décrites par Aristote et reprises par le psychanalyste Jacques Lacan, l’amour, la haine et l’ignorance.
L’amour vient en premier lorsqu’on parle de transfert psychanalytique. Parler à une personne de façon répétée de ses problèmes, faire récit d’un drame et d’en chercher la signification provoque généralement ce sentiment. Que vient-il en premier lorsque l’on parle d’Hugo Chavez au peuple vénézuélien sinon d’amour ? Cela est en lien avec le fait qu’Hugo Chavez savait parler d’amour à son peuple, aux peuples de la Terre. Il parlait d’amour dans ses discours politiques. « La valeur centrale que Chavez cherchait à diffuser était évidemment l’amour, qui est une façon un peu plus intime d’incarner la solidarité et le partage, et de créer chez les individus des motivations empathiques plus fortes » indique dans une interview récente Raquel Garrido (1)
Dans le transfert il y a aussi de la haine et Hugo Chavez savait faire surgir ce sentiment chez nombre de capitalistes par la mise en évidence de la duperie sociale cruelle dont ces derniers sont les auteurs.
Dans le transfert il y a aussi une volonté d’ignorance qui doit être levée. « Tu peux savoir ! autre chose, quelque chose de nouveau, sur ce qui fonde ton rapport aux autres, ton rapport social », tel est aussi le message psychanalytique. Le transfert est fondé sur une supposition de savoir qui se transforme en savoir y faire. C’est là où Hugo Chavez excellait : savoir y faire par la magie de la parole adressée à un autre humain, par un corps en mouvement, par une attention et un regard qui captivaient, une présence qui portait la perspective de libération des potentiels humains inhibés et entravés par le défaut de civilisation inhérent au capitalisme. Un savoir y faire qui excellait par des actes concrets concernant la santé, l’éducation, l’illettrisme, la pauvreté, la solidarité, et l’orientation donnée par la Révolution cubaine trouvait là aussi son épanouissement.
C’est cela et plein d’autres choses encore qui circulaient entre Chavez et le peuple, entre Chavez et les peuples opprimés, entre Chavez et les peuples qui luttent contre la barbarie capitaliste....
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Syrie : la guerre des mots et des images

                                 

