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dimanche 5 mars 2023

La lettre de Patrick Le Hyaric du vendredi 4 mars 2023

 


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La Lettre du 4 mars 2023
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Contre l’impôt sur la vie
Pour la solidarité, le progrès social
METTRE LA France à l’arrêt 7 mars
 
Bonjour à chacun et chacune d’entre vous,
 
Les dessous de la loi des 64 ans : appauvrir les retraités et doper la capitalisation
 
On ne peut comprendre l’acharnement du pouvoir macroniste et de la droite à faire passer en force leur contre-réforme des retraites, sans l’inscrire dans le projet global du capitalisme français qui cherche à dépasser ses contradictions en poussant la financiarisation du pays. Ainsi les ordonnances défaisant une partie du Code du travail, la réduction des droits des privés d’emploi avec la contre-réforme de l’assurance chômage, la baisse régulière de la fiscalité du capital, l’injonction faite à la recherche fondamentale de se mettre au service des entreprises privées, et maintenant la contre-réforme des retraites participe du même projet d’élargir encore et toujours la sphère marchande et les sources de profit.
 
Un projet dont on trouve l'expression nette dans la loi de 2019 dite « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » (loi PACTE). L’un des principaux chapitres de cette loi porte sur le développement de « l’épargne retraite ». On se souvient qu’en juin 2019 le grand fonds financier nord-américain BlackRock, par ailleurs actionnaire de plusieurs des entreprises françaises cotées en bourse, formulait au gouvernement un reproche en forme de conseil : le niveau de l’épargne retraite en France est beaucoup trop faible, constatait-il, et il faut radicalement l’augmenter. Il ne représentait en effet “que” 130 milliards d’euros d’encours, s’offusquait BlackRock. Grâce à la loi Pacte, le montant s’est élevé à 220 milliards. Mais ces vautours le jugent encore dramatiquement bas comparé à nos voisins européens. La loi PACTE visait donc à ouvrir la porte aux grandes sociétés de fonds financiers et de gestion pour qu’ils puissent prendre pied sur « le marché français de la retraite » comme l’appellent banquiers et assureurs. Bref, pour nos fondés de pouvoir du capital, le financement des retraites doit devenir un nouveau « marché ». Dans celui-ci, chaque travailleur épargne s’il le peut pour constituer sa propre retraite en brisant le projet d'Ambroise Croizat ; celui d’une retraite conçue comme un salaire continué plaçant chacune et chacun en « sécurité sociale » au-delà de la période du travail.
 
La loi Pacte ouvrait donc les vannes de la retraite par capitalisation. Un système où n’accèdent à une retraite digne de ce nom que celles et ceux qui peuvent se la payer. C’est ce qui sous-tendait la précédente contre-réforme macroniste des retraites, pourtant adoptée à l’Assemblée nationale par le système antidémocratique du 49-3 le 4 mars 2020, mais mise à bas par le mouvement social et la survenue de la pandémie de Covid. À l’époque, les applaudissements trop bruyants des mandataires de BlackRock, alléchés par les gains à venir, avaient contribué à éclairer nos concitoyens et à faire rejeter ce projet. Cette fois, le syndicat des rapaces de la finance constitués des fonds privés, des grandes banques et des compagnies d’assurances, a donné l’ordre de rester plus discret afin de ne pas éveiller les soupçons sur la nature de classe de la présente contre-réforme. Tout juste trouve-t-on quelques saillies de leur porte-voix dans les pages « tribunes » du Figaro ou dans celles des Échos, ou du journal "pro-business" revendiqué l’Opinion. Pourtant, tel est le projet.
 
