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samedi 16 février 2013

Haro médiatique sur les « salariés voyous »

                               

Haro médiatique sur les « salariés voyous »

Les medias (à quelques exceptions près) ont trouvé les responsables de la crise… Il y aurait pire que les patrons voyous, aujourd’hui les casseurs d’emplois seraient les grévistes et les syndicalistes qui refusent la violence des licenciements.
A lire et à écouter la plupart des medias, les grévistes feraient régner la terreur dans les ateliers de Psa à Aulnay-sous-Bois. Chez Goodyear à Amiens, les salariés qui ont refusé « par dogmatisme » des conditions de travail et des salaires indignes auraient alimenté leur propre malheur. Du Figaro à Libération en passant par les ondes publiques et privées sont pointés du doigt tous ceux qui résistent à l’inhumaine loi du capital.
Dans un récent « Mots croisés » ayant pour thème le chômage, un des invités, Benjamin Coriat, co-président des Economistes atterrés, a pu à juste titre s’indigner de l’absence sur le plateau d’un représentant de la CGT alors que ce syndicat était mis au banc des accusés. Les citoyens ont besoin d’une information de qualité, qui donne à comprendre les mécanismes de la crise, qui donne à entendre les arguments et les propositions des syndicalistes.
Comme ils ont besoin de comprendre pourquoi la presse est absente des kiosques, pourquoi les ouvriers de Presstalis défendent un système de coopératif et solidaire. Les lecteurs du Figaro continueront de croire que les ouvriers de la distribution gagnent plus de 5000 € mensuels et qu’ils s’arqueboutent sur des emplois fictifs. Ils ne sauront jamais que, depuis 1994, les effectifs de Presstalis sont passés de 6000 à 2000 salariés et que 1250 postes doivent encore être supprimés. Ils ne sauront jamais que les salaires ne dépassent pas les 2400 €. Les lecteurs de Libération ne le sauront pas non plus d’ailleurs.
Nicolas Demorand, rédacteur en chef de Libération, a laissé claquer sa colère contre les grévistes de Presstalis en écrivant « qu’un kiosque vide était une sinistre image dans un pays démocratique ». Pour une fois, le SNJ-CGT sera d’accord avec lui : il serait effectivement sinistre pour la démocratie qu’une fois Presstalis liquidé on ne puisse plus trouver, dans tous les kiosques et points de vente, tous les titres de son choix.
On veut faire croire à l’opinion publique que les casseurs sont les salariés en lutte pour sauver leurs usines, leurs emplois. Mais qui aujourd’hui met de l’huile sur le feu des luttes sociales sinon le ministère de l’Intérieur qui tente de criminaliser les grévistes et les syndicalistes en évoquant « des risques d’incidents et les éventuelles menaces sur l’outil de production en cas de radicalisation d’un conflit ». Pourtant, n’est-ce pas un jeune ouvrier d’Arcelor Mital qui vient de perdre un œil d’un tir de flash-ball en pleine tête, avant de perdre son emploi ? CQFD.
Le SNJ-CGT dénonce cette violente offensive lancée avec le MEDEF et les patrons de presse contre les salariés et leurs syndicats en lutte, de PSA à Presstalis. Alors que de Bolloré à Dassault, de Lagardère à Bouygues et de Bergé, Pigasse Niels à Lucas, on "dégraisse" les rédactions, on concentre à qui mieux pour vendre une information light, qui lutte pour défendre le pluralisme ?
Syndicat National des Journalistes CGT
http://www.snj.cgt.fr/spip/spip.php?article363
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Chokri Belaïd : un Homme, un projet, un combat

                               

