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lundi 25 février 2013

Guillaume Pepy va piloter la SNCF cinq années de plus

                                          Challenges

Guillaume Pepy va piloter la SNCF cinq années de plus

Créé le 24-02-2013 à 19h22 - Mis à jour à 19h23

Aux commandes depuis 2008, le patron de la SNCF a reçu pour mission de conduire la réforme ferroviaire.


                            Guillaume Pepy, Président de la SNCF (SIPA)
                                                  Guillaume Pepy, Président de la SNCF (SIPA)
Le gouvernement va reconduire Guillaume Pepy (54 ans) pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la SNCF. Confirmant le "scoop" du JDD, Frédéric Cuvillier, le ministre délégué chargé des Transports, a précisé ce dimanche avoir confié à Guillaume Pepy, "une nouvelle feuille de route: réussir la réforme ferroviaire". La décision de maintenir ce patron classé à gauche, fin connaisseur de la SNCF qu'il préside depuis 2008, n'est pas une surprise, malgré les rumeurs qui avaient circulé depuis l'été sur son éventuel départ chez EDF pour succéder à Henri Proglio - une information démentie fin décembre par Guillaume Pepy.
Apprécié des cheminots pour son sens de la négociation, Guillaume Pepy fait figure de bon gestionnaire des intérêts de l'Etat. Sous sa houlette, le chiffre d'affaires de la SNCF a quasiment doublé de volume (+44% entre 2007 et 2012), atteignant 33,8 milliards l'an dernier. Le groupe vise désormais 40 milliards d'euros par an d'ici 2017. L'an dernier, son bénéfice net a triplé à 383 millions d'euros et l'endettement a été réduit de près d'un milliard d'euros.
La fusion avec RFF en ligne de mire 
La question de la dette est toutefois loin d'être réglée: la SNCF conservait fin décembre une dette nette de 7,3 milliards d'euros. Plus largement, la dette ferrovaire en France, réseau compris, est supérieure à 32 milliards d'euros et s'alourdit de 1,5 milliard chaque année.
Régler cette situation chronique sera l'un des objectifs prioritaires du grand chantier de réforme désormais assigné à Guillaume Pepy, qui va devoir mener à bien le rapprochement avec Réseau ferré de France (RFF), le gestionnaire du réseau, et aussi préparer l'ouverture à la concurrence européenne du transport des voyageurs prévue pour 2019. Sur ce dossier, Guillaume Pepy fera équipe avec Jacques Rapoport, le nouveau président de RFF.
Une seule convention collective pour la SNCF et RFF
La réforme ferroviaire, qui doit faire l'objet d'un projet de loi d'ici l'été, prévoit d'unifier au sein d'un même pôle public la SNCF et les entités qui gèrent l'infrastructure ferroviaire. Concrètement, elle prévoit la création d'un gestionnaire d'infrastructures unifié (GIU) rattaché à la SNCF et qui regroupera RFF, la Direction de la circulation ferroviaire et les cheminots de la SNCF chargés de l'entretien des voies, soit un total de 50.000 personnes....
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ITALIE. Elections : le pays dans l'attente d'une majorité

                                         Le Nouvel Observateur

ITALIE. Elections : le pays dans l'attente d'une majorité

Créé le 25-02-2013 à 07h29 - Mis à jour à 09h39

Deuxième jour de vote pour départager Pier Luigi Bersani, Mario Monti, et Silvio Berlusconi. En cas d'absence de majorité claire, le pays pourrait tomber dans l'instabilité.


Silvio Berlusconi a voté dimanche 24 février. (Antonio Calanni/AP/SIPA)
Silvio Berlusconi a voté dimanche 24 février. (Antonio Calanni/AP/SIPA)

