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jeudi 21 février 2013

Inde : Des milliers de manifestants pour soutenir les travailleurs de Maruti Suzuki persécutés

                  

Inde : Des milliers de manifestants pour soutenir les travailleurs de Maruti Suzuki persécutés

Par Arun Kumar 
21 février 2013
Des milliers de travailleurs ont rejoint les manifestations qui ont eu lieu dans toute l'Inde le 5 février pour exprimer leur soutien aux travailleurs persécutés de l'usine d'assemblage automobile Maruti Suzuki (MSI) à Manesar dans l'État de l'Haryana. Les travailleurs ont été soumis à une chasse aux sorcières brutale de la part de la police d'État et de la direction de la compagnie avec le soutien plein et entier du gouvernement de l'État de l'Haryana dirigé par le Parti du congrès.
Omprakash, membre de la Commission provisoire du MSWU – établi après que ses dirigeants ont été emprisonnés et torturés – s'adresse à un rassemblement à Chennai dans le cadre de la «Journée nationale d'action» en soutien aux travailleurs persécutés de Maruti Suzuki.
Des manifestations ont été organisées dans près de 15 États, dont Delhi, le Bengale occidental, le Karnataka, le Gujarat, le Maharastra, le Tamil Nadu, Pondichéry, le Rajasthan, le Pendjab, le Madhya Pradesh, l'Uttar Pradesk, le Bihar et l'Haryana....
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Bulgarie : le gouvernement démissionne sous la pression de la rue

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  le 21 Février 2013

Bulgarie : le gouvernement démissionne sous la pression de la rue


                 
                         Depuis dix jours, les Bulgares manifestent contre l'austérité
Le Parlement bulgare a accepté jeudi la démission du gouvernement du très libéral Boïko Borissov après une série de manifestations contre la hausse du prix de l'électricité et la pauvreté, ce qui devrait ouvrir la voie à des élections anticipées.
"Nous nous excusons auprès des Bulgares qui n'ont pas eu la politique qu'ils espéraient, mais nous avons fait tout notre possible pour sauvegarder la stabilité financière", a déclaré Tsvetan Tsvetanov, vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur. La démission a été approuvée par tous les partis parlementaires. Elle ouvre la voie à des élections législatives anticipées au printemps prochain, alors qu'initialement la législature arrivait à son terme en juillet. Les partis parlementaires doivent confirmer dans les prochains jours auprès du chef de l'Etat, le président Rossen Plevneliev, leur refus déjà exprimé de constituer un gouvernement, ceci afin de lui permettre de former un gouvernement intérimaire d'experts chargé de l'expédition des affaires courantes et de l'organisation d'élections législatives à la fin avril ou au début mai.
Le pays "est proche d'un effondrement économique. Le chômage est énorme (...), des monopoles règnent dans chaque secteur" de l'économie, a lancé Serguei Stanichev, président du parti socialiste (PSB), principale force d'opposition. Pendant dix jours, des milliers de personnes, issues de groupes civils, avaient manifesté à Sofia et d'autres villes, d'abord contre les factures élevées d'électricité, puis contre la pauvreté, le chômage et le gouvernement. Les rassemblements ont dégénéré en début de semaine et des dizaines de manifestants et de policiers ont été blessés au cours de heurts violents. Le limogeage, lundi, du ministre des Finances, Simeon Djankov, qui incarnait la politique d'austérité actuellement mise en œuvre en Bulgarie, n'aura pas calmé les manifestants.
Selon un sondage de Gallup publié jeudi, 92% des Bulgares interrogés soutiennent les manifestations, même si 84% n'y ont pas participé. Les manifestants réclament, entre autres, une "nationalisation" des "monopoles" dont les trois sociétés de distribution d'énergie qui se partagent le territoire bulgare: l'autrichienne EVN et les tchèques CEZ et Enero Pro. La Commission européenne a déjà épinglé Sofia pour son retard dans la libéralisation du marché de l'énergie....
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Confusion sur le sort des otages français du Cameroun

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 le 21 Février 2013

Confusion sur le sort des otages français du Cameroun


La famille de sept otages français enlevée mardi dans le nord du Cameroun aurait été retrouvée par les autorités nigérianes dans la localité de Dikwa, dans le nord du Nigeria, selon une source militaire camerounaise. Ni l'Elysée ni le Quai d'Orsay n'ont pour leur part confirmé leur libération.
La confusion règne jeudi sur le sort des sept otages français enlevés mardi au Cameroun, les autorités françaises refusant de confirmer les rumeurs sur leur libération. Le ministre délégué chargé des Anciens Combattants Kader Arif a dans un premier temps confirmé des informations de presse faisant état de la libération de cette famille composée de trois adultes et de trois enfants. "Je viens d'avoir comme information à confirmer, mais il semble qu'elle est confirmée, : nos otages au Cameroun ont été libérés", a-t-il dit lors d'un débat à l'Assemblée.
Quelques minutes plus tard, après avoir fébrilement consulté son smartphone, Kader Arif a repris la parole dans l'hémicycle. "C'était une information parue par voie de presse. Il n'y a pas pour le moment de confirmation officielle à ce stade de la libération. S'il y avait des informations elles seraient transmises de manière officielle et pas seulement par ce qui s'est exprimé dans les médias ce matin", a-t-il corrigé.
Le ministère français des Affaires étrangères a publié un communiqué pour préciser l'état des choses. "Une information de presse fait état de la libération de nos otages au Cameroun", peut-on lire dans un communiqué. "Cette information ne peut être confirmée. Nous mettons en garde contre la propagation d'informations prématurées."
Mais Alain Marsaud, député UMP des Français de l'étranger, dont la circonscription couvre l'Afrique, le Moyen-Orient et les pays arabes, a dit avoir obtenu une confirmation indirecte de l'information par des sources au Cameroun. "Les autorités camerounaises, en l'espèce le ministre de l'Intérieur, a confirmé à mon correspondant sur place au Cameroun que nos otages étaient libérés. Ils ne sont toujours pas revenus sur le territoire camerounais, ils sont encore au Nigéria. Voilà où nous en sommes", a-t-il dit. Prié de dire pourquoi, dans ce cas, les autorités françaises ne confirmaient pas l'information, il a jugé qu'elles avaient "tout à fait raison car je crois que les autorités françaises doivent réagir avec prudence comme nous tous".
L'information n'a pas été confirmée à l'Elysée. "La règle veut que les otages ne soient considérés comme libérés qu'à partir du moment où ils sont entre les mains des diplomates français, ce qui n'est pas le cas pour l'instant", a-t-on indiqué de source diplomatique française.
Selon BFM TV, les sept otages français ont été retrouvés au Nigeria voisin abandonnés dans une maison de la ville de Dikwa et sont aux mains des autorités nigérianes.
Lire aussi :

Les syndicats de fonctionnaires saluent l'abrogation du jour de carence, mais...

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 le 21 Février 2013

Les syndicats de fonctionnaires saluent l'abrogation du jour de carence, mais...


         
Les syndicats de la Fonction publique ont salué jeudi la décision d'abroger le jour de carence, non indemnisé, pour les agents en cas d'arrêt maladie, mais prévenu aussitôt qu'ils attendaient plus du gouvernement, notamment en matière salariale.
"La CGT est très satisfaite de cette annonce", a déclaré Jean-Marc Canon,secrétaire général de l'UGFF-CGT, premier syndicat chez les 5,2 millions d'agents, regrettant toutefois que la décision ait été "tardive" et qu'elle risque de n'être applicable qu'au 1er janv 2014, la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu ayant indiqué que la suppression interviendrait dans le prochain budget. "Pour nous, il y a là une avancée non négligeable que nous mettons au compte de notre pugnacité de n'avoir jamais lâché l'affaire sur ce sujet là", a-t-il dit, évoquant la mobilisation unitaire des syndicats contre la mesure. Mais, a-t-il aussitôt souligné, "on considère que ce n'est pas un solde de tout compte (...) Ca ne saurait exonérer le gouvernement de prendre des mesures, par exemple des mesures générales sur les salaires pour l'année 2013". "Pour la CGT, ça reste d'actualité et au contraire, ça nous renforce dans la détermination que lorsqu'on veut les lignes peuvent bouger", a-t-il poursuivi. (Lire le communiqué de l'UGFF-CGT)
Dans un communiqué, FO estime également qu'il s'agit d'un pas en faveur des agents publics, mais relève que "le compte n'y est pas". Le syndicat, qui souligne que l'abrogation de la carence qui "pénalise et stigmatise" les agents, "n'est pas un cadeau", réclame comme la CGT une revalorisation du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires, et est gelé depuis 2010. Il assure qu'il engagera "tous les moyens nécessaires" pour faire aboutir ses revendications.
Même tonalité chez Solidaires, la FSU ou l'Unsa, qui tout en se félicitant de cette "victoire", soulignent, à l'instar de la FSU qu'ils espèrent qu'il s'agit d'un "premier pas vers d'autres mesures attendues". Solidaires relève notamment que la "listes des griefs est encore longue", citant les salaires ou la question de l'emploi, le gouvernement ayant choisi de créer des postes dans certains ministères prioritaires (Education, Justice, Police) en compensant par des destructions ailleurs. Les organisations syndicales ont prévu de se retrouver dans la soirée pour "faire un point plus général sur la situation dans la fonction publique".
Le jour de carence sur les arrêts maladie des fonctionnaires avait été institué par le gouvernement Fillon fin 2011. Dans le secteur privé, le délai de carence est de trois jours mais certaines entreprises compensent.
  • Lire aussi :
« Fonctionnaires : pas une variable d’ajustement » pour Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’UGFF-CGT.

