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samedi 16 février 2013

Voyage de Hollande : la caravane passe, l'Inde reste

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Voyage de Hollande : la caravane passe, l'Inde reste

 (Mis à jour: )                  
                     Des écoliers sikhs manifestaient vendredi contre l'interdiction de porter le turban dans les écoles françaises, à New Delhi, le 15 février 2013, pendant la visite de François Hollande.

              Des écoliers sikhs manifestaient vendredi contre l'interdiction de porter le turban dans les écoles  françaises, à New Delhi, le 15 février 2013, pendant la visite de François Hollande. (Photo Reuters)


DANS LA CARAVANE DU PRÉSIDENT Le chef de l'Etat français était en voyage en Inde pour deux jours. Récit.

Pendant le déplacement de François Hollande en Inde, Libération vous raconte de l'intérieur les petites et grandes histoires d'un voyage présidentiel.

L'Inde par la fenêtre de la caravane
Vendredi 19 heures, sur la route de l'aéroport de Bombay

La nuit tombe sur Bombay. La visite en Inde de Hollande est terminée. Le long cortège présidentiel roule sur des avenues désertes. Sur l’autre voie, c’est un immense embouteillage. La police a bloqué toutes les issues, pour nous. De chaque côté de la chaussée, des badauds sont amassés sur les trottoirs pour regarder défiler les belles voitures. C’est une succession de bidonvilles et d’immeubles délabrés. C’est la première image de misère sociale de ce voyage. Et rien que pour cela, la très courte escale à Bombay aura valu la peine. Car à New Delhi, le chef de l’Etat et donc les journalistes n’ont pas quitté le quartier administratif et des ambassades. On était comme coupé de la réalité sociale du pays. D’où l'étrange sensation que rien ne ressemble autant à un voyage présidentiel qu’un autre voyage présidentiel. Finalement, peu importe la destination. Une caravane présidentielle ne voyage pas, elle suit un Président et c’est très différent. Ce sont les mêmes hôtels. Les mêmes bus. Les mêmes contrôles de sécurité. Les mêmes salles de conférence de presse. Les interlocuteurs changent, le décorum assez peu. Sauf sur la route de l’aéroport de Bombay.

Hollande fait rire malgré lui sur la croissance française
Vendredi 11 heures, auditorium du Mémorial Nehru, New Delhi

Et la salle a ri. Mais ce n'était pas suite à une bonne blague de François Hollande. Non, cette fois, le chef de l’Etat a fait rire malgré lui. Et ce n’est jamais très agréable. Surtout de la part d’une assemblée réunissant le gratin politico-culturel indien, pas franchement porté sur la poilade. Il n’y avait évidemment rien de méchant, ni de désobligeant dans ce rire. C'était pire : il était d’une absolue cruauté. Il a renvoyé malgré lui Hollande à son statut de chef d’Etat d’un pays malade, sans croissance et avec un niveau chômage qui l’empêche de se projeter dans l’avenir....
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Comment taxer les bénéfices des multinationales?

                                                           
                                                Classe            Eco
      L'économie expliquée à ma mère (et aux autres)

Comment taxer les bénéfices des multinationales?


  Par Alexandre Delalgue ,professeur d'économie à Saint Cyr

                                                      


A l'assaut contre l'évasion fiscale
L'évasion fiscale des célébrités fait la une des journaux et suscite des commentaires fiévreux. Pourtant, le vrai problème n'est pas là, mais dans la fiscalité des multinationales. A la demande du G20, l'OCDE a rédigé un rapport sur le sujet, qui devrait nourrir les réflexions d'une réunion des ministres des finances à Moscou ce week-end.
Il faut dire que l'indignation monte. En Grande-Bretagne, les pratiques d'évasion fiscale de Google, Starbucks ou Amazon ont créé un scandale national. Quoi que l'on pense sur ce sujet, chacun peut trouver aberrant que le taux moyen d'imposition sur les bénéfi ces des multinationales soit aussi faible, alors qu'il est élevé et augmente pour les entreprises nationales et les citoyens; et se poser des questions sur un système international qui organise une course au moins-disant fiscal, faisant baisser ces taux moyens partout. Le problème va-t-il enfin être traité sérieusement? ce n'est pas certain.
Les prix de transfert et le principe de pleine concurrence
Pour comprendre pourquoi les multinationales paient si peu d'impôts sur les bénéfices, il est nécessaire de se plonger dans les principes généraux qui déterminent la fiscalité des multinationales. Depuis les premières discussions internationales sur le sujet dans les années 20, c'est le principe de pleine concurrence (arm's length principle) qui s'applique. L'idée est la suivante : lorsque deux filiales d'une même entreprise situées dans deux pays différents effectuent une transaction, elles doivent agir comme si elles étaient deux entités autonomes.
Supposons par exemple qu'une entreprise agro-alimentaire française soit propriétaire d'un élevage de saumons en Ecosse. Si le taux d'impôt sur les bénéfices est faible en Ecosse, elle pourrait déclarer acheter ses saumons à sa filiale écossaise à un prix de transfert très élevé; de cette façon, la maison-mère française enregistre des pertes et la filiale écossaise des bénéfices qui sont faiblement taxés. Avec le principe de pleine concurrence, cette technique est interdite : le prix déclaré du saumon écossais acheté par la société française doit être le prix qu'elle aurait payé si elle avait fait appel à un fournisseur écossais extérieur, le prix du marché. L'OCDE publie régulièrement des recommandations sur la façon dont ce principe général peut être appliqué à diverses situations.
Les limites du principe de pleine concurrence....
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Castelnaudary et les salariés de Spanghero vivent mal la suspension de l'usine

