L'actualité du mardi 07/01/2014 La UNE
 Combattre
Les haines
rances que mâche depuis des années l’humoriste dévoyé Dieudonné dans le
huis-clos de son théâtre parisien ne sont pas tolérables. Le cancer
qui métastase dans ses spectacles, sur Internet et les réseaux
sociaux doit être éradiqué. Mais ce n’est pas en lui interdisant de se produire
sur scène que le gouvernement et la société tout entière se
débarrasseront d’un fléau qui prospère sur la victimisation et se plaît
en martyr.
C’est par la démonstration inlassable de l’ignominie de ses propos
que Dieudonné doit être combattu. Par l’explication que son antisionisme
revendiqué ne dissimule rien d’autre que son antisémitisme, celui de la
réécriture du Protocole des
sages de Sion et
du pseudo-complot international ourdi par les Juifs. Par l’affirmation
qu’il n’est que l’expression - prétendument drôle - des théories nauséabondes
d’Alain Soral, son mentor et héritier d’Edouard Drumont ou Jules Guérin au
début du siècle dernier. Mais la révélation sans fin du visage de la haine
dissimulée derrière le masque sinistre du pitre est vaine sans la force du
droit. Si Dieudonné use de la loi protectrice de 1881 sur la «liberté de
réunion», les textes sur l’incitation à la haine, sur l’injure ou la
diffamation envers les Juifs doivent être appliqués sans relâche. Et plus
qu’une circulaire visant une interdiction aléatoire de ses spectacles, le
gouvernement doit faire tomber tous les faux nez qui lui ont permis d’échapper,
jusqu’ici, aux sanctions et veiller à ce que les décisions de justice soient
exercées immédiatement. Car si Dieudonné doit pouvoir continuer à faire le
clown antisémite, il doit payer pour chacun de ses délits.
Par ERIC DECOUTY
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