1934 : état de siège à la Cité des artistes de Montmartre
Dans un contexte de crise économique et de défiance vis-à-vis des institutions, l’expulsion d’un artiste d’une habitation à bon marché se transforme en une affaire nationale. Quelque 400 artistes solidaires refusent dès lors de quitter les lieux.
L’espionnage au féminin, du XVIIe siècle à nos jours
Pourquoi Mata Hari a-t-elle été fusillée ? Milady de Winter a-t-elle vraiment existé ? Via diverses sources et récits, Rémi Kauffer tente de rétablir la vérité sur les légendes de l’espionnage au féminin et sort de l’ombre les agentes dont on ne parle jamais.
Pour cette quatrième édition, RetroNews veut remettre en perspective le rôle de la presse dans cette lutte ouverte entre dreyfusards et antidreyfusards.
La crise de Fachoda en 1898 : choc des impérialismes français et anglais
En 1898, les empires coloniaux français et britannique se disputent la ville de Fachoda, au Soudan. La France finira par céder, mais l'incident diplomatique déchaîne l'opinion publique, dans un contexte de nationalisme exacerbé par l'affaire Dreyfus.
Retraites. "Pour nous, mamans de 3 enfants et plus, la perte sera d’une ampleur exceptionnelle"
Sibeth N'Diaye ose dire publiquement que cette réforme des retraites découle de la crise des gilets jaunes. Hier, on apprend que la réforme serait une bénédiction pour les femmes alors qu'il n'en est rien. De plus en plus de sorties foireuses du gouvernement qui par lâcheté devant la grève s'annonçant suivie et soutenue, essaie tout les mensonges possibles.
Dans une note parue mardi 26 novembre, l’Institut de la Protection sociale (IPS), qui se présente comme un « laboratoire d’idées » composé d’experts-comptables, d’assureurs, d’avocats, ou encore de banquiers, affirme notamment que les mères de familles seront lourdement pénalisées par la réforme. D’importantes baisses de pension seraient ainsi à prévoir pour les familles avec enfants, et particulièrement les femmes.
Actuellement, pour compenser la réduction de la durée de cotisation des femmes qui se sont arrêtées de travailler pour élever des enfants, les salariées du privé bénéficient d’une majoration de 8 trimestres par enfant. A cela s’ajoute une compensation supplémentaire de 10 % pour les deux parents à partir du 3e enfant.
Pour nous mamans de 3 enfants et plus, « la perte des droits est d’une ampleur exceptionnelle », prévient par ailleurs l’IPS. Nous subirons une « double peine », puisque nous cumulerons perte de la majoration de durée d’assurance et perte de la majoration à partir du 3e enfant, qui disparaît. A cela s’ajoute une décote de 10 % si on envisage de partir à la retraite à 62 ans, avant l’âge pivot prévu par la réforme qui est de 64 ans.
Donc si l’on se réfère à ce tableau de l’IPS pour une mère de 3 enfants avec un salaire annuel de 25000 euros ayant cotisé 152 trimestres (38 ans) elle perdrait 4892 euros. C’est juste ignoble, dégueulasse à l’image de ce qu’est ce gouvernement, on doit déjà se battre pour élever nos enfants sans compter quand on le fait seule, et on nous vole notre retraite pour financer les leurs (des retraites à vie pour quelques mois dans un fauteuil douillet à l’assemblée ou à Matignon). Partout le gouvernement parle d’une réforme "juste et équitable", pourquoi n’a t’on pas les barèmes de leurs retraites pour que l’on puisse juger de l’équité ? Ah oui, ils ne rentrent pas dans le même régime que nous tous, ils ont juste pour les élites technocratiques un régime spécial et l’on vient nous parler d’équité. De réforme qui répond à la crise des gilets jaunes et qui serait avantageuse pour les femmes. Avantageuse pour les Schiappa et compagnie mais certainement pas pour nous.
Le gouvernement met en avant « les 25 % de femmes “obligées de travailler jusqu’à l’âge du taux plein” », il « passe sous silence toutes les autres. Et majoritairement celles qui allaient liquider leur retraite à l’âge de 62 ans, sans décote grâce notamment aux majorations de durée d’assurance, et qui vont devoir attendre 64 ans pour atteindre le taux d’équilibre ».
Plus que jamais nous devons faire bloc à cette réforme injuste et suintant le mensonge de ce gouvernement, personne n’est dupe et c’est pour cela que cette grève sera suivie et soutenue, il nous faut être ensemble, déterminé dès le 5 décembre à exiger le retrait total de cette réforme.
