L'avenir est-il aux "papiers numériques" ?
Créé le 11-02-2013 à 15h45 - Mis à jour à 15h56
Le marché de la dématérialisation de documents papier, qui représente déjà en France près de 5,4 milliards d'euros, devrait connaître un boom dans les prochaines années.
Le marché de l'archivage électronique, les factures notamment, et la sécurisation
des échanges devrait croître d'au moins 15% d'ici à 2017. (c) Afp
La crise a dopé le marché de la dématérialisation de documents, qui devrait croître de 10 à 15% d'ici 2017 à près de 10 milliards d'euros, une aubaine pour les prestataires de services qui se partagent ce gâteau, selon une étude du cabinet Xerfi publiée lundi 11 février.
"Dans un contexte de crise économique, la dématérialisation des supports, des échanges et des processus documentaires profite du renforcement des exigences des entreprises en matière d'efficacité financière et opérationnelle", explique le cabinet, citant la réduction des coûts, l'automatisation des processus ou encore un meilleur partage des informations.
Cette dématérialisation est d'ailleurs encouragée par les pouvoirs publics qui mènent une politique "volontariste d'extension des téléprocédures".
Une croissance à deux chiffres jusqu'en 2017
En conséquence, ce marché devrait croître à un rythme assez soutenu dans les prochaines années. Xerfi-Precepta prévoit une hausse de 12,5% par an en moyenne en valeur d'ici 2017 pour atteindre 9,7 milliards d'euros.
Dans le détail, la progression varie selon le segment.
L'archivage électronique, les factures notamment, et la sécurisation des échanges devrait croître d'au moins 15% d'ici à 2017.
L'activité des flux entrants/circulants/sortants, elle, devrait progresser entre 10% et 15% par an en moyenne en valeur sur la même période.
Les éditeurs de logiciels se taillent la part du lion
Estimé à 5,4 milliards d'euros en 2012 en France, ce marché se décompose entre la dématérialisation des flux entrants/circulants/sortants et l'archivage électronique. Les premiers représentent plus de 4 milliards d'euros, et les seconds le reste, indique le cabinet.
Les éditeurs de logiciels (IBM, HP, Capgemini, SAP...) ont le gros du gâteau avec 53% de parts de marché, suivis par les opérateurs de services (37%) et les fabricants de matériel (10%).
L'étude porte sur un échantillon de 208 entreprises actives sur le marché de la dématérialisation.
(Avec AFP)