Chokri Belaïd : un Homme, un projet, un combat

« Nous avançons sur un chemin extrêmement étroit, balisé de plusieurs difficultés : la révolution, c’est simple, l’après-révolution, c’est compliqué », Mohamed Marzouki Président de la République tunisienne.
Chokri Belaid, avocat et grande figure politique en Tunisie, secrétaire général du Parti des Patriotes Démocrates Unifiés (la gauche tunisienne) et dirigeant politique du Front Populaire, et infatigable défenseur des droits humains a été assassiné le 6 février devant son domicile par les mains de l’obscurantisme, avatars de la révolution tunisienne Ce meurtre déclenche alors de nombreuses manifestations dans tout le pays. En signe de protestation contre cet assassinat, les bureaux d’Ennahdha à Sfax , Monastir, Béja, Gafsa et Gabès sont brûlés et saccagés, les manifestants demandant le départ du Gouvernement Hamadi Jebali ainsi que la Troïka pour leur incompétence
Aissa Hirèche écrit à juste titre : « Le même scénario que celui que nous vécûmes est en train de prendre forme. En Tunisie la situation évolue brusquement. En mal malheureusement. (…) Encore une fois, c’est le même topo que celui que nous avons vécu. C’est la même haine aveugle qui a frappé ce mercredi chez nos frères tunisiens. Le même scénario que celui que nous vécûmes est en train de prendre forme. D’abord, on fait état de l’existence de certains campements avec armes, ensuite on apprend que des commissariats ont été l’objet d’attaque et puis voilà que les hommes commencent à tomber sous les balles assassines de bourreaux jaillis de la caverne de l’incroyable mépris de l’humain. Et quels hommes ! Exactement les mêmes que chez nous. La première cible de cette haine viscérale incomprise et incompréhensible est ce grand militant défenseur des droits de l’homme, Chokri Belaïd ». (1)
« Qui ne le connaît pas à travers ses multiples apparitions à la Télévision tunisienne, ces apparitions dont il faisait à chaque fois une véritable plaidoirie pour la défense des valeurs les plus ancrées dans notre société maghrébine, ces valeurs de respect et de dignité qu’il essaie toujours d’ériger en principe certes, mais aussi en repères à construire ensemble, dans la diversité et la considération réciproque. (…) Chaque jour nous pensions que c’était la fin du terrorisme et à chaque victime nous espérions que ce fut la dernière. Fuis par tous, abandonnés par tous, nous faisions l’apprentissage de ce nouveau monstre et il nous fallut de très longues années pour vaincre la bête. Aujourd’hui, nos frères tunisiens savent ce à quoi s’en tenir. Lorsque la haine frappe une fois elle revient plusieurs fois. Elle revient toujours » (1)
Qui est Chokri Belaïd ? :
Chokri Belaïd a étudié le droit en Irak avant de poursuivre des études de troisième cycle en France. Il fut membre de l’Union générale des étudiants de Tunisie En avril 1987, il est détenu pour son activisme politique en milieu universitaire. Il devient avocat défenseur des droits de l’homme En 2008, il dénonce la répression des grèves de Gafsa. Après le départ de Ben Ali il devient membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique. En mars 2011, il fonde le Mouvement des Patriotes Démocrates.
Son effigie altière enflamme les réseaux sociaux, accompagnée de formules émues. (…) Son visage buriné par les luttes était davantage celui d’un syndicaliste que d’un professionnel du droit, rompu aux arcanes des tribunaux. Chokri Belaïd ne gueulera plus. Il ne plaidera plus dans les procès politiques où il mettait un point d’honneur à défendre les proscrits de tout acabit. (..) Il faisait partie de ces élites de gauche qui s’inscrivaient dans une sorte de « marxisme arabe », mélange de « Che » et de Nasser. Car Chokri Belaïd croyait fermement à un destin arabe. D’aucuns ont relevé, chez nous, que « Belaïd » avait plutôt une résonance berbère. C’est que Chokri était avant tout un Maghrébin pluriel. Chokri Belaïd était également une figure de proue du Front populaire, coalition de partis de gauche, d’extrême gauche et de « qamwiyine » tunisiens. Tribun fougueux, polémiste impétueux, Chokri Belaïd est connu pour ses positions tranchées à l’égard d’Ennahda et de la Troïka.(…) » (3)
Le recours aux liquidations physiques des opposants constitue le modus operandi de certains milieux, au pouvoir ou dans l’opposition, qui veulent installer le chaos dont ils espèrent tirer les dividendes. (…) Pour avoir vécu cette sombre période jalonnée de meurtres d’hommes politiques, de journalistes, d’artistes et autres intellectuels durant la décennie noire, les Algériens mesurent mieux que quiconque la menace qui pèse désormais sur leurs voisins. L’assassinat de cet opposant de gauche, est incontestablement un grave dérapage de la violence politique en Tunisie. Il y a désormais l’avant et l’après-meurtre de Chokri Belaïd » (4)
Un gouvernement où tout le monde s’accroche au pouvoir
Il est curieux de constater l’addiction au pouvoir aussi bien des islamistes censés s’occuper du « spirituel » plutôt que du « temporel » et des « démocrates » laïcs qui cherchent comme Ben Ali, l’appui des instances externes . « L’assassinat de l’homme politique Chokri Belaïd le 6 février lit-on dans « Courrier International » est un indicateur de la mauvaise gouvernance du pays. Une aggravation de la situation est à craindre. C’était dans l’air mais personne ne voulait voir la réalité en face, du moins ceux qui nous gouvernent et qui ont fermé les yeux, sciemment, sur les excès et les abus de toutes les formes possibles de violence imposées à la société tunisienne, aux citoyens, à son histoire et à tous les opposants, quelque soit leur couleur. Aujourd’hui, cet exemple type de meurtre politique démontre que le laxisme et le laisser-aller, que l’on peut assimiler sans risque d’erreur à de la complicité, sont les voies qui ont ouvert le chemin à tous les extrémistes religieux envoyés aux quatre coins de la République - pour transmettre leurs discours haineux, rétrogrades et violents à des jeunes désœuvrés et gonflés à bloc, armés de slogans manipulateurs et de kalachnikovs » (2)....
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Benoit XVI, d’âge canonique, démissionne et décoince la bulle !

