♦ En Égypte, la répression des manifestations d’hier a fait plus de 83 morts. Les Frères musulmans ont appelé à manifester quotidiennement. Selon l’Agence France Presse, la majorité des dirigeants des pays arabes ont appuyé tacitement l’usage de la force contre les Frères musulmans, à l’exception du Qatar et de la Tunisie. ♦ Aux États-Unis, le quotidien Washington Post a révélé que l’agence américaine chargée des interceptions de communications, la NSA (National Security Agency) a violé à des milliers de reprises les lois protégeant la vie privée sans toujours en référer aux autorités de contrôle. Cette nouvelle constitue un désaveu pour les promesses de transparence d’Obama. ♦ En France, Jean-Marie Le Guen, député du PS spécialisé dans les questions de santé publique, a déclaré s’opposer à une hausse de la CSG pour le financement des retraites et préférer jouer « soit sur l’allongement de la durée des cotisations, soit sur l’âge de la retraite ».
La retraite, une grande inconnue pour bon nombre de Français. Une enquête d'opinion, réalisée par le cabinet Accenture et publiée par RTL vendredi 16 août, révèle que 48% des personnes interrogées ne savent pas combien elles vont toucher à la fin du mois. Autre signe de cette méconnaissance du système de retraite : seules 38% des sondés connaissent le nom de leur caisse de retraite.
"Il y a vraiment un sentiment de complexité, l'impression de ne pas savoir par où passer", souligne Éric Linkier, directeur exécutif chez Accenture, chargé de la retraite. Et d'ajouter à titre d'exemple : "Il y a tout un pan d'action des régimes de retraites que l'on ignore : la question de l'action sociale, c'est-à-dire les services fournis par les régimes de retraite en plus des retraites".
La réforme retraites le dossier explosif de la rentrée
Les Français vont avoir l'occasion de se familiariser avec ce sujet. La réforme retraitess'annonce comme le dossier le plus explosif de la rentrée. Les 26 et 27 août, le Premier ministre devrait enfin dévoiler ses intentions, en recevant une dernière fois les syndicats, avant la présentation officielle d'un projet de loi début septembre. L'allongement de la durée de cotisation (qui doit déjà atteindre 41,5 ans) ne semble pas faire de doute. Et d'autres mesures plus urgentes devraient être annoncées pour combler le déficit des retraites évalué à 20 milliards d'euros en 2020, tous régimes confondus.
Les syndicats les plus contestataires (CGT, FO, FSU et Solidaires) ont appelé à unejournée de mobilisation le 10 septembre, dont l'ampleur pourrait s'avérer déterminante. Une fronde également politique, relayée par Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), tandis que l'aile gauche du PS juge la réforme "ni urgente ni opportune".
Egypte : plus de 80 morts dans le "vendredi de colère"
Les islamistes ont appelé à mettre fin aux manifestations vendredi après des heurts meurtriers. Mais ils ont demandé à leurs partisans de défiler quotidiennement dès samedi.
Des manifestants portent un blessé, le 16 août 2013 au Caire (Egypte), après la dispersion des manifestations par les forces de l'ordre. (MUHAMMED ELSHAMY / ANADOLU AGENCY / AFP)Par Francetv info
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L'Egypte a vécu une nouvelle journée de violence, vendredi 16 août. Deux jours après la dispersion sanglante de leurs campements au Caire, les Frères musulmans ont appelé à des manifestations dans le cadre d'un "vendredi de la colère". Ces rassemblements ont de nouveau été dispersés par la force par l'armée et la police. Au moins 83 personnes ont été tuées dans tout le pays, pour l'essentiel des partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi. Voici le récit de cette journée meurtrière.
Les manifestations débutent après la grande prière
Les Frères musulmans appellent à des rassemblements, au Caire, après la grande prière du vendredi. "Les défilés contre le coup d'Etat partiront de toutes les mosquées du Caire et se dirigeront vers la place Ramsès après la prière pour un 'vendredi de la colère'", précise le porte-parole de la confrérie islamiste.
Le pouvoir dénonce un "complot terroriste"
Loin de chercher l'apaisement, le pouvoir égyptien, mis en place par l'armée, déclare se battre contre un "complot terroriste malveillant" des Frères musulmans pour justifier la répression. Il annonce avoir autorisé la police à tirer à balles réelles sur quiconque s'en prendrait à des bâtiments officiels ou aux forces de l'ordre. En fin de matinée, l'armée se déploie aux abords des "installations vitales", selon la télévision d'Etat.
