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jeudi 21 février 2013

VIDÉO. Le télescope Herschel témoin de la naissance des étoiles

                                                   Sciences et avenir

VIDÉO. Le télescope Herschel témoin de la naissance des étoiles

Créé le 20-02-2013 à 15h18 - Mis à jour le 21-02-2013 à 18h02

Quitter la Voie lactée pour s’enfoncer dans des nuages de gaz et de poussière : l’astrophysicien Vincent Minier et les vidéastes de Novae Factory ont utilisé les images du télescope Herschel pour nous concocter ce voyage intersidéral.

                     M51, découverte par Charles Messier en 1773. Credit: NASA, Hubble Heritage Team, (STScI/AURA), ESA, S. Beckwith (STScI). Additional Processing: Robert Gendler
         
                                   M51, découverte par Charles Messier en 1773. Credit: NASA, Hubble Heritage Team,

                                    (STScI/AURA), ESA, S. Beckwith (STScI). Additional Processing: Robert Gendler


HISTOIRE. Pour décrypter le livre ouvert du ciel, nous ne disposons que de la lueur des astres. Aucun grain de lumière n’est délaissé, chacun est recueilli et analysé. Leur message permet de reconstituer l’histoire de l’Univers.

Interview de Vincent Minier, astrophysicien au CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique).
Extraits du film "Picturing star motion" réalisé par Novae Factory avec la participation du CNES (Centre National d'Études Spatiales).
A.K
Sciences et Avenir
21/02/13

EXCLUSIF. DSK par Marcela Iacub : "Un être double, mi-homme mi-cochon"

                                         Le Nouvel Observateur

EXCLUSIF. DSK par Marcela Iacub : "Un être double, mi-homme mi-cochon"

Créé le 20-02-2013 à 20h19 - Mis à jour le 21-02-2013 à 10h56

La juriste a eu une liaison de 7 mois avec l’ex-directeur du FMI, dont elle tire un livre vertigineux. L’interview que "Le Nouvel Observateur" publie ce jeudi sera la seule qu’elle donnera sur cette affaire. Extraits.


                            Dominique Strauss-Kahn et Marcela Iacub. (Jacques Brinon/AP/SIPA - Olivier Roller pour
                                  Dominique Strauss-Kahn et Marcela Iacub. (Jacques Brinon/AP/SIPA - Olivier Roller pour
Ecrit magnifiquement, jamais exhibitionniste, à la fois récit intime et expérience intellectuelle : dans "Belle et Bête", Marcela Iacub raconte sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn. Juriste et spécialiste de la philosophie des mœurs, chroniqueuse à "Libération", Marcela Iacub avait publié en janvier 2012 "Une société de violeurs ?", un ouvrage qui prenait la défense de DSK. C'est à ce moment-là qu'a débuté leur histoire. "Belle et Bête"paraîtra le 27 février chez Stock. En exclusivité, "Le Nouvel Observateur", en kiosque ce jeudi, en publie des morceaux choisis, ainsi qu’un long entretien avec l’auteur. Premiers extraits.

"Belle et Bête" raconte votre liaison avec Dominique Strauss-Kahn. Que s’est-il vraiment passé entre vous et lui ?
- Nous avons eu une liaison de la fin janvier 2012 au mois d’août de la même année. […]
Quelle est la part du vrai, quel est le rôle de la fiction ?
- Les étapes de la liaison, les lieux, les propos rapportés, tout est vrai. Pour les scènes sexuelles, j’ai été obligée de faire appel au merveilleux. Mais si elles sont fausses sur un plan factuel, elles sont vraies sur un plan psychique, émotif, intellectuel.[…]
Le personnage principal est un être double, mi-homme mi-cochon […]. Ce qu’il y a de créatif, d’artistique chez Dominique Strauss-Kahn, de beau, appartient au cochon et non pas à l’homme. L’homme est affreux, le cochon est merveilleux même s’il est un cochon. C’est un artiste des égouts, un poète de l’abjection et de la saleté.
Et vous construisez alors une théorie du cochon…
- Le cochon, c’est la vie qui veut s’imposer sans aucune morale, qui prend sans demander ni calculer, sans se soucier des conséquences. […] Le cochon, c’est le présent, le plaisir, l’immédiat, c’est la plus belle chose qui soit, la plus belle part de l’homme. Et en même temps le cochon est un être dégueulasse, incapable d’aucune forme de morale, de parole, de sociabilité. […]
L’idéal du cochon, c’est la partouze : personne n’est exclu de la fête, ni les vieux, ni les moches, ni les petits. […] Alors que DSK m’a toujours semblé être franchement à droite, ce communisme sexuel auquel il aspire en tant que cochon me réjouit. […]
Propos recueillis par Eric Aeschimann 
A LIRE dans "le Nouvel Observateur", en kiosque le jeudi 21 février :
  • L'intégralité de l'interview exclusive de Marcela Iacub.
  • Des extraits de "Belle et Bête", le récit de sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn (Stock, en librairie le 27 février).