                                   

Jean-Marie Bigard et un milliard de catholiques orphelins

Benoit XVI, d’âge canonique, démissionne et décoince la bulle !

Pour une nouvelle, c’est une nouvelle. Nous avions l’habitude de voir les papes s’éteindre, usés mais nimbés. Benoît XVI choisit de jeter l’éponge officiellement pour raison de santé. Il en a le droit canonique comme l’âge du même nom.
Il a ménagé ses effets. A la fin du consistoire prévu ce lundi 11 février, en présence de tous les évêques romains réunis pour envoyer trois nouveaux saints au paradis – les martyrs d’Otrante - Benoît XVI, en latin s’il vous plait, a annoncé qu’il n’assurerait plus son ministère « pétrinien » (il est le successeur de Saint Pierre) à la fin du mois. Sans préavis.
Jusqu’ici sur 265 papes, seuls cinq se sont défilés : Pontien en 235, Félix II en 358 ; Grégoire VI en 1046, Célestin V en 1294 et Grégoire XII en 1415. Le couteau sous la gorge … Plus récemment Pie XII l’avait envisagé, de peur (exagérée) d’être séquestré par Hitler, Paul VI pour ses 80 ans et Jean-Paul II en l’an 2000. Sans suite.
Un milliard de catholiques dont 400.000 prêtres et 4.000 évêques se retrouvent momentanément orphelins en attendant de voir une fumée blanche monter des toits du Vatican. Pour la Pâque, nous assure-t-on.
Ce serait l’occasion d’un rééquilibrage Nord-Sud ou plutôt Sud-Nord car 80% des fidèles sont désormais localisés en Amérique du Sud et en Afrique. Ce serait un geste citoyen et conforme à la photographie actuelle mais n’anticipons pas …
SUD-NORD
Déjà, nous retiendrons que Benoit XVI aura été le pape à avoir concédé que l’on pouvait enfiler… une capote. Dans des cas extrêmes, certes : pour empêcher la propagation des maladies comme le VIH, en Afrique précisément.
Il aura été aussi le souverain pontife du Vatileaks, scandale salissant le Saint-Siège en mai dernier. Selon des documents confidentiels, ou presque, il y aurait eu un beau réseau de corruption sur des contrats signés avec des partenaires industriels et commerciaux de la Botte.
Ce qui a conduit, souvenons-nous, à l’arrestation du majordome du Pape, Paolo Gabriele, soupçonné d’être à l’origine des fuites ayant permis la rédaction de l’ouvrage scoop à l’origine du scandale. Rassurons-nous : le majordome a été gracié par sa Sainteté…
Bref, l’exercice de la papauté est éreintant. Il va falloir que les évêques y songent bigrement. Choisir un jeune kenyan marathonien en soutane ou un amérindien rompu aux contraintes de l’altitude des cordillières.
Sans quoi, le scénario du film de Nanno Moretti, Habemus Papam, où l’on voit Michel Piccoli en pape fraîchement élu, accueillir tout aussi fraîchement le poids de sa charge et prendre le large à tout bout de champs, pourrait bien se reproduire.
Denis Thomas
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/benoit-xvi-d-ag...
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La violence dont les patrons et les journalistes ne parlent jamais

                             


La violence dont les patrons et les journalistes ne parlent jamais

Tous les médias de la bourgeoisie sont en campagne contre les grévistes d’Aulnay qui osent relever la tête mais aussi contre ceux de Goodyear qui ont décidé de répondre à la déclaration de guerre que représenterait la fermeture du site d’Amiens. Mais c’est l’ensemble des travailleuses et des travailleurs qui sont visés par cette campagne ignoble et puante. Ce n’est pas un hasard si les journalistes empruntent ce ton. C’est pour contrer les travailleurs qui refusent que chômage et fermetures de site soient une fatalité, qui refusent de penser qu’en ces temps de crise capitaliste on doit accepter de se serrer la ceinture et de faire des efforts pour que les sites soient plus compétitifs pour sauver les profits et tout ce système d’exploitation mortifère.
Les patrons aussi se battent pour leurs intérêts, et leurs meilleurs alliés sont les journalistes qui montent aussi au créneau par peur que l’ensemble de ceux qui se bagarrent aujourd’hui prennent leur avenir en main en faisant converger les luttes pour ne pas avoir à payer leur crise.
Dans les sites PSA qui ne sont pas en lutte la direction communique en permanence pour nous dire sur tous les tons que les camarades grévistes d’Aulnay sont des violents ou, pire encore, qu’ils mettent en péril l’ensemble des sites PSA et donc les emplois de tous. Cela se fait avec la complicité des syndicats jaunes qui non seulement acceptent de signer nationalement un accord de compétitivité qui se soldera, en cas de validation par l’Assemblé nationale, par un recul de cent ans dans nos conditions d’existence. Ces mêmes syndicats ont eu le culot de tenir une conférence de presse en marge du CCE extraordinaire du 1er Février pour soutenir le plan de licenciements du groupe PSA en fustigeant les grévistes d’Aulnay. Eux aussi contribuent à vouloir mettre a la porte non seulement plus de 2500 salariés du site d’Aulnay mais bien plonger dans la misère plus de 10.000 travailleuses et travailleurs et leur famille si on compte les emplois induits, si on intègre les sous-traitants, etc. Avec cette trahison des travailleurs d’Aulnay, c’est l’ensemble des salariés du groupe PSA qui n’oublieront pas ces collabos le jour où tout basculera. Mais toute cette propagande a du mal à passer, comme on a pu le voir lorsque sur différents sites chaque fois que les équipes syndicales combatives ont tracté, ou qu’on a fait passer une caisse de grève pour aider les camarades d’Aulnay en lutte.
La violence dont ne parlent ni les patrons, ni les journalistes qui sont à leur service, ni les jaunes, ce sont les cadences infernales, tous ces salariés qui se sont suicidés en 2007 à PSA, les dépressions nerveuses, les lettres de criminalisation des malades, les visites de contrôle patronal des salariés en arrêt et tous les licenciements des salariés qui ne pouvaient pas tenir leur poste de travail, des anciens qui travaillent jusqu’à 60 ans et plus sur le chaînes, des ouvrières et des ouvriers qui pleurent en travaillant à leur poste, de la violence de ces chefs d’équipe qui trouvent parfois que les collègues femmes vont trop souvent aux toilettes et veulent leur imposer qu’elles donnent leurs dates de règles. Voilà la vraie violence chez PSA. C’est notre mise a mort programmée que défendent les patrons et les valets du capital.
Mais il y aussi la concurrence entre les sites. Sur celui de Mulhouse par exemple, la direction a passé une vidéo avec un message très clair : il paraît que nous ne sommes pas assez compétitifs et que si nous voulons avoir de la production dans les mois à venir, il leur faudra faire des économies, gagner en productivité, c’est-à-dire supprimer encore des postes, nous renvoyer tout ça sur le dos. Si les voiture sont trop chères, c’est paraît-il parce que notre salaire est trop élevé, alors qu’en dix ans la part des salaires dans le prix de production d’une voiture est passé de 25 % à moins de 9 %. Le patronat ment, pour essayer de faire passer ses accords de performance, à savoir nous faire accepter des baisses de salaire, des heures de travail gratuit, la flexibilité obligatoire des horaires, sinon c’est le site qui risque de fermer ses portes.
Voila le programme que la bourgeoisie veut nous faire accepter avec l’aide de syndicats collabos. Voilà aussi pourquoi que la lutte des Aulnay est la nôtre, comme celle de toutes nos sœurs et de tous nos frères de classe qui se bagarrent contre les fermetures !
Vincent Duse
CGT PSA Mulhouse
Source : http://www.ccr4.org/La-violence-dont-les-patrons-et-les-jour...
07/02/13
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Enfin une bonne guerre de gôôche au Mali !

                              

Enfin une bonne guerre de gôôche au Mali !

