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mercredi 11 mars 2026

L'ECLAIREUR - Relance du nucléaire : une course perdue d'avance le 11.03.2026

 

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Relance du nucléaire : une course perdue d'avance

Le nucléaire est mort, vive le nucléaire ? Sauf qu'entre retards, dépendances et échecs en cascade, le virage des petits réacteurs modulaires semble bien mal amorcé en Europe.

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Moins de deux mois séparent ces deux interventions.

15 janvier 2026 - Le chancelier allemand Friedrich Merz reconnait que la sortie du nucléaire a été une énorme erreur et a coûté très cher à l’économie alemande.

10 mars 2026 : la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen reconnait que la réduction de la part du nucléaire en Europe était une erreur stratégique.

A Paris, Ursula von der Leyen a fait son mea culpa et rétropédalé après vingt ans de schizophrénie énergétique sur la question du nucléaire, annonçant un nouveau plan de la Commission européenne pour ne pas rater le train, déjà parti, du “nouveau” nucléaire : celui des SMR, les small modular reactor, ces petits réacteurs modulaires conçus pour produire de l’électricité ou de la chaleur industrielle de manière plus flexible, rapide, moins coûteuse (à voir) que les grands réacteurs classiques.

Sur la chronologie de tels aveux, on se bornera à remarquer que la décision de l’abandon du nucléaire en Allemagne avait été prise à l’époque de la chancelière Angela Merkel quand Ursula von der Leyen y était sa ministre. Depuis, poussé par la Commission, que préside von der Leyen depuis 2019, le modèle allemand a essaimé, en Belgique, en Espagne, même s’il n’est jamais allé aussi loin qu’Outre-Rhin où toute marche arrière est impossible, tant politiquement que techniquement.

Reste que la nouvelle stratégie européenne d’un virage vers les SMR, confortable pour l’Allemagne, laisse dubitatif.

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© 2026 L'Eclaireur - Alpes
Directrice de la publication : Patricia Cerinsek

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Relaunching Nuclear Energy: an Uphill Battle

Nuclear energy is dead—long live nuclear energy? In Europe, the pivot to small modular reactors (SMRs) is stumbling badly amid delays, dependencies, and a cascade of failures.

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Less than two months separate two stunning admissions.

On January 15, 2026, German Chancellor Friedrich Merz bluntly called his country’s nuclear phase-out a “huge mistake” that inflicted massive economic damage.

Then, on March 10, 2026, European Commission President Ursula von der Leyen confessed at the Nuclear Energy Summit in Paris that Europe’s deliberate reduction in nuclear’s share—from about one-third of electricity in 1990 to roughly 15% today—was a “strategic mistake.”

Von der Leyen’s mea culpa marks a belated U-turn after two decades of European energy schizophrenia on nuclear power. She announced a fresh Commission plan to catch the already-departing train of “new” nuclear: SMRs, those compact, modular reactors touted for faster, cheaper, more flexible electricity and industrial heat production (claims still very much unproven).

The timing of these confessions is damning. Germany’s original exit was decided under Angela Merkel—with von der Leyen herself as a key minister. Since 2019, under von der Leyen’s Commission presidency, Germany has spread its anti-nuclear poison to Belgium, Spain, and beyond—though nowhere as irreversibly as in Germany itself, where political and technical reversal is now near-impossible.

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