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mardi 2 avril 2013

Le nouveau président chinois courtise l'Afrique

                         

Le nouveau président chinois courtise l'Afrique

Par John Chan 
2 avril 2013
Le nouveau président chinois, Xi Jinping, a visité l'Afrique cette semaine, d'abord la Tanzanie, puis l'Afrique du Sud, où il a participé au sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), et finalement la République du Congo. Tout au long de cette tournée, Xi a activement courtisé les gouvernements de ce continent, dans le contexte d'une ruée de plus en plus marquée des grandes puissances pour contrôler les vastes ressources et les marchés potentiels de l'Afrique.
Xi a déclaré que la Chine traiterait l'Afrique comme un partenaire « égal », par opposition aux anciennes puissances coloniales occidentales. Le choix de la Tanzanie comme première escale, où il a prononcé un discours politique sur l'Afrique, n'était pas un hasard. La voie de chemin de fer Tanzanie-Zambie, construite dans les années 1970, avait été l'un des premiers grands projets d'infrastructures de la Chine en Afrique.
Xi a prononcé son discours sur les relations sino-africaines dans une salle de conférence construite avec des fonds chinois à Dar es Salam, la plus grande ville de Tanzanie. Xi a déclaré : « Avec la croissance de sa force économique et générale, la Chine continuera à offrir, comme toujours, l'aide nécessaire à l'Afrique, sans contraintes politiques à la clef. »
Le président de la Chine a offert une ligne de crédit de 20 milliards de dollars aux pays africains pour 2013-15, promettant que la Chine « aide[rait] les pays africains à transformer leurs richesses naturelles en force de développement et à accomplir un développement indépendant et durable. » Xi a affirmé que la Chine ne traiterait jamais les pays africains en inférieurs, « pas même lorsque la Chine sera devenue plus forte et jouira d'un statut international plus élevé. »....
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Un vétéran de l'armée américaine à l'agonie dénonce la guerre "illégale" en Irak

                         

Un vétéran de l'armée américaine à l'agonie dénonce la guerre "illégale" en Irak

Par David Walsh 
2 avril 2013
Le vétéran de la guerre d'Irak Tomas Young, actuellement en soins palliatifs dans sa ville de Kansas City, au Missouri, a écrit une « dernière lettre » dévastatrice publiée sur Truthdig.com à l'attention de l'ex-président George W.Bush et du vice-président Dick Cheney.
Young, à qui était consacré le documentaire de 2007 Body of War [chronique en anglais] explique qu'il écrit sa lettre « au dixième anniversaire de la guerre d'Irak au nom de mes camarades vétérans de la guerre d'Irak. J'écris cette lettre au nom des 4488 soldats et marines qui sont mort en Irak. J'écris cette lettre pour le compte des centaines de milliers de vétérans qui ont été blessés, et pour le compte de ceux dont les blessures physiques et psychologiques ont détruit leur vie. Je suis l'un de ceux qui ont été gravement blessés. J'ai été paralysé au cours d'une embuscade de l'insurrection en 2004 à Sadr City. Ma vie touche à sa fin. »
Young poursuit : « J'écris cette lettre pour le compte de ces vétérans dont le traumatisme et le rejet de soi causés par ce qu'ils ont vu, subi et commis en Irak les a poussés au suicide, et pour les soldats et marines en service actif qui commettent en moyenne un suicide par jour. J'écris cette lettre au nom de certains des 1 million d'Irakiens morts et au nom des innombrables Irakiens blessés. J'écris cette lettre au nom de nous tous – les déchets humains que votre guerre a laissés derrière, ceux qui passeront leur vie dans la douleur et les remords sans fin. »
Body of War (2007) : Tomas Young se rendant sur le site de Ground Zero [crédits : Ellen Spiro /Mobilus Media]
S'adressant à Bush et Cheney, Young écrit : « J'écris, non pas parce que je pense que vous saisissez les terribles conséquences humaines et morales de vos mensonges, manipulation et soif de richesses et de pouvoir. J'écris cette lettre parce que, avant ma propre mort, je voudrais dire clairement que moi-même, et des centaines de milliers de mes camarades vétérans, ainsi que des millions de mes concitoyens, tout comme des centaines de millions d'autres en Irak et au Moyen-Orient, nous savons parfaitement qui vous êtes et ce que vous avez fait. »....
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Le syndicat IG Metall se joint à l’offensive contre les travailleurs de GM-Opel