La réaction s'organise ! Pour contrer les briseurs de grève macronistes constituons partout nos comités de grève élus par les AG . Mettons en place nos piquets de grève . Une urgence vitale pour tous les travailleurs ! faire céder ce pouvoir scélérat de l'oligarchie ! Plus que jamais unité et résistance jusqu’à la victoire ! (BV)
Pour limiter l'impact de la grève qui débute de 5 décembre et tenter de faire rouler quelques trains, métros et RER, la RATP et la SNCF mobilisent des cadres habilités à conduire des rames. Les deux entreprises veulent tenter d'assurer un minimum de trafic, en Île-de-France et en région.
La SNCF et la RATP aimeraient limiter l'impact de la grève qui débute le 5 décembre contre la réforme des retraites, qui s'annonce très suivie. Pour tenter de faire rouler quelques rames aux heures de pointe, les deux entreprises vont mobiliser leurs cadres de réserve pour conduire des métros, RER et trains, en Île-de-France et en région, révèle franceinfo ce vendredi. La SNCF et la RATP ont donc mis en préalerte leurs cadres de réserve habilités à conduire des rames.
Ces cadres sont des anciens conducteurs qui roulent quelques fois dans l'année, mais aussi, selon une source syndicale, des cadres qui ont eu une formation plus courte que les conducteurs, afin d'obtenir une habilitation à conduire. La SNCF et la RATP ont refusé de préciser à franceinfo combien de personnels étaient concernés.
RATP et SNCF veulent maintenir un trafic minimum aux heures de pointe
Grâce à ces cadres qui seront dans les cabines de pilotage, les deux entreprises espèrent maintenir un trafic minimum aux heures de pointe les jeudi 5 et vendredi 6 décembre. Mais les entreprises veulent surtout préparer les jours suivants, car si la grève risque d'être massivement suivie, elle pourrait également être longue.
Un trafic quasi nul le week-end des 7 et 8 décembre ?
D'après franceinfo, lors du week-end des 7 et 8 décembre, les cadres seraient préservés et le trafic quasi nul. Les cadres seraient plutôt mobilisés le lundi 9 décembre, jour de reprise du travail et donc jour plus fréquenté dans les transports. Le 9 décembre marquerait également l'entrée symbolique dans une deuxième semaine de grève, alors que certains syndicats évoquent un mouvement jusqu'à Noël.
Une technique utilisée en septembre à la RATP
Lors de la grève du 13 septembre à la RATP, cette solution avait permis d'assurer environ 40% du trafic aux heures de pointe sur les RER A et B, alors que 95% des conducteurs étaient en grève. Mais ces renforts supplémentaires ne suffiront pas en cas de grève vraiment massive, admet-on à demi-mot aussi bien à la SNCF qu'à la RATP.
Italie : l'âge de départ à la retraite abaissé de 67 à 62 ans
France 3
Par France 3 – France Télévisions
Mis à jour le – publié le
L'Italie a adopté le retour du départ à la retraite à 62 ans au lieu de 67 à partir du mois d'avril.
Danilo Faccenna, 62 ans, pourra-t-il partir à la retraite de manière anticipée ? Il travaille dans une société privée de téléphonie. Jusqu'alors en Italie, la grande majorité des salariés devait cotiser jusqu'à 67 ans. Mais la loi vient de changer. La nouvelle règle, c'est celle du quota 100. En clair, on additionne l'âge et les années d'ancienneté professionnelle, et si le total dépasse 100, la retraite est accessible, l'âge minimal requis étant de 62 ans.
Le financement inquiète
Cette mesure est une promesse majeure du Mouvement 5 étoiles et de son chef Luigi Di Maio. Objectif : baisser l'âge moyen de la retraite et laisser ainsi plus de place aux jeunes dans les entreprises. En un mois, 43 000 personnes ont déjà déposé un dossier, des hommes à 80% avec une surreprésentation des fonctionnaires. La mesure fait débat chez les Italiens, car le problème est celui des finances de l'État, déjà endetté à 130% de son PIB alors que la mesure va coûter sept milliards d'euros par an. Danilo Faccenna ne va partir à la retraite, car il va gagner davantage en continuant à travailler. La mesure est expérimentée trois ans, le temps pour le gouvernement d'en mesurer les effets sur le marché du travail et sur les finances publiques.