Syrie : la guerre des mots et des images

Vous ne le saviez sans doute pas. Et pour cause. Dans ce pays-là, il y a eu 250.000 disparitions forcées en 20 ans dont 34.467 entre 2005 et 2010. Dans une seule fosse commune située près d’une caserne militaire, pas moins de 2000 corps ont été retrouvés. Des opposants politiques ont été donnés en pâture aux caïmans, des rebelles jetés vivants dans des fours crématoires, des syndicalistes éliminés par milliers, des villages bombardés par l'aviation, des jeunes ramassés dans la rue, emmenés en forêt, exécutés puis habillés par leurs assassins en combattants pour faire croire qu’ils ont été tués lors d’accrochages militaires, des militants des droits de l’homme dénonçant la barbarie abattus en pleine rue, des bourreaux du peuple bénéficiant de l’impunité, près de 600.000 personnes déplacées entre 2010 et 2011. Nous avons là toutes les caractéristiques d’une dictature qui assassine son peuple. Et pourtant, ce régime-là n’est jamais décrit comme tel par nos médias. Normal, c’est l’État colombien, enfant gâté de Washington, Paris et Tel Aviv. En somme, un régime ami…
Pour savoir si nos médias sont réellement libres comme ils le prétendent, rient de tel que de comparer le traitement médiatique des conflits qui déchirent la Colombie, État aligné au « monde libre » et la Syrie, vilain petit canard de l’axe du Mal.
Quand les médias occidentaux parlent de la Syrie, le mot « chabbiha » désignant les forces civiles loyalistes revient en boucle. Les chabbiha sont accusés de crimes barbares pour le compte de Damas.
Mais avez-vous seulement entendu parler des Autodéfenses unies (AUC), des « Bacrim » ou de la Force Oméga qui sévissent quotidiennement en Colombie ?
Dans les médias occidentaux, il est interdit de parler de « révolution » et d’insurrection populaire en Colombie.
En revanche, les chirurgiens esthétiques de TF1, RTL ou France 24 travaillent d’arrache-pied pour relooker les djihadistes à l’œuvre en Syrie en zapatistes fleur bleue.
En Colombie, les centaines de milliers de paysans pauvres, d’indigènes qui sont engagés à des degrés divers dans la résistance armée n’auraient rien à voir avec le peuple.
En revanche, l’insurrection anti-baassiste serait la « révolution » de « tout un peuple » et ce, malgré l’existence de millions de citoyens syriens qui expriment une hostilité farouche envers l’opposition et une loyauté sans faille envers le gouvernement.
Notre presse qualifie la révolution colombienne de « terrorisme », de « gang », de « maffia » ou encore de « narco-guérilla ». Elle est pourtant plus émancipée et moins dépravée que la prétendue « révolution syrienne », cette malheureuse courtisane enfermée dans le harem des rois du Golfe.
Marie Delcas, correspondante du quotidien Le Monde (30 mai 2012) titrait : « La menace des FARC plane toujours ».
Imaginez-vous un seul instant que l’Armée syrienne libre soit considérée comme une menace ?
Lorsque la dictature colombienne commet des crimes, elle est toujours excusée. Dans le cas du régime terroriste de Bogotá, il n’y a ni indignation, ni sanction, ni résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, ni menace d’intervention militaire, ni campagne de sensibilisation en faveur des victimes de la dictature, ni discussion sur l’armement des rebelles, ni fourniture de « matériel non létal ».
Ne vous risquez surtout pas à défendre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), principal mouvement de résistance contre le régime de Bogotá, vous finiriez derrière les barreaux pour apologie du terrorisme et pire encore, excommuniés par l’Inquisition bobo pour blasphème idéologique voire hérésie stalinienne.
Par contre, défendre les égorgeurs, les dépeceurs, les pillards, les génocidaires d’Al Nosra ou de l’ASL qui massacrent le peuple syrien avec l’aide de la CIA, des monarchies obscurantistes du Golfe et des gouvernements européens n’ayant pas plus d’estime pour leur propre peuple que pour le peuple syrien, ça c’est humaniste.
Si vous parlez de résolution politique du conflit en Colombie, vous serez soupçonné de sympathie envers les FARC parce que « l’on ne négocie par avec des terroristes ». Et si vous parlez de résolution politique du conflit en Syrie, vous serez soupçonné de sympathie envers le président Assad parce que « l’on ne négocie pas avec des dictateurs ».
Last but not least, les victimes de la répression du régime syrien ont droit à toutes les larmes et c’est légitime. Mais jamais les victimes du régime colombien. Eux n’ont ni voix, ni rêve, ni visage.
Vous avez dit conditionnement idéologique ?
Vous avez dit indignation sélective ?
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Un remake de Suez

                                

Un remake de Suez

Octobre 1956. Vous en avez certainement entendu parler ou, peut-être les anciens s’en souviennent-ils. C’était le début de ce que l’on a appelé et qu’on appelle encore pudiquement l’expédition de Suez.
Un voile de pudeur semble vouloir recouvrir cet évènement, et l’on en comprend les raisons. Mais cacher une partie de l’Histoire, c’est volontairement décider de ne pas en tirer les leçons. Elles sont pourtant très intéressantes. Si on revoit froidement les faits, on peut considérer qu’ils constituent un tournant majeur dans l’Histoire occidentale et du Monde. D’une part ils marquent la fin définitive d’une époque dominée par deux des belligérants, la France et la Grande Bretagne, pour laisser la place à un nouveau monde qui se révéla publiquement durant la crise. D’autre part, ce conflit a quand même failli, ne l’oublions pas, nous valoir une bombe atomique sur la tête.
À ma connaissance, c’est la seule fois dans l’Histoire où la France a reçu une menace directe, formulée clairement, d’une attaque par une arme nucléaire. Dans les années 60, on a fait tout un cinéma autour de la crise des missiles de Cuba, relayé par nos propres médias à longueur de colonnes, alors que la France n’était en rien concernée directement, mais il n’y a pas eu beaucoup d’échos sur cette attaque imminente sur notre sol. Heureusement que ces grands gamins d’Américains immatures ont pris la menace au sérieux et ont désamorcé la crise pour empêcher la destruction de ce vieux pays plein de sagesse mais incapable de relever la tête du guidon quand il est engagé dans une opération belliqueuse.
Pourquoi ce conflit ? Comme d’habitude, des tas de raisons ont été avancées pour le justifier et pour l’expliquer : réactions contre la nationalisation du Canal de Suez, situation algérienne pour la France, le nationalisme égyptien, le rapprochement avec l’URSS, ou encore Israël, etc… Mais au-delà de tous ces arguments, le véritable objectif était un changement de régime au Caire. Gamal Abdel Nasser devait partir.
Quelques mois avant le début de l’action armée, on assiste à diverses manœuvres de la part de la Grande-Bretagne et de la France : des manœuvres de déstabilisation, des tentatives d’assassinat sur la personne de Nasser, la manipulation des frères musulmans, etc… Parallèlement à ces actions clandestines, ils feront aussi recours au Conseil de Sécurité de l’ONU mais se heurteront au veto soviétique.
En désespoir de cause, un scénario machiavélique est mis au point : le protocole de Sèvres. Si la France et la Grande-Bretagne ont été en première ligne jusqu’ici, la mise au point des accords de Sèvres s’est déroulée à trois. Le troisième larron n’était autre qu’Israël. Pour participer aux entretiens, Israël avait envoyé une délégation de trois personnes dont… Shimon Peres. Dès le 21 Octobre 1956 commence à Sèvres une comédie ubuesque, un jeu de dupes plutôt. Les Britanniques, les premiers intéressés et qui avaient remué ciel et terre pour éliminer Nasser, se montrent réticents pour une action militaire. Pour ne pas compromettre leurs relations privilégiées avec le monde arabe, disent-ils. Les Israéliens, quant à eux, se présentent comme voulant rendre service, rien de plus. Ils veulent bien rendre service mais, en reconnaissance de leur action désintéressée et risquée, ils exigent des français, qui apparemment sont les seuls à vouloir la guerre, une couverture navale et aérienne de leur territoire et la livraison d’avions (Mystère II, Mystère IV, Vautour) à l’aviation israélienne, de chars légers AMX-13 et une coopération nucléaire (don d’un détonateur). Du coup la France se retrouve en position de quémandeuse d’un conflit pour le plus grand bénéfice de ceux à qui il va « demander de l’aide ». Elle va ainsi accéder à toutes les demandes d’Israël pour balayer « leur réticence » et, pour « convaincre « la Grande-Bretagne, va lui concéder le commandement de l’opération. Une fois ces points cruciaux réglés, il s’avère que tout le dispositif était déjà prêt, y compris chez les réticents, puisque cinq jours après les accords, l’opération commençait. En quoi consiste-t-elle ?
Le plan prévoit trois phases : La première phase : Israël attaque l’Egypte par surprise et avance jusqu’au canal de Suez. Bien entendu, l’armée égyptienne riposte en allant au-devant de l’armée israélienne. La France et le Royaume-Uni enjoignent Israël et l’Égypte de cesser les combats et de se retirer à une quinzaine de kilomètres du canal de Suez. L’Égypte, ne pouvant l’accepter, rejette l’ultimatum, alors qu’Israël, en démocrate exemplaire, bat sa coulpe et se retire. La deuxième phase peut alors commencer. Devant le refus de Nasser, La Grande-Bretagne et la France attaquent l’Egypte et occupent des points stratégiques. Une fois les objectifs atteints, ils s’attèlent à la dernière étape en faisant débarquer leurs troupes.
C’était simple. Mais voilà. Dès les premières heures de l’intervention, l’URSS réagit. Elle est déterminée à ne pas s’en laisser compter. Devant la montée de la tension, les États-Unis ont dû élever le ton contre leurs alliés, allant jusqu’à immiscer leurs navire dans le dispositif naval, et même faire la guerre à la Livre Sterling. Ils n’avaient pas le choix, car ça commençait à devenir brûlant. Les soviétiques n’avaient pas l’air de bluffer. En cas de guerre nucléaire, ils y auraient été automatiquement entraînés, ce que ne pouvait se permettre Eisenhower qui était en pleine campagne électorale pour un deuxième mandat.
Pourquoi ce rappel de la guerre de Suez ? Parce que l’agression contre la Syrie nous y ramène, presque point par point. Les attitudes de Hague et de Fabius sont en tous points similaires à celles de leurs prédécesseurs. Les similitudes sont telles que l’on croit voir un remake d’un vieux film en noir et blanc. Comment ne pas penser au Shimon Peres de 1956 en voyant celui d’aujourd’hui faire un petit tour en Europe et, dès le lendemain, entendre les loups hurler pour rameuter toute la meute pour la curée ? Comment aussi ne pas être troublé de constater que le pays le plus hargneux d’hier est le même que celui d’aujourd’hui ? Les deux preux chevaliers en première ligne, le troisième larron avançant masqué, Moscou toujours aussi déterminé, et enfin une Amérique n’ayant aucune envie d’en découdre à un niveau apocalyptique. C’était en 1956 à Suez. C’est en 2013 en Syrie. En Egypte la France avait utilisé les Frères Musulmans, en Syrie elle utilise les wahabo-salafistes. Si le couple Hollande-Fabius n’est pas plus tenu en laisse, il risque de nous refaire le coup du Canal, poussé avec « réticence » par la Grande-Bretagne et Israël. On peut même s’attendre à voir ces deux pays demander, comme en 1956, des compensations pour leur engagement aux côtés de la France pour son « noble combat ». Si Shimon Peres a gagné une bombe nucléaire avec Guy Mollet, que gagnera-t-il avec François Hollande ? Et les anglais, que demanderont-ils pour prix de leur positionnement à Malte et à Chypre, ou des énormes sacrifices que représente la brouille avec quelques amis ? C’est triste à pleurer, et c’est à pleurer de rage de voir tant de gens mourir par bêtise. Bêtise sur le terrain, bêtise à mi- sommet, mais pas bêtise du tout au sommet où se trouvent justement les « réticents » qui savent ce qu’ils veulent, et savent à quoi faire appel pour actionner leurs marionnettes. Allah pour les uns, honneurs ou grandeur, pour d’autres et beaucoup d’argent pour tous.
Oseront-ils aller jusqu’au bout du scénario ? On se dit que non, mais on sait que certains osent tout. Rappelons-leur seulement qu’en 1956, l’Armée avait atteint tous ses objectifs. Et pourtant elle a été obligée de se retirer comme une armée vaincue. Si on lui refait ce coup une seconde fois, il n’est pas certain que ça passe aussi facilement.
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Marché intérieur européen – erreur fondamentale de l’intégration