               

Le syndicat IG Metall se joint à l’offensive contre les travailleurs de GM-Opel

Par Dietmar Henning 
2 avril 2013
Il y a une semaine à Francfort-sur-le Main, le bureau exécutif du syndicat IG Metall a voté à l’unanimité en faveur du soi-disant « Contrat cadre d’Opel ». L’accord scelle la fermeture de l’usine GM-Opel à Bochum et implique des attaques massives contre les emplois et les salaires dans tous les sites de l’entreprise.
Malgré le caractère anti-ouvrier du contrat, le patron d’IG Metall, Berhold Huber, a salué l’accord qu’il a qualifié, lors d’une réunion du conseil d’administration, de « meilleure solution. » Il contribuait à garantir les emplois et à créer des conditions « d’investissement dans les sites allemands,» a déclaré Huber.
Il a qualifié de très regrettable et d’« incompréhensible » la décision des travailleurs d’Opel Bochum de voter contre la fermeture de leur propre usine. Suite au vote, Huber a dit de façon menaçante que l’usine de Bochum avait été exclue du récent contrat et que les employés de Bochum devraient en tirer les conséquences.
Le président du comité central d’entreprise, le Dr Wolfgang Schäfer-Klug, a lancé une attaque frontale contre les travailleurs d’Opel à Bochum. Il a déclaré que ces derniers avaient perdu tout contact avec la réalité et que la crise de l’industrie automobile et le déclin drastique des ventes étaient des réalités que personne ne pouvait nier. Puis il a affirmé que la direction d’Opel avait fait des concessions au personnel de Bochum.
Pour les travailleurs de Bochum, l’accord est sans parallèle, s’est enthousiasmé Schäfer-Klug. Les travailleurs des autres usines fermées par GM durant ces 12 dernières années n’avaient pas réussi à « obtenir un tel résultat garantissant le lieu de travail et la sécurité de l’emploi, » a-t-il dit. « Il n’avait pas été possible de concrétiser un tel accord en 2001 à Luton (Royaume Uni), en 2006 à Azambuja (Portugal) ou en 2010 à Anvers (Belgique). »
Schäfer-Klug est un exemple type du bureaucrate syndical moderne. Ses arguments et son arrogance à l’égard des travailleurs est identique à ceux des cadres supérieurs. Cet homme n’a jamais vu un véritable travail de près, et encore moins travaillé ...
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La loi de flexibilité du travail découlant de l’accord MEDEF-CFDT discutée à l’Assemblée Nationale

                      http://parti-ouvrier-independant.fr



La loi de flexibilité du travail découlant de l’accord MEDEF-CFDT discutée à

 l’Assemblée Nationale

Accord CFDT MEDEF à l assemblée2
s'informerDans une interview au quotidien Le Figaropubliée hier, Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, confirme que François Hollande veut que l’Accord National Interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier par le patronat et certains syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) soit transposé tel quel dans la loi de flexibilité du travail, sur la « sécurisation de l’emploi », selon le terme officiel.
Il rappelle que toute modification du texte, dont l’examen commence aujourd’hui à l’Assemblée Nationale, devra être approuvée par les signataires : « la marge de manœuvre des députés est évidemment particulière dès lors qu’il s’agit de transcrire dans la loi un accord ». Il signale que « cela amènera d’ailleurs à une réforme constitutionnelle pour reconnaître la place de la démocratie sociale dans la loi fondamentale ».
Plusieurs députés socialistes ont annoncé qu’ils refuseraient d’être réduits au rôle de « notaires » ou de « greffiers », mais Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, qui a rencontré les groupes parlementaires, conclut que « seules des virgules vont changer ».
Le Front de Gauche devrait se prononcer contre cet « ANI qui vous veut du mal ». L’UMP et l’UDI se déclarent plutôt satisfaits de l’accord.
Le gouvernement a demandé un examen en procédure accélérée au Parlement ; il compte sur une application de la loi début mai.
La CGT et FO, non-signataires de l’accord, appellent à des grèves, manifestations et rassemblements le mardi 9 avril. La CGT souhaite « empêcher la transposition dans la loi du contenu de l’ANI », FO demande « le retrait du projet de loi ».

