Le 13 septembre, des centaines de milliers de manifestants ont défilé dans les rues du quartier de Westminster, à l'appel de plusieurs associations patriotiques. L'avertissement des grands médias britanniques à boycotter cet événement — décrit comme nationaliste et raciste — n'a pas découragé hommes, femmes et enfants, de tous horizons, de démontrer leur patriotisme dans un climat pacifique. Les Britanniques ne sont pas aussi adeptes des manifestations qu'en France, où il s'agit presque d'un sport du dimanche. Sans doute est-ce pour cette raison que l'organisation d'une marche géante à Londres, le samedi 13 septembre, a provoqué autant de surprise dans les grands médias britanniques : la BBC, Sky News, itv, Channel 4, etc. Il s'agissait certainement d'une manifestation à la gloire de la Grande-Bretagne. L'Union Jack, le drapeau écossais bleu traversé de la croix blanche de Saint George, et le drapeau du Pays de Galles, vert et blanc, avec au centre le dragon rouge, étaient brandis à perte de vue dans ce cortège. De nombreuses croix étaient aussi portées par la foule, et des chants chrétiens scandés par les manifestants et animateurs sur l'estrade. Rien de trop offensif jusqu'ici, même si un journaliste de la chaîne d'information britannique, Sky News, n'a pas caché sa gêne face à ce qu'il a qualifié de « nationalisme chrétien affiché ». Qu'est-ce qui a donc tant dérangé les médias traditionnels anglais ? Certains ont souligné les heurts avec la police. Mais la crédibilité d'une telle accusation est peu fondée : seuls vingt-cinq manifestants ont été arrêtés par la police. En comparaison, le Notting Hill Carnival d'août 2024, où 528 arrestations ont été menées, dont 50 pour possession d'une arme et 21 pour des violences de nature sexuelle. Certes, environ deux millions de personnes se sont rendues au carnaval et non pas quelques centaines de milliers. Pour autant, le contraste est saisissant entre une manifestation décrite comme nationaliste – donc à risque – et un carnaval apparemment festif et promoteur de la diversité. Plus problématique pour les médias était la présence de deux individus effectivement controversés. D'abord, Tommy Robinson, organisateur phare de la marche, connu pour ses positions très hostiles à l'Islam et à des actes de violence dans les rues. Ensuite, Elon Musk était pr… Max George |
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