Çà y est ! Ils ont trouvé leur bonne guerre !
Il y eut la guerre des bons contre les méchants en Afghanistan, guerre pour les petites filles et les femmes burquées, mais au bout de quelques années il fallut bien admettre que ce n’était pas vraiment ça. D’ailleurs, si le problème avait été les petites filles ou le terrorisme international, il eût suffi de ne pas renverser le régime communiste d’Afghanistan avec l’aide de Ben Laden, n’est-ce pas ?
Il y eut l’Irak, ou l’ignoble Saddam ne se contenta pas de gazer les iraniens (bien) ou les kurdes (mal) avec les moyens que nous lui avions fournis mais fut assez stupide pour croire qu’il était autorisé à s’emparer des couveuses du Koweit et accessoirement se servir dans les stations-service du coin.
Lui s’en tira plutôt bien cette fois-là mais des milliers de ses soldats finirent en barbecue. On ne plaisante pas avec l’humanitaire !
Et là Bush1er fut très malin.
Ces gens-là n’étaient pas prêts pour la réconciliation et la démocrature et Saddam pouvait encore être utile dans une petite partie avec les chiites et les kurdes.
De quoi générer un joyeux bordel pendant longtemps, faire crever de faim les enfants irakiens pour leur apprendre à ne pas vivre sous une dictature et déclencher une deuxième guerre de destruction massive pour que des millions d’ irakiens paient les 3000 morts du 11/09, parce que « si ce n’est toi, c’est donc ton frère »
Pas terribles pour la gôôche les guerres d’Irak, pas plus que celles des Balkans.
Alors la Libye peut-être ?
Pour la Libye, on a atteint à peu près l’unanimité à gôôche, à cause des accoutrements bizarres de Khadafi et de ses imprécations en arabe sans doute ? (déjà les fellagas parlaient arabe, non ?)
On ne parle plus beaucoup de la Libye, bien qu’on sache mieux pourquoi c’est arrivé, avec qui et ce qui s’y passe maintenant.
Caramba, encore raté !
La Syrie ?
On a eu un problème du côté du Conseil de sécurité à cause de russes et de chinois sans cœur et sans pitié depuis qu’ils ne peuvent plus bosser en Libye.
Ne désespèrons pas et il faudra s’occuper ensuite de l’Iran.
Et voilà le Mali !...
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12 février, rassemblement réussi devant le siège de Goodyear à Rueil Malmaison

                                 

Quand François Hollande pouvait rencontrer les "Goodyear"

12 février, rassemblement réussi devant le siège de Goodyear à Rueil Malmaison

Les Hauts-de-Seine, le fief de Sarkozy et de la droite. Le parking du siège social d’une des plus grosses multinationales au niveau mondial, Goodyear. L’entrée lourdement gardée par les CRS de Manuel Valls et de François Hollande.
Devant le bâtiment, plus de 1000 travailleuses et travailleurs, militants et étudiants solidaires, réunis pour dire non à la fermeture de l’usine d’Amiens-Nord et plus généralement « non aux licenciements ! ». Le symbole était fort. L’occasion pour les Goodyear mais aussi pour les délégations venues des quatre coins de France pour dire que c’est tou-te-s ensemble que l’on pourra interdire les licenciements et que les luttes doivent converger. L’occasion aussi pour échanger avec Julien, Patrick, Mebarek ou Stéphane, travailleurs de PSA-Aulnay et de Goodyear-Amiens.
Rédaction : La direction de PSA continue à dire que vous n’êtes qu’une poignée d’extrémistes, que vous êtes armés jusqu’aux dents… pourtant, vous dites juste que « l’arme des travailleurs, c’est la grève ! »
Julien : Depuis le 16 janvier la grève a commencé, le nombre de grévistes n’a cessé d’augmenter. Avec la soixantaine de collègues présents ici, on a fait ce crochet par Rueil, mais juste après on sera Avenue de la Grande Armée, devant le siège du groupe, avec une délégation encore plus fournie. Ce matin encore, au dernier pointage, on était plus de 400 grévistes. Avec les quelques techniciens qui sont avec nous dans le mouvement, c’est plus d’un tiers des effectifs de production, des ouvriers, qui sont en grève.
R : Au début du mouvement, il paraît que vous ne perturbiez pas la production, tellement la grève était peu suivie
J : Pour ce qui est de la production, c’est un autre mensonge de Varin depuis le début. Il suffit de passer sur la bretelle devant l’usine à Aulnay pour constater. Il n’y a plus une seule voiture sur les parcs de stationnement. Cela fait quatre semaines que plus une seule bagnole ne sort des chaines de production.
R : Les médias disent qu’avec la négociation, vous seriez tous assurés d’être reclassés
Patrick : Reclassés ? C’est simple. Avec Mebarek, avant la fermeture du site on était à Melun. On était caristes. Dans mon cas, j’ai même dû déménager. A moins d’avoir une super bagnole, on ne peut pas traverser l’Ile-de-France tous les jours pour aller bosser. Avant j’habitais à Provins, et après j’ai dû m’installer avec ma femme et mes deux gosses dans 40 m2, alors c’est sûr que ça m’a changé. C’est ça, les merveilles du reclassement ? Et avec quelle perspective ? De me retrouver à la rue si le site d’Aulnay ferme ?
R : Il y aurait le site de Poissy…

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Le volcan espagnol

                             

En Amérique latine, les "révolutions" sont parties "d’en bas", dans des contextes similaires...