LE DESSIN DU JOUR de PLANTU , Le MONDE du 3/04/2013

                     
                          LE DESSIN DU JOUR de PLANTU

                             Le MONDE du 3/04/2013                 

                      Le dessin de Plantu dans Le Monde daté du mercredi 3 avril 2013.

Copé, l’arnaqueur de la politique

                                                             Marianne

CHRONIQUE

Copé, l’arnaqueur de la politique

Lundi 1 Avril 2013 à 05:00 

MAURICE SZAFRAN - MARIANNE

WITT/SIPA
WITT/SIPA
Urgence démocratique : lire, distribuer et faire lire le document de nos confrères Carole Barjon (le Nouvel Observateur) et Bruno Jeudy (le Journal du Dimanche). Ou comment deux journalistes aguerris montrent et démontent « Le coup monté » (1) qui a autorisé Jean-François Copé, avec l’appui de Nicolas Sarkozy qui n’y voyait que des avantages pour lui, à rouler François Fillon – pourtant pas un novice en politique – à voler la présidence de l’UMP – une pièce majeure du système démocratique français – rien que ça ! – et à réussir un casse contre toutes les règles de l’éthique, du droit, et de la morale, flouant du même coup des militants transformés en gogos et en cocus. Ça fait tout de même beaucoup. 
 
Bien sûr, les journaux en avaient déjà beaucoup raconté, notamment la violence et la tricherie utilisée sans vergogne par le clan Copé et ses deux hommes de main, Jérôme Lavrilleux et Éric Cesari. Tous ceux qui avaient un tant soit peu suivi cette présidentielle à l’UMP savaient que Fillon avait gagné, que la triche avait été institutionnalisée contre l’ex-premier ministre, en utilisant par exemple des milliers de procurations lui étant toutes défavorables, ou encore en décourageant le vote des militants les plus âgés par toutes sortes de manœuvres transformant le fait de déposer un bulletin dans une urne en une épreuve physique... Tout cela, nous le savions, tout cela nous l’avions raconté au point que l’un de nos titres – « Copé, l’autre voyou de la République »  – avait provoqué la rage du « président » de l’UMP et de sa garde rapprochée. J’avais eu, entre autres, un échange musclé avec son avocat, Francis Szpiner. 
 
Pourtant, le livre de Carole Barjon et de Bruno Jeudy m’a laissé pantois. La précision du récit. L’accumulation des faits, petits et grands. La multiplication des témoignages de première main. Et une conclusion : un vol en bande organisée, une arnaque politique comme nous n’en avons jamais vu en 5e République et Dieu sait si nous en avons beaucoup vu....
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Il est stupide de traiter les Allemands de nazis

                                                              Marianne

TRIBUNE

Il est stupide de traiter les Allemands de nazis

Dimanche 31 Mars 2013 à 12:00 | 

GILBERT CASASUS*


Il est stupide de traiter les Allemands de nazis
Il est stupide de traiter les Allemands de nazis. Il est ridicule de comparer Angela Merkel à Hitler ou à n’importe quel dignitaire du Troisième Reich. C’est là faire preuve d’une bêtise incommensurable que même les plus antiallemands des antiallemands ne peuvent plus supporter. Que grâce les Grecs ou autres Chypriotes arrêtent de caricaturer aussi idiotement l’Allemagne d’aujourd’hui ! Qu’ils se rendent enfin compte qu’ils ne desservent là que leur propre cause ! Ils ne sont alors que les victimes d’une provocation bon marché qui ne leur apporte absolument rien. Ils font pitié, alors qu’ils croient avoir raison. Ils se déshonorent en ne défendant même plus ce qui leur reste de dignité. C’est raté, parce que cela ne pouvait que rater. 
  
L’Europe n’a pas besoin de desesparados pour sortir de la crise. La peur et la crainte sont plus que jamais mauvaises conseillères. Les boucs émissaires pullulent à la pelle et les regards se tournent irrémédiablement vers ceux que l’on désigne comme coupables. Pour les Européens du Sud, ce sont les Allemands ; pour les Allemands, les Européens du Sud. C’est facile, terriblement réducteur et juste et faux à la fois. Cela ne fait plaisir qu’à celles et ceux qui veulent bien le croire et ne sert que les intérêts de celles et ceux qui veulent bien l’entendre. ...
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On n'a jamais raison face à l'administration !

