➜ Désormais, la régularisation via l’exercice d’un emploi faisant partie de la liste officielle des métiers en tension devient LA norme, aux dépens d’une régularisation qui serait rendue possible par l’exercice de tout type d’activité professionnelle.
Ce nouveau texte va une fois de plus fragiliser le quotidien des femmes migrantes. Surreprésentées dans des métiers pourvus sans passer par France Travail, peu rémunérateurs et parfois non déclarés (assistantes auprès d’enfants, par exemple), la situation particulière des travailleuses sans-papiers n'est pas appréhendée par les textes de loi.
Par ailleurs, la voie de régularisation par les métiers en tension reste précaire (parce qu'elle débouche sur une carte de séjour qui n'est que temporaire ou valable qu'un an), est expérimentale puisque qu’elle prend fin en décembre 2026 et cynique car la loi asile et immigration de 2024 est venue alourdir les sanctions réservées aux employeurs en cas d’emploi de personnes étrangères sans autorisation de travail.
Déjà doublement discriminées en tant que femmes et en tant qu’étrangères, sans possibilité de faire valoir ni leurs droits ni leurs diplômes, les femmes migrantes risquent de subir encore plus de situations d’exploitation.
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