Le volcan espagnol

Quotidiennement les rues des grandes villes espagnoles voient déferler des flots contestataires qui commencent à converger : personnels de la santé, contre la privatisation en marche de leur secteur ; enseignants, contre le sabrage budgétaire , la hausse de 50% des droits d’inscription en fac... victimes des expulsions après saisie de leurs domiciles par les banques ; le "crack" spéculatif immobilier et les crédits hier "faciles", devenus aujourd’hui "pourris", irremboursables, ont passé la corde au cou de milliers de familles.
La "Plateforme des victimes des "hypothèques" et des expulsions" harcèle jour après jour le gouvernement. Elle a contraint le Parti Populaire et les socialistes à décider d’examiner aux Cortés une "Initiative législative populaire", soutenue par 1,4 millions de signataires. Plusieurs dizaines de simples citoyens et même des couples, ont préféré se suicider que d’être jetés à la rue par les banques, désormais propriétaires de leurs appartements et maisons, dont ils ne peuvent plus rembourser les traites. L’opinion publique en a été traumatisée. La colère monte.
La "Plateforme" et le "Mouvement (citoyen) 15M" occupent des appartements "hypothéqués", s’opposent physiquement aux expulsions, sous les coups des forces de "l’ordre". Ils qualifient l’arnaque immobilière gigantesque de "génocide financier".
En six ans, 420 000 familles ont été ainsi spoliées ; ces organisations entendent bloquer les 220 000 nouvelles expulsions, "absolument intolérables". La coalition de gauche Izquierda Unida, regaillardie, est donnée à 16%. Elle prône une "République sociale, fédérale", "socialiste".
Et pendant ce temps...Le vice-président du Medef espagnol, la CEOE, le sieur Arturo Fernandez, est accusé de payer ses employés "au noir"....Le gendre , de moins en moins présumé "ripoux", du roi, monsieur Urdangarain, aurait demandé 15 000 euros mensuels pour promouvoir la candidature de Madrid aux Jeux olympiques 2016...Il est aussi impliqué dans d’autres scandales (sa Majesté n’en savait rien) ,et a tant de casseroles au postérieur qu’il finira par devenir quincaillier.
Madame Cristina Cifuentes, déléguée du gouvernement de droite pas très droite, de la Communauté de Madrid, s’est moquée de manifestants contre la corruption. Madame n’a pourtant pas les mains très propres...Un nouveau "caso" de corruption financière, "l’affaire Barcenas"(du nom de l’ex trésorier du Parti Populaire), venant après le scandale Gürtel, porte sur des sommes considérables qui auraient été "reçues", notamment du patronat, au profit d’ élus et de dirigeants du Parti conservateur au gouvernement. Une "comptabilité B" a été découverte ; elle permettait à l’appareil du Parti Populaire de verser des sur-salaires aux chefs de la droite. L’un des principaux bénéficiaires de la manne aurait été l’actuel chef du gouvernement, Mariano Rajoy, pour qui le franquisme n’est qu’un "régime autoritaire", et dont la politique saigne les Espagnols (le taux de chômage atteint désormais 56% chez les jeunes)....
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Le mythe des armes de destructions massives : cinq guerres, trois continents… et les mêmes mensonges

                               


Le mythe des armes de destructions massives : cinq guerres, trois continents… et les mêmes mensonges