                                                          Marianne

On n'a jamais raison face à l'administration !

Dimanche 31 Mars 2013 à 05:00 | 

PERRINE CHERCHÈVE

En cas de litige avec un service public, l'usager vit la fable du pot de terre et du pot de fer. Face à la Sécu, la justice, les impôts, la police, la caisse d'allocations familiales, Pôle Emploi ou encore EDF, on a toujours tort. A moins de s'armer de patience, pour longtemps...

On n'a jamais raison face à l'administration !
Hommages appuyés de tous les administrés à René Goscinny et Albert Uderzo pour les avoir tant fait rire... jaune. Souvenez-vous des Douze Travaux d'Astérix : les Gaulois ont conclu un deal avec César, qui consent à céder son pouvoir au chef Abraracourcix à condition qu'Astérix et Obélix sortent indemnes d'une série d'épreuves herculéennes. Faute de quoi, les Gaulois deviendront esclaves des Romains. A mi-parcours, nos deux héros doivent obtenir le laissez-passer A-38 dans «la maison qui rend fou». S'ensuit une parodie croquignolesque de l'administration, investie par des fonctionnaires frappadingues - un huissier dur de la feuille et grincheux, des agents autistes et méprisants, un préfet désinvolte et incompétent - qui n'ont qu'un but, semer les Gaulois dans un labyrinthe de couloirs, d'escaliers, de guichets, jusqu'à ce que, devenus cinglés, ils renoncent au précieux document. «La potion magique peut pas nous aider ici !» lâchera Obélix, dans un râle d'impuissance. Comme si rien ne pouvait s'opposer à la logique impitoyable d'une administration invincible. 

Coïncidence ou pas, le film d'animation sort dans les salles en 1976, trois ans pile après la nomination par le gouvernement de Pierre Messmer du premier médiateur de la République. Sa mission, qui n'a pas varié en trente ans : améliorer les relations des citoyens avec l'administration et tenter de dénouer à l'amiable les litiges qui les y opposent, avant qu'ils ne saisissent les tribunaux. Depuis, la fonction a essaimé dans les ministères, les organismes sociaux, les services publics. A quoi s'est ajouté, en 2011, un défenseur des droits, aujourd'hui incarné par Dominique Baudis (lire l'entretien, p. 60). Bref, des êtres de chair et d'os chargés d'épauler des usagers désemparés face au Moloch de l'administration. ...
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La guerre entre hypermarchés et PME est déclarée

                                                           Marianne

La guerre entre hypermarchés et PME est déclarée

Lundi 1 Avril 2013 à 16:00 

JEAN-CLAUDE JAILLETTE


La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les grandes enseignes d'hypermarchés, vient d'annoncer qu'en 2013 les prix resteront stables.


Auchan City, hypermarche de centre-ville, Tourcoing - BAZIZ CHIBANE/SIPA
Auchan City, hypermarche de centre-ville, Tourcoing - BAZIZ CHIBANE/SIPA
Sur le front des prix, au moins sur celui-là, le gouvernement peut souffler. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les grandes enseignes d'hypermarchés, vient d'annoncer qu'en 2013 les prix resteront stables. Grâce à l'extrême fermeté de ses adhérents dans les négociations annuelles qui viennent de se terminer avec les industriels. Selon la FCD, les grands groupes industriels réclamaient des augmentations «déraisonnables et injustifiées». Quelques jours plus tôt, Michel-Edouard Leclerc - il ne fait pas partie de la FCD, comme Système U - faisait exactement le même type de déclaration. Jean-Marc Ayrault peut donc dire merci à Carrefour, à Auchan et à Leclerc. Sauf que... 

«Cette année, les négociations ont été particulièrement dramatiques, a déclaré Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries agroalimentaires (Ania), àMarianneLes PME qui n'ont pas les moyens de négociation des grands groupes font les frais de la nouvelle bataille sur les prix que se livrent Leclerc et Carrefour.» Bilan : des demandes de baisses des prix généralisées de 10 %. Deux sons de cloche, l'un porté par les hypers, l'autre par l'agroalimentaire. Qui croire ? 

