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lundi 6 janvier 2014

L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE , lundi 6 janvier 2014

L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE , lundi 6 janvier 2014

                                                             (Sources le MONDE)


Zone euro : la reprise gagne en vigueur, sauf en France
Bonne nouvelle en ce début d'année : "La croissance observée dans le secteur privé de la zone euro s'accélère en décembre, la reprise demeurant cependant relativement timide et fragile", selon la société d'études économiquesMarkit. "L'activité a toutefois progressé tout au long du deuxième semestre 2013. Se redressant de 51,7 en novembre à 52,1", l'indice PMI Composite de l'Activité Globale de Markit dans l'Union monétaire "affiche un plus haut de trois mois et atteint son deuxième plus haut niveau depuis deux ans et demi. La moyenne de l'indice pour le quatrième trimestre progresse en outre par rapport à celle du troisième trimestre". Markit souligne que "le secteur manufacturier reste le premier moteur de la reprise de la zone euro. En effet, la croissance manufacturière s'accélère, la production enregistrant en décembre sa plus forte hausse mensuelle depuis mai 2011. La hausse de l'activité se poursuit également dans le secteur des services. Le taux d'expansion reste toutefois peu élevé, fléchissant en outre à son plus bas niveau depuis quatre mois. Ce ralentissement de la croissance résulte (…) de la faiblesse de la demande sur certains marchés intérieurs, la persistance de forts taux de chômage dans certains pays bridant la consommation des ménages. De fortes divergences de tendances restent également évidentes entre les divers pays membres de la zone de la monnaie unique. L'Irlande et l'Allemagne se maintiennent en tête du classement des pays par taux d'expansion, tandis que l'Espagne enregistre le plus fort regain de croissance au cours du mois, son indice titre PMI se redressant à son plus haut niveau depuis près de six ans et demi en décembre. L'activité globale reste stable en Italie, tandis que la France est le seul des quatre principaux pays de l'Union monétaire à signaler une baisse de son activité et du volume des nouvelles affaires." Chris Williamson, chef économiste pour Markit, commente ainsi ces évolutions : "Si la reprise de la zone de la monnaie unique dans son ensemble semble être en passe de se consolider en 2014, la croissance reste inégale, les données de l'enquête suggérant notamment la possibilité d'un retour à la récession en France au cours du quatrième trimestre 2013. Si la reprise s'opérant dans le reste de la région pourrait aider l'Hexagone à revenir à la croissance, seules des réformes structurelles pourront garantir une reprise solide et durable dans la deuxième économie de l'union monétaire." 
L'indice composite PMI, qui mesure l'activité en France aussi bien dans l'industrie que les services, a finalement atteint 47,3 points en décembre, contre une première estimation de 47 points, a annoncé lundi Markit. Malgré cette légère révision en hausse par rapport à la première estimation, du 16 décembre, l'indice composite PMI de décembre reste en baisse par rapport à son niveau de novembre (48 points) et touche son plus bas niveau depuis sept mois.
Freiner les dépenses et épargner plus, résolutions des Français pour 2014
Parmi les bonnes résolutions des Français pour 2014, 91 % de ceux qui ont été interrogés souhaitent être "plus responsables financièrement" en 2014 ; ce qui les place en tête des autres Européens, selon un sondage Ipsos réalisé en Europe pour la banque en ligne ING Direct. Pour les Français, les résolutions financières se concentrent principalement sur la réduction de leurs dépenses (38 %) et sur l'épargne (38 %). Diminuer leur endettement est un enjeu moins central (21 %) pour eux, celui-ci étant traditionnellement plus faible que dans d'autres pays européens, précisent les auteurs de l'étude. Cinquante-cinq pour cent des Français interrogés estiment que la crise a eu des conséquences négatives sur leurs finances personnelles au cours des trois derniers mois, ce qui est nettement plus que l'an passé à la même époque (46 %).
"En 2014, 74 % des Français envisagent d'aller faire les soldes d'hiver. Ils étaient 85 % en 2011. Cette baisse significative en dit long sur l'évolution des pratiques d'achat", souligne Ipsos. Mais, "malgré cette tendance à la baisse, les soldes demeurent un rendez-vous immanquable pour une grande majorité de Français", indique vendredi l'institut de sondage.
François Hollande maintient le cap, selon Bernard Cazeneuve
Il n'y a pas, de la part du chef de l'Etat, de changement de cap ou de politique mais une"accélération", a déclaré dimanche le ministre du budget, Bernard Cazeneuve, après les ouvertures de M. Hollande à l'adresse des entreprises en ce début 2014. Son collègue François Lamy avait écarté auparavant l'idée d'un "tournant social libéral", à l'orée d'une année placée par le président sous le signe de la réduction du coût du travail et des dépenses publiques pour relancer l'emploi et l'économie. Lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre, le président de la République a proposé, au risque de froisser l'aile gauche de sa majorité, de conclure un "pacte de responsabilité" avec les chefs d'entreprise : réduction des charges et simplification administrative contre embauches et relance des investissements.
Selon M. Cazeneuve, cela prendra la forme d'une "consolidation" du crédit d'impôt compétitivité-emploi (CICE), pleinement en vigueur depuis le 1er janvier, et d'une "modernisation de la fiscalité des entreprises", qui sera l'objet d'assises spécifiques lancées ce mois-ci. "Il y a à peu près 150 petites taxes dont les entreprises sont redevables, qui représentent des montants (…) très faibles", a expliqué à titre d'exemple le ministre du budget, qui en a demandé un inventaire à ses services. 
Immobilier : le marché "sur un fil"
Les taux d'intérêt historiquement bas en 2013 ont soutenu le marché immobilier français de l'ancien, où les transactions ont légèrement progressé, tandis que les prix s'effritaient, selon Century 21. Publié lundi, le bilan annuel tiré des ventes de logements anciens réalisées par ce réseau de 900 agences immobilières fait état d'un repli de 1,8 % du prix moyen au mètre carré, à 2 568 euros sur les douze mois écoulés, après un recul de 1,9 % en 2012. Le montant moyen des transactions s'est, lui, stabilisé (– 0,4 %) à 201 320 euros, et le nombre de transactions a progressé de 3,1 %, après une baisse de 16,4 % en 2012. Ce marché de l'ancien, "en apesanteur",selon Century 21, retrouve ses niveaux de l'année 2010, "avant la hausse substantielle de 2011 et la frénésie observée chez certains acheteurs-vendeurs [qui] finançaient leur nouvel achat, payé au prix fort, en fixant haut le montant de leur vente". (Lire aussi)
"Le marché est tenu par ce fil extrêmement fragile que sont les taux bas, actuellement aux environs de 3 %. Ils rendent davantage d'acheteurs solvables et permettent à ceux qui le sont déjà d'augmenter leur financement", commente Laurent Vimont, président de Century 21, auprès de l'AFP. "Dans un marché de pénurie, cela empêche les prix de baisser fortement. Mais si les taux remontent, les enveloppes de financement se dégraderont, le montant de l'apport sera en hausse, donc il y aura moins d'acheteurs, et des acheteurs moins solvables, ce qui fera baisser les prix." "L'année 2014 dépendra de la vitesse ou de la brutalité avec laquelle les taux vont remonter", juge M. Vimont.
TEXTOS
Japon : les ventes
de véhicules neufs (hors mini) au Japon ont baissé de 3,8 % en 2013 sur un an, à cause de l'arrêt d'un programme de subventions qui avait dopé les achats une bonne partie de l'année 2012. En 2013, quelque 3,26 millions de voitures, camions et bus de gabarit supérieur à 600 cc ont été vendus dans l'archipel, contre 3,39 millions en 2012. Mais les ventes en Chine d'automobiles des grandes marques japonaises ont affiché de solides hausses (Toyota + 9,2 %) en 2013, en dépit d'un différend territorial à l'origine de vives tensions entre Tokyo et Pékin.
Mory Ducros : "les offres de reprise (du transporteur), qui pouvaient être déposées jusqu'à vendredi auprès du tribunal de commerce de Pontoise, seront classées et détaillées lundi, puis présentées au comité d'entreprise et aux syndicats le
9 janvier. Mais les premiers échos officieux laissent augurer de milliers de suppressions d'emplois"
, selon Les Echos.  (Lire aussi)
Japon : la Bourse
de Tokyo a terminé en baisse de 2,35 % la première séance de 2014, à cause d'un repli du dollar face au yen et de prises de bénéfices. Le Nikkei a perdu lundi 382,43 points pour terminer à 15 908,88 points. Il avait achevé 2013 à un sommet inédit en six ans après avoir gagné 57 % sur l'ensemble de l'année.
Emploi : le gouvernement a inversé la courbe du chômage, comme promis par François Hollande, mais les Français ne le perçoivent pas encore, a affirmé dimanche le ministre chargé de l'économie sociale et solidaire, Benoît Hamon. Les derniers chiffres, publiés fin décembre, montrent que le chômage est reparti à la hausse en novembre, avec 17 800 demandeurs d'emploi sans activité supplémentaires.  
JPMorgan : la banque d'affaires américaine, établissement financier utilisé par l'escroc Bernard Madoff, a accepté de verser quelque 2 milliards de dollars aux autorités fédérales, menées par le procureur de Manhattan Preet Bharara et l'agence de régulation bancaire OCC (Office of the Comptroller of the Currency) pour éviter les poursuites, rapportent lundi le Wall Street Journal et le New York Times.
Justice : S. Dassault est visé par une plainte pour association de malfaiteurs, déposée par un homme victime d'une tentative d'assassinat sur fond de soupçon d'achat de votes à Corbeil- Essonnes (91), dont l'homme d'affaires fut maire jusqu'en 2009. 
Chine : la Bourse de Shanghaï a chuté de 1,80 % lundi, les investisseurs s'inquiétant de la reprise des introductions en Bourse en Chine continentale après plus d'un an de suspension.
ÉTUDES
FRANCE (1)
Le patrimoine économique national en 2012
Source : Insee.
FRANCE (2)
L'action publique et sa modernisation : la réforme de l'Etat, mère de toutes les réformes
Source : Terra Nova.
EUROPE
Italie du Nord : une passion pour le design appliquée à l'industrie
Source : Sénat.
MÉDIAS / DIVERTISSEMENTS / LOISIRS
L'apport de la culture à l'économie
Source : Inspection générale des finances.