SUR LE MÊME SUJET
Les élections législatives se poursuivent lundi 25 février enItalie, où l'inquiétude grandit sur l'émergence d'une majorité stable, face à la percée attendue d'un vote protestataire contre l'austérité qui a plongé la troisième économie de la zone euro dans la récession.
Après une première journée de vote dimanche, où près de la moitié des Italiens ont déposé leur bulletin dans l'urne, les bureaux de vote ont rouvert ce lundi à 8 heures. Ils fermeront à 15 heures.
Quatre grandes coalitions s'affrontent : celle des centristes menés par le chef du gouvernement sortant Mario Monti, l'autre par son prédécesseur (centre-droit) Silvio Berlusconi, la troisième par le leader de la gauche Pier Luigi Bersani et enfin le trublion de la vie politique italienne l'ex-comique Beppe Grillo.
Selon les derniers sondages disponibles, le Parti démocrate de Pier Luigi Bersani part favori avec près de 34% des intentions de vote. Mais il n'est pas sûr de pouvoir garantir ensuite une stabilité politique.
Il pourrait en effet l'emporter à la Chambre des députés, sans disposer d'une majorité suffisante au Sénat, régi par des règles électorales différentes mais ayant un poids politique identique. Une hypothèse qui inquiète les marchés et les partenaires européens de l'Italie.

L'inconnue Berlusconi

C'est surtout Beppe Grillo, le seul à avoir fait une vraie campagne de terrain en sillonnant l'Italie à bord de son camping-car dans un épique tsunami-tour, qui pourrait troubler le jeu. Catalyseur des angoisses nées de la crise - chez les jeunes chômeurs comme les dirigeants de petites entreprises -, vociférant contre les partis traditionnels, il séduit certains avec un programme jugé "populiste" par ses adversaires : revenu minimum de 1.000 euros, réduction des salaires des hommes politiques, réduction de la semaine de travail à vingt heures et... sortie de la zone euro.
Autre inconnue : le score de Silvio Berlusconi, parti sous les huées en novembre 2011 en laissant une Italie au bord de l'asphyxie financière, qui a effectué une remontée spectaculaire dans les sondages après avoir mené l'essentiel de sa campagne sur le thème de la baisse des impôts, talonnant la gauche de quelques points.
Quant à Mario Monti, qui jouissait d'une très bonne popularité dans le pays pour avoir rétabli la crédibilité de l'Italie auprès des marchés, il risque de pâtir des conséquences de sa politique d'austérité qui a enfoncé le pays dans la récession.

"La crise mondiale de la dette va entrer dans une deuxième phase, celle de la crise des monnaies"



   le MONDE.FR   Lundi 25.02.2013
"La crise mondiale de la dette va entrer dans une deuxième phase, celle

 de la crise des
monnaies"

C'est ce que soutient un rapport publié lundi parl'agence de notation chinoise Dagong.

"Le maintien d'une croissance faible et d'un niveau d'endettement élevé a affaibli le

statut de monnaie de réserve internationale des pays développés fortement

endettés"
, selon cette agence formellement indépendante mais dont le président est

un conseiller du pouvoir en Chine. Selon l'agence chinoise, "le monde va de plus en

plus chercher une monnaie autre que le dollar américain, l'euro, le yen et la livre

sterling pour

remplacer l'actuel système monétaire international"
, poursuit le rapport intitulé

"Perspectives sur les risques des dettes souveraines en 2013". "Les bases de ces

monnaies de réserve, en particulier du dollar américain et de l'euro, qui dépendant

fortement de l'épargne du monde entier, vont être sapées de manière continue"
,

prédit Dagong. Tandis que le yuan s'est apprécié de plus de 30 % par rapport au dollar

depuis 2005, les réserves de change de la Chine, qui ont atteint 3 310 milliards fin

décembre et sont détenues en grande partie en billets verts, ont perdu de la valeur.

Aussi le gouvernement chinois cherche-t-il à promouvoir l'usage de sa monnaie au

niveau international, malgré sa convertibilité qui reste limitée et un taux de change

étroitement encadré.
Croissance US en baisse, des coupes budgétaires  ?
L'Association nationale pour l'économie d'entreprise (NABE) a annoncé lundi avoir revu à la baisse sa prévision de croissance pour l'économie américaine en 2013. Elle indique que la croissance du PIB américain devrait ralentir à 2,0 % cette année, selon la prévision médiane des 49 économistes qu'elle a interrogés pour les besoins de son enquête prospective régulière publiée en ligne. En décembre, la NABE tablait sur une croissance de 2,1 % en 2013, ce qui aurait déjà marqué un ralentissement par rapport aux 2,2 % de croissance officiellement relevés en 2012. Selon la NABE, regroupement d'économistes travaillant pour le secteur privé, le PIB américain devrait augmenter de 2,4 % en glissement annuel au dernier trimestre de 2013, ce qui correspond au bas de la fourchette de prévision de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), allant de 2,3 à 3,0 %. Pour 2014, la NABE prévoit une accélération de la croissance à 2,8 % en moyenne sur l'année (3 % sur un an au quatrième trimestre, ce qui correspond à la borne basse de la fourchette de prévision de la Fed, qui va jusqu'à 3,7 %). La Maison Blanche a publié dimanche une prévision détaillée, Etat par Etat, des conséquences des coupes automatiques qui doivent raboter les budgets de tous les ministères à partir de vendredi, à moins d'un accord de dernière minute au Congrès. La défense devra réduire ses dépenses de 8 % par rapport à son budget initial pour l'exercice fiscal 2013 (qui se termine le 30 septembre), et le reste du budget subira une baisse d'environ 5 %.

LE DESSIN DU JOUR de PLANTU le MONDE du 29/02/2013

                   
                                       LE DESSIN DU JOUR de PLANTU   le MONDE du 29/02/2013


                               Le dessin de Plantu dans Le Monde daté du mardi 26 février 2013.

L'Etat à la recherche de 6 milliards d'euros de recettes supplémentaires


L'Etat à la recherche de 6 milliards d'euros de recettes supplémentaires

Le Monde.fr avec Reuters |  • Mis à jour le 

                                   Benoît Coeuré rappelle que le "rôle de la BCE n'est pas de faire la politique budgétaire à la place des pays membres de la zone euro".
Jérôme Cahuzac, le ministre chargé du budget, estime qu'il faut trouver "6 milliards d'euros de recettes" supplémentaires en 2014 pour conserver "la stabilité fiscale""Si nous ne faisons rien de plus en matière de fiscalité, l'année prochaine, il y aurait 5 à 6 milliards d'euros d'impôts de moins", a déclaré M. Cahuzac sur Europe 1.
"Il faudra dégager des économies", a-t-il concédé, mais "la situation budgétaire de la France ne nous permet malheureusement pas de nous priver de 6 milliards d'euros de recettes". Donc "il faudra trouver 6 milliards d'euros de recettes supplémentaires", a-t-il martelé....
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Marée noire : ouverture lundi du procès civil contre BP


Marée noire : ouverture lundi du procès civil contre BP

Le Monde.fr avec AFP | 

               La catastrophe de Deepwater Horizon, en avril 2010 aux Etats-Unis.
Le procès civil du géant pétrolier BP débute lundi 25 février à La Nouvelle-Orléans, avec en jeu une amende maximum de 17 milliards de dollars pour "faute lourde", près de trois ans après la plus grande marée noire accidentelle de l'histoire. Il s'agit, sur le plan financier, du plus important procès suscité par une catastrophe écologique.
Le procès pourrait cependant ne pas aller jusqu'au jugement. Selon le Wall Street Journal (article payant), les autorités américaines - le département de la Justice et les États du golfe du Mexique - envisagent de proposer à BP de verser 16 milliards de dollars afin de mettre un terme aux poursuites civiles.
       Sur une plage d'Alabama, le 26 juin 2010.
BP a déjà réglé le volet pénal de l'affaire en acceptant sa culpabilité et en payant à l'Etat fédéral le montant record de 4,5 milliards de dollars. Il a aussi versé 7,8 milliards de dollars à des particuliers et entreprises affectés par la marée noire. Mais dans l'attente d'un éventuel règlement à l'amiable, le gouvernement continue pour l'heure ses poursuites au civil contre la compagnie, qu'il accuse de négligence ayant conduit à la fuite du puits Macondo, à plus de 1 500 mètres de profondeur. L'amende maximale a été fixée à 17 milliards de dollars, soit l'équivalent d'une fois et demi le bénéfice de BP pour l'année 2012....
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Cuba : "dernier" mandat pour Raul Castro, la transition au menu