Lettre ouverte au PDG du groupe américain Titan

                                                           Marianne

Lettre ouverte au PDG du groupe américain Titan

Jeudi 21 Février 2013 à 05:00 |
JACK DION - MARIANNE

L'incroyable lettre du PDG de Titan au ministre du Redressement productif n'a pas fini de faire des vagues. D'ailleurs, Arnaud Montebourg a aussitôt réagi. Jack Dion, chroniqueur de Marianne, adresse une lettre ouverte au «Grizzly».


Monsieur, 

Bien que la missive que vous avez adressée à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, soit assurément d’un grand prix, je ne vous agrémenterai pas du traditionnel « cher ». A votre différence, en effet, je respecte les ouvriers en général et ceux de l’usine d’Amiens-Nord en particulier. 

La description que vous en faites rappelle le Roi parlant de ses sujets, ou le colon évoquant ses esclaves. Vous écrivez : « Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures ». Sans doute avez-vous confondu avec l’un de ces colloques patronaux où l’on échange des banalités entre deux séances de golf. A moins que vous n’ayez pas digéré le refus des ouvriers d’Amiens de passer sous vos fourches caudines et d’accepter des conditions de travail indignes d’un pays développé.  
  
C’est évidemment de cela qu’il s’agit. Vous parlez du « syndicat fou » qui s’est opposé à votre diktat. Sous votre plume, qui ne dégage pas un sens aigu de la réalité, le mot est plaisant. Mais jusqu’à preuve du contraire, ce syndicat (la CGT pour ne pas la nommer) est ultra majoritaire dans l’entreprise, que cela vous plaise ou non. Faut-il donc en conclure que les salariés d’Amiens-Nord relèvent tous de l’asile psychiatrique ?  ...
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Venezuela : Hugo Chavez rentré à Caracas pour y mourir ?

                                                            Marianne

Venezuela : Hugo Chavez rentré à Caracas pour y mourir ?

Jeudi 21 Février 2013 à 13:11 | 

PATRICIA NEVES

Après 72 jours d’absence, le président vénézuélien Hugo Chavez est rentré de Cuba où il est soigné pour un cancer.


Une banière gouvernementale est déployée sur les murs de l'enceinte de l'hôpital militaire de Caracas où le président Hugo Chavez est soigné -  Fernando Llano/AP/SIPA
Une banière gouvernementale est déployée sur les murs de l'enceinte de l'hôpital militaire de Caracas où le président Hugo Chavez est soigné - Fernando Llano/AP/SIPA
On ne l’attendait plus. A ceux qui le disaient mort, le président vénézuélien Hugo Chavez répond en 140 signes sur son compte Twitter le 18 février : « Nous sommes rentrés dans la Patrie vénézuélienne. » 

Hospitalisé depuis à l’hôpital militaire Carlos Arvelo de Caracas, le leader n’a fait aucune apparition publique. « Merci mon Dieu !! Merci mon peuple aimé !! Nous continuerons ici le traitement » poursuit-il sur le célèbre réseau social où près de quatre millions d’abonnés le suivent....
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Incroyable ! On meurt à la guerre…

                                                       Marianne


CHRONIQUE

Incroyable ! On meurt à la guerre…

Jeudi 21 Février 2013 à 05:00 |

JEAN-DOMINIQUE MERCHET - MARIANNE

Le discours des médias sur les opérations militaires au Mali témoigne d’une méconnaissance stupéfiante de ce qu’est le fait guerrier. A la fois mortel et ennuyeux. 

Incroyable ! On meurt à la guerre…
« La guerre se durcit. Un soldat français tué au Mali ». Ces mots font peur à lire. Peur parce qu’ils sont le titre d’un journal sérieux, en l’occurrence Le Monde (1). Peur parce qu’ils témoignent d’un manque de recul sur ce qu’est la guerre.  Toute notre époque médiatique est là : dans le perte de la mesure et, disons-le, du sens commun. Un mort à la guerre et la voilà qui se durcit ! On se pince…  
  
Il se trouve qu’en effet, on meurt à la guerre. C’est même une vieille histoire, qui remonte plus haut que le néolithique.  Les soldats ne s’en étonnent pas. S’ils pleurent leurs camarades tombés au champ d’honneur, l’évocation d’un « durcissement » de la guerre, après qu’un sergent-chef des commandos ait été mortellement touché, ne provoquerait que soupirs ou éclats de rires dans les popotes.  Plus que jamais, les médias ressemblent à ces fidèles que Bossuet moquaient dans ses sermons : « On n’entend dans les funérailles que des paroles d’étonnement de ce mortel est mort ».  
  
La nouveauté radicale des guerres contemporaines est bien que les militaires y meurent peu. Mais de là à s’étonner qu’il y ait encore des morts…  Pour s’en tenir aux Français, depuis le 11 janvier, deux militaires ont été tués dans les combats du Mali.  En Libye, aucun mort ni blessé. En Afghanistan, 88 morts mais en dix ans…  Comparons simplement ce chiffre aux 24.000 militaires décédés durant la guerre d’Algérie, sur une période plus courte.  Sans parler des 900 morts par jour de la Première guerre mondiale.  ...
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La cinglante leçon protectionniste de l’américain Titan à Montebourg

                                                     Marianne

La cinglante leçon protectionniste de l’américain Titan à Montebourg

Mercredi 20 Février 2013 à 18:26 | 
Grand reporter au journal Marianne En savoir plus sur cet auteur
Quoi retenir de l'étonnant camouflet infligé par le PDG de Titan, Maurice M. Taylor JR, au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg ? Au moins deux choses...

DR
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«Vous êtes un politique mais vous ne voulez pas secouer le cocotier. Les Chinois exportent leurs pneus en France et dans toute l’Europe et vous ne faîtes rien alors que le gouvernement Chinois subventionne tous ses producteurs de pneus.  Dans cinq ans, Michelin ne sera plus capable de produire des pneus en France ! » 

Telle est en substance l’étonnante leçon protectionniste que Maurice M. Taylor JR, le PDG Républicain du fabricant de pneus américain Titan, a cru bon d’infliger, le 8 février dernier, par courrier à Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif qui le sollicitait pour reprendre l’usine de son partenaire commercial Goodyear à Amiens Nord (1137 emplois). 

Sans qu’aucun des salariés, en Picardie, ne soit dupe de cette com', puisque les discussions avec Titan à l’automne dernier, avait achoppé sur son refus obstiné de s’engager à produire sur place au delà de deux ans, en cas de reprise du site. Engagement qu’exigeait la CGT d’Amiens, qualifiée au passage par le PDG de « syndicat fou », régnant sur de « prétendus ouvriers » ne travaillant que trois heures par jour ; une diatribe vengeresse, nourrie par l’amertume d’avoir du lanterner en plusieurs occasions, lui le flamboyant candidat Républicain de l’Illinois, pour visiter le site occupé. 

Tout à sa démonstration politiquement incorrecte, le PDG n’en reste pas là. Après l’Europe, il accuse également le gouvernement américain de laissez faire. Car son groupe, révèle-t-il, à du dépenser des millions de dollars de frais d’avocats pour poursuivre aux Etats-Unis ses concurrents chinois gonflés aux aides publiques. Avant de conclure provocateur : « Titan va acheter un producteur chinois ou indien, payer des salaires de moins d’un euro l’heure, et expédier par bateau, tous les pneus dont la France à besoin. Car ses paysans veulent des pneus bon marché et se moquent qu’ils soient produits en Chine ou en Inde par des entreprises subventionnées. » 

Que retenir de cet étonnant camouflet ? Au moins deux choses. 

Primo, qu’en en dépit de l’outrance de certaines de ses réactions, la CGT Goodyear n’avait pas forcément tort de se méfier de cet investisseur qui aurait pu se servir de leur site pour camoufler ces importations sans y investir réellement. 

Secundo, que l’Europe, et Arnaud Montebourg doit l’y aider plutôt que d’entretenir de vains espoirs de reprise, doit de toute urgence se pencher sur ce prétendu dumping industriel asiatique, afin d’éviter que les salariés de Michelin ne subissent un funeste plan social comme ceux de Goodyear.  

Révélation : l’exode fiscal des riches, c’était bidon !

                                                        Marianne

CHRONIQUE


Révélation : l’exode fiscal des riches, c’était bidon !

Mercredi 20 Février 2013 à 15:07

LAURENT NEUMANN - MARIANNE

Un mensonge, fut-il répété dix fois, cent fois, mille fois, ne fait pas pour autant une vérité. Depuis des mois – en réalité, dès le lendemain de l’élection de François Hollande - de purs esprits nous expliquent que le matraquage fiscal infligé aux riches par la gauche se traduit par un exil massif des plus fortunés à l’étranger.


BAZIZ CHIBANE/SIPA
BAZIZ CHIBANE/SIPA
Un mensonge, fut-il répété dix fois, cent fois, mille fois, ne fait pas pour autant une vérité. Depuis des mois – en réalité, dès le lendemain de l’élection de François Hollande -  de purs esprits nous expliquent que le matraquage fiscal infligé aux riches par la gauche se traduit par un exil massif des plus fortunés à l’étranger. Dans la série « les pleurnichards vous enfument », rappelons-le, nous avons eu droit successivement au feuilleton Bernard Arnault – le Pdg de LVMH qui voulait abriter sa royale succession sous le ciel bleu de Belgique ; puis à l’épisode des « pigeons » - ou comment nous faire prendre des rapaces du « toujours plus » pour des colombes de la paix fiscale ; et enfin, au psychodrame Gérard Depardieu – qui voulait rejouer « Astérix chez les Belges », qui finit en Quentin de Montargis chez Poutine et à qui on a envie de dire : « Tais-toi » ! 


Sans parler de ces cohortes d’avocats fiscalistes, de conseillers en patrimoine et autres experts en optimisation fiscale qui défilaient complaisamment sur tous les plateaux de télévision pour faire la pub de leur petit business et nous jurer, la main sur le cœur, que la politique fiscale de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault était confiscatoire et que jamais, ô grand jamais, ils n’avaient vu dans le secret de leurs cabinets autant de candidats – blindés de chez blindés, évidemment – au départ. ...
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S&P salue la volonté de réforme du gouvernement


S&P salue la volonté de réforme du gouvernement

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

Le siège de Standard & Poor's à New York en 2011.
Voilà qui va donner un peu de baume au cœur au gouvernement au moment où la Commission européenne doit présenter, vendredi, ses prévisions de croissance en Europe. L'agence Standard and Poor's (S&P) a estime que la France s'engage en faveur de la compétitivité et laissé entendre qu'elle pourrait relever la perspective du pays si, et seulement si, les réformes engagées portent leurs fruits au niveau de l'emploi et de la réduction du déficit.
"Nous avons le sentiment que, pour la première fois depuis de nombreuses années, les mesures pour augmenter la compétitivité des entreprises françaises constituent une priorité politique", a indiqué l'agence qui avait, la première, privé le pays de son triple AAA en janvier 2012 et abaissé la note à AA+.
En novembre, le gouvernement français a adopté un pacte de compétitivité inspiré du rapport Gallois et entend désormais réformer le marché du travail après l'accord signé en janvier entre les partenaires sociaux sur la sécurisation de l'emploi. "La proposition de réforme du marché du travail, qui doit encore devenir une loi, devrait aider les employeurs à mieux adapter les coûts salariaux à la conjoncture internationale", a commenté l'agence de notation dans un court rapport sur la zone euro.
Lire l'intégralité du document publié par Standard & Poor's
Selon l'agence, cette réforme n'aura pas nécessairement un impact fort sur le taux de chômage mais pourrait "inverser" la tendance à la hausse des coûts salariaux en France. Si ces réformes aboutissent, S&P, qui avait déjà décerné un bon point à Paris fin novembre, suggère qu'elle pourrait relever, à "stable", la perspective de la dette du pays. "Des réformes structurelles substantielles qui améliorent la compétitivité économique et soutiennent la croissance peuvent (...) contribuer à stabiliser la note" de la dette française, indique l'agence.
Fitch est la seule des trois grandes agences à avoir maintenu le "triple A" de la France.