                                                  


VIDEO. Castelnaudary et les salariés de Spanghero vivent mal la suspension de l'usine

Publié le  , mis à jour le 


L'émotion est grande à Castelnaudary (Aude), l'entreprise Spanghero étant l'un des gros employeurs de la ville. La suspension des activités de la société de viande après le retrait de l'agrément pour une semaine va-t-elle devenir définitive ? Les salariés ont peur de perdre leur travail dans un contexte d'emplois difficile en France. Des mesures de chômage technique pourraient être annoncées dans les prochains jours. Ce vendredi 15 février,l'usine est totalement a l'arrêt et les salariés le vivent comme un condamnation à mort de la société.
280 employés et 70 intérimaires craignent pour leur emploi dans un département, l'Aude, où le taux de chômage atteint 13,5%. "On va vivre de quoi ? Punissons le coupable mais ne punissons pas tous les salariés qui travaillent ici", c'est ce que déclare un employé à la sortie de l'usine, rencontré par les journalistes de France 3 ce soir. Voici leur reportage

Vous n'avez pas vu l'astéroïde qui a frôlé la Terre ? La NASA, si

                                                         

Vous n'avez pas vu l'astéroïde qui a frôlé la Terre ? La NASA, si

Mis à jour le  , publié le 

Dans le rectangle blanc, on distingue le trajet de l'astéroïde 2012 DA14 qui traverse la nébuleuse d'Eta Carinea.
(AARON KINGERY / MSFC / NASA )

Ouf, l'astéroïde de 45 mètres de diamètre a frôlé la Terre, vendredi 15 février, sans faire de dégâts. On ne peut pas en dire autant de la météorite tombée en Russie qui a explosé et blessé un millier de personnes. L'autre différence, c'est qu'il était nettement plus difficile d'apercevoir l'astéroïde 2012 DA14 dans le ciel français (et ailleurs).
Pesant environ 135 000 tonnes, l'astéroïde, composé de roche, de métaux et de glace, est passé à 27 680 kilomètres de la Terre vers 20H25 (heure de Paris). Heureusement, il était surveillé de près par l'agence spatiale américaine (NASA) et des experts bien mieux équipés que vous. Francetv info a sélectionné leurs meilleures images.
La NASA a publié plusieurs gifs animés du passage de 2012 DA14. Attention, c'est fulgurant.
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/vous-n-avez-pas-vu-l-asteroide-qui-a-frole-la-terre-nous-si

 à voir sur libération la vidéo de la météorite en cliquant sur le lien ci-dessous

L'astéroïde 2012-DA 14 a frôlé la Terre


L'astéroïde 2012-DA 14 a frôlé la Terre

LE MONDE  • Mis à jour le 

L'astéroïde 2012-DA 14, 50 mètres de diamètre et 150 000 tonnes environ, doit passer, vendredi 15 mars, à moins de 28 000 kilomètres de la surface de notre planète Bleue. | REUTERS/NASA/JPL-Caltech/Handout


L'événement est à la fois insignifiant et exceptionnel. Insignifiant parce qu'il ne change rien au cours normal des choses terrestres ; exceptionnel parce qu'un objet céleste de cette taille n'avait jamais frôlé la planète Bleue d'aussi près avec autant de regards braqués sur lui. Avec ses quelque 50 mètres de diamètre et ses 150 000 tonnes environ, l'astéroïde 2012-DA 14 est passé, vendredi 15 février vers 20 h 25, à moins de 28 000 kilomètres de la surface de la Terre.
A l'échelle du système solaire, c'est l'épaisseur d'un cheveu : le gros caillou s'est glissé, à une vitesse proche de huit kilomètres par seconde, entre la surface de la Terre et les satellites géostationnaires, qui croisent à environ 36 000 kilomètres d'altitude. En dépit de cette proximité inédite, le rocher n'était pas visible à l'œil nu.
Vendredi soir, il était dans le ciel de l'hémisphère Nord mais, pour qui voulait l'observer, "il [fallait] une bonne paire de jumelles", prévient l'astronome Daniel Hestroffer, directeur de l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE, Observatoire de Paris, CNRS, universités Pierre-et Marie Curie et Lille-I). Il fallait, aussi, savoir où regarder. Selon les calculs de l'IMCCE, il devait traverser les constellations de la Chevelure de Bérénice, des Chiens de chasse, de la Grande Ourse, du Dragon et de la Girafe....
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Cumul des mandats : le PS en pleine cacophonie