« Je ne comprends pas les réticences en ce qui concerne l’utilisation de gaz. Nous avons définitivement adopté à la Conférence de paix la position de retenir le gaz comme méthode permanente de guerre... Je suis fortement en faveur de l’usage de gaz toxiques contre des tribus qui ne sont pas civilisées » (Winston Churchill, War Office Minute, 12 mai 1919).
Alors que les roulements de tambour contre la Syrie deviennent de plus en plus forts, les allégations de plus en plus folles, et le double jeu de fomenter, comploter et financer les terroristes (pardon, aider l’opposition légitime) de plus en plus évident, il est intéressant de jeter un coup d’oeil aux justifications présentées par les gouvernants US pour leurs incursions meurtrières de l’histoire récente.
Panama
Ce mois de décembre 2012 est le 23e anniversaire de l’invasion de Panama le 20 décembre 1989, au moment où les Panaméens préparaient leurs fêtes de Noël. Un bref rappel nous remet en mémoire Philip Agee évoquant le président George H. W. Bush lorsqu’il disait au peuple américain que la menace de Panama (3.571.185 habitants en 2011) était telle qu’elle « compromettait notre mode de vie ». La référence figure dans la conférence bien nommée d’Agee, “Produire la crise appropriée” (1). Aussi éloquente aujourd’hui qu’hier. Rien n’a changé.
Le but de l’invasion était de s’emparer du leader du pays, le général Manuel Noriega, et bien entendu “d’établir un gouvernement démocratique”. Un changement de régime. Avec la proximité de la remise au Panama du contrôle du canal (prévue à l’origine pour le 1er janvier 1990) après un siècle de gestion coloniale US, l’Amérique voulait s’assurer que ce contrôle reste dans les mains d’alliés malléables.
Noriega, un pion de la CIA depuis 1967 (2), qui était passé par la célèbre Ecole des Amériques à Fort Benning (Georgie), était arrivé au pouvoir avec l’aide des Etats-Unis, mais apparemment son soutien US avait faibli. En un mot, les USA le kidnappèrent et le condamnèrent à 40 ans de prison.
Les plans d’invasion avaient été baptisés “Opération livre de prières”. “Par la suite, on les renomma “Opération juste cause”. Le général Colin Powell approuva ce nouveau nom en disant “Même nos critiques les plus sévères seront obligés de parler de ‘juste cause’ quand ils nous dénonceront” (Colin Powell et Joseph E. Persico, My American Journey, 1995).
27.000 hommes, soutenus par des hélicoptères Apache, ravagèrent la plus grande partie du petit pays qui était défendu par 3.000 hommes. George Bush senior déclara qu’il détrônait un dictateur malfaisant qui brutalisait son peuple (ça vous dit quelque chose ?) et que son action était rendue nécessaire pour “la protection de vies américaines”. Il alléguait aussi la “défense de la démocratie et des droits de l’homme au Panama” et le besoin de “protéger le canal” (Surprise, non ?).
Manuel Noriega a été libéré de son emprisonnement US en 2007, et extradé en France où il avait été décoré de la légion d’honneur en 1987. Il y est resté incarcéré jusqu’en décembre 2011, puis il a été renvoyé à Panama où il est tojurs en prison....
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La Tunisie victime et complice de tous les sévices

                                

Droite islamiste, Qatar, Algérie, Turquie, Égypte, Tunisie...

La Tunisie victime et complice de tous les sévices

Prise dans le cercle vicieux de la violence, la Tunisie traverse une crise multidimensionnelle, idéologique, politique, économique. Un bilan bien sombre après la destitution de Ben Ali. Face à cette situation le gouvernement tunisien laxiste, produit d’une arnaque électorale, est en panne. Comme attendus le signe avant-coureur d’une recrudescence de la violence, a été annoncé depuis décembre dernier par l’assassinat de Lotfi Nakhd, militant de Nida Tounès, suivi récemment de celui de Chokri Belaïd du Parti Patriote Démocrate, et ce, au moment où les islamistes nourris et assistés par un Qatar aux desseins sournois, n’ont rien trouvé de mieux à faire que l’apologie de la violence.
Pas de solution venant de l’intérieur de la torpeur dans un monde dominé par une crise économique. Dans ce contexte, l’Algérie aujourd’hui entouré de pays en crise où les puissances impérialistes occidentales jouent chacune leur partition en sous-main, a déjà annoncé sa couleur, en repoussant la menace djihadiste comme l’on démontré les forces de sécurité à In Amenas (Sud de l’Algérie).
Nous présentons au quotidien La Nouvelle République d’Alger [http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2013-02-13/lnr....] une analyse économico-politique de cette conjoncture troublante. Cherif Abdedaïm est journaliste et écrivain [http://cherif.dailybarid.com/].
QUESTION NR : Quel bilan pourrait-on faire deux années après le changement de régime en Tunisie ?
Robert Bibeau (RB) : Commençons par le commencement
Il n’y a pas eu de changement de régime en Tunisie, il y a eu changement de la garde prétorienne. Pour analyser, comprendre et expliquer la révolte populaire tunisienne il faut remonter à Sidi Bouzid le 17 décembre 2010. Voici une « révolution » qui ne parvint jamais à maturation et à trancher le nœud gordien de son passé compradore, et pour cette raison, elle piétine et tourne en rond depuis plus de deux ans maintenant (décembre 2010 à février 2013).
Rappelez-vous, dans un geste dramatique le jeune Mohamed Bouazizi, maçon de sa condition – résigné petit marchand ambulant sur la place du marché – s’immole dans son quartier paupérisé. Face à cette torche humaine, symbole agonisant de la résistance aux exactions de la flicaille locale, avalisée par leurs officiers et haut gradés à rançonner tout métayer, marchand ambulant ou tenancier – ils doivent bien manger ces policiers et quand la solde est maigre et irrégulière les ripoux prolifères.
Divers éléments sont frappants dans cette tragédie. D’un côté, l’indigence du petit peuple tunisien – on pourrait tout aussi bien écrire égyptien, libyen (maintenant qu’il a été soi-disant « libéré » !), yéménite, soudanais et malien – réduit pour partie à la mendicité, au chômage, aux petits boulots, à la débrouille sociale et aux petits larcins, trafics et criminalité en tout genre. De l’autre côté, face à cette misère humanitaire, une ploutocratie bien engraissée, enrichie par les prébendes laisser par les multinationales qui sucent le sang de la classe ouvrière tunisienne – on pourrait tout aussi bien écrire égyptienne, libyenne, yéménite, soudanaise et malienne – une oligarchie prévaricatrice, roublarde, spoliatrice, imposant son pouvoir opprimant, discrétionnaire et s’en mettant plein les poches au milieu du dénuement populaire....
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Vers une sortie de crise négociée en Syrie ?

