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vendredi 13 mars 2026

VU DU DROIT - Ripostes iraniennes contre Israël, difficile d’éviter la « schadenfreude » - le 13.03.2026

 

Attention à la schadenfreude, c’est-à-dire ce sentiment de joie mauvaise lorsque l’on voit le karma s’abattre sur les abjects qu’il a fallu supporter maintenant deux ans et demi.

Après la sidération provoquée par l’opération militaire terroriste du Hamas, il y eut d’abord le basculement immédiat d’Israël dans la barbarie. Les discours invraisemblables qualifiant les Palestiniens dans leur ensemble « d’animaux humains » à exterminer, la violence meurtrière totale qui s’est abattue sur eux. Et pendant de longs mois le massacre systématique, assumé et même revendiqué des habitants de Gaza en commençant par les enfants. Le tout documenté en temps réel. Il y eut ensuite l’évidence d’un projet génocidaire, à base de destruction massive du cadre de vie des populations palestiniennes parquées dans le ghetto de Gaza, de bombardements indiscriminés, de meurtres, de tortures, et de privation de soins. Accompagnés d’une épuration ethnique étendue à la Cisjordanie. Tous éléments qui caractérisent le génocide au sens de l’interprétation de la Convention de 1948. Évidences niées, malgré le consensus massif, par les génocidaires et leurs complices. Mais à cet insupportable spectacle quotidien il fallut ajouter la propagande déferlant dans les pays européens. Toute critique, toute dénonciation de ces horreurs étant immédiatement qualifiée « d’antisémite » quand elle n’était pas poursuivie judiciairement comme la justice française, éperonnée par Dupond-Moretti a donné le triste exemple. Il fallut également concernant notre pays, assister consterné à la soumission au narratif israélien de tout le système médiatico-politique à l’exception de LFI. Et que dire de l’humiliation ressentie devant l’avilissement du Premier ministre de la France venant prendre ses ordres au dîner d’une association communautaire jouant le rôle d’une ambassade israélienne bis.

Alors, lorsque l’on voit des images des conséquences des ripostes iraniennes (oui oui, ripostes à une agression illégale) qui arrivent à contourner la féroce censure israélienne, lorsque l’on entend les témoignages sur place de gens qui ont massivement soutenu le massacre de Gaza et qui se plaignent des bombardements et de leur vie dans des bunkers, comment ne pas penser immédiatement une chose toute simple : « c’est une punition tellement méritée ».

Et puis il y a aussi bien sûr, ce début de panique qui sourd chez nous de toutes ces interventions de ces journalistes, « experts », spécialistes qui ressentent le risque existentiel auquel est désormais confronté le projet sioniste.

Alors on ne se privera pas de cette « joie mauvaise » tout en intégrant cette réalité incontournable, c’est qu’en Israël sous les bombes il y a des gens qui meurent. Et parfois sûrement aussi des Palestiniens ou des Arabes israéliens.

En revanche on pensera à Isaac Herzog l’infect président israélien qui s’est déshonoré en allant signer les bombes et les obus que son armée allait déverser sur les enfants de Gaza, et qui vient aujourd’hui pleurnicher devant les caméras pour les bombardements iraniens qui répondent à la guerre criminelle lancée par le pays qu’il préside.

Car lui ne l’a vraiment pas volé.

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