Tamarrod, le principal mouvement à l'origine des manifestations qui ont conduit à la destitution de Mohamed Morsi, appelle pour sa part les Egyptiens à former des "comités populaires". Leur objectif :défendre le pays contre ce qu'il appelle le "terrorisme" des Frères musulmans.
La police et l'armée tirent sur les manifestants au Caire
Des milliers de manifestants répondent à l'appel des islamistes et descendent dans les rues. Rapidement, les chars se dirigent vers les manifestants. Les forces de l'ordre tirent sur les manifestants dans la capitale. Des hommes tirent au fusil d'assaut depuis un toit. D'autres sautent d'un pont pour éviter les balles. Dans deux morgues improvisées dans des mosquées du centre de la capitale, un correspondant de l'AFP et des témoins comptent au moins 39 corps. Le parti de la Liberté et de la Justice, le bras politique des Frères musulmans, fait état de 130 morts dans la capitale seule.
D'autres grandes villes du pays s'embrasent
Comme mercredi, les violences s'étendent à plusieurs grandes villes du pays. Des tirs sont entendus à Alexandrie (dans le nord de l'Egypte), Beni Soueif et Fayoum au sud du Caire, et dans la ville touristique de Hurghada sur la mer Rouge. Le ministère de l'Intérieur fait état de plusieurs attaques des pro-Morsi contre des postes de police. Des sources médicales et de sécurité annoncent 44 morts dans différentes autres provinces.
Le retour au calme avec le couvre-feu ?
A 19 heures, le couvre-feu, instauré mercredi, entre en vigueur dans 14 des 27 provinces du pays, dont celles des deux plus grandes villes, Le Caire et Alexandrie. Les autorités multiplient les appels à la population, notamment via la télévision d'Etat, à respecter cette mesure, pour laquelle tout contrevenant risque la prison.
Les images retransmises en direct par des chaînes locales montrent tout autre chose. Dans la soirée, des heurts et des incendies éclatent en plusieurs endroits du Caire. A Suez, dix personnes sont tuées par les forces de l'ordre, lors d'une manifestation bravant le couvre-feu, selon des sources de sécurité.
En fin de soirée, au Caire, la police assiège une mosquée où sont retranchés des islamistes. Des coups de feu retentissent, selon des responsables de la sécurité.
Les islamistes appellent à défiler tous les jours
Une heure après l'entrée en vigueur du couvre-feu, l'Alliance contre le coup d'Etat, la coalition islamiste égyptienne, appelle à mettre fin aux manifestations, avec la dernière prière de la soirée. Mais les islamistes demandent aux partisans du président déchu de manifester quotidiennement et "pacifiquement", à partir de samedi, pour dénoncer le "massacre" de mercredi.
L'Europe se concerte pour parler d'une seule voix
Les dirigeants des principaux pays européens ont entamé des consultations afin de tenter de définir une position commune. François Hollande s'est entretenu successivement par téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel, avec le président du Conseil italien Enrico Letta et avec le Premier ministre britannique David Cameron.
Paris, Londres, Berlin et Rome ont appelé à une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne et ont évoqué une possible révision des relations diplomatiques avec l'Egypte.
De nombreux partisans du président islamiste déchu se sont réfugiés dans la mosquée Al-Fath du Caire après une nouvelle journée de violences en Egypte qui ont fait au moins 83 morts.
Jean-François Copé, président de l'UMP, propose un débat qui soit conclu "avant la mi-octobre", dans une interview à paraître samedi dans les journaux du groupe Nice-Matin.
En échange de la non-exploitation de son sous-sol et du non-rejet dans l'atmosphère de 400 millions de tonnes de CO2, le président équatorien demandait 3,6 milliards de dollars à la communauté internationale.
Des documents déclassifiés évoquent pour la première fois l'existence de cette base ultra secrète. Nulle trace de Rosewell, mais des détails sur les opérations du fameux avion espion U-2.
Amputé de Christophe Lemaitre chez les hommes, affaibli par un manque de relève chez les femmes, le relais français est mal parti pour briller dimanche 18 août, dans l'épreuve phare de la fin des Mondiaux.
