Chère amie, cher ami, Des pesticides interdits en Europe – hautement toxiques pour les abeilles, les oiseaux et les petits mammifères – contaminent plusieurs réserves naturelles françaises.
C’est le résultat d’une étude pilote inédite, rendue possible grâce au précieux soutien des citoyennes et citoyens engagés à nos côtés pour enrayer l’extinction des abeilles et des pollinisateurs. Documenter la contamination des aires protégées. Depuis plus de deux ans, les équipes de POLLINIS sillonnent la France pour connaître l’état de conservation réelle des réserves naturelles protégées, censées servir de refuge pour des milliers d’espèces d’abeilles, d’insectes pollinisateurs, d’oiseaux et de mammifères face à la contamination généralisée de l’environnement par les pesticides. Objectif : démontrer, preuves à l'appui, l’incapacité du système d’évaluation et d’autorisation des pesticides à protéger la nature et notre environnement, et forcer l’adoption de mesures concrètes pour enrayer l’extinction du Vivant en France et en Europe. Car à ce jour, si de nombreuses études ont documenté la pollution alarmante des zones protégées d'Allemagne et d’ailleurs en Europe, celle des aires naturelles françaises reste largement méconnue.
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|  | | | Au sud de Toulouse, la Réserve Naturelle Régionale Confluence Garonne-Ariège abrite plus de 950 espèces animales et regorge d'une vaste mosaïque d'écosystèmes forestiers, aquatiques et de champs agricoles. | | |
| Deux ans d’enquête 100 % financée par les citoyens. Pour combler ce manque de données et garantir que les zones protégées assurent pleinement leur rôle de sanctuaire, POLLINIS a mené une première vague de prélèvements d’échantillons de fleurs et de sols dans 14 réserves naturelles régionales et nationales du sud de la France – parmi lesquelles celles des Gorges du Gardon, des Coteaux du Fel et l’ensemble de la Fédération des réserves naturelles catalanes, qui protège plus de 17 000 hectares reliant la mer à la montagne.
En 2025, grâce au soutien des citoyennes et citoyens qui nous ont permis, par leurs dons, de poursuivre cette étude, trois nouvelles réserves du bassin parisien ont rejoint notre initiative inédite en France : les Coteaux de la Seine, les Sites géologiques de l’Essonne et les Étangs et rigoles d’Yvelines. Les résultats, édifiants, sont dès à présent disponibles dans un rapport tout juste publié par la petite équipe de POLLINIS. |
|  | | | Près de 200 échantillons de sols et de fleurs ont été prélevés, ensachés, étiquetés, géolocalisés, puis analysés par un laboratoire certifié par le Comité français d'accréditation. | | |
| Des molécules toxiques et persistantes dans les aires protégées. Pour la première fois, une analyse scientifique citoyenne lève le voile sur la présence de substances toxiques dans les aires protégées françaises : un tiers des réserves naturelles testées par POLLINIS sont contaminées par au moins un pesticide. Nos analyses ont détecté 47 substances différentes au sein même des aires protégées et à leurs abords. Parmi elles, 4 sont hautement toxiques pour les abeilles, 7 pour les oiseaux et 22 pour les petits mammifères. Notre analyse révèle également que 10 de ces substances sont connues pour perturber le système endocrinien, 8 sont toxiques pour la reproduction, 5 peuvent provoquer des troubles du développement, et 6 sont répertoriées comme potentiellement cancérigènes pour l’être humain. C’est notamment le cas du DDT, le pesticide le plus fréquemment détecté dans les sols des réserves naturelles, malgré son interdiction en France il y a déjà plus de 50 ans en raison de sa persistance dans l’environnement et de sa toxicité élevée. Pour permettre à chacun de mesurer l’ampleur et les conséquences de cette contamination invisible, POLLINIS a intégré à son rapport une annexe détaillée recensant chaque pesticide détecté, ainsi que son niveau de toxicité pour les abeilles, la biodiversité et la santé humaine.
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|  | | | POLLINIS a mandaté l'équipe scientifique du Professeur Simone Tosi, spécialiste international de l'écotoxicologie des abeilles et des pollinisateurs, pour mesurer les risques des concentrations en pesticides mesurées dans les réserves naturelles et à leurs abords. © Philippe Besnard | | |
| Nouvelles actions à venir. Ce travail de recherche, mené et financé grâce aux citoyens qui soutiennent POLLINIS, est indispensable pour maintenir la pression sur nos responsables politiques et faire tomber le système actuel d’évaluation et d’autorisation des pesticides promouvant l’épandage dans la nature de substances sans cesse plus toxiques et délétères pour le Vivant.
Avec votre soutien, nous voulons poursuivre ces recherches aux côtés d'un laboratoire et d'une équipe scientifique spécialisés dans l'écotoxicologie des pollinisateurs. Objectif : évaluer rigoureusement l’impact de chaque pesticide – aux concentrations réellement détectées – sur les abeilles et autres pollinisateurs, puis placer sur la table des dirigeants et des tribunaux une publication scientifique implacable pour imposer une transition agricole et en finir avec ce modèle dévastateur pour la nature. Pour permettre à notre petite équipe de multiplier les analyses en laboratoire et les recours en justice, s’il vous plaît, faites un don à POLLINIS en cliquant ici :
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| | | | Un grand merci d'avance pour votre engagement à nos côtés, pour poursuivre ensemble ce travail indispensable en faveur d’un monde durable, respectueux des pollinisateurs et de l’ensemble du Vivant. Bien cordialement, L’équipe POLLINIS. |
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