 Chère lectrice, cher lecteur,Pourrons-nous un jour remercier les émeutiers du Capitole? Depuis l’attaque, le 6 janvier, par les supporters de Donald Trump, du bâtiment législatif américain, le débat sur le nécessaire contrôle des propos tenus sur les réseaux sociaux a repris de plus belle. Le choc ressenti devant cet assaut contre la démocratie pourrait servir de détonateur à une réflexion en profondeur sur les limites de la liberté de parole sur les plateformes, voire sur leur fonctionnement.
Les événements du 6 janvier 2020 ont mis les algorithmes sous le feu des projecteurs pour deux raisons. Tout d’abord, le passage à l’acte des émeutiers pro-Trump pointe le fonctionnement en circuit fermé des réseaux où les utilisateurs ne reçoivent que des messages qui confortent leurs opinions. Un effet de serre qui exacerbe les points de vue radicaux. L’autre raison a été la réplique de Twitter: la fermeture du compte de Donald Trump. Peut-on laisser à une entreprise privée un tel pouvoir?
Je vous recommande la lecture de notre Temps fort, signé Anouch Seydtaghia et Florian Delafoi, consacré à cette question cruciale du contrôle des réseaux. Est-il possible et, si oui, comment? Deux experts analysent la situation et ouvrent des pistes: le juriste François Charlet, président de l’Association suisse des délégués à la protection des données, et Cinzia Dal Zotto, professeure à l’Université de Neuchâtel, spécialisée dans les nouveaux médias.
Bonne lecture!
– Lisbeth Koutchoumoff Arman, journaliste, responsable des pages Livres |