| USA : BNP Paribas proche d'un accord avec les autorités |
Le groupe bancaire français BNP Paribas devrait verser 8 à 9 milliards de dollars (5,9 à 6,6 milliards d'euros) dans le cadre d'un projet de règlement avec les autorités américaines, qui le soupçonnent d'avoir traité avec des pays faisant l'objet de sanctions de la part des Etats-Unis, a indiqué à Reuters une source proche du dossier. L'information avait d'abord été révélée par le Wall Street Journal. Les autorités américaines enquêtent pour savoir si BNP Paribas a pu se soustraire au régime des sanctions instaurées par les Etats-Unis contre divers pays et notamment le Soudan, entre 2002 et 2009. Les enquêteurs cherchent aussi à savoir si la BNP a supprimé des éléments d'identification sur certains virements bancaires de façon à ce qu'ils passent par le système financier américain sans déclencher d'alerte. Une sanction d'environ 10 milliards de dollars, voire de 16 milliards de dollars, avait un moment été évoquée. Invité de la radio France Info lundi matin, le ministre des finances français, Michel Sapin, a souhaité la conclusion rapide d'un accord. Les négociations, qui durent depuis des semaines entre BNP Paribas et les autorités américaines, sont quasi quotidiennes. D'après une source interrogée dimanche par Reuters, le montant des transactions illégales concernant le Soudan, l'Iran et Cuba représenterait plus de 100 milliards de dollars dans les livres de comptes de la BNP. (Lire l'article de Stéphane Lauer) |
| L'accord en négociation pourrait comprendre un plaider coupable de nature pénale pour infraction à la loi dite de l'"International Emergency Economic Powers Act", qui permet à l'exécutif américain de réglementer les transactions avec des pays tiers, rapporte une autre source. L'arrangement conclu avec les autorités pourrait s'accompagner du départ d'une trentaine d'employés de la banque. Certains auraient déjà quitté la banque. |
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| Qatar : vers un premier contrat à l'export du Rafale ? |
| François Hollande reçoit lundi à l'Elysée l'émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, dans le cadre d'une visite officielle, avec au menu des discussions les crises syrienne et irakienne ainsi que le dossier du Rafale, a annoncé l'Elysée jeudi. Sur le plan bilatéral, le dossier d'éventuelles ventes d'avions Rafale au Qatar devrait être sur la table. "Le dossier suit son cours, on est confiant qu'(il) aboutira", a assuré une source diplomatique française. L'émirat, pays proche de la France, veut équiper sa force aérienne de 72 appareils et, espère-t-on à Paris, pourrait choisir de panacher sa commande entre 36 avions de combat français Rafale et 36 avions américains. Son armée de l'air est actuellement équipée de 12 Mirage 2000-5. |
| Cette première vente du Rafale à l'export serait bienvenue en raison de la baisse des commandes françaises. Mais, confie un bon connaisseur du Qatar à "La Tribune", "cela ne sert à rien de forcer la main. Les Qataris ne cèdent pas aux pressions et discuteront jusqu'au bout les prix". |
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| Chine : l'industrie manufacturière renoue avec la croissance |
La production manufacturière en Chine a enregistré en juin son meilleur niveau en sept mois, l'activité quittant une longue phase de contraction, selon un indicateur provisoire publié lundi par la banque HSBC. L'indice PMI de la deuxième économie mondiale s'est établi à 50,8 dans le mois courant. Il s'agit du meilleur indice depuis le niveau équivalent enregistré en novembre 2013, et c'est la première fois depuis décembre qu'il dépasse 50, dans un contexte de récents coups de pouce gouvernementaux pour stimuler l'économie. "Cette amélioration est générale, puisque à la fois les sous-indices sur les commandes intérieures ainsi que sur la demande extérieure sont en progression" en juin, a souligné Qu Hongbin, économiste à HSBC à Hongkong, dans un communiqué accompagnant les chiffres. Il a estimé que ces chiffres montraient que des récentes mesures gouvernementales de relance commençaient à porter leurs fruits. |
| Alors que la croissance économique chinoise est descendue à 7,4 % au premier trimestre, au plus bas depuis 18 mois, le gouvernement a introduit depuis le début d'avril des réductions fiscales ou des facilités pour investir dans les chemins de fer, dans le but de stimuler l'activité. La Chine s'est fixé un objectif de croissance annuelle de 7,5 % en 2014. |
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| Recul de l'activité privée en France, croissance en Allemagne |
Les performances économiques françaises restent faibles en juin, d'après le dernier indice PMI Flash de la société Markit. L'activité se replie en effet pour le deuxième mois consécutif, le volume des nouvelles commandes diminue légèrement et l'emploi affiche son plus fort recul depuis quatre mois. L'activité recule tant dans le secteur des services que dans l'industrie manufacturière. Les fabricants signalent le plus fort repli de la production depuis six mois tandis que l'activité enregistre sa plus forte baisse depuis quatre mois chez les prestataires de services. Outre-Rhin, le secteur privé a, lui, poursuivi sa croissance en juin, selon Markit, pour le 14e mois d'affilée, ce qui laisse penser que la première économie européenne enregistrera une hausse substantielle de son PIB au deuxième trimestre. Au total, "la croissance de l'Eurozone ralentit et affiche un plus bas de six mois malgré une accélération dans les économies de la "périphérie", selon Markit. |
| Paul Smith, senior economist (économiste principal) à Markit, commente ainsi l'enquête Markit pour la France : "Les dernières données PMI flash sur le secteur privé français n'indiquent aucun signe de retournement de tendance en cette fin de deuxième trimestre, l'activité reculant en effet pour le deuxième mois consécutif en juin, à un rythme par ailleurs plus marqué que celui observé en mai..." |
| TEXTOS |
Discrimination : 700 entreprises ont été mises en demeure ces derniers mois pour n'avoir pas respecté l'égalité professionnelle hommes-femmes et une vingtaine ont été sanctionnées financièrement, a indiqué dimanche la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.
