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mercredi 13 février 2013

Tunisie: Ils ont tué celui-là même qui dénonçait l’accord d’association avec l’Union européenne et l’intervention de l’impérialisme en Syrie


Tunisie: Ils ont tué celui-là même qui dénonçait l’accord 

d’association avec l’Union européenne et l’intervention

 de l’impérialisme en Syrie

Chokri_Belaid- photo Wiki (Rais67)
entete IO - 2L’article d’Informations Ouvrières du 14 février consacré à Chokri Belaïd, dirigeant ouvrier tunisien lâchement assassiné rappelle dans quelles circonstances a été perpétré cet assassinat. Le gouvernement de la coalition dirigée par le parti islamiste Ennahda fait la sourde oreille aux revendications des travailleurs et des jeunes chômeurs,  aux magistrats et aux avocats qui réclament une justice indépendante, aux journalistes qui ne veulent plus soumettre leurs plumes, leurs voix à la censure. Il réprime, gaze, tire à balles réelles comme à Siliana. Il lâche ses milices contre les syndicalistes, contre les grévistes. Les milices  attaquent les syndicalistes devant le siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le jour de la commémoration de l’assassinat de Farhat Hached, le fondateur de l’UGTT et le leader de la nation toute entière.
« Ils voulaient terroriser le peuple en tuant Chokri Belaïd, le dirigeant du Parti des patriotes démocrates», souligne l’article. « Celui-là même qui dénonçait l’accord d’association avec l’Union européenne, qui dénonçait la servilité du gouvernement vis-à-vis du Qatar et de l’Arabie Saoudite, qui dénonçait l’intervention de l’impérialA lire dans IOisme en Syrie. » Mais près de deux millions de Tunisiens sont descendus dans la rue dans toutes les villes du pays. La grève générale à l’appel de L’UGTT a été massivement suivie dans tout le pays. Dans toutes les villes un appel a été scandé: « Le peuple exige la chute du régime ».
Lucien Gauthier dans un éditorial intitulé « le Sahel est menacé de dislocation »   conclut : « tant en Tunisie qu’en Egypte,  tout a été fait par les partis — de gauche comme de droite, islamistes ou laïques — qui se subordonnent à ces accords  de subordination aux grandes puissances pour interdire l’établissement d’une Constituante (…) Pour être constituante, une assemblée élue doit décréter la rupture de ces rapports de subordination au FMI et à l’Union européenne, le rétablissement de la souveraineté nationale. C’est cette négation par l’impérialisme du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui est à la base des crises, des violences, des guerres dans la région. La lutte contre la guerre est directement reliée à la lutte pour la souveraineté nationale contre l’impérialisme. Une nouvelle étape s’ouvre aujourd’hui ».

La réforme des rythmes scolaires a suscité contre elle la grève et une mobilisation exceptionnelles


La réforme des rythmes scolaires a suscité contre elle la 

grève et une mobilisation exceptionnelles

Rythmes scol_loi Peillon manif 12 fév 2013
s'informerLa grève d’hier des enseignants contre le décret Peillon de « réforme des rythmes scolaires » et son projet dit de « refondation de l’école » a mobilisé exceptionnellement. De nombreuses écoles ont fermé, des manifestations souvent nombreuses ont également marqué la journée, en province comme à Paris, où les organisateurs annoncent 12 000 manifestants, la police 5 800.
Le décret, qui rétablit la semaine de quatre jours et demi et confie aux collectivités locales l’organisation du temps scolaire et périscolaire dans l’école, provoque, avec celle des instituteurs, la résistance de nombreux élus locaux, de leurs personnels, des animateurs, comme de nombreux parents présents dans les manifestations.
Le ministre, interpelé à l’Assemblée nationale, a estimé « légitimes » les inquiétudes, appelant néanmoins les enseignants, les parents, les élus, à « se mettre en mouvement » et accusant l’opposition UMP de vouloir instrumentaliser le débat à des fins électorales.
manifestation enseignants 12-02-13Le 28 janvier, cinq fédérations syndicales avaient appelé à la grève pour le 12 février, pour « l’abrogation du décret sur les rythmes, l’abandon du projet de loi, et l’amélioration des conditions de travail et de rémunération ». Le 31, le SNUIPP-FSU, principal syndi-cat du primaire leur a emboité le pas, même s’il ne remet pas en cause le principe d’une réforme, mais « sa mise en œuvre concrète qui risque de générer des inégalités », selon son secrétaire général. Selon le SNUIPP, 60% des enseignants étaient en grève dans le pays (36,17% pour le ministère), 80% à Paris (62% pour le ministère).