Cumul des mandats : le PS en pleine cacophonie

Le Monde.fr  • Mis à jour le 

L'Assemblée nationale, le 29 janvier. | Reuters/CHARLES PLATIAU


C'était une des promesses des socialistes lors des campagnes présidentielle et législative : le cumul des mandats allait être interdit par la loi. Une bonne fois pour toutes, afin de mettre un terme à un débat vieux de trente ans.
Las, si le principe n'est pas remis en cause par l'exécutif et les élus de la majorité, le périmètre de cette loi et la date à laquelle elle s'appliquera nourrissent une certaine cacophonie. Au point que l'on ne sait plus bien si la loi s'appliquera avant ou après les municipales, si elle nécessitera une révision constitutionnelle... et, in fine, si elle sera réellement votée, tant les avis divergent.
  •  Manuel Valls veut une loi appliquée après les municipales
"Pour 2014, c'est très difficile parce que cela provoquerait plusieurs dizaines de démissions de députés qui choisiraient de garder leur mandat local. Ce serait une mini-dissolution. Ce serait une faute."
 Manuel Valls, ministre de l'intérieur,  Le Parisien, le 15 février
Le ministre de l'intérieur est le premier, à ce niveau de l'Etat, à dire de manière aussi précise qu'il souhaite reculer aux prochaines législatives de 2017.
La raison invoquée en creux est la suivante : à l'heure actuelle, un député qui démissionnerait pour conserver son mandat local (on compte environ 260 élus qui détiennent un mandat exécutif, essentiellement des maires) provoquerait une élection partielle. Le PS craint que si la loi est votée en 2014, il y ait suffisamment de députés qui préféreraient leur mairie ou leur département à leur siège à l'Assemblée pour provoquer de nombreuses partielles... qui risqueraient d'être autant de défaites.
  • Harlem Désir veut une loi tout de suite
"Je réaffirme la proposition du PS d'adopter une loi sur le non-cumul des mandats applicable dès le prochain renouvellement électoral, en 2014."
Harlem Désir, premier secrétaire du PS, le 15 février 
Le nouveau patron du PS joue ici le rôle du gardien du temple. Avant la présidentielle, avant même la primaire d'octobre 2011, les militants du PS, consultés par référendum en octobre 2009, s'étaient prononcés en des termes qui ne souffraient aucune ambiguïté à ce propos. Ils s'étaient déclarés favorables,"comme étape vers le mandat parlementaire unique", à "l'impossibilité de cumuler (...) un mandat de parlementaire avec une présidence d'exécutif local ou la participation à un exécutif" pour les socialistes, avec en perspective une loi qui devait être votée au plus vite après la victoire.

Economie : les nuances de gris de l'année passée

         

Economie : les nuances de gris de l'année passée

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 


                                          insee 2012

François Hollande en Inde : Ganesh, ce dieu éléphant qui lui ressemble énormément

                                    france


VIDÉO. François Hollande en Inde : Ganesh, ce dieu éléphant qui lui ressemble énormément

Le HuffPost  |  Par Nabil TouatiPublication:   |  Mis à jour: 15/02/2013 18:54 CET
Vignette3
UN AIR DE FAMILLE - François Hollande, réincarnation d'une divinité hindoue ? L'hypothèse développée, non sans humour, par un économiste spécialiste de l'Inde a bien fait rire les invités de l'émission 28 minutes sur Arte. Mais sa théorie a fini par convaincre la correspondante à Paris du quotidien indienThe Hindu : "Il y a une certaine ressemblance" a-t-elle concédé, un brin amusée.
Photo comparative à l'appui, Jean-Joseph Boillot s'est dit convaincu que François Hollande serait le portrait craché de Ganesh, le dieu de la sagesse et de l'intelligence représenté sous la forme... d'un éléphant au ventre rond et à l'oeil malicieux. Et ce n'est pas Luc Chatel qui le contredira. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy avait osé une analogie moins flatteuse en comparant fin 2011 le candidat socialiste à la présidentielle à "Babar, le roi des éléphants".
François Hollande, dieu de la sagesse ? Ce qu'il ne fallait pas rater, notre rendez-vidéo matinal, vous invite à juger par vous-même :
Les autres vidéos de notre rendez-vous quotidien du matin

vendredi 15 février 2013

Dans les météorites, les secrets de la formation de l'univers

                                       Le Point

Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

Le bolide de Tcheliabinsk est un cadeau de Noël pour les experts de l'univers qui attendent déjà avec impatience d'en examiner les fragments.