Plus le pouvoir répète qu’il fait cette contre-réforme pour défendre le système par répartition, plus il faut entendre qu’il a entrepris d’en sortir pour offrir la manne des retraites et de la Sécurité sociale sur un plateau d’argent aux fonds financiers. Les ronds-de-cuir des cabinets de conseils formés aux États-Unis, et quelques hauts fonctionnaires de l’État profond s’appuient sur l’analyse du conseil d’orientation des retraites selon lequel "le taux de remplacement", c’est-à-dire la part de son ancien revenu que l’on perçoit en retraite, continuera de diminuer. Le nouveau système de calcul de l’assurance-chômage, le développement de l’emploi précaire, le refus d’améliorer substantiellement l’emploi « des séniors » accélérera encore le phénomène. Et la dureté des conditions de travail dans une multitude de professions obligera des millions de salariés épuisés, à sortir du travail pour demander leur retraite avant 64 ans, sans avoir acquis la totalité de leurs annuités. Ils subiront donc une importante décote, c’est-à-dire un “taux de remplacement” diminué, avec pour résultat une faible retraite qui leur fera beaucoup perdre en niveau de vie. C’est pour cela qu’est valorisée l’idée de retraite « supplémentaire », autre nom pour parler de la retraite par capitalisation.
 
M. Le Maire est sommé de ne pas répéter pour l’instant ce qu’il avait dit le 1 octobre 2019 : « L’épargne retraite doit devenir un produit phare de l’épargne des Français ». Ce signal d’encouragement envoyé aux “bancassurances” et aux marchés financiers les avait rendus si bruyamment euphoriques que des millions de nos concitoyens avaient saisi la manipulation, et découvert le pot aux roses. Les ministres sont donc sommés de faire attention, d’être plus lisses et de répéter la même fable à laquelle ils ne croient pas eux-mêmes comme en témoignent les charretées de contre-vérités et d’approximations qu’ils servent chaque matin. Pourtant tous les documents de travail cachés du pouvoir et des fonds financiers sont parsemés de la nécessité « d’accroitre les encours de l’épargne retraite » par « la baisse du taux de remplacement et l’attractivité fiscale ». La loi Pacte prévoit plusieurs dispositifs pour y parvenir : les abondements comme les primes, la diminution de la cotisation employeur, et les faux-nez agités ces jours-ci de « la participation » ou de « partage de la valeur » pourront servir à l’épargne retraite obligatoire tout en permettant une baisse d’impôts, au détriment des salaires et de la retraite par répartition. Il s’agit aussi d’intégrer les salariés en défiscalisant une partie de leur épargne retraite. Défiscalisations qu’ils paieront cher en diminution de services publics de la santé ou de l’école, en réduction de moyens pour une transition écologique garantissant la souveraineté industrielle et agricole. Enfin, les institutions européennes exigent que l’épargne retraite devienne un élément clé de « l’unification du marché des capitaux ». Elles semblent pressées à cause de la guerre intra-capitaliste que se livrent les capitalismes nationaux sur fond de guerre en Ukraine et de soumission encore plus grande aux États-Unis qui multiplient les dispositifs protectionnistes alors qu’ils exportent en Europe leurs armes, leurs médicaments, leur pétrole et leur gaz de schiste tout en accentuant la domination du dollar sur la monnaie européenne.
 
Et, voici qu’en route vers le sénat le projet de contre-réformes s’enrichit d’ajouts visant à revenir à la précédente loi pour passer à la retraite par points. Ce que nos bons apôtres de la finance appellent « un régime universel ».
 