Bloquer les “paupérisateurs”

Parti Ouvrier Indépendant
  http://parti-ouvrier-independant.fr

Bloquer les “paupérisateurs”

L'éditorial d'Informations Ouvrières
L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,

Secrétaire national du POI.
Par sa puissance, la grève du 12 février a exprimé un rejet massif — en particulier parmi les enseignants du premier degré — d’une réforme qui prétend balkaniser l’école républicaine, « territoire » par « territoire », au mépris de l’intérêt des enfants et du statut des enseignants. Problèmes d’enseignants toujours prompts à protester, comme l’insinuent certains ? Ou problème plus général ?
Ainsi : qu’est-ce que l’acte III de la décentralisation sinon, aussi, la volonté de balkaniser la République ? Etl’accord Medef-CFDT que le gouvernement veut transposer dans la loi : ne vise-il pas également à balkaniser le Code du travail et les droits ouvriers, entreprise par entreprise ?
Tout est lié. Qu’on le veuille ou non, la grève du 12 février contre le projet Peillon rejoint dans son contenu l’appel des confédérations FO et CGT à se mobiliser le 5 mars contre la loi de flexibilité. Comme elle rejoint le mouvement des maires contre la dislocation de la République et des communes. Dans tous les cas, il s’agit de combattre des mesures dictées par l’Union européenne qui, pour faire passer l’austérité, appelle à démanteler le cadre national des droits ouvriers et de la démocratie.
Il y a urgence. D’autant que de nouvelles menaces se dessinent. En pleine grève des enseignants, le président « socialiste » de la Cour des comptes, Didier Migaud, déclare qu’en application des exigences de Bruxelles, « la priorité absolue ne peut qu’être d’amplifier les efforts déjà engagés de maîtrise des dépenses dans l’ensemble des administrations publiques, Etat, Sécurité sociale, agences diverses et collectivités territoriales ». Traduction : « Le gouvernement veut faire payer les retraités » dans « l’objectif (…) de rassurer Bruxelles et les marchés financiers », annonce Le Monde (9 février) qui donne la parole à un économiste : « La baisse du niveau de vie relative des retraités par rapport aux actifs est estimée par le Conseil d’orientation des retraites d’environ 25 % à l’horizon 2050. Les prévisions optimistes de déficit à l’horizon 2050 reposent donc en grande partie sur la paupérisation relative des retraités. » Oui, vous avez bien lu : la paupérisation, c’est-à-dire l’appauvrissement général des retraités, tel est l’objectif déclaré !
Bloquer cette politique, est-ce possible ? La question posée à l’ensemble du mouvement ouvrier est celle de son indépendance. L’indépendance des organisations ouvrières vis-à-vis des politiques d’austérité de l’Union européenne et de la troïka passe par le refus de soutenir (ou d’accompagner) les contre-réformes de ce gouvernement de « paupérisateurs ». On notera que, dans les manifestations et assemblées de grévistes du 12 février, les mots d’ordre de « retrait » ou « d’abandon » de la réforme Peillon se sont largement fait entendre. Mais comment comprendre les discours de certains responsables, sur la nécessité « d’aider à la réussite de la réforme » ?
Une phase nouvelle de la lutte de classe est en train de murir. A un bout, la politique de paupérisation, balkanisation, destruction revendiquée comme telle. A l’autre bout, les travailleurs des villes et des campagnes, la jeunesse, les élus qui ne peuvent supporter les coups qui s’accumulent et cherchent, avec leurs organisations, à engager le combat de résistance.
Aider à forger l’unité de la classe ouvrière afin que par son propre mouvement, elle porte un coup d’arrêt à la politique des paupérisateurs et à la dictature de la troïka : telle est l’ambition du Parti ouvrier indépendant préparant son IVe Congrès/congrès ouvert.
               

VIDEO. Mali, les forces franco-maliennes prennent Tessalit à la frontière algérienne


                          

VIDEO. Mali, les forces franco-maliennes prennent Tessalit à la frontière algérienne

Publié le  , mis à jour le 
Durée : 1:5

Les forces françaises et l'armée tchadienne continuent de progresser en direction dunord du Mali vers les zones où se sont regroupés les groupes jihadistes et notamment à la frontière algérienne. la région est depuis plusieurs jours la cible d'importantes frappes aériennes qui ont permis de reprendre le village de Tessalit.
Un mois après le début de leur intervention au Mali, les forces françaises ont détruit l'essentiel du dispositif militaire des groupes islamistes qui occupaient le nord du pays et traquent à présent les jihadistes dans leurs refuges du nord-est. Il faut alors sécuriser l'aéroport pour permettre aux gros des soldats français et maliens de prendre position dans toute la région. Avec la prise de cette bastion du nord, la France contrôle alors l'ensemble des villes du Mali.
Suivez l'évolution de la situation en direct:/video-mali-les-forces-franco-maliennes-prennent-tessalit-a-la-frontiere-algerienne