Libye : le Congrès général national a finalement adopté dimanche un budget de près de 48 milliards de dollars pour 2014, un vote qui avait été reporté en raison des tensions politiques et de l'anarchie régnante, selon l'agence LANA.
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Syrie : l'Union européenne a élargi lundi sa liste des personnalités syriennes sanctionnées par un gel des avoirs et une interdiction de visas en y ajoutant douze ministres.
Automobile : les constructeurs d'automobiles japonais Nissan et allemand Daimler sont sur le point de signer un accord pour coproduire des petites voitures de luxe, a affirmé ce week-end le Nikkei.
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C'est la pénalité que devra payer General Electric (GE) pour chaque emploi non créé sur les 1 000 promis dans le cadre de l'accord entre l'Etat, Alstom et GE, a confirmé lundi, sur la radio RMC, le ministre de l'économie, Arnaud Montebourg."C'est un précédent, cela pourrait devenir un exemple à suivre", s'est félicité M. Montebourg. Le ministre a cependant repoussé l'idée d'avoir recours à la loi pour imposer à l'avenir de telles garanties, estimant que "cela doit se faire dans le respect mutuel, dans des négociations" : "Car nous sommes forcément contents que de grandes entreprises viennent investir en France." "Il est important que nos intérêts humains, sociaux et industriels soient préservés. Il en va de notre souveraineté. Nous avons demandé à General Electric de laisser en France ce qui nous permet de garder notre indépendance énergétique", a-t-il ajouté. Revenant également sur l'accord trouvé avec le groupe Bouygues concernant le rachat de 20 % du capital d'Alstom par l'Etat, Arnaud Montebourg a réfuté toute contrepartie, rappelant que "si Martin Bouygues n'avait pas passé cet accord, l'opération avec General Electric était bloquée par le gouvernement".
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BNP Paribas: 30 milliards de dollars de transactions frauduleuses ?
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Ce dimanche soir, heure de New York, les premières dépêches relatives à un accord entre BNP Paribas et l'Etat de New York ont été publiées. Des informations additionnelles ont émergé en cours de soirée.
Parmi les informations publiées par le Wall Street Journal, Bloomberg et Business Insider figure une acceptation par BNP Paribas de plaider coupable. Avant elle, seule Credit Suisse avait accepté cette procédure dans un cas de fraude fiscale. Les mesures acceptées par BNP Paribas comme sanction de cette culpabilité éviteront un procès dont personne ne veut.
Le montant des transactions et des amendes
Le chiffre de 30 milliards de dollars vise les transactions ayant été effectuées par BNP Paribas en infraction de la loi sur l'embargo de certains pays (Soudan, Cuba et Iran). Il donne aux amendes une nouvelle réalité. Il ne s'agit évidemment pas des profits dégagés par la banque, mais du montant brut des transactions. Certains cris de putois du côté des autorités semblent bien inappropriés.
Un accord sur 9 milliards de dollars d'amendes serait intervenu. C'est un peu moins que le chiffre de 10 milliards qui circulait depuis plusieurs jours.
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Lu sur Démystifier la finance
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| TITRES DE L'ÉCONOMIE |
| Les Echos : L'américain GE s'offre Alstom avec l'appui de l'Etat |
| Le Figaro économie : L'Etat s'impose chez Alstom |
| Financial Times : Les banques centrales sur le point de réduire leur exposition à la dette à long terme |
| The Wall Street Journal : Etats-Unis : les procureurs américains ont la preuve que la BNP a caché des milliards de dollars de transactions |
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