                               


Vers une sortie de crise négociée en Syrie ?

Les choses bougent sur le plan politique en Syrie. On a pu s’en rendre compte avec l’offre de dialogue formulée par le chef de la coalition d’opposition (au nom à rallonge). Cette offre de dialogue est certes loin de faire l’unanimité dans les rangs de la dite coalition mais il est clair qu’une partie de cette alliance hétérogène si ce n’est hétéroclite craint que n’éclate au grand jour son inexistence sur le plan militaire.
Contrairement à ce qui se dit, cette offre n’a pas été rejetée par le gouvernement syrien, mais ce n’est pas vraiment de la presse française que vous l’apprendriez même si le Nouvel Observateur fait allusion au signal adressé par un ministre Syrien et si Le Monde est un peu plus disert sans non plus le mettre en évidence.
Cette disponibilité au dialogue manifesté par le gouvernement syrien n’est citée qu’incidemment au milieu de ce qu’on nous présente comme de nouvelles victoires de l’opposition armée qui se serait emparée d’un grand barrage sur l’Euphrate, d’une base aérienne près d’Alep et menacerait la ville « stratégique » de Deir Ez Zohr. Si on n’en finit pas de découvrir que tel ou tel site est stratégique (‘key’ en anglais) , c’est la deuxième fois qu’on nous annonce la prise d’un aérodrome militaire et la première fois qu’on parle de la prise d’un barrage comme d’un véritable fait militaire (ah si, ils pourront couper l’eau à Alep).
Jonathan Steele consacre un assez long article à la démarche d’ouverture du régime syrien qui s’incarne de la manière la plus visible dans la personne d’Ali Haidar. Si on prête attention à ce que dit M. Haidar, on comprend que le régime syrien d’aujourd’hui n’est plus tout à fait celui du début des troubles qui ont saisi le pays et qu’il recèle en son sein des forces désireuses d’avancer en matière d’ouverture politique.
Restent des aspects sur lesquels le régime ne semble toujours pas prêt à transiger comme l’exigence du départ de l’actuel chef de l’Etat formulée par l’opposition armée (et le club des « amis » de la Syrie) ou celle du gouvernement pour que, après une phase préliminaire à l’étranger, les discussions se déroulent en territoire syrien.
A ce propos, le gouvernement syrien se dit prêt à respecter la liberté de mouvement des opposants qui accepteraient de rentrer au pays. Une liberté de mouvement qui pourrait sans difficulté être garantie par certains amis de la Syrie comme l’Iran ou la Russie…
On verra si les autres "amis" de la Syrie prendront le gouvernement syrien au mot.
Un ministre Syrien propose de rencontrer le chef de l’opposition à l’étranger
http://mounadil.blogspot.fr/

Ali Haidar soulève la perspective d’élections libres en réponse changement surprise de la ligne soutenue par le chef de la Coalition nationale syrienne

Par Jonathan Steele à Damas The Guardian (UK) 11 février 2013http://www.guardian.co.uk/world/2013/feb/11/syrian-minister-...
traduit de l’anglais par Djazaïri
Le gouvernement syrien est prêt à envoyer un ministre à l’étranger pour des entretiens avec Moaz al-Khatib, le chef de la Coalition nationale syrienne d’opposition, qui a récemment plongé la rébellion dans une tourmente politique en se prononçant en faveur d’un dialogue avec le régime....
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