                            

Contre la doctrine du libre-échange

Marché intérieur européen – erreur fondamentale de l’intégration

L’Union européenne a échoué.
Son instabilité économique et politique est devenue évidente. On ne veut pas en voir les raisons ou on les nie. L’Union n’a jamais eu l’occasion d’atteindre ses objectifs ronflants, contenus dans le Processus de Lisbonne de l’année 2000, notamment de faire de l’UE « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici à 2010, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ». Ce n’est pas la monnaie unique, l’euro, qui a mis fin à la stabilité, c’était avant déjà le marché intérieur qui a représenté l’erreur fondamentale de l’intégration européenne. L’union monétaire avec sa monnaie unique était une réaction à la position critique qu’avait déjà provoqué le marché intérieur, mais elle n’a – comme on pouvait s’y attendre quand on veut absolument défendre des développements erronés – qu’accéléré la chute.
La dérégulation ôte aux peuples la protection de leurs économies nationales
Le marché intérieur correspond à la réalité des libertés fondamentales et économiques, c’est-à-dire la liberté des transports, d’établissement, de la prestation de services ainsi que la libre circulation des capitaux et des travailleurs. On les a imposé sans pitié et l’on a ainsi déréglé les marchés de l’Union.
Le marché intérieur suit la doctrine du libre-échange qui défini également la mondialisation. Le dérèglement néolibéral ôte aux peuples la protection de leurs économies nationales. La théorie du libre-échange de David Ricardo utilise pour les conditions spécifiques le terme d’avantages comparatifs, c’est-à-dire l’utilisation des ressources des peuples concernés, et n’a d’ailleurs pas pris en considération le libre-échange illimité et effréné. Sans avantages comparatifs définis, qui sont aussi possibles sur les marchés partiels, les avantages des uns ne sont rien d’autre que les désavantages des autres, c’est-à-dire des avantages absolus, comme par exemple des salaires bas dans un pays qui mènent au chômage dans un autre pays, notamment quant la production est transférée dans le pays à bas salaires. Le chômage dans le pays à salaire élevé renchérit sa consommation, bien que l’acquisition des marchandises importées revient moins chères. Du point de vue économique, il faut ajouter aux frais d’achat directs les coûts du financement des chômeurs. Les coûts pour les chômeurs ne sont pas moindres que les coûts pour les salariés – vu les frais de salaires bas suite à l’administration du chômage et le taux de maladies régulièrement plus élevé auprès des chômeurs – mais ils sont plutôt plus élevés. Les frais globaux de la consommation sont ainsi plus élevés. En outre, il faut y ajouter les coûts humains et politiques du chômage, mais aussi la déqualification des chômeurs. En principe, il faudrait réunir tous les coûts de la communauté, également les frais de l’Etat, notamment des guerres, des banques, des assurances, de la prévoyance vieillesse etc., afin de pouvoir calculer les frais à l’unité réels de chaque produit élaboré. Cela s’affiche clairement dans les charges fiscales et les cotisations que les entreprises et les salariés – mais aussi les consommateurs du marché intérieur (taxe à la valeur ajoutée, taxe à la consommation etc.) – ont à supporter. Les pays exportateurs de produits à bas prix n’ont pas que des avantages, mais outre l’avilissement de leurs populations suite au travail sous-payé, aussi des désavantages parce qu’ils délaissent le développement de leur marché intérieur et négligent le développement durable de leurs infrastructures. La Chine est justement en train de lutter contre ce développement erroné.
La monnaie unique prive les économies nationales de la possibilité de dévaluer
La théorie du libre-échange a des répercussions spécifiques au sein de l’Union européenne, car les conditions diffèrent de celles des pays qui pratiquent la sous-enchère salariale. Pour des raisons socio-politiques, qui ont un fort impact sur les élections, les salaires se sont rapprochés, déjà avant l’unité monétaire, de ceux des économies développées – malgré des performances médiocres –, à l’aide d’une politique salariale alimentée de manière inflationniste par les banques centrales, mais suite à l’unité monétaire avant tout à cause des crédits subventionnés par les taux d’intérêts des pays de la zone euro qui voulaient maintenir la stabilité. La monnaie unique a enlevé un avantage concurrentiel décisif aux économies nationales à faible taux d’exportation – à savoir la possibilité de dévaluer – ce qui a des effets similaires ou même pires, pour les capacités exportatrices d’un pays, que la réduction des salaires. C’est le marché qui exige la dévaluation pendant que la politique salariale est en main des partenaires tarifaires, et dépend ainsi en grande partie des syndicats ou – si la Constitution respective le permet – en main de l’Etat, à qui les baisses de salaires ordonnées par voie légale causent de grandes difficultés. Même des interventions indirectes dans la structure des salaires provoquent souvent un changement du pouvoir au sein de l’Etat, aussi longtemps qu’il est (véritablement) un État multipartite, à l’instar de l’Agenda 2010 de Schröder. Les monnaies ouvertes au marché développent impitoyablement leurs effets dans le domaine de la politique des coûts, même si ce n’est pas pour toutes les personnes concernées manière similaire ou même équitable. Elles démontrent l’unité entre l’économie et l’Etat et ainsi aussi l’unité fatidique du peuple. Cela est fondamental pour la réalisation démocratique.
La concurrence sans protection ne profite toujours qu’aux forts
Suite à l’impossibilité de dévaluer dans le cadre de la monnaie unique, les économies faibles en exportation ont perdu leur compétitivité, non seulement sur le marché intérieur européen – qui, il est vrai, n’est pas un réel marché intérieur suite aux différentes politiques sociales des pays membres – mais aussi sur le marché mondial.....
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Venezuela : les bolivariens en campagne ne croient pas aux larmes.