25 milliards de livres sterling 
C'est le montant des nouvelles coupes budgétaires massives (30 milliards d'euros) qui devront être effectuées au Royaume-Uni après les prochaines élections prévues en 2015, a prévenu lundi le ministre des finances britannique, George Osborne. Selon ces prévisions, le Royaume-Uni devrait dégager un "petit" excédent budgétaire en 2018-2019, soit un "an plus tôt" que prévu en mars, alors que le déficit est attendu à 6,8 % sur l'année budgétaire 2013-2014. "La raison pour laquelle nous devons faire ces économies n'est pas une fin en soi, c'est le moyen de parvenir à une fin", et "la fin que nous cherchons est un pays contrôlant sa propre destinée, ayant une économie qui s'améliore, qui peut concourir dans la compétition mondiale. Et un pays qui est accablé non seulement par un déficit élevé, mais aussi par une dette élevée est un pays qui ne peut pas faire cela", a insisté le ministre. "Oui, l'économie s'améliore [...] mais si nous ne continuons pas à mettre notre plan en œuvre [...] nous repartirons à zéro, nous reviendrons à la ruine économique", a-t-il mis en garde. Rappelant l'augmentation de l'âge de la retraite à 69 ans dans les années 2040, annoncée le 5 décembre, M. Osborne a indiqué qu'il regarderait encore du côté du budget des allocations sociales pour trouver de nouvelles coupes budgétaires "substantielles".