Les enjeux sont donc énormes pour le capitalisme financiarisé. Énormes aussi pour les travailleuses et les travailleurs et pour les générations futures. Voilà pourquoi le président de la République veut passer en force dans le cadre d’une alliance avec la droite. Nous aurions tort de suivre leur petit doigt pointant les chahuts à l’Assemblée nationale. Cela ne sert qu’à masquer le grave méfait de classe qu’ils veulent commettre. Un seul article de la loi les préoccupe vraiment : l’article 7, celui qui acte le recul de l’âge de départ en retraite et l’augmentation de la durée de cotisation. Celui donc qui permet de porter un coup au système de retraite par répartition au profit de la capitalisation et son corollaire : la multiplication du nombre de retraités pauvres. Le fait que cet article n’ait pas été voté le rend illégitime juridiquement et laisse la place à la force de la légitimité populaire qui refuse à la quasi-unanimité la loi des 64 ans. Les sénateurs de gauche et écologiste, dans un rapport de force défavorable, auront à cœur de se faire les relais du mouvement populaire en cours et de révéler les véritables raisons du projet en cours, tout en démontrant qu’on peut réellement améliorer les retraites par répartition, améliorer et élargir la sécurité sociale, porter la nécessité du relèvement substantiel des salaires et de progresser vers un vrai plein emploi et l’accès à un travail de qualité pour chacune et chacun, dont l’utilité et la qualification soient reconnues notamment par des salaires augmentés. Les mots du président de la République selon lesquels il faut “travailler plus", sont un vulgaire appel à accepter le renforcement de l’exploitation capitaliste pour celles et ceux qui sont à la tâche tandis que des millions de travailleuses et travailleurs sont privés d’emplois parce que le capital détruit la production et le travail. Il en serait autrement si le travailleur était maitre de son travail et de la nature de la production. De cela, les fondés de pouvoir des puissances d’argent ne veulent pas parler.
 
Le gouvernement a engagé ce rapport de force contre l’immense majorité du peuple qu’il est censé représenter. C’est ce peuple dans sa diversité qui lui répond et doit faire de la journée d’action du 7 mars un mouvement exceptionnel pour le retrait de ce texte. Y parvenir c’est le moyen de défendre un grand conquis historique élaboré par un ministre communiste. C’est éloigner les fonds vautours pressés de s’accaparer les richesses produites par les travailleurs pour détruire la solidarité sociale et nationale. C’est aussi, sans attendre, dresser un barrage contre le démembrement de la Sécurité sociale que lorgnent les grandes compagnies internationales d’assurances. Notre unité est notre force pour un enjeu de civilisation.
 
 
 
Ukraine-Palestine : deux poids, deux mesures
 
On pourrait accepter que des chaines de télévision crachant de « l’information en continu » ( ou de la désinformation continue) consacre tant d’heures d’antennes à la sale guerre que mène M. Poutine au peuple ukrainien si celles-ci ne rasaient pas la complexité, si elles n’étaient pas tant orientées, simplistes, et décervelantes; si autant d’heures étaient consacrées a traiter d’une guerre qui dure depuis des décennies et qui prend une nouvelle ampleur depuis quelques semaines, si , ces mêmes médias traitaient de la même manière d’une autre annexion : nous parlons ici de la violence que déploie le pouvoir israélien ultra-droitier contre le peuple palestinien. Colonisation, mur de séparation ; emprisonnement de militants de la justice et de la paix, députés et élus locaux, vols de terres, de maisons, de l’eau, expulsions des habitants de Jérusalem, bombardements réguliers de Gaza et de villes en Cisjordanie, blocus de Gaza…
 
Voici que dans une quasi-indifférence les colons israéliens brulent des maisons notamment dans la ville de Huwara près de Naplouse avec la bienveillance de l’armée israélienne, et de plusieurs ministres fascisants. Cela se déroule au moment même ou le pouvoir en Israël procède à des modifications constitutionnelles visant à mettre au pas la justice. Un intéressant mouvement populaire se développe en Israël contre ces attaques asphyxiant les libertés et la justice, ouvrant le processus d’un État menant une politique allant « au-delà » de l’extrême droite. Cette nouvelle réalité politique est trop sous-estimée et trop cachée dans les médias et le spectre politique national et européen. Le porter en pleine lumière est la condition pour faire bouger les gouvernements et empêcher ce qui a été fait ces dernières semaines avec la réception de Netanyahou par M. Macron à l’Élysée. Notons que le président français est le seul chef d’État à avoir invité ce Premier ministre corrompu en son palais.
 