Le "Cirque du soleil" a brisé un des plus grands tabous de la République populaire de Chine en diffusant devant 15 000 personnes une photo de "tank man", l'homme qui s'interposait entre les chars et les manifestants en 1989, lors d'un spectacle à Pékin.
Elle ne parle pas un mot de japonais et n'a aucune expérience diplomatique, mais elle porte un nom qui n'a pas de prix. Caroline Kennedy, la fille du président JFK, a été nommée fin juillet ambassadrice des Etats-Unis au pays du Soleil-Levant.
L'ex-banquier français n'a pas de liste de politiques ayant des comptes non déclarés en Suisse, affirme son avocat dans une interview publiée vendredi par "L'Agefi".
Le géant de l'agroalimentaire Tyson Foods avait fait savoir la semaine dernière qu'il allait cesser d'acheter du boeuf nourri avec ce complément alimentaire, au nom du bien-être des animaux.
Des dizaines de sociétés utilisent le nom des Masaï et l'image de ce peuple kényan dans des campagnes pour mettre en avant leurs produits. Face à ce qu'ils perçoivent comme une usurpation, des Masaï veulent prendre des mesures pour protéger leur "marque".
INTERNATIONAL - Le moins que l'on puisse dire, c'est que le hasard du calendrier a très mal fait les choses. Alors que les affrontements sanglants se multiplient en Egypte ces derniers jours entre manifestants et forces de l'ordre, faisant déjà plus de 650 morts, samedi 17 août se tiendra une nouvelle audience du procès en appel de l'ancien président Hosni Moubarak.
Lors de la dernière audience, le 6 juillet, ses avocats avaient plaidé en son nom "non coupable". Hosni Moubarak est jugé avec ses fils Alaa et Gamal pour corruption et avec d'autres anciens responsables de sécurité pour complicité de meurtre de manifestants lors de la révolte qui a provoqué sa chute en février 2011. La cour criminelle du Caire avait entendu les plaidoiries des avocats de la défense avant de suspendre le procès jusqu'au 17 août.
Si cette dernière audience s'était tenue malgré le renversement de Mohamed Morsi, qu'en sera-t-il samedi? Le pouvoir en place prendra-t-il le risque de devoir surveiller un nouveau point chaud? La question reste pour l'instant en suspens. L'AFP n'a en tout cas pas de nouvelles concernant un éventuel report.
Accusé d'avoir été à l'origine de la mort de 850 manifestants, le motif de jugement de Moubarak fait tristement écho à ce qui se passe aujourd'hui en Égypte. Vendredi, le bilan des manifestants actuelles atteignait déjà près de 600 personnes, essentiellement lors la dispersion sanglante au Caire de partisans de Mohamed Morsi, destitué et arrêté par l'armée début juillet.
Selon un dernier bilan du ministère de la Santé, mercredi a été, la journée la plus meurtrière en Egypte depuis... la révolte ayant chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak en février 2011.
La fermeté avec laquelle réagit l'armée face aux manifestants donne l'impression à certains que le pays opère un retour en arrière et prend des airs d'anciens régimes.
"Les Frères musulmans ne représentent certes pas l'idéal des combattants de la liberté, certains - peu nombreux - étaient armés, mais l'essentiel des victimes restent des civils, abattues les mains nues. Le général Al-Sissi, le véritable homme fort du pays, a montré la vraie nature du régime qu'il entend instaurer par la force en Egypte. Une dictature militaire à la Moubarak", n'hésite pas à écrire Libération dans son édito.
A la suite des violences de mercredi, l'état d'urgence a d'ailleurs été décrété pour un mois et un couvre-feu est imposé dans la moitié du pays. La levée de l'état d'urgence avait été un des acquis de la révolte de 2011.
Son retour ne peut être interprété que comme un recul. "Avec la levée de l'état d'urgence l'an dernier, l'Egypte pensait tourner définitivement la page des années Moubarak... Aujourd'hui, elle fait de nouveau face à ses anciens démons", souligne Le Figaro. En effet, l'état d'urgence avait été en vigueur sans discontinuer de 1981 en 2011, et avait permis au régime de Moubarak de procéder à des milliers d'arrestations non motivées, ou à des détentions sans jugement.
Pour l'instant, le nouveau président egyptien Adli Mansour n'a pas étendu les mesures d'urgence à tout le pays et n'a pas mis en vigueur toutes les mesures que permettent l'instauration de l'état d'urgence. Pour l'instant...