CAC 40

12:10 06/01/20144 249,80 + 0,05 %
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PALMARES CAC 40
 Libell?bsp; Cours  Variation 
 SAFRAN  52,200  + 1,95 % 
 CAPGEMINI  50,030  + 1,88 % 
 TECHNIP  69,760  + 1,40 % 
 VEOLIA ENVIRONNEMENT  11,770  + 1,25 % 
 CREDIT AGRICOLE  9,258  + 0,98 % 
 ALSTOM  25,770  - 0,98 % 
 VIVENDI  18,540  - 1,20 % 
 PERNOD RICARD  80,730  - 1,21 % 
 LVMH  129,400  - 1,22 % 
 PUBLICIS  65,780  - 1,23 % 
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VALEUR DU JOUR

Trigano

11:44 06/01/201416,950 € + 0,89 %
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DEVISES ET MATIERES PREMIERES
 Libell?bsp; Heure  Cours  Variation 
 EUR/USD  12h10  1,3620  + 0,19 % 
 PETROLE  11h00  107,84  + 0,89 % 
 OR  15h38  1 234,50  + 0,78 % 
INDICES
 Libell?bsp; Heure  Cours  Variation 
 CAC 40  12h10  4 249,80  + 0,05 % 
 DJ30  16h03  16 469,99  + 0,17 % 
BLOG
2014 pour le meilleur ou pour le pire ?

Je me suis permis de prendre un temps d'arrêt pour terminer le manuscrit du livre que je publierai sur la réglementation bancaire internationale et la recherche de stabilité financière. Ecrire un livre est toujours une catharsis, mais aussi un moment qui permet de prendre le recul nécessaire pour répondre a la question : que pouvons-nous espérer ?

L'euphorie boursière de l'année boursière 2013 a permis aux investisseurs de réveillonner avec le sentiment que la hausse des indices boursiers leur a été éminemment favorable. En Europe, à l'exception de l'Autriche, les indices sont tous supérieurs à 10 % alors que l'économie européenne stagne.

Parmi les pays en difficulté, l'Irlande (33,5 %) et la Grèce (27,9 %) sont dans les trois premiers, en avance sur l'Allemagne (25,5 %). Poussées par un vent de croissance aux Etats-Unis (le Dow Jones Dow Jones est passé de 13 400 à 16 600 soit une hausse de près de 30 %), les actions européennes ont connu une croissance impressionnante sans pour autant rattraper le niveau antérieur à la crise financière.

L'économie réelle

Il est difficile, dans l'euphorie, d'être parfois celui qui tente de rationaliser. Toutefois, sans une croissance économique, les croissances boursières ne peuvent s'expliquer que par des facteurs exogènes : dans le cas de l'Europe et des Etats-Unis, le maintien de taux artificiellement bas par les banques centrales a joue un rôle mais ne peut pas durer. Cette politique de quantitative easingest une manière indirecte d'utiliser les capitaux publics à des fins privées.

Aux Etats-Unis, la hausse des bénéfices des entreprises joue un rôle déterminant, alors que ce n'est pas le cas en Europe où ces bénéfices sont 25 % en dessous du niveau de 2007. La différence entre les Etats-Unis et l'Europe serait à son niveau le plus élevé depuis un quart de siècle selon une étude de l'UBS.

La croissance américaine est prévue à 2,6 %  pour 2014 contre 1,1 % en Europe. Il n'y a donc pas de quoi se réjouir, et les problèmes de l'emploi en Europe sont particulièrement dramatiques alors que les Etats-Unis ont créé des emplois chaque mois pendant trois ans : la dernière perte d'emploi remonte à septembre 2010 (chiffres du Bureau of Labor Statistics).

Les finances publiques

Au moment où les décisions budgétaires vont s'appliquer, de grandes inégalités existent entre les pays. L'année 2013 a vu les taux français – à dix ans – augmenter (2,55 %), les taux italiens (3,92 %) stagner et les taux espagnols (3,88 %) diminuer.

Deux pays inquiètent dans la mesure ou leur endettement est énorme, et augmente en relation avec le PIB (La France qui passera en 2014 de 90 à 95 %) et l'Italie qui a atteint 130 %...

Lu sur Démystifier la finance

TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : Fiscalité, industrie, social : les 12 travaux de Hollande
Le Figaro économie : La Corse bloquée par le conflit de la SNCM
The Wall Street Journal : Le "Sturm und Drang" ("Tempête et passion") autour du nom maladroit d'EADS
Financial Times : Turquie : le gouvernement prévient du risque sur l'économie turque lié à la vaste enquête sur le scandale de corruption qui secoue le pouvoir

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