Téléchargez le magazine :  

MALI. Le maire de Tombouctou : "Il n'y a plus rien !" Créé le 20-02-2013 à 17h40 - Mis à jour à 19h19Par Mael Thierry Electricité, eau, école… Dans la ville du Nord Mali, libérée le 28 janvier, tout est à refaire selon Ousmane Halle. Interview par notre envoyé spécial au Mali.

                                        Le Nouvel Observateur


MALI. Le maire de Tombouctou : 

"Il n'y a plus rien !"

Créé le 20-02-2013 à 17h40 - Mis à jour à 19h19

Electricité, eau, école… Dans la ville du Nord Mali, libérée le 28 janvier, tout est à refaire selon Ousmane Halle. Interview par notre envoyé spécial au Mali.  

                                     Le maire de Tombouctou, Halle Ousmane. (Bruno Coutier pour le Nouvel Observateur)
                                                   Le maire de Tombouctou, Halle Ousmane.
                                                                 (Bruno Coutier pour le Nouvel Observateur)

 

Vous avez participé à une réunion avec le ministre délégué au Développement français, Pascal Canfin, pour définir les besoins au Mali. Quelle sont les urgences à Tombouctou ?
- Tout est cassé ! On n’a même plus une chaise sur laquelle s’asseoir et travailler. Plus de table ou d’ordinateur. On repart à zéro. Il y a une urgence, c’est de reprendre l’état civil : on a des décès et des naissances tous les jours, il faut que chaque enfant ait un acte de naissance. Pendant l’occupation, on le faisait clandestinement, c’était risqué. Dans la nuit, mes agents remplissaient des registres et me les envoyaient à la maison. L’autre urgence, c’est la voirie. Les véhicules ont été mitraillés mais on a réquisitionné les charrettes. Les bâtiments publics ont été brûlés, incendiés, les banques aussi. Je ne peux pas vous décrire tellement tout a été détruit. Et on a de l’électricité dans la commune seulement trois heures par jour. Une partie de la ville n’y a pas accès ! Si on ne la rétablit pas vite, c’est catastrophique.
Des services publics fonctionnent-ils ?
- Les enfants ont repris le chemin de l’école. Mais il faut des cahiers, des stylos bics…Les parents n’ont plus de quoi payer un cahier, on n’en trouve plus sur les marchés et il n’y a plus de papeterie. Il faut que les services publics reprennent, que la mairie retravaille. Aujourd’hui, il n’y a plus une seule autorité à Tombouctou à part moi.
Comment avez-vous vécu l’occupation ?
- J’étais à Tombouctou pendant cette période. C’était très dur, très humiliant, très choquant. J’ai tout subi. Les chefs rebelles m’ont dit : "les seuls maîtres à Tombouctou, c’est nous. Tu n’es pas maire". J’étais impuissant. Ils ont cassé nos mausolées, emprisonné nos femmes parce qu’elles avaient commis le grand crime de sortir de chez elle sans voile… Il n’y avait plus de réseau à Tombouctou. On n’avait aucune information, on était dans le noir, isolés du monde. Mais il fallait rester là et calmer la population. C’était mon rôle d’élu : responsabiliser la population en disant : calmez-vous, calmez-vous !
La situation est-elle stabilisée ?
- Aujourd’hui, il y a la paix, Dieu merci ! Les gens ont retrouvé leur joie, la liberté de fumer. Certains ont même trois cigarettes dans la bouche pour montrer à quel point ils sont heureux d’être libres. On écoute à nouveau la radio dans la rue. Je l’ai dit au président Hollande lorsqu’il est venu à Tombouctou : Al-Farouk est le génie protecteur de notre ville, Serval en a été le libérateur, et François Hollande est le coordinateur.
Comment voyez-vous la suite ?
- Tombouctou compte 54.453 habitants. 20% de la population est partie. Lors de la réunion avec le ministre Pascal Canfin, le maire de Sikasso [une ville du Sud Mali, proche de la frontière avec le Burkina Faso] a expliqué qu’il avait accueilli une partie des habitants de Tombouctou. J’irai là-bas ramener ma population et lui dire que c’est à Tombouctou qu’il fait bon vivre !
Une réconciliation avec les rebelles est-elle possible ?
- Il faut savoir pardonner. Mais ceux qui ont pris les armes, la justice est là pour eux !
Propos recueillis à Bamako par Maël Thierry (le 19 février)