Nantes : un chômeur en fin de droits s'immole par le feu devant une agence Pôle Emploi


                               

Nantes : un chômeur en fin de droits s'immole par le feu devant une agence Pôle Emploi

Mis à jour le  , publié le 
L'agence Pôle emploi devant laquelle un homme est mort en s'immolant par le feu, le 13 février 2013.
L'agence Pôle emploi devant laquelle un homme est mort en s'immolant par le feu, le 13 février 2013.
(OLIVIER QUENTIN / FRANCE 3)

Un homme âgé de 43 ans s'est immolé par le feu devant une agence Pôle Emploi à Nantes (Loire-Atlantique) mercredi 13 février à la mi-journée. Malgré l'intervention rapide des secours, ce chômeur en fin de droits est mort. "L’agence est pour l’instant fermée au public, policiers et enquêteurs sont sur place", précisent nos confrères de France 3 Loire-Atlantique
Plusieurs médias locaux ont reçu en début de semaine des e-mails de cet homme annonçant son intention de passer à l'acte dans la semaine devant son agence de Nantes-Est. Il souhaitait protester contre le rejet de son dossier alors qu'il estimait avoir travaillé suffisamment d'heures. Presse-Océan publie sur son site le contenu de deux messages qui lui sont parvenus : 
"Aujourd'hui, c'est le grand jour pour moi car je vais me brûler à Pôle emploi. J'ai travaillé 720h et la loi, c'est 610h. Et Pôle emploi a refusé mon dossier", écrivait-il dans un premier mail envoyé mardi à 10h12. Deux heures plus tard, il renvoyait : "Je suis allé à Pôle emploi avec 5 litres d'essence pour me brûler, mais c'est fermé le 12/02/2013 ; alors ça sera demain le 13 ou le 14, car ce serait vraiment préférable au sein de Pôle emploi merci."
Les policiers ne sont pas parvenus à éteindre le feu
Une patrouille de police a été dépêchée sur les lieux. Selon France 3, elle "est passée régulièrement devant l'agence au cours de la matinée. Au moment où l'homme est passé à l'acte, plusieurs policiers présents sur place ont tenté d'éteindre le feu avec des couvertures. Sans y parvenir sans se mettre eux-mêmes en danger".
Un policier nantais précise à Presse-Océan que "cet homme est arrivé par une rue adjacente. Il était déjà en flammes."
La direction de Pôle Emploi à Paris a confirmé ce suicide, et le fait que l'homme était bien inscrit dans cette agence et en fin de droits.

Déficit à 3% : le gouvernement prépare les esprits à un recul

                                                    Le Nouvel Observateur


Déficit à 3% : le gouvernement prépare les esprits à un recul

Créé le 13-02-2013 à 08h23 - Mis à jour à 15h16

VIDEOS. "Nous pourrons le cas échéant si c'est nécessaire réévaluer, réexaminer" cet objectif, concède pour la première fois Pierre Moscovici, ministre de l'Economie.



                                      Pierre Moscovici a ouvert la voie à une possible révision du chiffre de croissance de 0,8%. (MAXPPP)
                                                    Pierre Moscovici a ouvert la voie à une possible révision du chiffre 
                                                    de croissance de 0,8%. (MAXPPP)

Pour la première fois, le ministre de l'Economie Pierre Moscovicilaisse entrevoir mercredi 13 février une possible révision de l'objectif de réduction du déficit public à 3% du PIB. Un peu plus tôt, ses collègues du gouvernement n'ont pas contredit les conclusions du rapport de la Cour des comptes dévoilées la veille et selon lesquelles cet objectif de déficit "n'a que peu de chances d'être atteint [en 2013, NDLR], en raison notamment d'un niveau de croissance vraisemblablement inférieur aux prévisions".
Interrogé à la sortie du Conseil des ministres sur les prévisions économiques  2013, Pierre Moscovici a ainsi ouvert la voie à une possible révision du chiffre de croissance de 0,8% mais aussi pour la première fois de l'objectif de réduction du déficit public à 3% du PIB.
"Nous pourrons le cas échéant si c'est nécessaire réévaluer, réexaminer, ces différents objectifs", aussi bien en ce qui concerne la croissance que la réduction du déficit public, a affirmé le ministre de l'Economie, juste après avoir assuré que ces objectifs étaient pour l'instant "maintenus". "Nous savons qu'ils sont difficiles, c'est l'évidence", a aussi déclaré le ministre.
Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a lui reconnu sur France Inter que le respect de cette règle européenne des 3% serait "très difficile" tout en réaffirmant que cet engagement de campagne du président de la République serait maintenu. "La probabilité d'atteindre cet objectif s'est amenuisée au fur et à mesure que la croissance pâlissait, non seulement en France mais plus généralement dans la zone euro et dans le monde."