                               

Venezuela : les bolivariens en campagne ne croient pas aux larmes.

Qui connaît le peuple vénézuélien sait que son arme la plus redoutable est le grand rire rabelaisien qui se moque des humiliations du patron, le rire souterrain qui libère l’énergie des retruques, ces revanches contre l’Histoire que voudraient écrire à sa place les grands médias ou les « experts en politique ». Le candidat bolivarien Nicolas Maduro en campagne, c’est d’abord cet humour populaire, à rebours des faire-parts occidentaux de fin de la révolution ou de luttes fratricides entre chavistes.
Issu des quartiers populaires de Caracas et des luttes étudiantes contre les régimes répressifs (1) d’avant l’élection de Chavez en 1998, l’ex-syndicaliste du transport public Maduro a aussitôt été dénigré par les médias dominants au Venezuela (2) comme le chauffeur d’autobus, c’est-à-dire comme indigne de la fonction présidentielle. Ministre des Affaires Étrangères (2006-2013), Vice-président de la République (2012-2013), actuel président constitutionnel, Nicolas Maduro n’a pas répondu en brandissant son CV mais en prenant le volant d’un autobus pour conduire 61 familles pauvres jusqu’au seuil de leurs appartements construits dans le cadre de laGrande Mission Logement.
Chaque agression de la droite offre au candidat des révolutionnaires l’occasion d’inventer un bon mot qui ravit et galvanise ses millions de supporters : la hora loca de la oposición, el baile de la obsesión, el Frente de Sifrinos Bolivarianos ou La Guerra de los sesos, expressions intraduisibles en français, tirées de la culture urbaine, de la télénovéla ou du jargon des DJ, et qui ôtent le peu de vernis qui restait au candidat de la droite Capriles Radonski (3), el señorito de los apellidos.
Par contraste, le discours insipide et agressif de Capriles symbolise la droite médiatique latino-américaine piégée par l’avènement de démocraties où le peuple peut enfin voter (4). Selon l’entreprise de sondages états-unienne International Consulting Services (ICS), plus de 63% des vénézuéliens rejettent le programme néo-libéral de Capriles Radonski, et donnent 17 points d’avance au programme socialiste, écologique et participatif du candidat bolivarien....
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SONDAGE. Municipales 2014 : la surprise NKM à Paris ?

                                      Le Nouvel Observateur


SONDAGE. Municipales 2014 : la surprise NKM à Paris ?

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Anne Hidalgo, candidate socialiste, ne dominerait la candidate UMP que d'un point au premier tour (34% contre 33%) et de deux au second (51 contre 49).

Anne Hidalgo a lancé un défi à NKM, qui sera peut être sa concurrente dans la course à la mairie de Paris en 2014. (Montage
Anne Hidalgo a lancé un défi à NKM, qui sera peut être sa concurrente dans la course à la mairie de Paris en 2014. (Montage
Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a déclaré son intention de briguer la mairie de Paris en 2014, pourrait créer la surprise dans la capitale, suggère un sondage BVA pour "Le Parisien"publié samedi 30 mars.
La favorite socialisteAnne Hidalgo, ne dominerait la candidateUMP que d'un point au premier tour (34% contre 33%) et de deux au second (51 contre 49).
Autre enseignement du sondage, les Parisiens dans leur ensemble (70% contre 26%), tout comme les sympathisants de droite (79% contre 19%) et en particulier de l'UMP (82% contre 17%) souhaitent très nettement que Nathalie Kosciusko-Morizet soit la candidate de l'UMP plutôt que Rachida Dati.
L'enquête a été réalisée par internet du 26 au 28 mars auprès d'un échantillon de 907 personnes représentatif des habitants de Paris âgés de 18 ans et plus, choisi selon la méthode des quotas.
(Avec Reuters)