Cuba : "dernier" mandat pour Raul Castro, la transition au menu

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

Le président cubain Raul Castro a reçu dimanche 24 février un "dernier" mandat de cinq ans pour poursuivre les réformes et préparer sa succession à la tête de Cuba, avec un nouveau numéro deux, Miguel Diaz-Canel, un quinquagénaire appelé à diriger la République de Cuba du futur, sans les Castro.
Cette nomination "représente un pas définitif vers un transfert en douceur et ordonné des charges du pouvoir aux nouvelles générations", a expliqué Raul Castro en clôture de la séance inaugurale de la nouvelle assemblée nationale qui a procédé à l'élection des 31 membres du Conseil d'Etat, organe suprême de l'exécutif cubain. "Dans mon cas, ce mandat est le dernier", a-t-il ajouté, prônant un "processus naturel et systématique" de relève de la génération historique de la révolution, arrivée au pouvoir avec Fidel Castro en 1959.
SUCCESSEUR DÉSIGNÉ
Ingénieur en électronique, ex-ministre de l'éducation supérieure, Miguel Diaz-Canel était devenu, en mars 2012, un des huit vice-présidents du conseil des ministres et avait récemment beaucoup gagné en visibilité dans le paysage politique cubain. ...
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UMP : Copé accusé de vouloir parasiter le meeting de rentrée de Fillon

http://ump.blog.lemonde.fr

UMP : Copé accusé de vouloir parasiter le meeting de rentrée de Fillon

"C'est d'une bêtise absolue ! Pourquoi faire ça ? A quoi ça sert ? C'est très inélégant", se désole un proche de François Fillon. L'entourage de l'ancien premier ministre n'en revient pas que leur adversaire ait invité des cadres de l'UMP à participer à une audio-conférence, mardi 26 février, au moment où doit s'exprimer M. Fillon lors de son grand meeting de rentrée, prévu à Paris.
C'est le site du Journal du dimanche qui a révélé cette concordance des temps dans un article intitulé "le contre-meeting de Copé". Le tempo est le suivant : la conférence organisée par M. Copé est programmée à 19 heures. Si le meeting de M. Fillon débute à 18h30, l'ex-premier ministre a prévu de prendre la parole à... 19 heures. Ce dernier doit notamment y réaffirmer sa volonté d'être candidat à la primaire de 2016pour la présidentielle de l'année suivante.
"GROTESQUE"
"C'est tellement simple d'être grand. Mais Copé ne l'est pas... Il aurait pu déplacer ce rendez-vous téléphonique de 30 minutes au lieu de le faire pile pendant le discours de François Fillon !", ajoute un partisan du député de Paris, qui suspecte M. Copé d'avoir organisé ce rendez-vous téléphonique pour voir les cadres qui seront au bout du fil ou non. Et ainsi compter ses partisans...
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dimanche 24 février 2013

Jean-Luc Mélenchon : « Sur Titan, le silence d’Ayrault est consternant »

http://www.leparisien.fr


EXCLUSIF.

Jean-Luc Mélenchon : « Sur Titan, le silence d’Ayrault est consternant »

Jean-Luc Mélenchon tire à boulets rouges sur le chef de l’Etat, le Premier ministre, les socialistes et… la chancelière Angela Merkel.

Propos recueillis par Martine Chevalet | Publié le 24.02.2013, 09h25

Paris (Xe), vendredi. Selon Jean-Luc Mélenchon, « Ayrault et Hollande ont sauté à pieds joints dans les sables mouvants
de l’austérité! Maintenant, plus ils vont se débattre, plus ils vont s’enfoncer! ».

Paris (Xe), vendredi. Selon Jean-Luc Mélenchon, « Ayrault et Hollande ont sauté à pieds joints dans les sables mouvants de l’austérité! Maintenant, plus ils vont se débattre, plus ils vont s’enfoncer! ». | (LP/jean-Baptiste Quentin.)

   
Coprésident du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon fustige la politique d’austérité du.

Comment avez-vous réagi au courrier du PDG américain de Titan, dénigrant les ouvriers et le gouvernement français ?
Jean-Luc Mélenchon.
 Cet Américain est un rustre arrogant. Il s’adresse à la  comme un gringo aux Latino-américains.  D’où lui vient cette insolence? C’est évident : il a vu comment Jean-Marc Ayrault a baissé les yeux devant Lakshmi. Ayrault a donné un signal aux patrons et à la finance mondiale : en France, ils sont les rois !

La réponse d’Arnaud Montebourg a-t-elle été suffisante ?
A ce niveau de gravité, c’est au Premier ministre de monter en ligne. Son silence est consternant. Sa politique des cajoleries aux puissants est un cruel échec. Il a gavé le Medef de bienfaits, dont 20 milliards payés par le peuple sous prétexte d’aides à la compétitivité ? Le Medef lui mord la main à la première occasion. Il a été caressant avec les patrons des multinationales ? A la première occasion, ils injurient la France.

Bruxelles prévoit une croissance en berne pour la France. Est-ce le présage d’un nouveau tour de vis budgétaire ?
Ayrault et Hollande ont sauté à pieds joints dans les sables mouvants de l’austérité! Maintenant, plus ils vont se débattre, plus ils vont s’enfoncer! La politique de rigueur contracte l’activité économique, alors les recettes fiscales diminuent, donc les déficits se creusent et la dette repart. Tous les pays qui ont appliqué cette politique sont aujourd’hui dévastés.

Comme la Grèce ?
Exactement. Elle est à présent livrée au pillage. François Hollande s’est même entouré de vautours pour voir quels bons morceaux peuvent être achetés à vil prix! Un homme de gauche guidant des dépeceurs!

Vu l’ampleur de son déficit, la France a-t-elle d’autre choix que l’austérité ?....
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Chez Fiat on peut voter pour son député, mais pas choisir son délégué syndical !

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 le 24 Février 2013

Chez Fiat on peut voter pour son député, mais pas choisir son délégué syndical !


            
Les salariés de l'usine Mirafiori de Fiat à Turin ont approuvé le 15 janvier 2011 à 54% l'accord durcissant leurs conditions de travail.
Les Italiens sont appelés aux urnes aujourd'hui et demain à la suite de la démission de Maria Monti, l'architecte de la politique de rigueur mise en oeuvre depuis fin 2011. Malgré la tentative de retour de Berlusconi, la coalition de centre gauche de Pier Luigi Bersani pourrait arriver en tête aux législatives. Mais pour quelle politique ? Reportage dans une usine Fiat, à Marafiori, la"Boulogne-Billancourt" italienne.
« Les feux rouges ne servent à rien », peste, au volant, au milieu du complexe industriel de Mirafiori à Turin, Antonio Citriniti, responsable de la Fiom-CGIL, le syndicat des métallurgistes. « Ils étaient censés protéger des voitures les salariés qui sortent de l’usine. Les ouvriers ne sortent plus qu’au compte-gouttes. » À Mirafiori, la « Boulogne-Billancourt » italienne, seul un tiers des 15 000 salariés de la Fiat travaillent encore, quelques jours par mois. Le chômage partiel est la norme.
En 2010, au nom de la compétitivité, Sergio Marchionne, le patron du groupe, obtient des syndicats CISL (chrétien) et UIL (ex-socialiste) un accord d’entreprise enlevant aux salariés des droits reconnus par la convention collective de la métallurgie. La Fiom-CGIL, elle, refuse cet accord. Marchionne, lui, soumet ce texte à référendum, mais dans seulement trois établissements du groupe, à Pomigliano, Mirafiori et Grugliasco. Les établissements n’ont pas été choisis au hasard, la production y était quasiment à l’arrêt et Marchionne avait prévenu que des investissements ne seraient réalisés qu’à condition que les ouvriers et employés consentent à un « oui ». « De quelle démocratie parle-t-on ? Seuls 15 000 salariés seulement ont pu s’exprimer. Le  "oui"  est passé à une courte majorité. Pourtant, l’accord s’applique maintenant aux 86 000 employés italiens de la Fiat », s’indigne le syndicaliste....
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