                              La météorite d'el Chaco, tombée sur Terre il y a plus de 4 000 ans, pèse plus de 37 tonnes.

                    La météorite d'el Chaco, tombée sur Terre il y a plus de 4 000 ans, pèse plus de 37 tonnes. 
                                                                            © Gedeon Picaso / AFP


Chaque année, 100 000 tonnes d'escarbilles célestes arrosent la Terre sous forme de météorites et de poussières. Une centaine de ces bolides dépassent même le quintal ! Cette livraison à domicile franco de port fournit aux astrophysiciens malins nombre de réponses qu'ils ne trouvent pas dans le ciel. C'est ainsi qu'en 1953 l'analyse d'un météorite tombé sur l'Arizona permit de dater la naissance du système solaire à 4,55 milliards d'années.
Avec 1 300 pièces, le Muséum national d'histoire naturelle de Paris possède l'une des plus belles collections de météorites au monde. Elle débuta avec le météorite L'Aigle, baptisée du nom de la commune de l'Orne où elle s'abattit le 26 avril 1803, vers 12 h 45. Elle s'annonça par un roulement de tonnerre qui terrorisa les riverains. Témoignage d'un métayer de la ferme de La Metonnerie au physicien Jean-Baptiste Biot, accouru sur place : "On a vu tomber deux pierres dans la cour, tout auprès de nous. L'une a sifflé en tombant : elle était brûlante, car la terre a fumé tout à l'entour. On n'a pas osé la retirer aussitôt tellement on avait peur ; on ne l'a retirée que le lendemain." Malgré cette déposition et bien d'autres, il fallut attendre le milieu du XIXe siècle pour que l'origine céleste de ces bolides soit acceptée.

Débris de planètes....

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"Envoyé spécial" mis en garde, Thuillier proteste

                                            Le Point

Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

Les images de la guerre au Mali dans le numéro d'"Envoyé spécial" (France 2) ont été jugées "difficilement soutenables" par le CSA.


Photo d'illustration.

Photo d'illustration. © Pascal Guyot / AFP

Le CSA a adressé une "mise en garde" à France Télévisions à la suite de la diffusion, le 7 février, du magazine Envoyé spécialconsacré aux exactions commises au Mali. Les Sages considèrent que les images du reportage étaient "difficilement soutenables, notamment pour de jeunes téléspectateurs". 
"Les plans répétés et particulièrement insistants sur les corps des personnes décédées sans analyse correspondante étaient susceptibles de constituer une atteinte à la dignité de la personne humaine", estime le CSA.
L'instance de régulation convient cependant que le travail des journalistes est difficile lorsqu'il faut relater les événements d'un conflit. Peut-on parler d'une guerre sans en montrer les excès, les phases les plus cruelles ? Le CSA considère que la limite s'impose par égard pour l'humaine dignité, notamment quand il s'agit de filmer les morts.

Faut-il masquer les conséquences de la guerre ?

"J'aimerais savoir qui décide de ce qu'on peut montrer d'une guerre. Je pensais que jusqu'ici cette responsabilité relevait des journalistes", s'étonne Thierry Thuillier, le patron de l'information du groupe France Télévisions, qui souhaite engager avec le CSA un débat public sur la question. Rémy Pflimlin, le P-DG de France Télévisions, va demander à être reçu avec Thuillier et les journalistes d'Envoyé spécial. La société des journalistes de France 2 fait bloc derrière sa direction. "Il n'est pas concevable que dans une enquête consacrée à des exactions au Mali, des images ne viennent pas à l'appui de celle-ci (...), objecte-t-elle dans un communiqué. Ces images ont été parfaitement décryptées au service de l'enquête."
En l'occurrence, le reportage sur les exactions au Mali, d'une vingtaine de minutes, comporte une séquence de 50 secondes où l'on voit, de manière non identifiable, les corps d'un charnier dans un puits et des cadavres non identifiés. "Il faut qu'on m'explique ce qui est attentatoire à la dignité humaine", rouspète Thuillier, qui rappelle que le programme était signalé comme déconseillé aux moins de 10 ans.
Il est vrai qu'à force de vouloir aseptiser les images, il va devenir difficile de relater la réalité d'un conflit armé. Comment devrait-on couvrir aujourd'hui une tragédie comme celle du Rwanda, où les corps, coupés à la machette, jonchaient le sol ? De même, à la libération des camps de la mort, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, aurait-on dû masquer les charniers ou l'état de délabrement physique des rescapés pour s'en tenir à la doctrine actuelle du CSA ? "Le débat dépasse le cadre de la mise en garde de France 2", juge Thuillier, qui en appelle à une réflexion collective de la profession.
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