Si des sanctions sont possibles contre la Russie qui viole le droit international, pourquoi ne sont-elles pas possibles contre le pouvoir israélien ? Israël ne respecte pas les conditions de l’article 2 du traité d’association avec L’Union européenne qui oblige au respect des libertés et de l’État de droit. Pourquoi, dans ces conditions, l’Union européenne maintient elle cet accord sinon pour le commerce et blanchir un pouvoir de plus en plus fascisant ? Où sont les prétendues « valeurs » européennes et de l’occident ? Envolées sur l’autel des marchands et du militarisme !
 
Il est indispensable que le mouvement citoyen pour la paix et le droit international se manifeste avec plus de force. La jeunesse palestinienne en a besoin. Le respect du droit international et le mouvement démocratique israélien en ont besoin. Un rassemblement a eu lieu à Paris place Saint-Michel jeudi soir. D’autres initiatives doivent suivre.
Ici mon texte dans l’Humanité du lundi 27 février ainsi que celui de Leïla Shahid 
 
L’Union européenne est complice des violations du droit international par Israël. Il faut se mobiliser pour que l’Europe agisse.
 
C’est contre le colonialisme et la colonisation que la jeunesse palestinienne s’insurge et agit. Elle a raison de vouloir empêcher les expulsions des logements, notamment à Jérusalem, l’accaparement des terres, le vol de l’eau de la vallée du Jourdain. C’est une nouvelle phase du combat pour la libération qui est ainsi engagée contre un occupant qui s’est doté d’un pouvoir d’extrême droite, religieux et suprémaciste.
 
Les États-Unis et l’Union européenne sont complices de la violation du droit international. Le gouvernement de Tel-Aviv colonise, brime et réprime, occupe, annexe chaque jour un peu plus la Palestine : 164 colonies et 116 avant-postes préparant l’installation de colonies supplémentaires incluant Jérusalem-Est. Le combat contre la colonisation est celui de la construction d’un pays, d’un État. Les Palestiniens ont pour eux le nombre et le droit international. Rien ne dit qu’il sera possible d’y résister.
 
Le combat contre la colonisation est celui de la construction d’un pays, d’un État.
Le droit international ne peut être à géométrie variable selon les intérêts occidentaux et leurs sociétés financières et industrielles. À juste titre les institutions internationales et la plupart des gouvernements demandent instamment au maître du Kremlin de mettre fin à sa tentative d’annexion et de respecter la souveraineté territoriale de l’Ukraine. Pourquoi les mêmes n’ont-ils donc aucun mot pour faire cesser l’annexion de la Palestine ? Les trois quarts de l’humanité perçoivent bien cet insupportable deux poids, deux mesures. Nous devons donc rehausser nos interventions auprès du gouvernement et de l’Union européenne.
 
En ces temps où l’on se gargarise tant des « valeurs » démocratiques, l’Union européenne ne semble pas décidée à sanctionner les atteintes au fameux « État de droit » malgré les mouvements de masse des populations et des juristes israéliens. Au contraire, elle garde un étrange silence et relance le conseil d’association qui avait été annulé depuis 2012. Mandataire zélé des intérêts capitalistes, les autorités européennes couvrent l’implication de centaines d’institutions financières européennes, qui ont octroyé au moins 255 milliards de dollars à une cinquantaine d’entreprises participant activement au développement des colonies à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. La France ne trouve rien à redire à l’implantation du groupe Carrefour dans les colonies, ni aux financements par BNP Paribas, la Société générale, le Crédit agricole et la BPCE, de projets irriguant l’économie de la colonisation.
 
L’action en direction des gouvernements et des grandes entreprises et banques qui soutiennent la colonisation est le moyen de faire respecter l’article 49 de la 4e convention de Genève, qui interdit « le transfert d’une partie de sa propre population civile par la puissance occupante dans le territoire occupé par elle ». La campagne européenne « Stop colonies » et la campagne « Boycott, désinvestissement, sanctions » doivent trouver de nouveaux prolongements pour des actions citoyennes communes à l’échelle européenne. Portons-nous aux côtés des travailleurs, des populations civiles et de la jeunesse palestinienne.
 