«Leclerc ment sur les demandes de l'industrie, renchérit Jean-René Buisson. Depuis 1999, les matières premières ont augmenté de 40 %. De notre côté, nous n'avons répercuté que la moitié de ces augmentations.» Il poursuit : «La grande distribution ne fait plus de commerce qui est un échange équilibré entre le distributeur et le producteur et où le premier tient compte des coûts du second. La loi, d'ailleurs, l'y oblige. Or, Leclerc comme Carrefour nous disent : "Si vous n'êtes pas d'accord avec nos tarifs, allez vous faire voir ailleurs !"» 

Résultat : 5 000 emplois auraient été perdus de juillet à décembre 2012. A ce rythme, 5 000 autres risquent de disparaître au premier trimestre 2013. «Les enseignes prétendent défendre le consommateur, ajoute-t-il. Baliverne : ils ne cherchent qu'à reconstituer leurs marges, Carrefour en particulier. En moyenne, ils ont obtenu des baisses de l'ordre de 2 %.» Face à l'urgence, l'Ania en appelle au gouvernement pour qu'il intervienne. 

Quand les flics de Sarkozy montent un club

                                                   Marianne

Quand les flics de Sarkozy montent un club

Lundi 1 Avril 2013 à 12:09 |

FRÉDÉRIC PLOQUIN

Autour de l'ancien chef de la police nationale s'est créée une amicale des nostalgiques de l'ex-président.

Contrôles de vitesse par la CRS autoroutière de la police lors des départs en vacances sur l'autoroute A31 entre Frouard et Nancy - POL EMILE/SIPA
Contrôles de vitesse par la CRS autoroutière de la police lors des départs en vacances sur l'autoroute A31 entre Frouard et Nancy - POL EMILE/SIPA
La «firme» est morte, vive le «club». Les grands flics que l'on a vus en première ligne durant les années Sarkozy ne veulent pas tourner définitivement la page. Ils ont pris l'habitude, depuis l'automne 2011, de se retrouver une fois par mois autour d'un repas, histoire de serrer les rangs et de préparer, sait-on jamais, un éventuel retour aux affaires une fois la gauche défaite. Une sorte d'amicale qui pourrait prendre un jour des allures de shadow cabinet. 

Ils n'ont pas cherché longtemps leur chef de file : Frédéric Péchenard s'est imposé comme le leader naturel de cette génération qui a mobilisé son énergie pour son champion, passé de la Place Beauvau à l'Elysée avec l'appui d'une bonne partie de ceux qui comptent dans la police. Ami intime de Nicolas Sarkozy, Frédéric Péchenard faisait une carrière honorable à la PJ lorsqu'il a été propulsé directeur général de la police nationale. La majorité sortie des urnes en mai dernier l'a écarté, tout en le ménageant, puisqu'il a hérité, à sa demande, de la sécurité routière, un job qui lui assure une logistique non négligeable. Et lui laisse le temps de voir ses amis. 

Lorsqu'ils préparaient l'alternance, les policiers et hauts fonctionnaires fidèles à la gauche se retrouvaient à La Rotonde, un restaurant parisien proche de Montparnasse. Le «club» a opté pour un lieu plus discret : Le Royal, un restaurant marocain de Clichy, dans ces Hauts-de-Seine longtemps considérés comme le fief de la Sarkozye. 

Le dernier dîner du «club» s'est tenu le 13 mars. Autour de la table, présidée par l'ancien chef de la DGPN, une brochette d'anciens directeurs ayant tous en commun d'avoir été mis sur la touche par Manuel Valls, le successeur de Claude Guéant : Jacques Fournier, ancien directeur central de la sécurité publique, Christian Sonrier, ancien directeur de la sécurité publique dans l'agglomération parisienne, Dominique Boyajean, surnommé «Domboy» par ses amis, ancien patron de l'Inspection générale des services, et Gilles Furigo, ex-chef du service de protection des hautes personnalités. Au menu, outre le couscous traditionnel, la situation administrative des uns et des autres, l'état de la délinquance, mais aussi la préparation de jours meilleurs. Peut-être aussi un brin de nostalgie, mais n'est-ce pas naturel ?