Avant lui, Laurent Fabius avait estimé qu'il était "probable" que la France ne tienne pas son objectif de ramener les déficits publics à 3% du PIB en 2013. "Et par rapport à ça, il faut à la fois qu'on ne coupe pas ce qui reste de croissance, sinon ce serait une faute, mais en même temps qu'on soit sérieux et le mot d'économies fait partie du vocabulaire et de la panoplie", a-t-il ajouté sur Canal+.

Nantes: un homme en fin de droits s'immole devant Pôle Emploi

                                      Le Nouvel Observateur


Nantes: un homme en fin de droits s'immole devant Pôle Emploi

Créé le 13-02-2013 à 16h11 - Mis à jour à 16h11
                                                         Un homme, chômeur en fin de droit d'indemnisation, a mis fin à ses jours mercredi à Nantes en s'immolant par le feu devant l'agence Pôle Emploi de son domicile après s'être aspergé d'essence, a-t-on appris de sources policières.
(c) Afp
Un homme, chômeur en fin de droit d'indemnisation, a mis fin à ses jours mercredi à Nantes en s'immolant par le feu devant l'agence Pôle Emploi de son domicile après s'être aspergé d'essence, a-t-on appris de sources policières. (c) Afp
NANTES (AFP) - Un homme, chômeur en fin de droit d'indemnisation, a mis fin à ses jours mercredi à Nantes en s'immolant par le feu devant l'agence Pôle Emploi de son domicile après s'être aspergé d'essence, a-t-on appris de sources policières.
Plusieurs médias locaux avaient reçu lundi un mail de cet homme annonçant son intention de passer à l'acte dans la semaine devant son agence de Nantes-Est, pour protester contre le rejet de son dossier alors qu'il estimait avoir travaillé suffisamment d'heures. La direction de Pôle Emploi à Paris a confirmé ce suicide et que l'homme était bien inscrit dans cette agence et en fin de droits.

Bruno Le Maire : « La droite a reculé dans le cœur et l'esprit des Français »

                                                        Marianne

ENTRETIEN



Bruno Le Maire : « La droite a reculé dans le cœur et l'esprit des Français »

Mercredi 13 Février 2013 à 05:00 | 

PROPOS RECUEILLIS PAR NICOLAS DOMENACH ET MAURICE SZAFRAN

L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy revient sur le livre singulier* - témoignage politique littéraire aux "verbatim" hallucinants de l'ancien président - qu'il consacre à l'exercice du pouvoir. Autoproclamé "non-aligné" à l'UMP, cet ambitieux en profite pour dresser sa feuille de route, en n'épargnant au passage ni la gauche ni la droite.


BAZIZ CHIBANE/SIPA
BAZIZ CHIBANE/SIPA
Marianne : N'appartenez-vous pas à une espèce en voie de disparition, celle des hommes politiques qui écrivent ? 

Bruno Le Maire : La politique et la littérature, en France, ont toujours été étroitement mêlées, la politique se représente dans la littérature qui a toujours été l'interrogation de la politique. Notre pays se grandit en gardant ce lien et, pour beaucoup voyager, je vois que ce qui reste le plus respecté de la France ailleurs, ce sont sa culture et sa langue. Si nos responsables politiques abandonnent la culture et la langue françaises, je ne sais pas ce qu'il nous restera. 

Les deux derniers présidents n'en sont pas forcément l'illustration. Nicolas Sarkozy était un homme de l'image et François Hollande ne lit aucun roman... 

B.L.M. : Chaque président a son imaginaire et ce qui fait peut-être le plus défaut, aujourd'hui, à François Hollande, c'est justement l'imaginaire. On est face à quelque chose de plat, sans relief. Les autres présidents avaient su trouver leur relief, que ce soit Nicolas Sarkozy qui est venu à la littérature, Jacques Chirac qui avait trouvé une profondeur dans des cultures éloignées, une manière d'arriver à voir la politique en surplomb. Et je ne parle pas de Mitterrand qui écrivait bien et même très bien. 

Dans votre livre, vous faites parler des Français de droite et vous êtes vous-même surpris de la radicalité de leurs propos sur les immigrés, sur les assistés, etc. Comment faites-vous pour faire le pont ? ...
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