Le mouvement national palestinien est plus vivant que jamais. Seules des sanctions internationales peuvent stopper la colonisation.
 
En mai, nous commémorerons les 56 ans d’occupation militaire de la Palestine et les 75 ans de la Nakba, la grande catastrophe de 1948 et l’expulsion de 700 000 Palestiniens. Cela fait 55 ans que l’occupation militaire israélienne dure sans que le monde entier la condamne et que personne ne fasse rien pour y mettre fin. Tous les jours, il y a plus de colonies, plus de routes et plus de camps militaires. Le nouveau gouvernement de Benyamin Netanyahou vient d’octroyer un permis officiel à 9 nouvelles implantations et d’autoriser la construction de 9 000 logements. Aujourd’hui, 700 000 colons vivent dans les territoires occupés. Leurs milices armées agressent les habitants des villages voisins, volent les terres et détruisent les champs d’oliviers. Les colons sont des religieux millénaristes et suprémacistes juifs, prêts à tuer femmes et enfants et à procéder à un nettoyage ethnique.
 
La Palestine a besoin que l’Europe et les pays arabes s’impliquent.
Pour sortir de la tragédie, la Palestine peut compter sur un mouvement national très puissant. Peu importe qui succédera à Mahmoud Abbas, le mouvement palestinien est un mouvement de citoyens. Nous assistons au retour de ceux que Jean Genet appelait les fedayins, les « combattants de la liberté ». Cette reprise de la lutte armée est le fruit de la débâcle de la diplomatie américaine, européenne et arabe. Les jeunes Palestiniens des camps de Cisjordanie ont pris les armes contre les colons. Ces jeunes qui ont entre 13 et 18 ans font preuve d’une grande maturité. Ils ne s’en prennent pas aux civils. Ces jeunes prennent les armes pour dire au monde entier que la question palestinienne ne peut pas être effacée.
 
Nous assistons également au réveil du mouvement des prisonniers, qui a lancé un appel à la grève de la faim à compter du premier jour du ramadan. 4 780 Palestiniens, dont 19 femmes et 150 moins de 18 ans, croupissent dans les geôles d’Israël en violation des conventions de Genève. 914 personnes sont emprisonnées comme détenus administratifs, c’est-à-dire sans connaître le motif de leur détention et sans bénéficier d’un avocat. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a décidé de retirer la nationalité à tous les prisonniers qui résidaient en Israël et leur carte de résidence à tous ceux de Jérusalem-Est. Non seulement on détruit leur maison, on durcit leurs conditions de détention, mais en plus on les rend apatrides.
 
La Palestine a besoin que l’Europe et les pays arabes s’impliquent. La communauté internationale doit prendre des sanctions à l’encontre d’Israël. Comment expliquer la différence de traitement entre l’Ukraine et la Palestine ? Comment expliquer la rapidité avec laquelle la Russie a été sanctionnée et l’impunité dont jouit Israël depuis 56 ans ? Aujourd’hui encore, l’Union européenne achète des produits fabriqués dans les colonies. La coopération militaire, civile et scientifique se poursuit comme si de rien n’était. Les Palestiniens se défendent comme ils peuvent. Alors que les Ukrainiens réclament des armes, nous ne demandons, nous, que des sanctions. Sans sanctions, la colonisation se poursuivra.
 
LEÏLA SHAHID Ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne
 
 
Un livre de pleine actualité : les raisons de la guerre en Ukraine, pour une sécurité humaine globale
 
Alors que l’Union européenne, la France, la Russie, ni les États-Unis méprisent les propositions de paix formulées par le président du Brésil Lula, et celles de la Chine il est indispensable de poursuivre la mobilisation entamée samedi dernier pour faire taire les armes et obtenir un cessez-le-feu prélude à des discussions sous l’égide de l’organisation des Nations-Unies. Préparer cette mobilisation nécessite souvent l’organisation de discussions pour déplisser les complexités sur les origines de cette guerre sur le territoire européen, les chemins possibles d’en sortir et les moyens de lancer un pacte mondial pour la sécurité humaine. 
 
 
Que comporte le plan de Paix de la Chine ?

-Respecter la souveraineté de tous les pays. (C’est un appel à Poutine de se retirer d’Ukraine)
- Tenir compte « des préoccupations sécuritaires des différents pays » (c’est un appel à tenir compte des engagements de l’OTAN de ne pas s’élargir vers l’est.)
- Promouvoir la désescalade et lancer des pourparlers de paix
- Protéger véritablement les civils et les prisonniers de guerre
- Préserver la sécurité des centrales nucléaires
- S’opposer à la menace et à l’emploi de l’arme nucléaire et à la recherche et au déploiement d’armes chimiques et biologiques par tous les pays.
- Faciliter les exportations de céréales.

Ce pourrait être une base de discussion solide et un moyen de faire pression sur M. Poutine. Les États-Unis, la présidente de la Commission européenne et évidemment l’OTAN, comme tous les va-t’en guerre installés dans nos studios de télévision ont minimisé, détourné ou nié ces propositions que pourtant Zelenski a jugé intéressantes.
Redoublons d’efforts pour la paix et contre les spéculateurs qui en profitent.
 
 
Succès du hors-série de La TERRE : pourquoi la Biodiversité est-elle l’avenir ?

Le tour de France de la biodiversité de deux jeunes étudiants de Paris-Agro-Tech et le regard de 15 personnalités sur leur travail et les enjeux de la biodiversité. On y apprend beaucoup. On peut l’acheter chez son marchand de journaux ou le commander sur la boutique de L’Humanité l'humanite.fr ou le commander à La Terre 5 rue Pleyel Saint-Denis 93200
 
 
Dans un mois un nouveau numéro de La Terre 
 
Il traitera notamment :
-Des innovations dans l’agriculture et des actions pour la vie rurale
-Rendra publique une grande enquête de OXFAM sur la situation des agricultrices.
-Portera un regard sur la région Bourgogne. Il s’attardera aussi sur le combat des méga bassines dans les deux sèvres, sur la situation de la commune de Callac qui voulait accueillir des réfugiés et que l’extrême droite de Zemmour empêche, sur l’enjeu des prix alimentaires…
Pour le réserver, vous pouvez vous abonner :
Vous avez des idées, vous voulez partager des expériences, vous voulez relater une action, une lutte, vous avez pris une photo originale, vous pouvez participer au courrier des lectrices et lecteurs de La Terre en expédiant vos contributions à Rédaction La Terre 5 rue Pleyel immeuble Calliope 93200 Saint-Denis.
 
 
L’Humanité, L’Humanité Magazine vos journaux pour le combat et le débat
 
L’Humanité, L’Humanité magazine, l’humanite.fr des journaux, une plateforme numérique, utiles pour nos combats pour la justice, la liberté, la paix.
Cette semaine les envoyés spéciaux de L’Humanité étaient à Moscou et à Kiev (accéder à leur reportage ici)
Pierre Barbancey était à Tel-Aviv et à Ramallah. (Accéder ici à ses reportages)
Avec leur travail vous disposez d’informations qu’on ne trouve pas ailleurs.
L’Humanité et L’Humanité Dimanche sont les journaux qui jour après jour aident concrètement à la mobilisation contre la retraite à 64 ans. Et, L’Humanité ce sont aussi des pages société, des pages savoirs et culture très remarquées, des pages débats et tribunes. Faisons-le savoir autour de nous. Élargir l’audience de L’Humanité c’est gagner en force pour nos combats. 
 
 
Je vous souhaite une bonne semaine. Une semaine où la lutte peut prendre à partir de mardi prochain une nouvelle ampleur.

Amicalement.
Patrick Le Hyaric
 
 
 
 
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