Les députés adoptent le scrutin binominal pour les départements

                                                       Le Nouvel Observateur

Les députés adoptent le scrutin binominal pour les départements

Créé le 21-02-2013 à 06h00 - Mis à jour à 06h35

Le scrutin, qui prévoit l'élection de deux candidats par canton, un homme et une femme, divise la gauche.

                                       Pour Manuel Valls, le vote des députés "marque une étape importante dans la rénovation de la démocratie locale". (WITT/SIPA)
                      Pour Manuel Valls, le vote des députés "marque une étape importante dans la rénovation
                              de la démocratie locale". (WITT/SIPA)
L'Assemblée nationale a adopté mercredi 20 février, dans la soirée, la création du scrutin majoritaire paritaire pour les départements, avec deux candidats par canton, un homme et une femme, dans le cadre d'un projet de loi du gouvernement sur les élections locales.
Les députés PS, majoritaires, ont voté en faveur de ce nouveau dispositif, totalement inédit. En revanche, à gauche, les élus Europe Ecologie-Les Verts se sont abstenus et ceux de la Gauche démocrate et républicaine ont voté contre. A droite, UMP et UDI ont également voté contre.
Ce projet, défendu par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, avait été rejeté par le Sénat en janvier. Il s'y était aussi heurté à l'hostilité de la droite et du centre, mais aussi à l'abstention, sur tout ou partie du texte, du Front de gauche et des écologistes, qui auraient préféré un scrutin proportionnel, ainsi que des Radicaux de gauche.

"Redessiner la carte cantonale"

Pour Manuel Valls, le vote des députés "marque une étape importante dans la rénovation de la démocratie locale"....
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DSK arrive à bon porc

                                                         Marianne

DSK arrive à bon porc

Jeudi 21 Février 2013 à 20:00 |

CHRISTINE LAMBERT - MARIANNE
La juriste-philosophe Marcela Iacub raconte sa liaison avec un homme qu’elle préfère qualifier de cochon. Dans le rôle de Babe : DSK. Mieux vaut en rire. 

Jacques Brinon/AP/SIPA
Jacques Brinon/AP/SIPA
Tout le monde se pince le nez, écœuré, en approchant de la porcherie, mais ne boudons pas notre pervers plaisir : c’est sans doute le bouquin le plus risible et le plus délirant de ce début d’année. Dans Belle et Bête, Marcela Iacub tombe le masque de la juriste/philosophe/chroniqueuse tonitruante et se mue en Albert Londres sous couverture (et sous les draps), pour raconter sa liaison sept mois durant avec un cochon. 

Détail savoureux : le porc en question était plutôt labellisé 100% grosse légume, ancien ministre, ancien directeur du FMI, ancien favori à l’Elysée – bien que ses péripéties à l’horizontale lui aient ces derniers temps fait perdre une certaine verticalité –, autrement dit Dominique Strauss-Kahn. 

Les extraits sont publiés dans Le Nouvel Obs, sous une « une » un tantinet cochonne. Les 120 pages suivantes arriveront en librairie chez Stock le 27 février. Patience. Tout commence en janvier 2012, après l’affaire du Sofitel, quand Marcela Iacub prend la défense de DSK contre le déchainement du «  féminisme punitif » dans un brûlot paresseux, Une société de violeurs ? Reconnaissants, Strauss-Kahn et son épouse se confondent en remerciements, chacun dans son style. Anne Sinclair lui offre de tenir – gratuitement – chronique sur le Huffington Post ; l’ex-ministre lui propose la botte. ...
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La révolution tunisienne est-elle en danger ?

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MONDE -  le 21 Février 2013

La révolution tunisienne est-elle en danger ?


