Translate

jeudi 12 mars 2026

VU DU DROIT : - « On leur avait dit ne faites pas ça ! Ils n’ont pas écouté… » - Jeudi 12 mars 2026

 


Au moment du déclenchement du coup d’état néonazi du Maïdan à Kiev, on leur avait dit :

« ne faites pas ça ».

Les Russes n’accepteront pas de voir ainsi l’Ukraine devenir un bastion militaire occidental, Sébastopol transformée en base américaine, et des armes nucléaires installées à trois minutes de Moscou et de Saint-Pétersbourg.

Ils n’ont pas écouté. Les Russes ont reçu le message. Ils ont récupéré la Crimée, encaissé les sanctions, et se sont préparés à l’affrontement.

Après on a vu que les occidentaux trahissaient leur parole, en n’imposant pas à l’Ukraine le respect des accords de Minsk qu’ils avaient pourtant garantis.

On leur a dit ne faites pas ça.

Ils n’ont pas écouté, et ont poussé les dirigeants néonazis installés par le coup d’État à poursuivre une guerre civile meurtrière contre les populations russophones.

Quand les Russes ont transmis un mémorandum écrit pour négocier la mise en place d’un système de sécurité collective en Europe, les États-Unis et l’OTAN l’ont traitée par le mépris et n’y ont même pas répondu.

On leur a dit ne faites pas ça.

Ils n’ont pas écouté, ont soutenu la préparation de l’offensive de Zelensky contre son propre peuple dans le Donbass et ont été tout surpris de l’intervention russe du 24 février 2022.

Quand ukrainiens et Russes se sont mis d’accord en mars 2022 pour mettre fin immédiatement conflit avec le traité d’Istanbul, les USA et l’OTAN ont payé Boris Johnson 1 million de dollars pour aller convaincre les Ukrainiens de ne pas signer et de ne pas mettre fin au conflit. Les sommes qui ont été versées à Zelensky pour cela ont dû être sévèrement plus élevées.

On leur a dit ne faites pas ça.

Ils n’ont pas écouté. Ils ont pris le retrait des Russes autour de Kiev, celui de Kharkov et le passage rétrograde du Dniepr avec l’évacuation de Kherson, comme des « défaites » russes et la preuve de leur faiblesse. Ils se sont mis à préparer leur « contre-offensive » de l’été 2023, sans comprendre le passage russe a une stratégie de guerre d’usure.

On leur a dit ne faites pas ça.

Ils n’ont pas écouté, et ont préféré croire les inepties selon lesquelles les Russes se battaient avec des pelles et volaient les machines à laver pour récupérer les puces et équiper leurs missiles. Et la fameuse contre-offensive s’est transformée en massacre. Avant que la Russie ne reprenne méthodiquement la poursuite de l’objectif visant à user l’Occident et son proxy.

Après l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, on aurait pu penser qu’il chercherait la formule pour prendre acte de la défaite et entrerait dans une négociation sérieuse pour retirer la purulente épine ukrainienne plantée dans le flanc occidental. Il a fallu déchanter, avec le retour des rodomontades, constater la duplicité dans la soi-disant recherche de négociation, et le blocage intellectuel empêchant de prendre la mesure de la situation réelle. C’est comme ça que le Venezuela et ses réserves pétrolières sont devenues une cible. Avec le projet claironné d’annexion du Groenland.

On leur a dit ne faites pas ça.

Ils n’ont pas écouté et ce fut l’enlèvement de Maduro laissant intact le régime chaviste à Caracas. Puis la piteuse reculade sur le Groenland. Et sans aucune nécessité autre que des opérations de diversion politique, le déclenchement de manœuvres menaçantes contre l’Iran. Menaces explicites pour des raisons confuses de déclencher, la guerre majeure au Moyen-Orient, voulue par l’État génocidaire d’Israël.

On leur a dit ne faites pas ça.

Ils n’ont pas écouté. Tous les avertissements sur les conséquences d’un conflit ouvrant la boîte de pandore dans un des endroits les plus stratégiques de la planète. Stratégique pour des raisons énergétiques, économiques et parce que constituant un des éléments structurants de l’organisation des BRICS. L’Iran étant essentiel pour les deux pays qui conduisent le changement du monde, à savoir la Chine et la Russie. Une révolution de couleur ratée qui pourtant en disait long sur la solidité du régime de Téhéran, la défaite américano-israélienne de juin 2025, tous les avertissements sur l’absurdité de cette guerre, n’ont pas dissuadé les dirigeants des États-Unis qu’on aurait pensé plus rationnels.

Comme prévu, l’Iran discrètement soutenu par la Russie première puissance militaire du monde et la Chine première puissance économique du même monde, s’était préparé à cet affrontement depuis des années. Ayant adopté une stratégie de guerre d’usure, s’étant organisé militairement de façon décentralisé, disposant d’un arsenal abondant, l’Iran a encaissé le premier choc et a riposté de façon massive, portant des coups considérables au système américain au Moyen-Orient dans les monarchies pétrolières. Faisant subir à Israël des bombardements qu’à l’évidence il ne pourra pas supporter longtemps. Et aux Américains une attrition matérielle gravissime, qui l’oblige à récupérer des armements aux quatre coins de ses 900 bases dispersées dans le monde. Le Japon et la Corée du Sud assistent effarés au déménagement des matériels américains stationnés sur leur territoire, pour soi-disant leur protection. Le blocage du détroit d’Ormuz, constitue un événement sans précédent dans le monde globalisé tel qu’il est devenu. À la crise énergétique va s’ajouter une crise agricole due à l’arrêt des exportations d’engrais et d’intrants indispensables à la sécurité alimentaire de nombreux pays. Sans parler bien sûr la crise financière, ne serait-ce que parce que les flux massifs de dollars des pétromonarchies en direction des États-Unis au profit du gonflement des bulles spéculatives va se tarir pour un temps. Pour les différentes catastrophes qui se mettent en place, on renverra à des exposés qui les détaillent, et montrent à quel point les pays occidentaux y sont exposés.

Tout ceci était parfaitement prévisible et rendait l’agression américano-israelienne, certes barbare dans ses formes, mais également absurde dans son absence totale de rationalité.

Tout le monde leur avait dit, ne faites pas ça, surtout ne faites pas ça !

Ils n’ont pas écouté et ont tenu à donner raison à Bismarck qui disait : « une guerre préventive est un suicide par peur de la mort ».

Donald Trump s’est politiquement suicidé, Israël dans sa fuite en avant messianique et meurtrière a fait de même. Il n’y survivra pas. Et tout l’Occident qui a laissé faire, semble avoir pris le même chemin. Le déclin de cet Occident était historiquement une évidence. Faute d’arrêter rapidement les frais, il est tout à fait possible que l’on assiste maintenant à la dislocation de cet empire romain devenu fou.

On peut cependant imaginer que Chinois et Russes, ces États civilisations qui ont le temps, souhaitent mettre fin à un désordre qui pourrait être gros de menaces pour tout le monde. Comme ils viennent de le démontrer, les cinglés et les imbéciles qui dirigent les pays occidentaux sont suffisamment dangereux, . L’Empire du milieu et celui des tsars auraient-ils les moyens diplomatiques de siffler la fin de partie ? On peut le souhaiter, mais de toute façon, il ne sera pas possible de remettre le dentifrice dans le tube. Le monde ne redeviendra jamais comme il l’était avant le 24 février 2022 avec l’intervention russe en Ukraine, et la folle guerre d’agression du 28 février 2026.

Bienvenue dans le Nouveau Monde.

Avant de partir, merci de m’offrir un café.

Regis’s Substack is a reader-supported publication. To receive new posts and support my work, consider becoming a free or paid subscriber.

Vous êtes actuellement un abonné gratuit à Regis’s Substack. Pour profiter pleinement de l'expérience, améliorez votre abonnement.

Passez à l'abonnement payant

 
Liker
Commenter
Restack
 

© 2026 Regis de Castelnau
548 Market Street PMB 72296, San Francisco, CA 94104

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire