Lu sur le blog de
Jean-Marc Sylvestre
François
Hollande passe à l'Heure de vérité
Dure dure la semaine de Hollande. Fini de se cacher à Bamako ou dans le spectacle « Un mariage pour tous » donné au théâtre du Parlement. Rideau. Bien sûr, Hollande est encore parti en voyage touristique en Inde, mais il a été obligé avant de décoller de passer aux choses sérieuses. Comme d'habitude, François Hollande a laissé courir la rumeur, via le FMI, l'OCDE, puis la Cour des comptes. Cette dernière est d'ailleurs très utile pour annoncer les mauvaises nouvelles que tout le monde a caché sous le tapis. Puis il a laissé ses lieutenants parler. Laurent Fabius, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici, Jérôme Cahuzac et Arnaud Montebourg. Pour dire quoi ?
Pour dire la vérité ! A savoir que l'économie française est plantée depuis six mois, que la France est rentrée en récession en 2012, que les engagements pris pour 2013 ne seront pas tenus. Que l'on va abandonner l'objectif des 3% en 2013. Qu'il faudra accepter une nouvelle révision de la politique budgétaire et des hausses d'impôts et des coupes dans les dépenses. Encore et toujours.
Bref, on a commencé à avouer qu'on s'était trompé, mais on a commencé à avouer un secret de polichinelle, puisque tout le monde savait qu'on allait dans le mur. Donc on mentait. Au plus haut niveau de l'État.
Cette affaire soulève trois questions auxquelles il faut répondre par un décryptage qui doit être fin.
Le premier élément, c'est pourquoi a-t-on fini par avouer, maintenant, qu'on ne tiendra ni le cap, ni la route. Il y a beaucoup de raisons. D'abord parce que tout finit par se savoir et, plus on attend, plus le réveil est douloureux. La situation allait devenir insupportable. Les marchés n'auraient pas pu continuer de nous prêter de l'argent à un taux acceptable. D'autant que la maison France va avoir en mars des échéances extrêmement lourdes à couvrir.
Les institutions européennes ont donc fait savoir à la France qu'il fallait revenir dans les clous, accepter la vérité. Pour faire passer la pilule, la commission aurait accepté de s’asseoir sur l'engagement des 3% de déficit public. En réalité, c'est François Hollande qui en a fait la demande auprès d'Angela Merkel d'abord, puis de la commission ensuite lors du dernier sommet. En contrepartie, François Hollande a accepté la révision à la baisse du budget européen d'où les cris de victoire de David Cameron (que l'on a d'ailleurs étouffé en France)...
Dure dure la semaine de Hollande. Fini de se cacher à Bamako ou dans le spectacle « Un mariage pour tous » donné au théâtre du Parlement. Rideau. Bien sûr, Hollande est encore parti en voyage touristique en Inde, mais il a été obligé avant de décoller de passer aux choses sérieuses. Comme d'habitude, François Hollande a laissé courir la rumeur, via le FMI, l'OCDE, puis la Cour des comptes. Cette dernière est d'ailleurs très utile pour annoncer les mauvaises nouvelles que tout le monde a caché sous le tapis. Puis il a laissé ses lieutenants parler. Laurent Fabius, Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici, Jérôme Cahuzac et Arnaud Montebourg. Pour dire quoi ?
Pour dire la vérité ! A savoir que l'économie française est plantée depuis six mois, que la France est rentrée en récession en 2012, que les engagements pris pour 2013 ne seront pas tenus. Que l'on va abandonner l'objectif des 3% en 2013. Qu'il faudra accepter une nouvelle révision de la politique budgétaire et des hausses d'impôts et des coupes dans les dépenses. Encore et toujours.
Bref, on a commencé à avouer qu'on s'était trompé, mais on a commencé à avouer un secret de polichinelle, puisque tout le monde savait qu'on allait dans le mur. Donc on mentait. Au plus haut niveau de l'État.
Cette affaire soulève trois questions auxquelles il faut répondre par un décryptage qui doit être fin.
Le premier élément, c'est pourquoi a-t-on fini par avouer, maintenant, qu'on ne tiendra ni le cap, ni la route. Il y a beaucoup de raisons. D'abord parce que tout finit par se savoir et, plus on attend, plus le réveil est douloureux. La situation allait devenir insupportable. Les marchés n'auraient pas pu continuer de nous prêter de l'argent à un taux acceptable. D'autant que la maison France va avoir en mars des échéances extrêmement lourdes à couvrir.
Les institutions européennes ont donc fait savoir à la France qu'il fallait revenir dans les clous, accepter la vérité. Pour faire passer la pilule, la commission aurait accepté de s’asseoir sur l'engagement des 3% de déficit public. En réalité, c'est François Hollande qui en a fait la demande auprès d'Angela Merkel d'abord, puis de la commission ensuite lors du dernier sommet. En contrepartie, François Hollande a accepté la révision à la baisse du budget européen d'où les cris de victoire de David Cameron (que l'on a d'ailleurs étouffé en France)...