              
Par Emna Menif, militante politique. Passée l'euphorie de la chute du régime autoritaire et corrompu de Ben Ali, le défi qui s'est posé à la Tunisie était celui d'accomplir sa Révolution et donc d’instaurer un ordre nouveau irréversible. Deux années se sont écoulées et un ordre nouveau est en place. Correspond-il aux aspirations du Peuple qui s'est révolté et sera-t-il irréversible?
Le soulèvement des tunisiens s'est essentiellement exprimé à travers des revendications sociales et une aspiration à la Liberté et à la Dignité. Sans être politiquement encadré, il s'est transcendé en une revendication démocratique par la convergence de l'insurrection populaire et du ras-le-bol des élites économiques et intellectuelles autour d'un objectif commun qui a réussi à créer un semblant d'unité et briser les chaines de la peur. Cependant, une fois le régime honni renversé, l'absence de fondements politiques et idéologiques à la « révolution du jasmin », ont ébranlé l'unité et révélé les fissures et les contradictions qui traversent le corps sociétal tunisien.
Peut-être est-il utile d'esquisser une rapide lecture de la société tunisienne pour mieux comprendre l'impasse politico-sociétale dans laquelle se trouvent la Tunisie et sa révolution ?
Nombreux sont ceux qui ont salué l'exception tunisienne depuis son indépendance et ses acquis modernistes, illustrés par le Code du Statut Personnel et la situation exceptionnelle de la Femme dans le Monde Arabe et Musulman, la généralisation de l'accès à la santé et à l'éducation, le développement de l'infrastructure, les réussites économiques… sans parler de ceux qui ont encensé le régime déchu. Après tout, l'autoritarisme décrié par quelques uns n'était rien au vu de son rôle stratégique et efficace, croyait-on, dans la lutte contre le terrorisme islamiste qui menaçait le "Monde Libre", surtout après le 11 septembre 2001...
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Viande de cheval: «Comment la RGPP a tué les contrôles alimentaires»

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  le 21 Février 2013
Viande

Viande de cheval: «Comment la RGPP a tué les contrôles alimentaires»


                 
Si le scandale des lasagnes au cheval n’a pas été révélé plus tôt, c’est à cause de la «saignée» imposée aux effectifs 
de la répression des fraudes, dénonce Stéphane Rouzier, de la CGT. Un appel intersyndical à la grève est lancé pour le 21 mars.
À la tête du syndicat CGT des services de la concurrence, de 
la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), Stéphane Rouzier estime que son service n’a plus les moyens d’assurer sa mission de police 
économique.
Comment expliquer que 
la fraude, opérée en France, ait été détectée par des contrôles effectués au Royaume-Uni ?
Stéphane Rouzier. Cela montre d’abord que le système de contrôle actuel ne permet pas d’encadrer le marché économique européen ni de détecter les éventuelles fraudes qui en découlent. Autre explication, l’entreprise Spanghero est située dans l’Aude, un département où la répression des fraudes ne compte qu’un seul agent pour toute l’industrie alimentaire. C’est largement insuffisant, compte tenu du tissu économique du département.

D’où provient ce manque d’effectifs patent ?
Stéphane Rouzier. Nos effectifs ont connu une véritable saignée sous l’ère Sarkozy, réduits de 15 % en six ans, soit 560 emplois en moins. Un rapport récent relevait que de véritables contrôles ne peuvent plus être réalisés dans quarante départements. La révision générale des politiques publiques a aussi eu pour effet un éclatement de la DGCCRF en plusieurs structures, entraînant une très forte désorganisation des services. Sur les deux dernières années, la baisse d’activité a atteint 20 %, bien plus importante encore que la réduction des effectifs (– 8 %)… Moins d’agents sur le terrain, c’est moins de contrôles approfondis. Pour détecter la fraude chez Spanghero, une vérification de l’ensemble des factures d’achat et de vente des six derniers mois aurait été nécessaire. Mais nous n’avons plus de temps pour mener 
de telles enquêtes.
L’affaire touche maintenant Nestlé, et s’étend en Europe. Comment assurer la sécurité alimentaire ?
Stéphane Rouzier. Il faudrait mettre en place une réelle coordination européenne des services de police économique et sanitaire qui, dans chaque pays, doivent bénéficier de moyens suffisants. Ces dernières années, nos services ont été incités à faire de plus en plus de contrôles de routine, microbiologiques, plus simples et moins onéreux, et de moins en moins d’investigations complexes. Ce faisant, l’État préfère effectuer des contrôles sanitaires que d’exercer un véritable contrôle économique sur l’ensemble des entreprises agroalimentaires. C’est pourtant le seul moyen d’éviter une fraude de nature économique comme celle de Spanghero, dont le but était la recherche d’un bénéfice indu.

Votre ministre de tutelle, 
Benoît Hamon, s’est 
dit favorable au renforcement des autocontrôles 
par les industriels. 
Qu’en pensez-vous ?...
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L’Inde au rythme de la grève générale

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  le 21 Février 2013

L’Inde au rythme de la grève générale


Les commerces, les transports et le secteur bancaire étaient aujourd’hui encore paralysés. En plein ralentissement de la croissance, les travailleurs protestent contre la libéralisation de pans entiers de l’économie et les perspectives de rigueur.
La longue file des rickshaws vert et jaune à l’arrêt s’ajoute aux scènes de voies ferrées bloquées, de rideaux de fer invariablement baissés et d’une activité bancaire interrompue. En Inde, la grève générale de 48 heures poursuivait, aujoird'hui, son cours. Des millions de travailleurs indiens ont répondu à l’appel des onze syndicats y compris les plus proches du Parti du Congrès au pouvoir malgré les exhortations du Premier ministre, Manmohan Singh, à renoncer à ce mouvement contre la vie chère au prétexte qu’il affecterait encore un peu plus l’économie. Touchés par un sérieux ralentissement de la croissance à 5%, la plus mauvaise performance sur dix ans si les dernières prévisions venaient à se confirmer, les Indiens doivent également faire face à une augmentation du coût du carburant et s’opposent avec force à l’ouverture des secteurs de la grande distribution, de l’assurance et de l’aviation aux investisseurs étrangers après plus de deux décennies de libéralisation à marche forcée.
«De quelles réformes s’agit-il ? Depuis 1991, le gouffre entre riches et pauvres n’a cessé de se creuser. Les pauvres sont devenus encore plus pauvres, l’inflation atteint des niveaux inédits (entre 7 et 10%, NDR) et l’homme de la rue se bat quotidiennement pour joindre les deux bouts. La libéralisation a seulement servi les multinationales, qui jouissent d’avantages fiscaux, de facilités pour les crédits et de la possibilité de ne pas rembourser leurs prêts. Nous réclamons des politiques centrées sur l’humain», tonne le secrétaire général des employés de banque, Parmod Sharma. En 2010, un tiers de la population – soit 365 millions de personnes – survivaient toujours sous le seuil de pauvreté.
Cette grève intervient au moment où le Parlement ouvre le débat sur le Budget 2013 et où Manmohan Singh rêve d’une union sacrée autour d’une réduction de 10% des dépenses publiques afin de lever la menace d’une dégradation de la note du pays par les agences de notation. Cette grève générale vise pourtant à mettre la pression à un gouvernement qui traverse déjà une grave crise politique et regarde avec inquiétude les élections générales du printemps 2014 se profiler. Alors que Manmohan Singh espérait un « big bang » économique, il risque sans doute de récolter un « big bang » social et politique.
  • Lire aussi :
Lina Sankari

Signez la pétition : non à l'accord «compétitivité-emploi» !


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Signez la pétition : non à l'accord «compétitivité-emploi» !

Rarement un accord national interprofessionnel (ANI) aura entériné autant de reculs pour les salarié-e-s que celui conclu le 11 janvier 2013 entre le patronat et trois syndicats.
A l'initiative d'Attac et de la Fondation Copernic, un collectif d'organisations associatives, syndicales et politiques lancent un appel pétitionné pour dire NON à cet accord régressif.
A signer et faire circuler largement !

Si vous ne voyez pas le formulaire permettant de signer la pétition, cliquez ici.


Pétition et mobilisation contre l’accord MEDEF-CFDT



http://www.jennar.fr
à lire sur le blog de Raoul-Marc Jennar
21 fév2013

Pétition et mobilisation contre

 l’accord MEDEF-CFDT



A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, associations, syndicats, partis politiques et citoyen-ne-s, lancent un appel afin que l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par le patronat et trois syndicats ne soit pas transcrit dans la loi.
 Cet accord illégitime constitue, en effet, un recul social majeur, qui ne fera qu’aggraver la précarité du travail. Nous appelons chacun-e à s’en emparer et à s’engager pour qu’il n’acquière pas force de loi.
Vous pouvez signer (et faire signer) cet appel à ce lien. A faire circuler et diffuser largement !
Le collectif unitaire à l’origine de l’appel contre l’accord MEDEF-CFDT organisera par ailleurs une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d’action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires.

Texte de l’appel : Un ANI qui nous veut du mal !
L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne....
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous